La direction générale du budget Cameroun

LA DIRECTION GENERALE DU BUDGET

Assainissement du fichier solde de l’Etat : le Ministre des Finances invite des pensionnés à régulariser leur situation

Dans le cadre des actions de continues de l’assainissement du fichier solde de l’Etat et plus précisément de la finalisation de l’opération de contrôle et de sécurisation du fichier solde des ayants droits des agents publics et pensionnés décédés et des pensions d’invalidité, le Ministre des Finances informe les personnes dont les actes de pensions de réversion n’ont pas toujours été retrouvés à ce jour de passer de toute urgence dans les locaux de son département ministériel, porte 119 du batiment A.

Ils devront être munis de l’arrêté leur attribuant la pension, d’une photocopie de leur carte nationale d’identité et de deux photos 4×4 dans un délai de trente (30)jours à compter de la date de signature du présent communiqué, faute de quoi leurs pensions seront suspendues.

Consulter la liste des pensionnés ici

Liste.2376.Pensions....

Le serveur Z14 du CENADI accueille de nouveaux services

Dans le cadre de cette innovation, annonce est faite de la mise en place d’une nouvelle  l’application appelée AVI, relative à la gestion des Avis de virement irrévocable. Celle-ci vient en ajout des six autres déjà existantes, en vue d’une gestion plus efficiente des dossiers et autres services. Les six applications déjà hébergées étaient ANTILOPE (Application Nationale pour le Traitement Informatique et Logistique du Personnel de l’Etat), ESD (Etat de Sommes Dues), CARTE DU CONTENTIEUX, SYAMPE (Système d’Agrégation des Moyens de Paiement de l’Etat), GEPSOFT et le site web du MINFOPRA.

Il convient de rappeler que, conformément aux travaux de la réunion sectorielle du programme 274 du MINFI sur la gestion budgétaire de l’Etat, tenus du 30 au 31 janvier 2020 au Palais des Congrès de Yaoundé, le Ministère des Finances a été retenu comme première cible. Il possède à lui tout seul un nombre important d’applications réparties au sein de ses différentes structures. Aussi, dans le but de  garantir la disponibilité des services offerts, plusieurs Directions du MINFI et d’autres administrations avaient alors exprimé le besoin d’héberger leurs applications au sein de ce serveur.

Les besoins recensés lors des descentes effectuées sont divers :

  • Pour les applications des structures du MINFI déjà hébergées au sein du Z14, il s’agit des besoins non fonctionnels lesquels se caractérisent par un système de performance, relatif au type de matériel ou au type de conception. Ces besoins concernent les contraintes d’implémentation (langage de programmation, type de SGBD, de système d’Exploitation, interfaces de programmation d’applications…)
  • Pour les applications des autres administrations déjà hébergées au sein du Z14, il s’agit des informations relatives à l’environnement technique qui permet d’héberger les différentes applications de ces administrations à savoir : le langage de programmation, le type de SGBD, de Système d’Exploitation, la taille de la RAM, la capacité de stockage du disque dur, le type et la fréquence du processeur.
  • Pour les Directions du MINFI ayant des applications (existantes ou en cours de développement) susceptibles d’être déployées dans le Z14, les besoins concernent les contraintes de déploiement de ces différentes applications et qui sont similaires à celles des autres administrations.

Capitalisation de l’infrastructure

On note un accroissement du  nombre d’applications et de services déployés au sein de cette infrastructure, étant entendu que le serveur Z14 a une capacité d’hébergement d’applications et des services très élevée. Il fait partie des mainframes IBM de dernière génération qui allient confiance, chiffrement à 100/100, analyse en temps réel, apprentissage automatique,  transparence et sécurité. Son partitionnement LPAR présente quarante (40) partitions natives, soit l’équivalent de quarante (40) machines indépendantes. Il est d’ailleurs possible d’aller au-delà de quarante (40) partitions en ajoutant une couche VM sous les différents systèmes d’exploitation pour atteindre une dizaine (10) de milliers de machines virtuelles.

Deux extensions pour accroître les capacités

Son système de stockage quant à lui est composé entre autres d’une baie de disques d’une capacité de 13 TB extensible jusqu’à 25 TB. Elle peut avoir deux (02) extensions pour accroître les capacités de stockage en fonction des besoins.

