Ministère des Finances du Cameroun

LA DIRECTION GENERALE DU BUDGET

Informatique décisionnelle : la DGB vers une numérisation des données budgétaires

Publié le : 27/07/23 6:20 PM

S’approprier les clés d’une transformation numérique de la structure, telle est la thématique qui a réuni autour de la table, directeurs, chefs de divisions, sous-directeurs et cadres de la Direction Générale du Budget, du 25 au 27 juillet 2024 à Yaoundé.

L’intérêt portée à l’intelligence artificielle va grandissant dans le monde en général, et au sein des organisations en particulier. Aussi, en tant qu’outil de pilotage de transformation numérique des entreprises, le décisionnel apparaît non seulement comme un outil d’aide à toutes les décisions, mais aussi comme un outil de production.

C’est dans cette logique que la Direction Générale du Budget entend s’arrimer à ce processus de digitalisation, en vue de mieux accompagner les métiers dans la capitalisation des ressources attendues, le suivi et le contrôle des dépenses.  Il s’agit pour la DGB en tant qu’institution au sommet de la pyramide de préparation, d’élaboration et du suivi de l’exécution budgétaire, d’user de sa position pour maitriser l’essence même de la donnée ou data, matière première dont la gestion qualitative garantie une meilleure performance.

En  effet, prenant en compte  que les données externes représenteront plus de 80% du capital informationnel des entreprises d’ici 10 ans, la DGB s’active dans le sens d’accompagner les autres administrations à cette interconnexion numérique afin de mieux gérer la grande quantité de données fournies par celles-ci.  Un challenge dont la réussite passe par l’appropriation du processus allant de la bonne collecte, passant par la modélisation (fait d’organiser l’information et la rendre accessible au langage commun) et au stockage pour arriver à la gestion. Pour cela, il faut non seulement identifier les indicateurs, mais aussi, anticiper sur les besoins des administrations, qui devront à leur tour, anticiper sur ceux de leurs cibles ; ensuite les planifier sur la base des besoins réels en les multipliant par 2, afin de mieux les encadrer, puis avoir un système suffisamment flexible, qui prend en compte la croissance et le développement. La Direction Générale du Budget devra ainsi mettre sur pied un data-office (bureau de données) avec une base de données multidimensionnelle, alimentée par l’entrepôt de données, qui contiendrait par exemple, le budget initial, le budget révisé, puis les résultats. Il tiendra compte des données des ressources types et des dépenses de l’État.

Par ailleurs, un catalogue des données et de métadonnées (un inventaire et un glossaire des données) soutiendra également l’information dite décisionnelle, et qui doit être orientée métier, non volatile, détaillée, contextualisée et ergonomique, avec un portail décisionnel qui permet de mettre l’information à la disposition des utilisateurs. Elle utilise des canaux tels que : intranet ; extranet (partage avec l’écosystème proche) ; internet (partage avec l’écosystème étendu) ; mobile (application, web, PWA). Cependant, pour mieux appréhender ces innovations, la DGB devra définir un langage budgétaire numérique (grammaire, vocabulaire…) qui sera contenu dans l’ETL (partie très importante du système d’information), puis mise en place des traducteurs qui vont rendre ce langage accessible. Tout cela devra par ailleurs être fait dans un cadre de gouverance.