Ministère des Finances du Cameroun

LA DIRECTION GENERALE DU BUDGET

Vœux 2023 au MINFI : Louis Paul Motaze  salue la  « magie » des performances

En compagnie du ministre Délégué  Yaouba Abdoulaye, le ministre des finances a apprécié la qualité des résultats obtenus au cours de l’année 2022  par la DGB, la DGD, la DGT, la DGI et toutes les structures rattachées

En conviant ses collaborateurs à cette cérémonie des vœux déroulée le 03 février 2023 au palais des congrès de Yaoundé, le ministre des finances renouait les liens avec une tradition absente  depuis 3 ans du fait de la crise sanitaire de coronavirus. Il s’agissait  d’un moment de retrouvailles  qui aura permis à Louis Paul Motaze d’ouvrir son cœur en s’adressant au personnel de son département ministériel en tant que parent.

Entre bilan et recommandations

Le garant des finances a commencé par exprimer son satisfécit au vu de la qualité du travail abattu au cours de l’année 2022 ;  année qui aura permis au Minfi d’enregistrer des résultats satisfaisants dans les quatre programmes opérationnels à lui confiés. Il s’agit notamment : du Programme 031 intitulé Mobilisation des recettes fiscales internes non pétrolières;  le Programme 032 intitulé,  Gouvernance douanière, protection de l’espace économique et participation à la sécurité nationale; le Programme 033 intitulé, Gestion du trésor public et suivi du secteur financier et le Programme 034 intitulé,  Gestion Budgétaire de l’Etat. Des charges auxquels s’ajoute  un Programme support  (092) intitulé Gouvernance et appui institutionnel au Ministère des Finances.

 Pour ce qui concerne la Mobilisation des recettes fiscales internes non pétrolières, les chiffres provisoires au plan interne,  indiquent que l’administration fiscale a mobilisé des recettes globales de 2 720,1 milliards de FCFA. Comparées aux 2 305,0 milliards de FCFA mobilisés en 2021, les recettes globales ont connu un accroissement significatif de 415,1 milliards de FCFA en valeur absolue et de +18,0% en valeur relative. Dans ce volume global, les recettes fiscales non pétrolières ont été mobilisées à hauteur de 2 255,0 milliards de FCFA, pour un objectif de FCFA 2 184,8 milliards, soit un taux de réalisation de l’objectif de 103,2%. En glissement annuel, les recettes fiscales non pétrolières sont en hausse de 262,5 milliards de FCFA, c’est-à-dire +13,2%.

S’agissant de la  Gouvernance douanière, protection de l’espace économique et participation à la sécurité nationale,  la fiscalité de porte, sur des prévisions annuelles de 863,9 milliards de FCFA fixées par la Loi de Finances pour l’exercice 2022, a permis à   l’Administration des Douanes de réaliser des recettes de 897,4 milliards de FCFA, soit un excédent de 33,5 milliards de FCFA, pour un taux de réalisation de 103,9%. Comparées aux réalisations de l’exercice 2021 établies à 852,3 milliards de FCFA, les recettes douanières budgétaires connaissent une hausse de 5,3% en valeur relative et 45,1 milliards de FCFA en valeur absolue.

Dans le domaine de la Gestion du trésor public et suivi du secteur financier,  la modernisation de la gestion de la trésorerie de l’Etat a permis de réduire considérablement les délais de paiement au niveau des différents postes comptables. Bien plus, elle aura contribué à sauvegarder la qualité de la signature de l’Etat grâce au respect des échéanciers de paiement en général, et en particulier au remboursement de la dette publique sur titres à hauteur de 542,68 milliards de FCFA, ainsi que la dette non-financière par le truchement du Guichet de la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA).

En matière de Gestion budgétaire, l’objectif poursuivi a été de veiller à une bonne exécution de la loi des finances 2022 tout en assurant une préparation adéquate de celle de l’année suivante. Le programme enregistre entre autres performances,  un gain permanant annuel de 11,9milliards de FCFA tiré des suspensions des personnes ne devant figurer dans le fichier des ayants droit et des pensions d’invalidités ; 94,4 millions  tirés des retenus mensuelles sur les ordres de recettes émis à l’encontre des pensionnés ayant indument perçu , 798,3 millions dû aux suspensions des matricules multiples etc.

Loin d’être exhaustive, cette liste de  performances a particulièrement reçu les félicitations du ministre qui a vu en ces dernières, des fruits  issus  de « la magie » au vu des multiples crises observées. Invitant ses collaborateurs à plus de rigueur, d’engagement et de responsabilité au travail, il leurs a proscrit de dormir sur leur laurée et de tout mettre en œuvre pour participer à la relance économique, principal socle de l’action du Minfi en 2023. «  Le problème est que lorsque vous faites bien, les gens s’habituent et ne vous attendent  que dans  la continuité »  a laissé entendre Louis Paul Motaze,  avant d’appeler le personnel du Minfi  exerçant dans d’autres administrations, à représenter valablement le ministre en défendant les intérêts du ministère.

Tout en garantissant la protection à chacun de ses collaborateurs, le ministre a joint sa voix à celle du ministre Délégué, pour  leurs  souhaiter  des vœux de santé, de réussite et  d’ouvertures financières pour l’année 2023.   

Travaux de la conférence annuelle 2023 du MINFI : Tous les maillons de la chaîne budgétaire sont appelés à plus d’efficacité

Sous la supervision générale du ministre des finances Louis Paul MOTAZE, les travaux qui se sont déroulés en plénière, ont été coordonnés ce 03 février 2023 par le  Secrétaire Général Gilbert Didier EDOA , et se sont achevés par une série de recommandations.

Lesdits travaux s’articulaient autour d’un exposé majeur portant sur la présentation du budget de l’Etat pour l’exercice 2023, ainsi que les principales innovations inscrites dans la Circulaire d’exécution dudit budget . Les deux panels mis en place ont suscité des échanges dont l’objet était relatif aux thématiques suivantes  : (i) Régulation budgétaire comme déterminant d’une gestion efficace de la trésorerie de l’Etat ; et (ii) Politique fiscale et relance économique.

Il a particulièrement été question d’équiper les participants sur les mesures concourant à remettre le pays sur le sentier d’une croissance forte, soutenue et inclusive ; opérer une transformation structurelle de l’économie nationale et renforcer la résilience économique et sociale en cohérence avec la SND30.

Des recommandations

Elles sont fruits des échanges enregistrés lors des différentes articulations.

Pour ce qui est de la présentation portant sur les innovations inscrites dans la circulaire, il a été recommandé à l’endroit de tous les acteurs de la chaîne d’exécution du budget de l’Etat de veiller, plus que par le passé, (1) à la cohérence entre le rythme de la dépense et la collecte des recettes, à travers la planification et l’anticipation de la dépense ;  (2) au respect des budgets alloués, à la restriction des dépenses imprévues et à la limitation du recours aux procédures dérogatoires et (3) à la parfaite maîtrise des mesures et procédures contenues dans la circulaire relative à la préparation et à l’exécution du budget de l’Etat pour l’exercice 2023.