Au regard de ces atouts, le Directeur du CENADI a engagé ses équipes dans un premier temps pour identifier les nouveaux services que pourraient offrir ce serveur aux partenaires qui se recruteraient aussi bien dans les administrations publiques, parapubliques que privées. Le travail a consisté à spécifier ces services (services classiques, les nouveaux services). Aussi, grâce au serveur Z14, le CENADI peut offrir :

  • Un hébergement direct sur les partitions z/Linux 
  • Un hébergement virtualisé sur les partitions z/Linux
  • Un hébergement hybride
    • L’hébergement web mutualisé multi domaines avec Cpanel (shared hosting) 
  • L’hébergement dédié (private hosting)

Outre les services cités plus haut, on distingue aussi des offres de clouds. Ces dernières tourneront sous OpenStack ou Redhat cloud suite, on peut lister :

  • Infrastructure As A Service (IAAS) ;
  • Plateform As A Service (PAAS);
  • Software As A Service (SAAS).

Le processus d’identification des besoins devra à terme conduire à déterminer le nombre exact de partenaires (les partenaires contactés, effectifs et potentiels) mais aussi et surtout au déploiement de nouveaux services sur le Z14 avec un personnel responsabilisé en fonction des services.

Les conférences budgétaires 2021 se tiendront du 7 au 13 octobre

Le ministère des Finances (MINFI) et celui de l’Economie de l’Aménagement du Territoire et de la Planification (MINEPAT) organisent du 7 au 13 octobre 2021, les conférences budgétaires. Ces consultations se tiendront dans la salle de conférence de la Direction générale du Budget, porte 402 – C Bâtiment B Minfi.

Le ministre des Finances rappelle la date d’arrêt d’apposition du visa budgétaire sur les projets de contrat à passer sur le budget de l’Etat au 15 octobre 2021

Le 10 septembre 2021, le ministre des Finances a signé une importante lettre-circulaire. En effet dans cette dernière, le ministre rappelle la date d’arrêt d’apposition du visa budgétaire sur les projets de contrats à passer sur un budget de l’Etat et ceux des autres entités publiques. La date butoir est fixée au 15 octobre 2021, exception faite des marchés pluri annuels et des marchés de fournitures, dont les délais de livraison n’excèdent pas un mois.

A cet effet les contrôleurs financiers s’abstiendront d’apposer leur visa budgétaire, sur les projets de contrats à passer sur ces budgets, après le 15 octobre 2021.

Il reste entendu que toute autorisation de dépense ponctuelle ou automatique, qui serait transmise au-delà du 15 octobre 2021, ne serait pas recevable, sauf autorisation expresse du ministre des Finances.

Loi des Finances 2022 : les administrations publiques s’accordent sur l’harmonisation des éléments de production d’un Document Budgétaire Sensible au Genre

C’est sous la coordination du Ministère des Finances et de la Direction Générale du Budget en particulier qu’une importante mission d’assistance technique virtuelle du FMI-AFRITAC-Centre relative à la Budgétisation Sensible au Genre (BSG),  a été effectuée du 14 au 27 septembre 2021 à Yaoundé. C’était dans le cadre d’un atelier  ayant réuni des représentants des administrations pilotes et quelque représentant de la société civile, en vue  de la co-production du Rapport Budget Genre Sensible (Document Budgétaire Sensible au Genre),  une annexe de la Loi des Finances 2022 qui précise les orientations données aux différents programmes et autres activités des ministères.

