Ministère des Finances du Cameroun

LA DIRECTION GENERALE DU BUDGET

Le CENADI tient son cinquième Conseil de Direction

La salle des réunions du Secrétariat Général du Ministère des Finances a abrité le mercredi 23 mars dernier la cinquième session du Conseil de Direction du Centre National de Développement de l’Informatique (CENADI) sous la présidence de la Représentante du

Ministre des Finances au sein dudit organe de pilotage, Madame Berthe Yecke Endale épse Eko Eko, Inspecteur Général des Services des Régies Financières au MINFI, en lieu et place de Monsieur le Ministre empêché. Cette session a accueilli deux nouveaux membres à savoir Messieurs Ruben SOUTH, représentant du ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (MINRESI) et Joseph Nsongan Etung, représentant du Ministère des Postes et Télécommunications (MINPOSTEL).

Les principaux points inscrits à l’ordre du jour portaient sur le suivi des résolutions de la

4ème session du Conseil, l’examen du rapport d’activités 2021 et l’examen du plan d’actions 2022.

Au terme des échanges, le Conseil de Direction a félicité la Direction du CENADI pour sa gestion et la qualité des documents présentés. Il lui a recommandé au sujet de la mise en place d’une plateforme pour les vidéoconférences et autres réunions du Gouvernement de se rapprocher d’une part de l’ANTIC (qui a fait une proposition similaire qui utiliserait des open sources) pour une solution commune et d’autre part, de l’expertise chinoise qui aurait l’avantage d’être moins coûteuse, et garantirait le transfert des compétences. S’agissant de l’hébergement des applications, il lui a recommandé non seulement de sensibiliser les administrations en donnant les caractéristiques des applications qui peuvent être hébergées dans le Z14, de proposer un texte de loi qui contraindrait les administrations qui ont des applications à les héberger au CENADI afin d’éviter des doublons, mais aussi et surtout de mener une étude globale permettant de voir quelle est la capacité d’hébergement des structures étatiques. L’objectif étant de mutualiser tous les financements des projets de data center à partir du Ministère des Finances au profit du Z14 du CENADI qui doit se positionner en termes de providers. Par ailleurs, le Conseil a donné son quitus pour le renforcement des capacités des personnels sur le mainframe et la rédaction administrative ainsi que sur le recours à des appuis exceptionnels au regard de la modestie du budget alloué au CENADI. Le Conseil a enfin approuvé le rapport d’activités 2021 et le plan d’action 2022 du CENADI.

Nominations : Le Directeur Général du Budget installe les promus le 8 avril 2022 à l’ENAM

Dans une note de service signé le 6 avril 2022, le ministre des Finances, Monsieur Louis Paul Motaze, fixe le cadre des installations des nouveaux promus. En effet, le patron du département ministériel des finances informe le personnel de la Direction générale du budget nouvellement nommés dans les services centraux, les contrôles financiers auprès des ministères ainsi que les contrôles financiers spécialisés de la Région du Centre que le Directeur Général du Budget procédera à leur installation le vendredi 8 avril 2022 à l’amphithéâtre de l’école nationale d’administration et de magistrature (ENAM) )à partir de 10h. Le Ministre des Finances rappelle que ces installations se dérouleront conformément aux arrêtés N°00000007/MINFI et N°000000008/MINFI du 30 mars 2022.

Réforme des finances publiques : Le plan de travail annuel budgétisé validé

C’était au cours de la cinquième session du Comité de Pilotage du Projet d’Appui à la Gouvernance financière(PAGFI2) qui vient de se tenir à Yaoundé.