Avec pour panelistes Messieurs Cyril EDOU ALO’O, Directeur Général du Budget, MOH SYLVESTER TANGONGHO, Directeur Général du Trésor, de la Coopération Monétaire et Financière, Gabriel NGAKOUMDA, Chef de Division de la Prévision, et Madame Arianne SIEWE, Représentant du Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, la thématique sur la Régulation budgétaire comme déterminant d’une gestion efficace de la trésorerie de l’Etat a enfanté des recommandations suivantes :

  •  Mettre en place un plan d’engagement crédible en cohérence avec les dépenses de trésorerie,
  • Proscrire les avances de trésoreries,
  • Mettre en place un plan d’apurement des restes à payer pour le 1er trimestre de l’exercice en cours,
  •  Limiter les pratiques de compensation des impôts, organiser les conférences d’exécution des plans d’engagement et des plans de trésorerie,
  • Évoluer vers les budgets de trésorerie comme le font les partenaires techniques au développement, et également développer un indicateur qui peut être l’indice de trésorerie ;
  • Transmettre à la CAA le stock des restes à payer de plus de 90 jours à la fin de l’exercice pour apurement ;
  • Rendre les plans annuels de décaissement au profit des correspondants du Trésor cohérents avec la politique budgétaire de la loi de finances, ainsi que leurs avoirs dans le compte unique du Trésor ;
  •  Opérationnaliser le Compte Unique du Trésor,
  •  Annuler les restes à payer non exigibles ;
  • Mettre à contribution les outils informatiques afin de rendre contraignant le non respect des plans d’engagement en cohérence avec les plans de trésorerie ;

– élaborer un acte réglementaire redéfinissant le rôle des acteurs de la chaîne de la dépense publique, dans le respect de la discipline budgétaire afin d’éviter tout dérapage dans l’exécution du budget.

Pour ce qui est du second panel animé par Madame KASSIMOU ABA MARIAMOU, Directeur Général des Impôts par intérim  et Monsieur Edwin FONGOD NUVAGA, Directeur Général des Douanes, la question sur la  Politique fiscale et relance économique a présenté  les missions des administrations d’assiette, comme levier de la relance économique et a eu pour principale recommandations la mise   sur pied d’un mécanisme plus efficace de partage d’informations entre la DGD et la DGI d’une part, et la rationalisation  des dépenses fiscales, afin d’en assurer la soutenabilité et améliore la contribution à la relance économique, d’autre part.

Programme 034 « Gestion Budgétaire de l’Etat » : Le rendez-vous du premier dialogue de gestion 2023 honoré

C’était sous la supervision de Monsieur Cyrill EDOU ALO’O, Directeur Général du Budget, que la première rencontre désormais trimestrielle s’est tenue le mardi, 31 janvier 2023 à Yaoundé. Elle a réuni les responsables  des directions techniques de la Direction Générale du Budget (DGB), ainsi que des structures rattachées (le Centre National de Développement de l’Informatique (CENADI et la Direction de la Normalisation et de la Comptabilité Matières (DNCM).

Il faut noter que le dialogue de gestion est un cadre de réflexion, d’évaluation et de projection qui vise la performance, et interpelle chaque responsable d’action. Ainsi, dans son propos liminaire, le Directeur Général du Budget après avoir rappelé les caractéristiques  du programme,   a également tenu à présenter le contexte de cette rencontre qui est non seulement celui du suivi de la feuille de route assignée au Programme 034 « Gestion Budgétaire de l’Etat », par le Ministre des Finances, mais aussi celui de l’évaluation du niveau de mise en œuvre des recommandations du précédent dialogue de gestion.  Un programme axé autour de 08 actions s’étendant sur 95 activités prévues en 2022, et dont le taux de réalisation connait une légère hausse comparativement à 2021. S’agissant du niveau de mise œuvre global du Plan de Travail Annuel (PTA) 2022 dudit programme, il affiche un taux de réalisation moyen de 78,8%, au terme de l’exercice 2022. Comparativement à l’année 2021, où il se situait à 78%. (Conf. Rapport Contrôle de gestion/DGB).

Toutefois, il convient de préciser que, sur les 95 activités prévues en 2022, 32 ont été entièrement réalisées soit un taux de réalisation de 33,7%. En outre, sur les 438 tâches escomptées pour l’année 2022, seules 284 ont connu un dénouement favorable, soit un taux de mise en œuvre de 64,8%. Un résultat non négligeable, qui laisse tout de même un chantier à améliorer.

Au rang des  difficultés pouvant justifier le gap, l’on a évoqué des difficultés liées au caractère transversal de la mise en œuvre des activités à savoir : l’interdépendance des chantiers ; les tensions de trésorerie ayant entraîné des retards dans le déroulement des activités; des difficultés liées au système d’informations avec entre autres, le basculement de PROBMIS Client lourd vers PROBMIS Client léger (PROBMIS-Web), et des difficultés d’ordre infrastructurel.

Au terme des échanges y relatifs, il ressort que si des efforts ont été faits et des  résultats probants,  beaucoup reste tout de même encore à faire. Aussi quelques perspectives portant entre autres, sur l’optimisation et le développement des applications de la DGB, à l’instar de PROBMIS, ainsi que le renforcement des capacités des utilisateurs desdites applications ont été faites.  D’autres perspectives portent sur la poursuite du parachèvement du Plan Global des Réformes de la Gestion des Finances Publiques (PGRGFP) ; la poursuite de l’implémentation de la politique d’Import-Substitution ; la poursuite de l’opérationnalisation de la Nomenclature Budgétaire de l’Etat (NBE) de 2019 ; l’élargissement du Tableau des Opérations Financières de l’Etat (TOFE) et du Tableau de Bord (TABORD) aux Collectivités territoriales décentralisées(CTD) et Etablissements publics (EP), la poursuite de l’opération d’audit de la dette flottante etc… Des perspectives dont l’objectif est essentiellement l’amélioration des performances, et qui engagent tous les acteurs de la chaîne budgétaire.

Elaboration d’un schéma directeur des systèmes d’information : Les personnels du CENADI et de la DSI mieux outillés

Du 05 au 09 décembre 2022, à l’Hôtel United de Mbankomo, une quarantaine de participants venus de la Division des Systèmes d’Informatiques (DSI/MINFI) et du Centre National de développement de l’Informatique (CENADI) ont pris part à une formation portant sur l’élaboration d’un schéma directeur des systèmes d’information. Une formation qui s’inscrit dans la continuité du programme de renforcement des capacités engagé par le Ministère des Finances à travers le CENADI.