Dans son  champ d’application, ce premier Rapport Budget Genre connaît d’après un découpage sectoriel, l’implication de huit départements ministériels pilotes : le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER) ; le Ministère de l’élevage,  des Pêches et de l’Industrie Animale (MINEPIA) ; le Ministère de la Décentralisation et du Développement Local (MINDEVEL) ;  le Ministère de l’Education de Base (MINEDUB) ; le Ministère des Enseignements Secondaires (MINESEC), le Ministère de la  Santé (MINSANTE) ; le Ministère des Affaires Sociales (MINAS)  et le Ministère de la Promotion  de la Femme et de la Famille (MINPROFF). Il s’agit des  administrations à vocation « genre sensible ».  Le Genre étant entendu comme un construit socioculturel sur la base de l’analyse des rapports sociaux qu’entretiennent les hommes et les femmes, il se traduit par une répartition des fonctions et rôles précis attribués aux hommes et aux femmes dans la société. Il s’oppose au sexe qui lui, renvoie aux différences biologiques universelles distinguant le mâle de la femelle. Dans la conception camerounaise, le genre est un rapport du sexe qui vise la réduction des inégalités entre les hommes et les femmes, ainsi que l’autonomisation des femmes qui sont le plus souvent victimes de marginalisation. Or la stratégie nationale de développement socio-économique retient la promotion de l’égalité et de l’équité entre les sexes parmi les priorités.  Il convient donc de noter que les administrations participantes ont été retenues à titre expérimental dans la Circulaire Présidentielle N°001 du 30 août 2021 relative à la préparation du budget de l’Etat pour l’exercice 2022. Ladite circulaire dans ses points 27, 57, 58, 59 et 60 prévoit entre autres l’élaboration du premier Document Budgétaire Sensible au Genre qui met la lumière sur l’action publique, visant à promouvoir l’égalité en établissant les liens essentiels entre le budget et la réduction des inégalités de genre aux niveaux macro, méso et micro. Son objectif principal est de présenter les efforts entrepris par le gouvernement et les administrations publiques pour promouvoir l’égalité des sexes. Ce document qui fait partie des annexes qui accompagneront le projet de Loi de Finances 2022, vise ainsi à analyser sous le prisme du genre, les politiques publiques en lien avec les  budgets ministériels et leur impact sur la population. Ce document  permettra de ce fait, non seulement d’analyser les causes et les conséquences des disparités de genre identifiées en se basant sur les données sexo-désagrégées, mais également sera l’occasion d’informer de façon lisible et accessible sur l’action gouvernementale en matière de promotion de l’égalité. Son contenu qui est une description des efforts budgétaires fournis en matière d’égalité de genre devra alors éclairer la décision publique. Il s’agit là d’une étape décisive qui marque la volonté du Gouvernement de traduire dans les faits l’égalité de Genre , d’impulser une dynamique d’ensemble et  d’informer sur les initiatives sectorielles destinées à garantir la prise en compte équitable des besoins et des intérêts différenciés des hommes et des femmes dans le processus de développement.

Dans cette démarche d’intégration du Genre dans les programmes implémentés par les administrations publiques, parapubliques et même privées, le volet « budgétisation »  s’avère essentiel. Etant entendu que le gouvernement entend faire de la systématisation de la prise en compte du genre, un crédo en cohérence avec la logique « Planification-Programmation-Budgétisation », cette démarche va permettre d’impulser les politiques sensibles au genre à travers l’intégration des considérations d’égalité de genre et d’équité dans le processus budgétaire. Il faut à cet effet noter que la Budgétisation Sensible au Genre (BSG) est entrée en vigueur au Cameroun  le 1er janvier 2013 avec en toile de fond la logique de performance structurée autour des programmes traduisant des politiques publiques. Ce nouveau paradigme crée les conditions nécessaires à la prise en compte du genre au niveau de la chaîne de Planification, Programmation, Budgétisation, et Suivi-évaluation (PPBS). Aussi la mise en place des chaînes de résultats notamment celles sensibles au genre au sein de certains ministères permettent de produire des éléments de base passibles de construire une plateforme initiale de construction d’un document sensible au genre.

Une démarche méthodologique conforme aux objectifs

Le budget désigne la somme prévisionnelle des ressources financières mobilisées ou à mobiliser en vue d’assurer la mise en œuvre des besoins identifiés dans le cadre d’une politique, d’un plan d’action ou d’un projet de développement. Il intègre la perspective Genre lorsque son élaboration prend en compte les spécificités des hommes et des femmes et que son exécution se traduit par une amélioration des conditions de vie et la réduction des inégalités entre les hommes et les femmes. Or, le processus de son élaboration part d’un diagnostic qui révèle les limites de la situation actuelle concernant particulièrement l’implémentation du genre. Aussi, pour pallier à ces insuffisances  et faire un bond qualitatif vers l’opérationnalisation concrète de la BSG, l’élaboration du Rapport Budget Genre s’est-elle inscrite dans une démarche expérimentale à la fois progressive, participative et pragmatique. Plusieurs travaux préalables ont été menés et ont conduit à l’harmonisation d’un canevas rédactionnel du document suivi d’une répartition des contributions entre les administrations pilotes et enfin, la consolidation par le MINFI desdites contributions. Au final, il importe de préciser que le Document Budgétaire Sensible au Genre construit le long du cycle budgétaire et alimenté par les différents outils budgétaires notamment, les Cadres de Dépenses à Moyen Terme, sera assujetti  à une revue annuelle en lien avec les phases du cycle budgétaire (revue des activités, revue de PIP, CDMT, PPA….). Cette revue sera éclairée par les éléments d’exécution et réalisations antérieurs et adossée au cadre de mise en œuvre de la Politique Nationale Genre (PNG).