Valider le plan de travail annuel du projet d’appui à la gouvernance financière de l’Etat. Tel a été le principal point à l’ordre du jour de la cinquième session de la deuxième phase du Comité de Pilotage du Projet d’Appui à la Gouvernance financière qui a eu lieu le 30 mars dernier dans la capitale politique camerounaise. Présidée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, l’essentiel à retenir de cette importante concertation a donc été la validation par tous les membres du comité de pilotage du Plan de Travail annuel budgétisé(PTAB) 2022 du PAGFI 2. Ceci dans l’objectif de permettre au Cameroun avec l’aide technique et financière du PAGFI 2 d’appuyer toutes les activités visant à améliorer la gestion prévisionnelle de la dépense d’une part, et poursuivre la mise en œuvre de la comptabilité patrimoniale par endroits constatés d’autres parts. Lesdites réformes il convient de le préciser « ont connue des évolutions malgré quelques contraintes liées notamment à quelques soucis financiers, mais également à des contraintes normales liées à des systèmes d’informations qui interviennent lorsque nous devons basculer vers une nouvelle procédure », a rappelé, Sophie Boumsong, chef de la Division de la Réforme budgétaire de l’unité de gestion de ce projet.

Par ailleurs, la rencontre de l’hôtel Hilton a été l’occasion pour les membres du comité de pilotage de présenter l’état de la mise en œuvre des recommandations formulées lors du précédent comité de pilotage. De cette mise en œuvre, il est ressort qu’à l’issue, de la réunion du 06 octobre 2021, 09 recommandations avaient été formulées. À date, 05 ont été réalisées, 03 sont en cours de réalisation. Tandis qu’une seule n’a pas encore été réalisée. En sus, cette cinquième session a également servi de prétexte aux membres du COPIL de faire l’état de la mise en œuvre de la réforme comptable et de l’optimisation de la trésorerie, ainsi que celui de l’examen de la proposition d’une nouvelle allocation du budget de l’opérateur « Expertise France ».

Programmation au titre de l’année 2022

 Mais surtout de présenter la programmation des activités du PTAB 2022 du PAGFI 2.  Sur ce point, en 2022, expertise France a par exemple prévu entre autres de mener 41 missions d’expertises à court terme, ainsi que 03 missions de benchmarking. Concernant le budget, la programmation totale du PTAB s’établit à un montant de 804 765 340 FCA. In fine, en 2022, la réallocation budgétaire est une priorité pour Cameroun.

Pour rappel, le PAGFI 2 résulte de la convention d’affectation signée entre le Cameroun et la France, le 29 mai 2019, à l’effet d’accompagner les activités de réforme des finances publiques tendant à l’amélioration de la gestion prévisionnelle de la dépense et de l’information budgétaire et comptable de l’Etat. Il a pour objectifs entre autres : L’accompagnement de la mise en place des conditions d’une augmentation des liquidités disponibles au sein du compte unique du trésor par une amélioration de son fonctionnement, et la mise en place d’une comptabilité fondée sur les droits constatées et intégrant une situation patrimoniale. À cet effet, le PAGFI 2 intègre deux composantes majeures, notamment la gestion prévisionnelle de la dépense et l’information budgétaire et comptable.

CENADI : Vers  une interconnexion de ses différents sites par VSAT

Le Centre National de Développement de l’Informatique (CENADI), pour accomplir les missions qui lui sont assignées vis-à-vis de l’Etat du Cameroun et de ses partenaires, dispose d’une plateforme technique basée à Yaoundé. Elle est constituée d’un ensemble d’équipements informatiques et de télécommunications gravitant autour d’un serveur, la Z14.

Dans le souci d’étendre ses services, au regard du contexte actuel de décentralisation, le CENADI en collaboration avec la Cameroon Telecommunications (CAMTEL) et YAHSAT a engagé une étude de faisabilité relative à l’installation et à l’implémentation du réseau d’interconnexion de la liaison VSAT entre le site de Yaoundé et ses services déconcentrés que sont Bafoussam, Garoua et Douala.

L’objectif est de rendre plus accessible les différents services qu’il abrite, d’accompagner les Collectivités Territoriales Décentralisées et les Administrations publiques, parapubliques, et organismes privées dans les projets informatiques dans l’ensemble du territoire national.

