La situation d’exécution budgétaire à la fin du troisième trimestre 2019 est disponible

Selon la situation d’exécution budgétaire à la fin du 3ième trimestre 2019, le budget de l’Etat s’est exécuté dans un contexte marqué par le ralentissement de l’activité économique mondiale  avec un taux de croissance estimé par le FMI à 3% en 2019 contre 3,6% en 2018, du fait entre autre de la bataille des parts de marchés que se livre les États-Unis et leurs partenaires.

Au plan national, le contexte d’exécution du budget est marqué entre autre par : (i) le ralentissement de l’activité économique nationale, avec un taux de croissance estimé à 3,9% en 2019, contre 4,2% en 2019 projeté lors de l’élaboration de la loi de finances et 4% réalisé en 2018 ; (ii) l’incendie qui a détruit une bonne partie de l’outil de production de la raffinerie nationale ; (iii) les préparatifs du grand dialogue national convoqué dans le cadre de la résolution de la crise qui frappe les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ; (iv) la veille sécuritaire, notamment dans les régions de l’Adamaoua, de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

S’agissant des cours des principaux produits exportés, ils reculent tous en moyenne sur la période de janvier à septembre 2019 par rapport à la même période de 2018. Cette situation a influencé l’exécution du budget de l’Etat, en termes de mobilisation des ressources budgétaires et d’exécution des dépenses budgétaires.

A fin septembre 2019, Les ressources budgétaires totales mobilisées au terme des neuf premiers mois de l’exercice 2019 se chiffrent à 3 784,7 milliards. Elles s’accroissent de 247 milliards (+7%) en glissement annuel.

Les recettes budgétaires internes ont été recouvrées à hauteur de 2 439,7 milliards, en augmentation de 56,7 milliards (+2,4%) par rapport à la même période de l’exercice 2018 où elles se situaient à 2 383 milliards.

Les emprunts et dons décaissés s’élèvent à 1 345 milliards à fin septembre 2019 contre 1 154,7 milliards à fin septembre 2018, soit une hausse de 132,5 milliards (+16,5%) entre les deux périodes.

Le solde primaire quant à lui se situe à -62 milliards. Le solde primaire non pétrolier s’établit à -493,7 milliards. Les perspectives restent favorables pour le respect du critère sur le solde primaire non pétrolier du programme économique et financier.

 

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