          Dans son mot d’ouverture, le Directeur du CENADI, le Dr Chantal Marguerite ABIA épse MVEH a, à toutes fins utiles, indiqué que « le schéma directeur informatique est une étape majeure pour la définition, la formalisation, la mise en place ou l’actualisation d’un système d’information. Son élaboration résulte généralement d’une démarche projet censée offrir une vue globale de l’état actuel du système, une spécification des besoins et la définition des orientations à prendre. C’est dire qu’il résulte d’une démarche anticipatrice et normative. Outre la planification des actions, le schéma directeur doit déboucher sur une évaluation d’un budget associé pour ce faire ».

Il constitue a-t-elle poursuivit « l’étape fondatrice du cycle de vie d’un système informatique dont l’enjeu majeur consiste à favoriser le développement et la rentabilité de l’exercice des métiers concernés, au prix d’un investissement raisonné d’accompagnement ».

Ladite formation a-t-elle conclut « a pour ambition de faire non seulement un état des lieux de l’existant dans le domaine des SI mais aussi et surtout de construire un portefeuille de projets à mettre en œuvre selon la vision définie,  de définir et planifier la mise en œuvre d’actions assurant la pérennisation des acquis. »

         La formation était assurée par les experts certifiés du Cabinet VORTEX NETWORK SOLUTIONS. Pendant cinq jours, les communications ont portées sur les données de base sur les systèmes d’information ; le schéma directeur des SI : Vecteur de la performance de l’organisation ; les différents types de schéma directeurs ; les principales méthodes d’élaboration de schémas directeurs des SI ; les bonnes pratiques dans l’élaboration d’un schéma directeur des SI ; le plan de mise en œuvre d’un schéma directeur des SI ; le plan de mise en œuvre d’un schéma directeur des SI ; la veille technologique ; la validation d’un schéma directeur des SI.

 A travers les exercices notamment d’analyse SWOT et PESTEL, de rédaction de résumé opérationnels des entités choisis lors de cette formation, les apprenants ont mesuré la pertinence et l’importance de ces notions pour une organisation.

En effet, l’analyse SWOT est un outil d’analyse stratégique qui a pour but d’établir un diagnostic d’ensemble de la situation actuelle d’une entreprise, d’une partie de celle-ci ou d’un projet. Elle permet de savoir quel levier ou quelle stratégie actionner pour atteindre un but. L’analyse PESTEL quant à elle permet de surveiller les risques et les opportunités que pourraient rencontrer l’entreprise et son marché. Sa particularité réside dans sa vision globale de l’environnement. Elle met en avant six grands acteurs, qui forment son acronyme : Politique, Économique, Socioculturel, Technologique, Écologique et Légal.

Dans le cadre d’une démarche stratégique, cet outil est utilisé conjointement avec
le SWOT pour évaluer les effets macro environnementaux sur l’entreprise.

Le résumé opérationnel, enfin, fournit un bref aperçu du but et des objectifs d’un projet. Au-delà de ces notions, les participants ont été édifiés sur l’élaboration des stratégies ainsi que des budgets dont on dira qu’ils peuvent être Top-down (émanant de la hiérarchie) ou Bottom-up (des services vers la hiérarchie).

Au terme de la formation, clôturée par le représentant du directeur du CENADI, M. MGBE IYAWA Marc, Chef de Centre Informatique de Douala, les participants ont exprimé leur satisfaction, leur remerciement à l’endroit de la hiérarchie et souhaité que pareilles initiatives se perpétuent dans d’autres domaines incluant d’autres collègues.

Le CENADI en visite de travail au siège de IBM à  New-York

Le Directeur du Centre National de Développement de l’Informatique (CENADI), le Dr  Chantal Marguerite ABIA épse MVEH a conduit une mission auprès de la compagnie américaine IBM du 24 octobre au 1er  novembre 2022. L’objectif était de finaliser la feuille de route qui faisait l’objet de travaux depuis quelques mois avec des experts d’IBM, de renouer les relations avec le siège de IBM au vu des difficultés rencontrées avec son partenaire local CFAO Technologies et enfin d’entrevoir l’acquisition du prochain serveur Z IBM destiné au site de relève.

Faisaient partie de la délégation, le Chef de la Division de l’Exploitation et des Logiciels, M. Epie Ngene Goddy et l’Architecte Système z/OS, M. Bello Fils Bertrand.

Le programme de ce séjour a été marqué par les visites sur site des installations de IBM auréolées de nombreuses présentations suivies d’échanges nourris. Que ce soit au siège IBM à Poughkeepsie ou à IBM Innovation Studio Alstor Place New York ou encore à IBM Taconic la délégation a apprécié le savoir-faire et les innovations de cette compagnie à travers la salle quantum computing d’IBM, l’intelligence artificielle appliquée à la conduite automobile, le deep learning, l’évolution du stack technologique depuis la découverte de l’ordinateur à ce jour et l’application de l’Intelligence Artificielle et de la robotique sur la plateforme maximo d’IBM. Ils ont visité l’unique site de fabrication, d’assemblage, de montage et de distribution des mainframes IBM Z dans le monde. où un bref historique des mainframes depuis la genèse à ce jour et où des tests poussés où les serveurs Z subissent des charges de traitement sans cesse croissantes dans des environnements de chaleurs élevées avoisinant les 36°.

Ce voyage a permis au Dr MVEH de présenter la perspective du client CENADI et les objectifs escomptés. Tout en remerciant l’équipe d’experts IBM qui a fait le déplacement de Yaoundé en février 2022 et qui a permis à l’équipe du CENADI de travailler sur une feuille de route et de montée en capacités sur plusieurs axes, Mme le directeur a rappelé que le Centre est client mainframe IBM depuis près de 45 ans. Il dispose à son actif une expérience cinquantenaire sur la technologie IBM. Il nourrit l’ambition de s’ériger en un Centre d’hébergement de données de l’Etat du Cameroun au vu des difficultés que rencontrent les administrations sectorielles en termes de charges OPEX , ce qui a pour conséquence la mise au rebut de certains projets IT prometteurs. Dans la même lancée, en soulignant la masse de données importantes dont dispose le Centre sur des supports obsolètes et non exploitables en l’État, le Dr MVEH a sollicité l’assistance d’IBM pour une extraction desdites données pour à la fois permettre à l’Etat d’avancer sur des affaires litigieuses ou contentieuses et pour disposer d’un socle d’informations propices à l’analytics et à l’intelligence artificielle destiné aux Universités d’Etat du Cameroun.

Pour clôturer son propos, le Directeur du CENADI a souligné que le choix d’IBM est un choix de raison dans la mesure où cette infrastructure a été le garant de la continuité des opérations même pendant les périodes tumultueuses de la vie de notre nation et cette résilience était l’argument qui justifiait l’orientation du Centre aujourd’hui à poursuivre avec des investissements importants sous l’impulsion du Ministre des Finances qui a aussi entrepris de former un personnel jeune sur lesdites technologies.