La mise en œuvre de ce projet a d’abord nécessité un audit des infrastructures existantes afin de s’assurer  que le site principal, de backup et les sites déconcentrés du CENADI disposent d’une infrastructure réseau adéquate à l’interconnexion par liaison satellitaire.

Par la suite, une étude de terrain visant à trouver l’emplacement où les antennes VSAT seront installées a été menée afin de s’assurer de la visibilité des aspects suivants:

•Absence de hauts bâtiments ou d’arbres qui peuvent bloquer la trajectoire du signal ;

•Absence d’interférences en utilisant un analyseur de spectre ;

•Existence de l’alimentation AC pendant installation ;

•Existence d’une ligne de vue directe sur le satellite désigné ;

•Acquisition de la longitude et latitude en utilisant un GPS ;

•Existence d’un réseau LAN près de l’IDU ;

•Estimation de la longueur maximum du câble coaxial;

•L’accès libre au toit du bâtiment.

Déroulement des travaux

         Les travaux préparatoires à l’installation du réseau d’interconnexion VSAT dans les différents sites CENADI se sont déroulés en plusieurs étapes :

Une phase des travaux dite de génie-civil comprenant l’élaboration des plans des ouvrages à réaliser ; le coulage du bloc de béton provisoire prévu pour le support de l’antenne 1.8m  et l’implantation du support de l’antenne 1.8m ainsi que de l’antenne 1.2m.

–  La pose des antennes et leur orientation sur le satellite. Cette phase a consisté  à l’assemblage, le montage, le positionnement de l’antenne ainsi que l’installation des différentes connectiques (le câblage de l’antenne au modem en passant par la source d’alimentation d’énergie électrique).

– La recherche du satellite

– L’installation des antennes 1.2m pour les sites Garoua, Bafoussam et Douala ;

– L’activation de l’antenne 1.2m de Yaoundé pour relier les autres sites CENADI pour un test de liens;

– Le pointage de l’antenne 1.8m pour vérification du bon signal et synchronisation avec le support d’alignement ;

– La finalisation de l’installation de l’antenne 1.8m sur le site de Yaoundé avec son activation sur le satellite pour un test de liens vers les autres sites du CENADI.

Les travaux préparatoires à la Construction d’une liaison VSAT entre le Site de Yaoundé et ses services déconcentrés se sont déroulés dans de bonnes conditions.

Les tests de liens d’interconnexion des sites CENADI se sont avérés concluants.

Les éléments restants du projet avec le prestataire CAMTEL porteront sur :

  • la finalisation de l’installation et de la configuration des équipements des sites CENADI sur les satellites; 
  • La validation des tests d’interconnexion des sites CENADI (tests des liens et de la bande passante)
  • L’Etablissement des procès verbaux d’interconnexion dans chaque site CENADI concerné par le VSAT en respectant les spécifications techniques ;
  • La procédure de lancement du cadre contractuel (marché) conformément aux dispositions réglementaires.

JIF 2022 : Le Directeur Général du Budget offre un diner de gala pour la journée internationale de la femme

Après une série d’activités dont la journée culturelle et gastronomique, ainsi que la journée sport et d’autres activités menées durant la semaine, les « Amazones » de la Direction Générale du Budget (DGB) se sont retrouvées aux Cascades du Mfoundi dans le cadre d’un dîner de gala offert en leur honneur le 08 mars 2022, par le Directeur Général Cyrill Edou Alo’o.

Une façon de leur témoigner sa reconnaissance, les féliciter et les encourager à toujours se démarquer dans le cadre du service tout en gardant leur dignité de femmes, telle est la lecture que l’on peut faire de la belle soirée qui a clôturé la journée de la femme à la DGB. Une soirée au cours de laquelle, le  Directeur Général du Budget a tenu à rappeler aux femmes qu’elles sont des êtres chers et incontournables pour l’épanouissement de la société en général et de la Direction générale du Budget en particulier. Des propos qui rejoignent ceux de la très haute hiérarchie du Ministère des Finances, Louis Paul MOTAZE qui par sa présence, a fait honneur à ces dames.