 En ce sens, l’applicabilité de ce premier Rapport Budget Genre devrait répondre à trois principes fondamentaux que sont : la discipline budgétaire ; le respect des priorités ; l’utilisation efficace des ressources. Il était donc question au cours des travaux en atelier d’emmener les administrations à aligner leurs programmes et activités à un équilibre budgétaire (ne pas dépenser plus que ce qui est prévu ou disponible), d’affecter des ressources par rapport aux priorités (aux postes considérés plus importants), de promouvoir l’utilisation efficace des ressources allouées à l’exécution des programmes et à la prestation des services. Or la discipline budgétaire exige une adéquation entre les recettes et les dépenses, et ce n’est pourtant pas ce principe qui pose problème, mais plutôt la façon d’arriver à l’équilibre et les facteurs à prendre en considération pour y arriver. En fait la question fondamentale est de savoir quel est l’impact du budget sur la pauvreté, les inégalités et le développement économique et social. Les réformes budgétaires actuelles sont basées sur la dynamique du marché en tant que vecteur de croissance. Il est question de recentrer le rôle de l’Etat par rapport à cette dynamique, c’est-à-dire, justifier l’intervention publique en relation avec les avatars de la dynamique. Les administrations ont par ailleurs été invitées à intégrer le fait qu’un budget genre n’est pas désagrégé avec des crédits accordés séparément aux hommes et aux femmes. C’est plutôt un budget qui intègre la perspective Genre dans toutes les étapes de son cycle. Elle tient compte des différences entre les individus femmes et hommes, ainsi que des relations entre eux dans la préparation et l’exécution, inclut l’analyse Genre dans la gestion des dépenses publiques ; évalue les implications des dépenses pour l’emploi, les revenus, les biens de production, l’accès au crédit ainsi que les facteurs influençant la vie des hommes et des femmes ; examine les conséquences de la répartition des recettes et des dépenses sur les hommes et les femmes non seulement dans l’immédiat, mais dans le moyen et long terme dans leur cycle de vie. 

En somme, l’élaboration du Document Budgétaire Sensible au Genre qui devrait être soumis aux Parlementaires d’ici le début du mois d’octobre répond de manière synthétique aux préoccupations des bénéficiaires à toutes les étapes, à tous les niveaux. Il tient compte de: l’Analyse de la situation ; le cadre juridique, normatif et réglementaire ; de la définition des priorités politiques ; la planification, la préparation du budget, l’adoption, le suivi-évaluation (il doit tenir compte des objectifs visés, desquels dépendent les indicateurs qui peuvent être sexo-spécifiques, de réalisation de l’objectif, de résultats et d’impacts). Il s’agit de s’assurer en ce qui concerne ce dernier niveau, que le genre a été ou sera pris en compte et intégré dans le budget, tant il est vrai que : « La prise en compte du  Genre est fondamentale  pour permettre de répondre au souci d’efficacité des politiques économiques et sociales. Le genre n’est ni un slogan publicitaire ni une étiquette commerciale. Notre souci est qu’il soit utilisé à des fins d’empowerment et d’épanouissement de la femme dans la perspective de l’édification d’une société harmonieuse. Il est donc nécessaire que le genre soit un instrument de travail privilégié des acteurs sociaux, des planificateurs et décideurs à tous les niveaux et dans tous les secteurs d’activités». (Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Abena Ondoa née Obama Marie Thérèse in Guide d’Intégration du genre dans les politiques, stratégies, programmes et projets de développement /Décembre 2010).