A la fois surprise et émue, la Vice-Présidente d’IBM  a affirmé que son entreprise était flattée de disposer d’un pareil retour d’expérience de la part d’une agence centrale d’un pays au sud du Sahara ayant une expérience de si longue date avec les technologies IBM.

Dans la même lancée, le Vice-Président, Strategy and Corporate Development d’IBM tout aussi surpris de la riche expérience du Cameroun sur les mainframes a affirmé que “les clients de la carrure du CENADI sont une véritable mine d’or pour l’entreprise. Leur retour d’expérience est vital pour les innovations subséquentes qu’IBM pourrait apporter aux mainframes”.

A sa suite M. Ray Newson, Principal Product Manager IBM Z Hardware strategy a reconnu que la trajectoire du Centre semble avoir été calquée sur la stratégie d’IBM qui entend désormais appuyer les entreprises pour les doter non seulement d’infrastructures résilientes mais hautement sécurisées dans un contexte de large adoption des technologies Cloud ou infonuagiques. Ainsi, IBM a affirmé clairement sa volonté entière d’appuyer le CENADI dans la restauration des données. Au préalable, le Centre devra effectuer l’inventaire de l’ensemble des supports de données pour permettre à leurs experts d’entamer les études visant leur restauration. Sur la question de l’amélioration du stack du CENADI pour en faire une plateforme agnostique aux différentes charges du gouvernement, M.Ray Newson a expliqué que l’acquisition de Redhat par IBM à hauteur de 44 milliards de dollars visait à doter les clients IBM d’une plateforme suffisamment ouverte tout en demeurant extrêmement sécurisée.

Round up des communications

Le séjour newyorkais de la délegation du CENADI a été meublé par des communications sur le savoir-faire de la compagnie IBM. Ainsi, l’équipe CENADI a été édifiée sur IBM zSystems Strategy & Overview, mais aussi  sur l’intelligence artificielle sur les systèmes IBM z, la sécurité sur IBM z, Linux sur IBM zSystems et efficience. La Modernisation des applications et la containerisation, les dernières innovations technologiques d’IBM, l’alignement sur les actions futures ont fait également partie de ces présentations.

            Mme Elpida Tzortzatos dans son exposé sur l’intelligence artificielle sur les systèmes IBM Z a présenté les différentes innovations de IBM. Puis elle s’est appuyée sur le cas du payroll au CENADI en expliquant l’apport que pourrait avoir l’Intelligence Artificielle (IA) dans la détection et la lutte contre la fraude avec comme prime la protection de la fortune de l’Etat. Elle a saisi cette occasion pour expliquer au CENADI comment réussir un usage intensif de l’Intelligence Artificielle sans toutefois dégrader la performance des processus traditionnels. A la question de savoir comment le Centre pourrait profiter des innovations pour accompagner les Universités d’Etat camerounaises. Etant entendu qu’aucune ne dispose d’un centre de calcul approprié. Et que seul le CENADI possède des machines en mesure de rivaliser avec les calculateurs, Mme Elpida Tzotzatos a réitéré la volonté d’IBM d’appuyer le Centre en s’assurant que chaque strate de la solution est rendue accessible pour faire des utilisateurs des experts en Intelligence Artificielle et non simplement les utilisateurs comme c’est le cas avec les structures et agences de l’Etat qui hébergent des données à l’instar du CENADI.

 Au cours de la présentation sur la sécurité des systèmes IBM z, M. Jonathan Bradbury a rappelé que le mainframe est aujourd’hui l’une des machines les plus sécurisées sinon la plus sécurisée qui existe et qui héberge plus de 70% des loads critiques dans le monde du fait de sa résilience sécuritaire. Malgré les avancées technologiques exponentielles, a-t-il ajouté, IBM s’est toujours assuré que la sécurité ne fait l’objet d’aucun compromis dans la mesure où il bénéficie de la confiance des Etats et des industries parmi les plus critiques et sensibles.

Il a toutefois relevé la menace structurelle qui pèse sur l’ensemble des hébergeurs des données dans le monde face à la montée fulgurante de l’informatique quantique. En effet, et dans la stratégie d’IBM, d’ici une dizaine d’années les calculs quantiques deviendront monnaie courante. Ce qui signifie que  les données sensibles aujourd’hui indéchiffrables des Agences et des entreprises pourraient être déchiffrées à n’importe quel bout du monde. A ce jour, a-t-il rassuré IBM est la seule entreprise à mettre sur le marché les serveurs quantiques-safe. Le CENADI qui envisage s’offrir un nouveau serveur z pour les opérations de son site de relève devrait absolument comprendre et cerner les nouveaux défis ainsi que les enjeux qui seront ceux des Etats qui veulent garantir l’intangibilité de leurs données. 

Les échanges avec les experts du panel d’IBM ont permis aux Ingénieurs du Centre de comprendre la tendance actuelle où des entreprises d’un nouveau genre en ‘sniffant’ les paquets réseaux sur les communications sans fil et les fibres optiques sous-marines se constituent un patrimoine de données cryptées appartenant à des tiers et qui le moment venu seront déchiffrées et serviront soient à faire du chantage ou à pirater des systèmes qui sont aujourd’hui complètement étanches et inviolables d’un point de vue sécuritaire. Pour un pays comme le nôtre, cela reviendrait à pouvoir lire en clair les données des communications téléphoniques cryptées des services de renseignement ou de décrypter la base de données biométrique de la Police camerounaise, ce qui reviendrait à entrer en possession avec le patrimoine identitaire de tout un pays.

Pour finir, il a invité le CENADI en sa qualité d’Agence Nationale Étatique à prendre au sérieux une telle menace et à jouer les évangélistes de la technologie quantum auprès des structures sensibles du pays à l’effet d’être un précurseur de l’évolution technologique et non une victime.

 La présentation de Nada Santiago quant à elle a porté sur Linux One Hardware Offering Manager. En substance, il ressort qu’aujourd’hui grâce aux serveurs Linux One, les entreprises sont en mesure de consolider au sein des serveurs mainframes les loads qui auraient autrement sollicité plusieurs formes de serveurs réparties dans des espaces 8 fois plus grands qu’un serveur Linux One classique. Cette concentration de la puissance de calcul permet de réduire non seulement l’empreinte carbone, mais aussi et surtout entraîne une réduction significative de la consommation électrique. Rendue à une Agence nationale comme la nôtre, c’est plusieurs administrations qui pourraient voir leurs données hébergées au sein d’un même serveur avec des réductions significatives en termes de CAPEX et OPEX.