Et si de par leur caractère résilient elles réussissent à s’adapter à un environnement pas toujours favorable, force est de reconnaître à la femme de la DGB qu’elle mérite des félicitations. C’est ce qui a emmené le Directeur Général du Budget à délivrer un diplôme d’excellence à certaines d’entre elles au cours de cette soirée.

A leur tour également, elles ont tenu par la bouche de la coordinatrice de cette activité, F. Goma, à remercier leur hiérarchie pour la confiance placée en elles, ainsi que pour la belle célébration offerte. Une soirée très dansante, et cours de laquelle on a pu remarquer la présence de la miss Cameroun 2022  ainsi que celle de plusieurs artistes camerounais.  Et puisqu’il s’agissait  pour les femmes de se détendre dans une ambiance chaleureuse, elles ne se sont pas faites prier et se sont trémoussées, accompagnées sur la piste, par les hommes de la DGB au son des  rythmes locaux. Ainsi s’achève la Journée Internationale de la Femme en 2022 à la DGB, et rendez-vous est pris pour 2023.  

JIF 2022 : Les femmes de la DGB s’activent

C’est sous le thème « Egalité Femmes-Hommes Aujourd’hui pour un Avenir Durable », qu’elles ont décidé de mener diverses activités pour commémorer la 37ème édition de la Journée du Internationale de la Femme (JIF).

Conscientes des enjeux de cette journée, les femmes de la Direction Générale du Budget (DGB) se sont tenu main dans la main pour marquer d’un éclat particulier, la célébration de cette année. Ensemble avec les femmes des autres structures du ministère, à savoir la Direction Générale des Impôts (DGI), la Direction Générale des Douanes (DGD), la Direction Générale du Trésor, de la Coopération Financière et
Monétaire (DGTCFM) etc…, elles ont  ainsi inscrit plusieurs activités au programme de la semaine dite de la femme. Une journée culturelle organisée le jeudi 03 mars a permis aux femmes de magnifier la  culture camerounaise à travers une foire exposition, des réalisations artistiques, des mets traditionnels, des boissons naturelles, de la danse traditionnelle ainsi qu’un défilé de mode.

Les femmes du Minfi esquissant des pas de danse traditionnelle

Quant à la journée du samedi, elle a été dédiée à la remise en forme avec à la pratique, une marche sportive qui a donné l’opportunité  aux femmes de la Direction générale du Budget de retrouver de déstresser et retrouver leur vitalité.

Remise en forme des femmes du MINFI

Le clou de cette journée a été marqué au cœur et à la main tendue par une visite aux enfants déficients et mal voyants du Centre d’Accueil  Daniel de Rofignac.

Madame Flore GOMA, SDAG DGB au Centre d’Accueil  Daniel de Rofignac – Yaoundé.

Une semaine de la femme qui aura connu son apothéose avec d’une part,  le défilé au boulevard du 20 mai où, parées aux couleurs de la fête, les femmes de la DGB ont présenté devant les tribunes, un message portant sur le respect de l’égalité de droits entre les hommes et les  femmes , et l’initiative féminine.  Une soirée dansante offerte aux dames par la haute hiérarchie de la Direction Générale, monsieur Cyrill Edou Alo’o,  a été d’autre part la cerise qui a agrémenté le programme de cette semaine dans les jardins féériques des « Cascades du Mfoundi ».