C’est dire que La BSG doit être cohérente avec les objectifs de développement nationaux tout en  consacrant  l’unicité du cycle budgétaire et non développer un cycle budgétaire parallèle. Il s’agit davantage d’ajuster et d’utiliser les procédures budgétaires existantes et de les compléter avec des données et des outils sensibles au genre. Aussi, parce qu’elle analyse les politiques budgétaires pour comprendre leur impact explicite ou implicite en termes d’égalité, d’autres travaux du genre auront certainement lieu au cours des prochaines échéances budgétaires annuelles. Eu égard à cela, il  convient de rappeler que la  mission présente conduite par Mr Ephrem Ghonda Makiada, Conseiller Résident en gestion des finances publiques d’AFRITAC Centre et Mme Hajar Ben Ameur, Experte du Département des finances publiques du FMI  n’est que  le prolongement  de deux autres  ayant eu lieu du 09 au 22 mars 2021 et  du 26 au 30 avril 2021.  Elle vise  à accompagner les administrations camerounaises à l’expérimentation de la budgétisation sensible au genre à travers l’élaboration du Rapport Budget Genre Sensible.  

Le Président de la République, PAUL BIYA signe la circulaire relative à la préparation du budget de l’Etat pour l’exercice 2022

Le 30 Aout 2021, le président de la République, Son Excellence Monsieur Paul Biya a signé la circulaire relative à la préparation du budget de l’Etat pour l’exercice 2022. Il s’agit de la Circulaire N°001 du 30 août 2021 qui s’adresse au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, les Ministres d’Etat, les Ministres, les Ministres Délégués, les Secrétaires d’Etat et les Gouverneurs de Régions. Cette circulaire fixe les orientations générales de la politique budgétaire, ainsi que les dispositions pratiques pour l’élaboration du budget de l’Etat au titre de l’exercice 2022. Elle présente également le contexte macro-économique qui va marquer ladite préparation qui tient compte  de l’environnement international marqué par une reprise fragile de l’économie mondiale, en liaison avec la progression optimiste des vaccinations contre le coronavirus d’une part, et de l’incertaine évolution de la pandémie, d’autre part. Il faut dire que la préparation du budget de l’Etat pour l’exercice 2022, tout en tenant compte du contexte macroéconomique, mondial et national, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de développement économique, social et culturel de la nation, sous-tendue par la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30) qui opérationnalise la seconde phase de la vision 2035.

Apurement de la dette de l’Etat : le Ministre des Finances autorise le réengagement des arriérés de dépense des exercices 2020 et antérieurs

Dans le cadre de la poursuite de l’apurement de la dette de l’Etat en droite ligne des Très Hautes Directives du Président de la République, en vue de soutenir la trésorerie des Petites et Moyennes Entreprises dans un contexte de relance économique post-Covid 19.

Le Ministre des Finances a l’honneur d’informer les entreprises répertoriées ci-après, qu’il a autorisé par Décision N°21/001557/D/MINFI/SG/DGB/DPB/CCC/CEA1 du 19 mai 2021, la prise en charge au chapitre 95 « Report », le réengagement de certains arriérés de l’Etat à hauteur de 931 123 009 FCFA. Il invite par conséquent les entreprises concernées par ladite Décision à bien vouloir prendre attache avec les Services Financiers des Administrations Maitres d’Ouvrage des contrats objets de leurs créances, pour la transmission des dossiers y relatifs à la Direction Générale du Budget, (Division de la préparation du Budget, Bâtiment-B Porte 405-D), pour la suite des procédures.

Les dossiers à constituer à cet effet doivent obligatoirement comporter les pièces originales suivantes :

  • Le marché, la lettre commande ou le bon de commande administratif signé et enregistré ;
  • L’ordre de service de démarrage des travaux, le cas échéant ;
  • Les décomptes des travaux réalisés ou la facture définitive régulièrement liquidée par l’ordonnateur, selon le cas ;
  • Le procès-verbal de réception provisoire ou définitive et/ou le bordereau de livraison, le cas échéant ;
  • L’attestation de non-mandatement signée de l’ordonnateur (au nouveau des services déconcentrés) ;
  • L’attestation de non-paiement signée du Chef de poste comptable assignataire de la dépense ;
  • Le dossier fiscal à jour.