Le but de la présentation portant sur la modernisation et la containerisation des applications faite par M. Nathan Dotson, Principal Product Manager, IBM zNext Systems (en sa qualité de Chef de Projet serveurs IBM z next generation qui sortiront vers 2027 soit plus de cinq (05) ans après la sortie du tout dernier IBM z16 ) et Matt Mondics, Technical Sales Enablement Specialist – Hybrid Cloud on Z avait pour objectif de collecter les attentes des clients sur ce qui pourrait être digne d’intérêts dans les prochains serveurs IBM tout en donnant au client de solides garanties sur l’avantage compétitif et technologique des serveurs IBM z et de la technologie IBM.

L’exposé futuriste annonçant les mutations au sein du stack d’IBM a permi au CENADI d’envisager l’avenir tel que projeté par IBM et la transition technologique entre les architectures traditionnelles hétérogènes et leurs consolidations au sein de ce qu’IBM a baptisé le ‘Single Integrated Fabric’.

En d’autres termes et selon Nathan Dotson, les prochains serveurs auront la capacité d’assurer concomitamment et simultanément toutes les opérations d’hébergement et de colocation de manière agnostique, la modernisation avec la transition vers les loads dit “cloud native”, l’intégration et l’automation des environnements z/Os et systèmes ouverts avec la technologie dit du Cloud hybrid, les fortes capacités de calculs, de transmission et de résilience, l’intelligence artificielle et l’analyse des données en temps réel pour la prise de décision et l’hyperledger fabric qui est le précurseur des technologies dites de la blockchain.

Matt Mondics quant à lui dans le déroulé de sa présentation a fait la lumière sur la containerisation des applications qui est un pan important de la stratégie de modernisation du CENADI. A l’aide de cas pratiques, il a illustrer l’aisance de déployer au travers d’Openshift n’importe quelle application sans réellement se soucier de plusieurs préalables qui aujourd’hui incapacitent le CENADI à accueillir des dizaines de loads d’autres administrations alors qu’il dispose de la puissance de calcul nécessaire.

C’est avec beaucoup d’intérêts que la délégation du CENADI a suivi la communication sur la cryptomonnaie, phénomène actuel qui fait des émules. Avec une emphase sur les cas pratiques pilotés directement par IBM auprès des pays et de certaines grandes firmes, la présentation de Saket Sinha, Senior Partner and Global Vice-President, Financial Services of IBM portant sur le consulting IBM sur les aspects attenants à la gestion et le contrôle des assets dits digitaux (crypto-monnaies, crypto-assets…etc) des Agences Gouvernementales (comme le CENADI) a ouvert de nombreux horizons. En attendant que le sceau de la confidentialité soit levé sur les travaux menés et dont le caractère innovateur des solutions est impressionnant, Saket Sinha a fait savoir globalement que la nature des assets digitaux actuellement entretenus dans le portefeuille de solution d’IBM concerne la banque de détails, la banque d’investissements, le secteur de l’assurance, la trésorerie d’entreprise, les cartes et moyens de paiements des crypto-assets, la gestion des fonds alternatifs, les pensions de reversions, etc.

Certains pays expérimentent actuellement sur une plateforme IBM soit un projet de Banque de détails avec HSBC soit la possibilité d’émettre des crypto-assets directement auprès des Banques commerciales. La plupart des technologies utilisées tournent sur les infrastructures de la classe de celle dont dispose le CENADI. Ce qui lui confère un réel avantage si des simulations devraient être effectuées.

Au terme de sa présentation, Saket Sinha a proposé au CENADI de partir sur un modèle de hackathon avec un cas pratique de cross-border payment avec un pays comme le Nigeria qui dispose déjà d’une crypto-monnaie de banque centrale. Cette démarche affirme-t-il aura le mérite de permettre aux parties prenantes de l’écosystème financier du Cameroun de comprendre les enjeux et les bénéfices découlant à être un pionnier sur un secteur qui s’annonce être le plus disruptif pour les 20 prochaines années avec des effets potentiellement dévastateurs pour les Etats qui ne seront pas équipés à le comprendre ou à en faire face.

En termes de perspectives

Le Vice-Président, Strategy and Corporate Development d’IBM au cours des échanges a évoqué les axes d’intérêts que le CENADI pourrait explorer pour impulser la stratégie de la transformation digitale de l’Etat du Cameroun.  Son approche préconise un fort accent par le Centre sur l’innovation technologique; le focus client; la création de nouveaux écosystèmes et la soutenabilité de l’initiative. Sur la base de statistiques qui ont prévalu chez plusieurs autres clients de multinationale ou de pays, il a fourni au CENADI une démarche arpentée de quick wins monétisable.

Pour lui, il existe trois défis majeurs à surmonter par le Centre au rang desquels procéder à l’hébergement d’applications hétérogènes, ce qui justifie la cloudisation du stack logiciel du Centre. Ensuite, faire appel à l’analytics et à l’intelligence artificielle pour faciliter la prise de décision sur les données hébergées par le Centre et pour les administrations sectorielles concernées. Et enfin, réaliser la virtualisation et l’automation pour réduire les charges opérationnelles du Centre et adresser la soutenabilité.

Il a réitéré à Mme le Directeur du CENADI la disponibilité de son équipe de Consulting à appuyer le Centre dans sa montée en capacités et la convergence de son expertise pour s’ériger en un Centre d’excellence vitale pour la transformation digitale et numérique du Cameroun.

Le séjour de la délégation du CENADI a été riche et les échanges fructueux. Dans ses bagages, l’équipe a obtenu de IBM l’assurance de:

  • La formation des cadres du CENADI aux USA à zéro frais;
  • Le suivi et la mise en exécution des chantiers en mode d’expérimentation;
  • L’assistance technique des USA sur les déploiements des solutions innovantes portant sur le Cloud privé;
  • L’assistance technique, organisationnelle et même juridique à la demande si le Cameroun venait à envisager la mise sur pied d’un hackathon pour explorer la faisabilité d’un cross-border payment en crypto-monnaie avec le Nigeria;
  • Une assistance directe dans le dimensionnement et la construction du prochain serveur IBM Z destiné au site de relève;
  • Une assistance dans le récupération et la restauration de l’ensemble des données du Centre stockées dans des supports obsolètes.

Exécution du budget 2023: La Direction Générale du Budget présente les principales innovations

Les points qui les composent ont été détaillés par le  Chef de division du Contrôle Budgétaire , de l’Audit et de la Dépense,  Augusta Arrey TABENYANG, qui s’est exprimée au nom du Directeur Général du Budget, Cyrill EDOU ALO’O. C’était au cours de la cérémonie officielle de lancement de l’exercice budgétaire que présidait le ministre des finances Louis Paul Motaze le 16 janvier 2023 à Douala.

 Voté en recettes et en dépenses, pour un montant de 6345,1Mds, soit une augmentation de 264,7 Mds par rapport à l’exercice 2022, le budget de l’Etat du Cameroun pour le compte de l’année 2023, devra logiquement faire face aux méfaits de la crise Russo-ukrainienne et la flambée des prix des produits de première nécessité. Il pourra néanmoins s’appuyer sur un certain nombre d’innovations présentées dans un exposé par la Direction Générale du Budget à travers le Chef de la Division du Contrôle Budgétaire.