Rappel

Pour mémoire, il faut dire que la Journée Internationale de la Femme est une occasion pour la communauté tant nationale qu’internationale de faire un état des lieux, de procéder à une revue des problèmes auxquels les femmes et les filles font face, d’évaluer les mesures mises en place pour les résoudre, et d’identifier de nouvelles pour parvenir à une égalité réelle et effective hommes/femmes en tant qu’exigence de gouvernance, de justice sociale et de progrès. Cette édition comme les précédentes, porte sur un thème qui invite à l’action en faveur de l’amélioration de la situation des femmes dans tous les domaines. Mais plus encore de promouvoir le leadership et l’entrepreneuriat féminin.

Rentrée académique 2022-2023 : C’est parti au Centre de Formation de la Comptabilité des Matières

La rentrée solennelle de cette école de référence en matière de formation des personnels dans le champ des finances publiques en général et de la Comptabilité des Matières en particulier vient de se tenir à Yaoundé, le 07 mars 2022.

 Présidée par Désiré Kongo Elanga, le directeur de la Normalisation et de la Comptabilité des Matières au ministère des Finances, la cérémonie solennelle de cette rentrée académique, très courue a été l’occasion non seulement de souhaiter la bienvenue aux nouveaux apprenants, mais surtout de prodiguer à toute la communauté éducative de ce centre, quelques conseils qui participeront à la réussite de cette année académique dont le quick-off vient d’être lancé.

Au cours de son allocution de circonstance, le directeur de la Normalisation et de la Comptabilité des Matières a tenu à adresser aux nouveaux apprenants, ses vives et chaleureuses félicitations. « Sur près d’un millier de candidats ayant sollicité cette formation, vous faites partie des 284 heureux élus qui avez satisfait aux rudes critères imposés par le Ministère des Finances», leur dira-t-il.  Non sans avoir par la suite insisté sur certains aspects disciplinaires importants qui relèvent du règlement intérieur de ce centre de formation spécialisé du MINFI, bâtissant ainsi ces hommes de terrain.  « …Premièrement, Je voudrais rappeler à toutes et à tous que le salut des couleurs est un impératif citoyen. La montée du drapeau doit se faire tous les lundis, à 7 heures 15 minutes précises… Sa descente le même jour à 17 heures. Deuxièmement, l’obligation de ponctualité et d’assiduité aux cours feront dès cette année académique, l’objet d’une notation spécifique. Troisièmement, le port du badge lorsqu’il sera disponible est obligatoire. Quatrièmement, il est interdit pour un élève de s’absenter sans autorisation écrite de l’animateur pédagogique », a rappelé, l’inspecteur principal de la Comptabilité des Matières.

Au corps enseignant constitué d’experts en finances publiques et des « dinosaures » dans leurs domaines respectifs, Désiré Kongo Elanga a demandé de partager avec les élèves toute l’étendue de leurs connaissances. « Fort de votre bagage intellectuel et de votre expérience, je suis persuadé que vous serez à la hauteur de ce nouveau challenge qui est le vôtre, à savoir, dispenser convenablement vos cours, les rendre le plus digeste possible afin que chaque élève puisse correctement les assimiler »

À titre de rappel, pour cette année, il existe deux catégories d’apprenants au Centre de Formation des Personnels de la Comptabilité des Matières. La première étant composée d’agents publics ayant reçu une recommandation formelle de leurs hiérarchies à l’effet de se faire former en Comptabilité des Matières ou encore dans le but de renforcer leurs compétences au travail, notamment auprès des ordonnateurs. Ainsi, pour cette catégorie, le top management de l’école invite à profiter de cette occasion inespérée offerte par leurs hiérarchies, pour acquérir de nouveaux savoirs et savoir-faire ; ceci, dans le but d’améliorer dans leurs administrations respectives, la gestion des ressources publiques en général et la tenue de la Comptabilité des Matières en particulier.

 Pour ce qui est de la deuxième catégorie et non la moindre, composée des « auditeurs libres », il s’agit de personnes ayant sollicité de leur propre chef, des connaissances spécialisées en Comptabilité des Matières. Formation qui pourrait leur offrir l’accès au monde professionnel, notamment aux métiers des finances publiques. Pour finir, dans cette école, la formation s’étale sur neuf mois soit six de cours théoriques (séquencés en deux trimestres de quinze semaines chacun), et huit semaines de stage dans une structure publique.