CEPB-PA 2021 : Le MINEPAT et le MINFI accompagnent les administrations dans l’élaboration d’une nouvelle cartographie des programmes

Les travaux des Conférences Élargies de Programmation Budgétaire et de Performance Associée (CEPB-PA) pour le triennat 2022-2024 ont été lancés  le 23 août 2021 à l’hôtel Hilton de Yaoundé, sous l’action conjointe du Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire et le Ministère des Finances.

D’importants travaux menés depuis le début de l’année ont permis l’accompagnement de l’ensemble des administrations par le MINEPAT et le MINFI, dans le cadre de l’élaboration de la nouvelle cartographie des programmes, ceci en vue de leur arrimage aux orientations de la Stratégie Nationale de Développement 2024-2030. Aussi les assises des CEPB-PA doivent-elles permettre aux administrations, sur la base d’un processus rationnel, d’identifier les projets prioritaires en droite ligne des politiques publiques, d’en déterminer les coûts et de les inscrire dans les Cadres de Dépenses à Moyen Terme (CDMT) des administrations pour la période 2022-2024.

Dans son discours d’ouverture de la session 2021, le Ministre de l’Economie,  de la Planification et de l’Aménagement du Territoire a rappelé non seulement le contexte de l’institution CEPB-PA, mais aussi, l’objectif principal des assises. En effet instituées  par le décret N°2019/281 du 31 mai 2019 fixant le calendrier budgétaire de l’Etat, les CEPB-PA ont pour vocation de répondre à l’enjeu d’appréciation de la performance des administrations et permettre à l’Etat non seulement d’avoir une bonne visibilité sur ses actions d’une part,  mais aussi de définir un budget conséquent en matière de mobilisation des ressources d’autre part. Autrement dit, la session de 2021 servira de cadre d’examen de la nouvelle cartographie des programmes. Les travaux engagés ici, permettront d’affiner la programmation des dépenses de l’Etat pour la période 2022-2024, en s’assurant qu’elle répond aux objectifs de renforcement de l’efficacité de la dépense publique, d’amélioration du pilotage des politiques publiques, et de soutenabilité à moyen terme des engagements financiers de l’Etat.

Eu égard à l’importance des enjeux ainsi définis, les travaux devront se dérouler d’après le Ministre  Alamine Ousmane Mey, sous le prisme du triptyque « fiabilité-pertinence-crédibilité ». Fiabilité renvoie à la nécessité de produire des informations budgétaires bien comprises et largement partagées. Pertinence est relative au maintien de la cohérence entre la vision stratégique de la SND30 et la dimension opérationnelle budgétaire. En fin crédibilité, parce que d’elle dépend la confiance à l’intérieur et à l’extérieur. Dans ce sens, le MINEPAT rappelle que le recours récurrent aux marchés des capitaux par le Cameroun fait de la notation financière, une exigence dont la satisfaction est fonction de la qualité des informations macro-économiques et budgétaires produites. Il apparaît donc souhaitable au terme des travaux, que chaque administration dispose d’un cadre de dépenses à moyen terme de qualité assorti d’éléments de mesure de la performance clairement définis.  Ceci apparaît d’autant plus nécessaire que la planification stratégique, option choisie par le Cameroun pour guider son processus, l’exige dans un contexte socio-économique délicat.

Un cadrage budgétaire à moyen terme contraint

le cadrage budgétaire à moyen terme 2022-2024 fait apparaître un gap de financement de 951 milliards de FCFA pour la couverture en 2022 des besoins budgétaires des projets engagés. Face à cette situation, l’objectif principal est le parachèvement dans toutes les administrations de tous les projets en cours, et la mise en service complète des grands projets de première génération. Or, il convient de rappeler que la SND30 ambitionne de renforcer le niveau de l’investissement public à l’horizon 2030, pour situer à 40% des dépenses totales de l’Etat. Aussi, malgré les contraintes, la préservation du niveau nominal des dépenses d’investissement public demeure-t-elle une priorité du gouvernement tant au niveau de l’administration centrale que des Collectivités Territoriales  Décentralisées(CTDs). Avec plus d’efficience, la nécessité d’une optimisation des recettes et d’une rationalisation des dépenses en général et des dépenses d’investissement en particulier s’impose.  Il s’agit donc de poser les jalons et accélérer la mise en œuvre de la SND30, en rattrapant les retards du DSCE, dégager les marges budgétaires pour le lancement satisfaisant des nouveaux projets de la SND30 en tenant compte de la récession économique.