Si l’étude sur l’exécution du budget en 2022 a révélé un certain nombre de difficultés d’ordre technique, il convient de noter que le bateau conduit par CYRILL Edou Alo’o diligente tout vers une meilleure maîtrise au cours de cet exercice budgétaire.

Le Directeur général du budget entouré de ses collaborateurs

Madame Augusta Arrey TABENYANG présentant les principales innovations de l’exécution budgétaire en 2023

Dans son exposé le Chef de division du Contrôle Budgétaire, de l’Audit et de la Dépense  a explicité  les principales innovations qui s’articulent autour des volets suivant :

Au niveau de la Dématérialisation des procédures de traitement de la dépense :

Création des pools de saisie ordonnateurs au niveau des contrôles financiers régionaux et départementaux, pour assurer le traitement des dépenses des services déconcentrés et
des ressources transférées aux Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD).

Gestion des crédits en AE/CP :

L’AE constitue la limite supérieure des dépenses pouvant être engagées au cours d’un
exercice budgétaire et dont le paiement peut s’étendre le cas échéant sur plusieurs années;
– Le CP constitue la limite supérieure des dépenses pouvant être payées au cours d’un exercice budgétaire pour la couverture des engagements contractées dans le cadre des autorisations d’engagement;
– L’AE est consommé en totalité au moment de l’engagement juridique;
– Le CP est consommé au moment de la prise en charge de l’ordonnancement par le Comptable Public assignataire;
– Le montant des crédits ouverts en AE est égal au CP sauf pour les dépenses d’investissement
où le montant des crédits ouverts en AE peut être différent du CP

Portée du visa budgétaire :

Dans le cadre des marchés pluriannuels, l’apposition du visa budgétaire se fait
exclusivement sur un contrat couvert par la totalité de l’autorisation d’engagement;
– L’apposition des visas budgétaires physique et
électronique se fait de manière concomitante;
– Les MO et MOD doivent s’abstenir de soumettre au visa du CF, les marchés dont le délai d’exécution va au-delà de l’exercice budgétaire;
– La signature des actes, par l’ordonnateur, est subordonnée au visa du CF;
– La fiche du visa électronique édité du dispositif d’exécution du budget est un élément de la liasse.

Respect de la discipline budgétaire :

 Les dépenses de personnel dans les EP et autres organismes subventionnés ne doivent pas excéder
35% des dépenses de fonctionnement ;
– la masse salariale doit être au plus égale à 35% du montant de la subvention versée par l’Etat;
– les dépenses de personnels dans les CTD doivent être conformes aux ratios budgétaires prévus par
l’article 417 de la loi portant code général des CTD. (35% pour la Commune et Communauté Urbain et 30% pour les Régions)

Gestion de la dette flottante :

Chaque entité doit consacrer une partie de son enveloppe annuelle, à la prise en charge des
arriérés ;
– l’exécution financière des ressources transférées doit s’effectuer dans le strict respect du calendrier budgétaire de l’Etat;
– prioriser l’engagement des dépenses des projets exécutés en année n-1 avant engagement de nouveaux projets.

Visa budgétaire sur les dépenses de Subventions et de transferts d’investissement :

Pour l’apposition du visa budgétaire sur la décision de mise à disposition des transferts/subventions, le
CF compétent est celui placé auprès du Ministère transférant ;
– pour l’apposition du visa budgétaire sur les projets d’actes (contrats, conventions et décomptes), le
CF compétent est celui placé auprès de l’organisme bénéficiaire du transfert ou de la subvention

Validité de la liasse des marchés et lettres commande :

Validité, jusqu’au paiement, de la liasse de dépense produite au moment de la soumission à la
commande publique ;
– Ainsi, le Certificat de Non Exclusion n’est pas exigé pour le paiement des factures ou décomptes relatifs aux bons de commandes administratifs, lettres commandes ou marchés, attribués avant l’interdiction

Réhabilitation de bâtiments administratifs:

 Les réhabilitations des logements administratifs sont soumises à l’autorisation préalable du Ministre chargé du patrimoine de l’Etat, dans la limite des crédits disponibles.

Gestion des travaux en régie:

 Exigence faite aux Maîtres d’Ouvrages et Maîtres d’Ouvrages Délégués, de transmettre au MINMAP,
au plus tard le 15 octobre 2023, les demandes d’autorisation d’exécution des travaux en régie;
– Subordination de l’autorisation d’exécution des travaux en régie, à l’exigence de la justification,
par le Maître d’Ouvrages et Maître d’Ouvrages Délégués, de ses propres ressources humaines,
matérielles et techniques

Rationalisation du paiement des dépenses liées à l’enlèvement des ordures :

Subordination du règlement des prestations relatives à l’enlèvement des ordures, aux décomptes réguliers transmis par les Maîtres d’Ouvrage attestant de l’effectivité des prestations

Régime fiscal applicable aux primes d’alimentation du personnel militaire (Fiche N° PFDP-03, Annexe 1) :

Les paiements effectués au titre des dépenses d’alimentation (prime d’alimentation) des personnels militaires ne sont soumis à aucune retenue.

Suivi-évaluation des programmes et projets :

Suspension des Programmes et Projets de développement dont l’objet n’est plus avéré

Optimisation de la gestion des fonds de contrepartie :

Le virement de crédits des fonds de contrepartie vers d’autres lignes budgétaires demeure interdit.

Gestion des reports de crédits :

Collecte des liasses de dépenses complètes et régulières de l’exercice 2022 à inscrire dans le chapitre des reports;
– Transmission aux services déconcentrés des ministères transférant;
– Acheminement au niveau central, au plus tard le 15 février 2023;
– Au-delà de ce délai, les CTD devront prendre en compte ces dépenses dans leur budget 2024.

Suivi des recettes de service :

Les régies de recettes opérationnelles sont celles figurant dans la liste publiée en début d’exercice ;
– Respect des procédures de recouvrement des recettes telles que décrites dans le RGCP;
– Mise en place des cadres de collaboration permanents entre les administrations en charge du recouvrement des recettes de service (responsables des administrations sectorielles locales, Ministère en charge des finances).