Conférence annuelle 2022 : Aller au-delà des réalisations de 2021 !

C’est l’essentiel à retenir des assises consacrées à la réalisation du programme économique et financier conclu entre le Cameroun et le FMI pour la période 2021-2024, et qui ont réuni les responsables des services centraux, déconcentrés et extérieurs du ministère des Finances.

C’est le grand amphithéâtre de l’École nationale d’Administration et de Magistrature(ENAM) qui a servi, le 25 février dernier de cadre à la conférence annuelle des responsables des services centraux, déconcentrés et extérieurs du ministère des Finances. Une grande rencontre qui a vu cette année la participation très remarquée d’autres membres du gouvernement, des membres du corps diplomatique, des représentants des organisations internationales et l’ensemble des partenaires techniques et financiers du Cameroun. Un moment unique et privilégié qui a rassemblé toute la grande famille du ministère des Finances autour des « Enjeux et attentes du programme économique et financier conclu avec le FMI pour la période 2021-2024 ».

Depuis le deuxième semestre 2021, le Cameroun met en œuvre un Programme Économique et Financier appuyé par un accord triennal de la Facilité Élargie de Crédit(FEC) et du Mécanisme Élargie de Crédit(MEDC) du Fond Monétaire International(FMI) pour la période 2021-2024 dans un contexte sanitaire, économique et sécuritaire toujours difficile. En dépit du retard enregistré sur le plan des réformes structurelles, il ressort néanmoins qu’au 31 décembre 2021, la performance macroéconomique du Cameroun au titre de la FED et du MEDC est globalement satisfaisante. Une performance saluée par le FMI qui a permis le décaissement d’environ 293,2 milliards de francs CFA.

Toutefois, si l’on peut se réjouir des résultats obtenu au cours de cette première année, des efforts supplémentaires sont attendus du MINFI en 2022 et à moyen termes. « En effet, l’objectif de la politique budgétaire pour la période 2022-2024 reste la poursuite graduelle de la consolidation budgétaire en vue d’assurer la soutenabilité à moyen et à long terme des finances publique et garantir la bonne mise en œuvre de la SND-30 conformément au Programme Économique et Financier conclu avec le FMI », a rappelé, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze. Pour y arriver, toutes les structures du ministère des Finances doivent apporter leurs contributions. Il faudra « relever de nombreux défis au rang desquels la modernisation de la gestion de la trésorerie ». Cette dernière passe par l’opérationnalisation du Compte Unique du Trésor au cours de cet exercice conformément aux engagements pris. En matière de finances publiques, l’Etat devra réduire le déficit. À cet effet a ajouté le MINFI « le gouvernement s’est engagé à renforcer la mobilisation des recettes internes non pétrolières et à améliorer l’efficacité des dépenses publiques afin de réduire le déficit budgétaire global de 3,1% du PIB en 2021 à 1,8% en 2022, et de maintenir la dette publique en dessous de 50% du PIB ». Un engagement qui, il faut le rappeler, s’est traduit dans la loi de finances de l’année par la mobilisation supplémentaire de recettes non pétrolières de l’ordre de 0,8% du PIB.