Des Conférences tenues dans un contexte de récession économique

Il faut noter que les Conférences Elargies de Programmation Budgétaire et de Performance Associée (CEPB-PA) édition 2021 s’effectuent au lendemain de la tenue à Yaoundé du Sommet Extraordinaire de la CEMAC dont le thème était: « Evaluation de la situation macro-économique dans la CEMAC en contexte de pandémie du Covid-19 et analyse des mesures de redressements ». Les CEPB-PA s’inscrivent pour ainsi dire, naturellement dans le volet gestion des finances publiques dont la consolidation reste une priorité pour nos Etats et donc, pour le Cameroun. Or, avec les affres du Covid-19, l’économie mondiale a connu une forte récession de 3,3% en 2020, et le FMI projette une croissance mondiale de 6% cette année. Les économies développées et les pays émergents ayant un rythme plus soutenu que les pays à faible revenu, le Cameroun, après la contraction de 0,7% en 2020 et un taux d’exécution global de son budget d’investissement public à 92% présente des perspectives favorables, mais également fragiles. En effet, la reprise mondiale de la croissance tirée par la demande internationale et la remontée des causes est en grande partie tributaire de l’évolution de la vaccination et des mesures de réouverture progressive des économies dans un contexte de persistance de la pandémie.  Un contexte qui a parfois nécessité de réajuster les différents programmes au cours des travaux auxquels chaque   délégation des administrations et autres institutions se sont soumis jusqu’au 31 août, le but étant pour chaque administration de disposer d’un CDMT de qualité, assorti d’éléments de mesure de la performance clairs et de documents complémentaires utiles pour une bonne programmation basée sur des projections réalistes.

Conférence Budgétaire : Examen et approbation de la répartition des crédits aux Collectivités Territoriales Décentralisées et aux Régions

Dans le cadre de la répartition de l’enveloppe budgétaire allouée aux Régions et Collectivités Territoriales Décentralisées, en application des dispositions du Code Général des CTD et de la Loi 2018 portant régime financier de l’Etat, le ministre des Finances Louis Paul MOTAZE a convié les Présidents des Conseils Régionaux, les Secrétaires Généraux ainsi que les collaborateurs en charge du budget à prendre part à la Conférence budgétaire conjointe MINFI/MINEPAT/MINDEVEL. Ladite conférence a été présidée du 18 au 19 août 2021 à la salle de conférences de la Direction Générale du Budget  par le Chef de Division de la Préparation du Budget, Monsieur Abel Armand MBIENA, représentant le Ministre.

Au cours de la rencontre, il a été question d’examiner et d’approuver la répartition des crédits faite par chaque Collectivité, selon les grandes masses de classification économique par programme et par action ; de renforcer l’alignement des budgets et programmes des Collectivités Territoriales aux politiques nationales, ainsi que l’amélioration de la cohérence entre les programmes des différentes catégories de Collectivités Territoriales Décentralisées , et de vérifier les éléments de coûts des activités proposées.

Il faut par ailleurs noter que ladite conférence s’inscrit dans le prolongement des divers conseils d’adoption des budgets tenus courant juin/juillet 2021, conformément aux dispositions du Code Général des CTD, sollicitant la mise à disposition des crédits.

Le CENADI plus que jamais résolu à améliorer sa performance

Comme toutes les autres structures appartenant au programme 274, le Centre National de Développement de l’Informatique (CENADI), a pris part aux travaux du quatrième dialogue de gestion le 29 juillet 2021 à l’Hôtel Hilton de Yaoundé. Cette rencontre a permis entre autres d’évaluer le niveau de mise en œuvre des activités inscrites dans le Plan de Travail Annuel (PTA).  