Gestion des frais de mission (CTD/EP) :

Interdiction faite aux dirigeants des Établissements Publics et aux chefs des exécutifs des CTD, de mettre en mission les agents admis à faire valoir leurs droits à la retraite, ainsi que le personnel temporaire ou saisonnier

Achat des prestations médicales et non médicales dans le secteur de la santé (Fiches N° AOP-06 et 07,Annexe 1) :

 Les crédits d’achat de performance dans le cadre du financement basé sur la performance (PBF)
sont exécutés sur la base d’un engagement annuel au profit des Fonds Régionaux de Promotion de la
Santé (FRPS) ;

Traitement des dépenses des ressources transférées (Fiches N°OP-02, Annexe 1) :

Création des matricules budgétaires aux chefs des exécutifs des CTD, par les Contrôleurs Financiers Régionaux ou départementaux, selon le cas ;
– Les matricules budgétaires sont utilisés uniquement dans le cadre des opérations pour
lesquelles ils ont été créés

Modalités d’exécution des marchés et lettres commande (confer Annexes 1 et 2) :

Précision de la validité de la liasse;
– Instauration de la fiche d’immobilisation dans le circuit de la dépense;
– Clarification du rôle des acteurs au niveau de l’Etat, des EP et des CTD.

Remboursement des frais médicaux (Fiche N° DP-09, Annexe1) :

Harmonisation des taux appliqués aux bénéficiaires, conformément à la réglementation en vigueur

Modalités d’exécution du budget dans les CTD (Conf. Annexe 2) :

Élaboration des fiches spécifiques à l’exécution des dépenses en recettes dans les CTD ;
– Spécification du rôle des acteurs et intervenants dans le recouvrement des recettes des CTD;
– Clarification des modalités traitement des indemnités et des avantages servis aux membres
des organes exécutifs régionaux et communaux.

Exécution du budget 2023: Les recommandations du ministre des Finances

Louis Paul Motaze a invité les acteurs de l’exécution du budget, à prendre chacun conscience de la responsabilité qui est la sienne dans l’atteinte des objectifs de développement du Cameroun.

En leur qualité de point de départ de l’exécution de la dépense publique, ordonnateurs, maîtres d’ouvrages et maîtres d’ouvrages délégués, ont reçu responsabilité du démarrage à temps des procédures d’appel d’offres, notamment de la préparation des dossiers de consultation; le lancement et de l’attribution des marchés et l’engagement des dépenses y relatives. Ils ont par ailleurs en charge du suivi de l’exécution des travaux ou prestations engagés jusqu’à leur aboutissement. A cet effet, le Minfi les a exhorté à procéder dès la 23 janvier 2023, au lancement des procédures de tous les marchés qui sont de leur compétence, de manière à donner aux opérateurs économiques l’opportunité de soumissionner et de réaliser lesdites prestations dans les délais impartis et conformément aux cahiers des charges prédéfinis.


L’engagement des opérateurs économique

Rappel leur a été fait sur la position stratégique qu’ils occupent en tant que partenaires sans lesquels l’exécution du budget ne saurait se réaliser. 《 vous êtes les principaux contributeurs au budget de l’Etat, et le niveau de réalisation des recettes fiscales dépend essentiellement de votre adhésion à la politique fiscale du Gouvernement, et de votre volonté à prendre part à sa mise à œuvre. Aussi, des mesures de facilitation sont inscrites dans les lois de finances de la République afin d’améliorer la relation que vous entretenez avec l’administration fiscale. Vous intervenez par ailleurs en tant que prestataires de service et à ce titre, vous avez la responsabilité de la réalisation conforme des travaux et prestations qui vous sont confiés par les maîtres d’ouvrage. Votre professionnalisme, j’ai envie de dire votre patriotisme économique constitue le socle sur lequel se construit le développement économique et social de la Région》 a martelé le Ministre des Finances.

L’appel aux services déconcentrés

Aux services déconcentrés des Ministères chargés des Finances, de l’Economie et des Marchés Publics, Louis Paul Motaze rappelle qu’ils sont au cœur de la vie budgétaire et financière de la Région. Par conséquent, dépositaires des règles de gestion, garants du respect des procédures et de l’accompagnement des différents acteurs. Il souligne à cet effet que l’exécution efficiente du budget dépend en grande partie de leur maîtrise dans le maniement des différents outils de gestion publique et de la célérité avec laquelle ils traitent les dossiers qui leurs sont soumis. Tout en les engageant à mettre en place tous les mécanismes qui s’imposent afin de fluidifier le traitement des dossiers, le Minfi les invite à un plus grand respect des règles éthiques et déontologiques requises dans l’exercice de leurs fonctions respectives. En outre, il les a exhorté à être plus que par le passé, de véritables conseillers pour les contribuables et les usagers du service public. Par ailleurs il les a incité à être des relais de sensibilisation, de formation et d’explication des mesures nouvelles inscrites dans la loi de finances 2023 afin, d’éviter toute ambiguïté qui pourrait entrainer des interprétations diversifiées et être préjudiciable à la relation de confiance qu’ils ont construit jusqu’ici.

Aux élus locaux

Les élus locaux ont tout d’abord reçu les félicitations du ministre avant d’être interpellés sur les actions à perfectionner à l’instar du principe du compte unique du trésor . 《je voudrais saisir l’opportunité qui m’est offerte ici pour vous féliciter des sacrifices consentis par chacun pour la réussite de l’implémentation de la décentralisation. (…)
il est important de rappeler que les collectivités territoriales décentralisées n’échappent pas au principe du compte unique du trésor et à son principal corollaire, la mutualisation des ressources. Cette mutualisation des ressources, vous devez le savoir, est consubstantielle à la notion de République et s’impose à tous ses démembrements. J’ai même envie de dire que le fondement de la notion de compte unique réside dans le besoin pour notre pays dont l’organisation administrative se veut unitaire bien que décentralisée, de donner à toutes ses collectivités les mêmes chances en termes de disponibilité des ressources. Je voudrais donc préciser que les ressources destinées aux CTD sont rendues disponibles en fonction des recouvrements des recettes de l’Etat, mais encore, elles sont destinées à être mobilisées pour régler des dépenses engagées, réalisées, liquidées et ordonnancées et n’ont pas vocation à être thésaurisées dans des comptes ouverts dans les banques commerciales.》

Louis Paul Motaze les a invité à mobiliser leurs énergies pour accélérer la mise en œuvre des projets retenus dans leur budgets respectifs toit en faisant preuve de plus de réalisme dans le vote des budgets futurs, en tenant compte du niveau de réalisation des budgets précédents et de la capacité d’absorption des crédits mis à leur disposition, afin de ne pas enclencher une spirale d’endettement préjudiciable aux finances publiques.

A cet effet, les contrôleurs financiers et receveurs municipaux, ont été engage à continuer de faire preuve de collaboration et de professionnalisme pour un meilleur accompagnement des Collectivités territoriales décentralisées.

La loi de règlement du Cameroun pour l’exercice 2021 est disponible

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Paul Biya a procédé le 27 décembre 2022 à la promulgation de la loi de règlement de la République du Cameroun pour l’exercice 2021.

En effet, la loi de règlement est la loi de constatation de la dernière loi de finances exécutée.

La loi de règlement 2021

Consultez la loi de règlement 2021

Le personnel de la direction générale du budget s’aère l’esprit autour du sport

Marche sportive, séance de fitness et tournoi féminin de handball, ont marqué les activités organisées par la Direction Générale du Budget  le 18 décembre 2022 au complexe sportif  de la Garde Présidentielle de Melen à Yaoundé.