Optimiser la mobilisation des Recettes non fiscales

Si les deux premiers exposés ont pour le premier, axé leur développement sur les programmes menés et les réformes structurelles, et le second sur la présentation du compte unique (qui

organise la manière dont les projections d’organisation des fonds publics sont mobilisés par les entités publiques), la question essentielle a été de savoir quelles sont les ressources qui peuvent permettre d’aménager les fonds publics tels que projetés ? La réponse a été donné dans l’analyse faite par le Directeur Général du Budget, Cyrill Edou Alo’o qui, après avoir fait l’état des lieux, a précisé que : l’un des leviers sur lequel l’Etat compte s’appuyer pour réaliser ce programme est celui de la mobilisation des Recettes non fiscales (RNF). Au cours de son exposé dont les orientations ont démontré la nécessité de faire plus d’efforts dans le domaine, le Directeur Général du Budget a expliqué le processus qui conduira à la mobilisation desdites recettes. Ces dernières exigent en effet

des actions telles que : L’élaboration des bulletins des RNF ; la rationalisation de la carte des régies des recettes ; l’accompagnement des administrations sectorielles dans le processus de détection de maturation de potentielles niches de recettes, préalablement identifiées et leur insertion dans la loi de finances etc… .

En ce sens, le rappel a été fait que pour rendre la structure de notre économie plus solide, robuste et résiliente, il faut dépendre un peu moins des ressources pétrolières. La nécessité d’accroître la mobilisation des RNF est donc une option stratégique qui obéit d’ailleurs aux priorités de la SND30 (Stratégie Nationale de Développement 2020-2030), d’autant plus qu’un autre constat l’exige. L’on note en effet que la composante non fiscale dans notre pays occupe 4% du PIB comparativement à d’autres pays qui sont déjà à 6%. Il y a pour cela nécessité de mieux organiser nos administrations dans ce sens et redynamiser la mobilisation des RNF tout en ressortant également leurs difficultés.

Le Ministre des Finances rappelle aux administrations l’accréditation des gestionnaires de crédits budgétaires

Dans un courrier adressé aux Ordonnateurs principaux des administrations en date du 16 févrirer 2022, le Ministre des Finances Monsieur Louis Paul Motaze rappelle à ces derniers d’accréditer les responsables en charge d’assurer la gestion des crédits budgétaires.

En effet, le Minfi a observé des lenteurs dans la mise en œuvre du processus d’accréditation des responsables par les ordonnateurs principaux dans certaines administrations. Ceci a pour cause de ralentir le démarrage de l’exécution du budget pour l’exercice 2022.

Pour rappel, les contrôleurs financiers sont nommés auprès des ordonnateurs principaux ainsi qu’auprès des ordonnateurs secondaires placés à la tête des services déconcentrés. Le contrôleur financier est chargé des contrôles a priori par l’apposition d’un visa préalable des opérations budgétaires, les propositions d’actes de dépense qui lui sont transmises par le Ministre ou ses ordonnateurs délégués selon des modalités définies par le Ministre chargé des finances. Il ne peut être passé outre au refus de visa que sur autorisation écrite du Ministre chargé des finances. Dans ce cas, la responsabilité du Ministre chargé des finances se substitue à celle du Contrôleur Financier. Le contrôleur financier assure pour le compte du Ministre chargé des finances, la centralisation des opérations budgétaires des ordonnateurs auprès desquels ils sont placés. Le contrôleur financier donne un avis sur le caractère sincère et soutenable des plans d’engagement des dépenses.

Le CENADI tient son premier dialogue de gestion de l’exercice 2022

La salle des réunions du CENADI a servi de cadre, le vendredi 28 janvier 2022, au premier dialogue de gestion interne de l’année, conformément aux recommandations du Directeur Général du Budget, Responsable du Programme 274. La rencontre était présidée par Madame Mveh née Abia Chantal Marguerite, Directeur du CENADI. Les points inscrits à l’ordre du jour portaient essentiellement sur le bilan de la mise en œuvre des activités au cours de l’exercice 2021 et la validation des activités à inscrire dans le Plan de Travail Annuel (PTA) pour l’exercice 2022.