Au cours des travaux un round up  des douze activités du CENADI inscrites dans le PTA de 2021 a été fait, afin d’en évaluer le taux d’évolution. Le bilan à mi-parcours fait ressortir que même si le CENADI  a avancé de manière pertinente dans ses projets  avec un taux de mise en œuvre de ses activités s’élevant 45%, beaucoup reste encore à faire pour atteindre les objectifs fixés. Pour y arriver et booster ses équipes à leur réalisation, la structure qui appartient à l’action 8 intitulée « Pilotage et coordination des services du programme 274 » a  tenu en interne, son propre dialogue de gestion le 05 août 2021 en faisant une rétrospective des recommandations issues du quatrième dialogue de gestion du programme 274 de la DGB. Il s’agit pour l’essentiel de travailler sous la coordination du Directeur Général du Budget , Monsieur Cyrill Edou Alo’o,  à l’amélioration de : l’opérationnalisation du Système d’Agrégation des Moyens de Payement (SYAMPE) dont la mise sur pied de la plateforme support des opérations est en cours et la maintenance des interfaces applicatives réalisée ; la remise en service du serveur SUN EXADATA du projet SIGIPES2 avec la formation à l’administration du serveur en cours ; la poursuite du projet PHŒNIX dont la formation permanente des formateurs en administration et exploitation des systèmes Z/OS VM DATACOM V14 est effectuée et la migration DATACOM/DB/ANTILOPE V9 vers la V14 actuellement en cours ;  le déploiement d’un système de tracking des présences dont le rapport d’étude est disponible ;  la poursuite effective du déploiement des nouveaux services de la Z14 avec déjà disponibles le rapport des besoins des clients, la signature de deux contrats avec des partenaires ainsi que le déploiement de la solution ; la poursuite de la modernisation et de la sécurisation de la plateforme du CENADI qui se traduit par l’établissement d’une liaison d’interconnexion synchrone entre le site principal (site de production) et le site de relève (site de back up) ; l’interconnexion par VSAT des sites principaux de back up et de ceux des sites déconcentrés dont l’audit des infrastructures existants est réalisée tandis que l’installation et la configuration des équipements est en cours ; la gestion et la maintenance des équipements de transmission des données par l’ensemble des sites Antilope et SIGIPES. A ce sujet, le rapport de l’audit du réseau local des sites est disponible. Reste à élaborer celui du suivi des recommandations dudit audit ; l’étude sur l’harmonisation des programmes de formation en informatique au Cameroun. Le groupe de travail en charge de la question est en cours de création ; le suivi de la formation de l’IAI-Gabon avec la mise en place du comité scientifique en cours ; l’élaboration du Manuel des Procédures Administratives et Techniques (MPAT) du CENADI dont le groupe de travail a été mis en place ; la coordination et le suivi des activités du CENADI sont effectifs avec notamment la disponibilité des compte-rendu (02) des dialogues internes de gestion, des procès-verbaux (01) des conseils de direction et les rapports (02) de mise à jour régulière du site web du CENADI.

Mieux préparer le PTA 2022

Etant entendu que le dialogue de gestion est un cadre d’échanges, d’évaluation et de projection mis en place au sein d’un Programme afin d’assurer le suivi permanent de l’état de réalisation des objectifs inscrits dans sa feuille de route et le cas échéant, la mise au point d’actions correctives, le directeur du Centre National de Développement de l’Informatique, le Dr MVEH née ABIA Chantal Marguerite s’adressant aux Chefs de Divisions, a prescrit des directives précises. Il s’agit entre autres de se mettre résolument au travail, de mettre l’accent sur la maturation des projets et le travail collaboratif. A cet effet, résolution a été prise de convier tous les Chargés d’Etude des différentes divisions au prochain dialogue de gestion interne. De plus, le contexte étant celui de la préparation du PTA 2022,  il faut dès lors de lister les activités faisant déjà objet de maturation, les circonscrire, et discuter avec les collaborateurs. « Chacune des activités choisie devra avoir un lien avec le programme 274 » a-t-elle précisé. D’autre part et pour un meilleur suivi de l’état d’avancement des activités, il a été particulièrement demandé au Chef de Division des Etudes et des Projets (DEP) d’élaborer les procédures de maturation des projets, de définir  les critères d’avancement de ceux-ci et de désigner des points focaux pour les différents types de projets.

Faisant échos aux recommandations du Directeur Général du Budget, le chef  du CENADI  a réitéré la nécessité de s’investir dans la réalisation des activités du PTA. L’objectif est  d’améliorer significativement le taux d’avancement des activités, d’autant plus que le compte à rebours pour la fin de cet exercice est déjà enclenché.