Publié le : 4/05/26 7:55 AM
Diagnostiquer les faiblesses persistantes et définir des stratégies correctives pour l’exercice 2027, afin d’améliorer l’efficacité de cette démarche fondamentale pour le développement économique, tel était le principal objectif de la réflexion organisée il ya quelques semaines à Ebolowa, sous la conduite de la Division de la Préparation du Budget.
Le processus de préparation du budget de l’État de l’année 2026 a révélé des défis importants qui nécessitent une attention immédiate. Les retards dans le déroulement des activités, l’insuffisance des délais alloués aux ministères sectoriels pour soumettre leurs contributions, la faiblesse constatée dans la qualité et la disponibilité des documents budgétaires, et le dysfonctionnement du système informatique PROBMIS sont autant de maux qui continuent de fragiliser la robustesse et l’efficacité de cette procédure vitale. Face à ce constat, la Direction Générale du Budget en collaboration avec d’autres entités du Ministère des Finances (MINFI), ainsi que d’autres administrations, a organisé un atelier bilan des activités de préparation du budget 2026, à l’effet d’améliorer l’efficacité des activités liées à cet exercice et d’assurer une diligence exemplaire pour la consolidation du processus de préparation du budget 2027.
Consciente des enjeux, la DGB a estimé qu’il était utile, voire urgent de procéder à un examen rétrospectif et critique de la manière dont le processus budgétaire précédent a été mené. Il s’agisssait non seulement, de questionner de manière approfondie le niveau de respect du calendrier budgétaire préétabli, mais aussi, d’analyser le rôle et la responsabilité de chaque acteur impliqué dans la chaîne de préparation, tout en évaluant les modalités d’organisation des différentes activités et en testant la robustesse des outils déployés en 2026 dans le cadre de la préparation du budget de l’État. L’objectif final de cette démarche était d’identifier avec précision les faiblesses structurelles et les facteurs d’inefficacité qui ont entravé la bonne marche du processus, dans l’optique claire et ferme d’une amélioration substantielle de la préparation du projet de budget pour l’exercice 2027. Un exercice qui se devait d’apporter des informations pertinentes, fondées sur des analyses rigoureuses, pour permettre de juger le niveau d’efficacité de l’exécution des activités de préparation du budget de l’État pour l’année 2026, de documenter de manière exhaustive les leçons tirées de cette expérience, et enfin, de proposer des mesures correctives tangibles et applicables pour optimiser le processus d’élaboration du budget de l’exercice à venir.
Les assises, conduites par Mirabeau Abe, Chef de Cellule des Études et des Normes Budgétaires à la Division de la Réforme Budgétaire (DREF) au sein du MINFI, et Cyrille Effila Dzemena, Chef de Cellule des Services des Infrastructures, de la Production et du Commerce à la Direction de la Programmation Budgétaire (DPB) du MINFI, ont bénéficié de la participation active et engagée de représentants de plusieurs structures gouvernementales. Le MINFI était représenté par la DGB, la Direction Générale des Impôts (DGI) et la Direction Générale des Douanes (DGD). Le Ministère de la Planification de l’Économie, de la Programmation et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT) était également présent par l’intermédiaire de ses Directions Générales de l’Économie, de la Planification et de la Programmation (DGEPIP) et de la Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique (DGPAT).
Quelques pistes de solutions
Les travaux portaient sur une série de 12 exposés techniques relativement à divers aspects du processus budgétaire. Ces présentations ont permis de dégager des recommandations majeures, dont la mise en œuvre a été confiée aux administrations sectorielles concernées. Parmi ces recommandations clés, plusieurs points méritent d’être soulignés :
– Premièrement, il est préconisé d’organiser une séance de travail approfondie entre les structures techniques et les différentes hiérarchies ministérielles, afin d’améliorer de manière significative le contenu du Document de Programmation Économique et Budgétaire (DPEB). – Deuxièmement, la proposition de mettre en place un comité interministériel dédié au DPEB, indépendant, chargé de son élaboration et garant de sa qualité et de sa cohérence, a été retenue pour renforcer la gouvernance de ce document stratégique.
– Troisièmement, il est demandé de rédiger des notes explicatives à l’attention des hiérarchies respectives (DGB et DGEPIP) pour leur présenter de manière détaillée les difficultés rencontrées par les structures sous leur responsabilité dans le respect du calendrier budgétaire. Une autre recommandation porte sur la formulation de propositions de dates butoirs précises que les structures en charge de la préparation du budget devront impérativement respecter, ceci dans le but de réduire les retards par rapport aux délais réglementaires établis.
Par ailleurs, la décision de mettre en place un comité restreint composé de Messieurs Ngakoumda, Siewe Fohopa, Nkou et Manga Ndi a été prise. Ce comité aura pour mission d’approfondir la réflexion sur les problématiques relatives aux insuffisances du DPEB et de la Circulaire budgétaire, afin de proposer des solutions concrètes et innovantes. L’intégration des charges récurrentes dans les cadres du Tableau des Opérations Financières de l’État (TOFE) et du Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CBMT) a également été abordée, soulignant la nécessité d’une meilleure prévision. L’évaluation des nouvelles orientations stratégiques inscrites dans le DPEB constituera une étape essentielle, tout comme la tenue d’une concertation spécifique pour évaluer la question de l’actualisation des Cadres de Dépenses à Moyen Terme (CDMT) finaux. Il sera également nécessaire de convier les membres du Groupe thématique dédié à l’optimisation du système PROBMIS aux travaux de l’Atelier Bilan afin de faire un point précis sur l’accompagnement de ce système informatique au cours des différentes étapes de préparation du budget et de discuter des pistes d’amélioration. Enfin, dans un souci d’efficacité et de suivi, il a été décidé de relancer toutes les structures concernées, les conviant à la mise en œuvre des recommandations qui relèvent de leurs responsabilités respectives, marquant ainsi une volonté ferme d’aller de l’avant et de transformer les diagnostics en actions concrètes pour un budget 2027 plus performant. Cette démarche collaborative et rigoureuse témoigne d’un engagement renouvelé envers la rationalisation des finances publiques et l’efficacité de la gouvernance économique.
Com DGB