            Cette session du dialogue interne fait suite aux travaux du premier dialogue de gestion de cette année 2022 du programme 274 « Gestion budgétaire de l’Etat », tenus le jeudi 20 janvier 2022, à l’Hôtel Hilton de Yaoundé. Lesquels travaux ont dressé le bilan de l’année écoulée. En effet, il est ressorti des derniers  travaux du Hilton portant sur le bilan de la mise en œuvre des activités du Programme 274 de l’année 2021 qu’en ce qui concerne le CENADI, sur les douze (12) activités inscrites dans le PTA, le CENADI n’a réalisé que deux (02), pour un pourcentage de 16,7%. Sur quarante (40) tâches, il n’a réalisé que vingt-cinq (25). En termes de pourcentage, le CENADI n’a produit que 61% des extrants attendus après pondération. Aussi, pour le chef de structure faut-il tirer des leçons de l’année précédente, en s’arrimant aux règles du Plan de travail annuel (PTA).

           2022 présentant de nouveaux défis, et pour s’améliorer après la période d’appropriation des concepts de déontologie administrative, de contrôle de gestion, le CENADI se propose de de ne mettre l’accent que sur une activité mature et prête à être exécutée, de s’approprier les outils mis à disposition notamment le Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CDMT) dont l’élaboration doit se faire sous la supervision du Chef de la Division des Etudes et Projets (C/DEP), d’ici le mois de juin. Il est à noter que le CDMT comprend à la fois les projets liés au Budget d’Investissement Public et les projets relatifs au budget de fonctionnement sur une période de (03) trois années.

             En outre, Il a été passé en revue les quatre (04) projets  de de la Division de la Téléinformatique et de la Bureautique (DTB) retenus dans le PTA de l’année dernière et deux (02) autres ont été proposés à savoir : le suivi des activités de veille sécuritaire et la mise en œuvre d’un laboratoire réseau.  Quant à la Division de l’Informatique appliquée à la Recherche et à l’Enseignement (DIRE) en plus des activités précédemment inscrites, elle s’occupera de la mise en place d’une plateforme de calcul. La Division des Etudes et des Projets (DEP) pour sa part entend poursuivre l’élaboration du Manuel de Procédures Administratives et Techniques (MPAT). Elle indique à cet effet qu’après les procédures administratives objet du Tome I, il sera question cette année d’élaborer les procédures techniques aussi bien dans les services centraux que déconcentrés. Dans la même optique la Division travaillera sur la maturation des projets du CENADI. La poursuite de l’opérationnalisation de SYAMPE, du projet SIGIPES2 et la migration Datacom vers la version 14, incombent plutôt à la Division de l’Exploitation et des Logiciels (DEL).

la validation des activités inscrites dans le Plan de Travail Annuel (PTA) pour l’exercice 2022 s’appuie de ce fait sur quelques résolutions.

Recommandations

A toutes les structures : calquer les activités au niveau de celles du PTA pour un meilleur suivi ; recevoir le référent chaque fois que le besoin se fait sentir ; inscrire au maximum deux (02) activités structurantes sachant que le PTA du CENADI reconduit doit être léger et équilibré ; organiser le travail et impliquer tout le monde étant entendu que « pas de travail pas de primes de rendement » ; déposer les PTA allégés dans un délai d’une semaine ; recommencer la tenue des fiches de présence ; tenir régulièrement des réunions de coordination interne. A la  DEP : élaborer un canevas de suivi de la représentativité du CENADI dans les comités externes, qui s’appuierait sur les comptes rendus ;élaborer le CDMT d’ici le mois de juin avec l’implication de toutes les autres divisions. Pour ce faire, le C/DEP est chargé de  collecter les idées de projets des uns et des autres et de les mettre en forme. Il devra s’inspirer du texte de maturation de projets disponible au MINEPAT; élaborer un projet de désignation des référents des différentes divisions à soumettre à la signature de Mme le directeur, pour prendre part au séminaire de sensibilisation sur la maturation des projets ;s’impliquer dans le projet de décentralisation visant l’accompagnement des  communes présenté par la DTB. A la DIRE : Assurer le suivi du démarrage effectif de la mutuelle