Ministère des Finances du Cameroun

LA DIRECTION GENERALE DU BUDGET

Le premier rapport annuel sur les risques budgétaires est fin prêt

L’atelier relatif à la finalisation de cet important document qui sera annexé au projet de loi de finances pour l’exercice 2023, s’est ouvert hier, 27 Septembre 2022, à DAJOLL Hôtel de Mbankomo. Les travaux sont conduits par une délégation du Fonds Monétaire Internationale (FMI) à travers son Centre régional de Développement des Capacités pour l’Afrique Centrale (AFRITAC Centre).
Le Cameroun y est presque. Le pays va pour la première fois, annexé un rapport annuel sur les risques budgétaires à la loi de finances. Il ne s’agit pas d’un document de trop de la documentation budgétaire mais d’un rapport de plus qu’il faut dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi du budget de l’Etat. En effet, face à une conjoncture nationale et internationale incertaine à laquelle le pays est régulièrement victime des chocs endogènes (crises sécuritaires…) et exogènes (crises sanitaires, économiques…), il est impérieux de disposer des outils d’atténuation de ces facteurs sur le budget de l’Etat. A ce titre, sur demande des autorités camerounaises, le Fonds Monétaire Internationale (FMI) appuie le Cameroun pour la première fois à l’identification, l’atténuation et le au suivi des risques pouvant perturbés l’exécution de son budget tant dans la programmation que dans son exécution.
A la suite d’une première mission conduite par AFRITAC Centre du 11 au 22 juillet 2022, dont le but était de consolider les données dans un rapport unique qui recense les éléments pouvant constituer des (à identifier, suivre et atténuer) risques budgétaires , du partage des pratiques et l’expérience camerounaise en matière de suivi et de gestion des risques budgétaires ; de ce fait, la deuxième mission s’inscrit dans une logique de poursuite de la première ébauche de rapport en vue de le finaliser et de le valider afin que ce dernier fasse partie de la loi de finances 2023 en sa partie annexe.
Dans sa structuration, le présent rapport examine les risques macroéconomiques, les risques liés à la dette publique, les risques liés aux entités du secteur public autres que l’Etat, les risques institutionnels, les risques liés au secteur financier, les risques à long terme et les autres risques spécifiques. Le rapport ne se contente pas d’énumérer et d’analyser les différents risques budgétaires, mais il propose des mesures d’atténuation pour y faire face. Il s’agit donc d’un véritable outil d’intelligence économique qui permettra désormais au Cameroun d’anticiper et de mieux maîtriser les risques pouvant entacher l’exécution du budget de l’Etat et donc la bonne marche des institutions.
Outre la finalisation dudit rapport, les administrations directement impliquées dans l’élaboration du budget bénéficieront d’une formation sur l’outil d’évaluation des risques budgétaires (FRAT) de FAD.
Rappelons que la production du rapport annuel sur les risques budgétaires entre dans le prolongement des réformes entamées pour se conformer à la loi n°2018/012 du 11 juillet 2018 portant Régime Financier de l’État et des autres Entités Publiques. Il s’agit par ailleurs d’une exigence du Code de Transparence et de Bonne Gouvernance dans la Gestion des Finances Publiques. En effet, il est inscrit dans la directive 01/11-UEAC-190-CM-22 de la CEMAC relative aux Lois de finances « qu’un Rapport identifiant et évaluant les principaux risques budgétaires doit être joint en annexe au projet de loi de finances initiale ». A travers l’élaboration du rapport annuel sur les risques budgétaires, le Cameroun est donc en phase avec la législation sous régionale (CEMAC) en matière de gestion des finances publiques et son cadre juridique interne.
DREF/CSFI/COM

Le ministre des Finances rappelle la date limite d’arrêt d’apposition du visa budgétaire sur les projets de contrat pour l’exercice 2022

Le ministre des Finances a signé le 16 septembre 2022, une lettre circulaire adressée aux Ordonnateurs, Responsables de Programme, Maitres d’Ouvrages et Partenaires au développement qui rappelle la date d’arrêt d’apposition du visa budgétaire sur les projets de contrats à passer sur le budgets publics au titre de l’exercice 2022.