Pour la Direction Générale du Budget et après la crise sanitaire du covid 19 en 2021, il a fallu, travailler dans un autre contexte tout aussi difficile et délicat en 2022 : celui de la crise Russo-ukrainienne. Les conséquences de ces crises ont impactées l’échiquier tant international que national. En effet, les effets néfastes de cette crise ont imposé une nette adaptation et une réelle concentration dans l’activité budgétaire de l’Etat, qui a pris fin en novembre  dernier, pour s’ouvrir sur la nouvelle année.

C’est conscient de  cette réalité  et de la pression du travail que le Directeur Général du Budget,  Cyrill Edou Alo’o a permis à ses collaborateurs de souffler en clôturant  les activités budgétaires de l’année  par une activité ludique et épanouissante. Pour cela, une marche sportive effectuée par tout le personnel le dimanche 18 décembre, et  suivie d’un mini tournoi de handball organisé pour la circonstance a mis à l’honneur les dames de la structure. Il s’agissait d’un mini tournoi de trois matchs dont,   deux demi-finales et une finale. Visant  entre autre,  la relaxation, la détente, la  convivialité et le  vivre ensemble,  cet événement   fédérateur  de cohésion et de partage a ainsi permis aux femmes d’exprimer leurs talents sportifs. Accompagné des responsables des différentes divisions, sous-directions et de tout l’ensemble de son personnel, le Directeur Général du Budget a pris part à la marche de 6 km avant de présider le déroulement du mini tournoi.

Objectifs atteints

Les femmes de la DGB ont brillé par leurs performances et un professionnalisme en plein essor. Les équipes constituées étaient les suivantes : Division de la Réforme/Sous-direction du Contrôle Financier (DREF-SDCF) ;  Division des Contributions et des Participations/Service des Chapitres Communs/Direction de la Dépense et des Pensions des Personnels /Mutuelle (DPC-SDC-DDPP-MUTUELLE);  Cabinet DGB/ Sous-direction des Affaires Générales (CAB-SDAG) ;  Division de la Préparation du Budget/Division de l’Informatique/Division des Prévisions (DPB-DI-DP).

Vainqueurs en demi-finales, les équipes DREF-SDCF et  CAB-SDAGvont finalement s’affronter au cours d’une finale palpitante, qui va se solder par une belle victoire de l’équipe DREF-SDCF. Et c’est avec de beaux sourires que 03 trophées ont été accordés à trois femmes du match des équipes CAB-SDAG et DREF-SDCF,  ainsi qu’un trophée de victoire à l’équipe gagnante.

Mais plus qu’une compétition, Il s’agissait pour les femmes de la DGB de se détendre dans une ambiance bon enfant. D’ailleurs, l’activité sportive ainsi menée et s’inscrivant en droite ligne des activités de clôture de l’année budgétaire 2022 reste  selon  Flore Goma, présidente du comité d’organisation à la DGB (et Sous-Directeur des affaires Générales  de la DGB), un moment de relaxation et de partage  qui devait permettre à la sportivité mentale caractérisant  l’ensemble du personnel de la DGB, de  se manifester physiquement. « Nous avons  disputé  3 matches,  il y a eu des perdantes et des gagnantes mais, pour nous ça ne compte pas du tout,  ce qui compte c’est l’ambiance que le Directeur Général du Budget a voulu imprimer,  c’est la convivialité qu’il a voulu instituer au sein des équipes »  a-t-elle affirmé. Elle s’est dite satisfaite du déroulement de cette édition dont l’objectif d’épanouissement a été atteint.

Pour le Directeur Général du Budget, cette activité sportive se justifie non seulement par la volonté d’offrir aux femmes de la DGB, un cadre d’expression pouvant fédérer les forces et les énergies de la DGB, mais aussi de rassembler autour d’une activité festive,  les différents services de la structure. Après avoir félicité cette belle initiative, le Directeur Général du Budget a fortement applaudi ses collaboratrices, et encouragé  la présidente du comité d’organisation, à continuer à encadrer les femmes dans le sens du  perfectionnement de cette discipline au sein de la DGB.

Le projet de loi de finances pour l’exercice 2023 adopté par les députés

Les honorables députés de la chambre basse du parlement camerounais ont validé le projet de loi de finances pour l’année 2023. Il se chiffre en recettes et en dépenses à la somme de 6345,1 milliards de FCFA.

Le texte qui vient d’être adopté par les députés est conforme aux orientations de la circulaire du Président de la République relative à la préparation du budget de l’Etat pour l’exercice 2023. Comme il est de tradition, le texte voté s’équilibre en recette et en dépenses. En effet, L’enveloppe budgétaire pour l’exercice 2023 se chiffre en recettes et en dépenses à la somme de 6345,1 milliards de FCFA,  et on y note une augmentation de 264,7 milliards de FCFA en glissement annuel par rapport à 2022, soit une augmentation de 4,4% en valeur relative.

Ce budget a été élaboré dans un contexte marqué par le ralentissement de la croissance économique mondiale dont le taux projeté en 2023 est de 2,7% sur le plan international. L’inflation devrait diminuer pour s’établir à 6,5% du fait des politiques monétaires désinflationnistes mises en place par les banques centrales. La même diminution est attendue en zone CEMAC, où ce taux est projeté à 3,3%.

Sur le plan national, l’élaboration de ce projet de loi s’est adossée sur plusieurs facteurs notamment sur les projections macro-économiques. Elles tablent sur une croissance de 4,2% contre 3,7% en 2022, en dépit de la contraction de l’activité dans le secteur pétrolier. L’inflation restera maîtrisée à 3% contre 4,6% en 2022, selon l’exposé des motifs de ce texte.

Annexes budgétaires

L’une des innovations majeures dans la documentation budgétaire pour l’exercice 2023 est l’intégration d’une annexe portant sur les risques budgétaires. Dans un contexte national et international incertain, la maîtrise des risques budgétaires est devenue primordiale pour la réussite de la mise en œuvre du budget de l’Etat. Ainsi le Gouvernement a décidé d’élaborer un rapport annuel sur l’analyse des risques budgétaires, conformément aux dispositions des lois portant respectivement Régime Financier de l’État et des Autres Entités Publiques (la loi n°2018/012 du 11 juillet 2018) et Code de Transparence et de Bonne Gouvernance dans la Gestion des Finances Publiques au Cameroun (la Loi No2018/011 du 11 juillet 2018). Avec cet outil, le Cameroun détient la cartographie des risques budgétaires majeurs pouvant entacher l’exécution de son budget.

TELECHARGER LE PROJET DE LOI DE FINANCES 2023 AINSI QUE TOUTES LES ANNEXES ICI

DREF/CSFI/COM

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