Cette lettre-circulaire intervient en application des dispositions combinées de la loi N°2018/012 du 11 juillet 2018 portant régime financier de l’Etat et des autres entités publiques, en son article 62 (2), et du décret N02019/281 du 31 mai 2019 fixant le calendrier budgétaire de l’Etat en son article 45, telles que précisées dans la circulaire N000000456/C/MINFI du 30 décembre 2021 portant instructions relatives à l’exécution des lois de finances, au suivi et au contrôle de l’exécution du budget de l’Etat et des autres entités publiques pour l’exercice 2022, dans les points 3, 4 et 5 de ses dispositions générales.

A ce titre, la lettre circulaire fixe la date d’arrêt d’apposition du visa budgétaire sur les projets de contrat à passer sur les budgets publics par les Contrôleurs Financiers pour le compte de l’exercice 2022, au 15 Octobre 2022, exception faite des marchés pluriannuels et des marchés de fournitures dont les délais de livraison n’excèdent pas un (01) mois. Par conséquent, toute autorisation de dépenses ponctuelle ou automatique transmise au-delà de cette date est considérée irrecevable, sauf autorisation expresse du Ministre des finances.

Il y a lieu de préciser que cette lettre circulaire sonne comme une invite à plus de diligence dans le traitement des dossiers relatifs à la passation des marchés entre autres. C’est aussi une mesure de régulation qui vise à garantir une plus grande rationalité dans l’exécution des budgets publics.

Le MINFI au côté du MINTSS dans le pilotage par la performance de ses Programmes

Sur invitation du Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale (MINTSS), le Ministère des Finances a été représenté à la Session du dialogue de gestion stratégique du MINTSS qui s’est tenue le mardi 30 Août 2022 à la Salle de Conférence du MINTSS.
Dans le cadre de cette session, le Chef Cellule de la Formation et des Systèmes d’information à la Division de la réforme budgétaire au Ministère des Finances, Monsieur ONDOA Frédéric Jean Marie, a exposé sur la philosophie et les outils du pilotage par la performance des programmes. A cette occasion, il a tenu à distinguer les notions de pilotage stratégique et opérationnel avant de s’attarder spécifiquement sur les modalités du suivi-évaluation de la performance des programmes.
Par ailleurs, cette assise au MINTSS à surtout permis à l’ensemble des acteurs de la performance de ce département ministériel de s’approprier le nouveau Cadre Stratégique des Programmes du MINTSS avec une emphase sur les indicateurs de performance et de de justifier l’état de mise en œuvre à mi-parcours de leur Plan de Travail Annuel 2022.
Aux termes des travaux, le MINFI, par la voie de son représentant, a particulièrement noté, avec satisfaction, la bonne animation du contrôle de gestion dont la parfaite illustration réside en la tenue d’un dialogue de Gestion stratégique mais aussi et surtout à travers la signature de la charte ministérielle de gestion des programmes et la signature de deux (02) notes de service portant respectivement désignation d’un coordonnateur du Contrôle de Gestion et des Contrôleurs de Gestion respectifs des Programmes opérationnels et support.
Toutefois, le Chef Cellule de la Formation et des Systèmes d’information à la Division de la réforme budgétaire au Ministère des Finances n’a pas manqué de réitéré au MINTSS les recommandations retenues par les membres du Comité Interministériel de l’Examen des Programmes (CIEP) lors de la session 2022 qui invitait le MINTSS à : « affiner le cadre logique des programmes opérationnels, Développer dans l’un des programmes opérationnels un contenu relatif au travail décent, Optimiser le système statistique en collaboration avec l’INS afin de renseigner de manière adéquate les indicateurs et enfin à créer un cadre de concertation avec les autres administrations intervenant sur les politiques publiques relevant de la compétence du MINTSS afin de faciliter la remonté des données statistiques », a martelé Monsieur ONDOA Frédéric.
Il faut rappeler que cette session du dialogue de Gestion du MINTSS s’inscrit dans la dynamique d’implémentation de l’esprit et de la lettre du Budget Programme induit par les lois successives de 2007 et de 2018 portant Régime Financier de l’Etat et des Autres Entités Publiques. A ce titre, le MINTSS s’est engagé à poursuivre ses efforts dans l’animation continue de son dispositif de pilotage par la performance.
Pour atteindre les résultats escomptés, le Secrétaire Général a invité ses collaborateurs à une « mobilisation accrue et une implication de tous en fonction des objectifs » et de « prendre conscience des forces et surtout des faiblesses sur la base des expériences du passé » afin de « s’inscrire résolument vers l’atteinte des résultats assignés ».
DREF/CSFI/COM

La poursuite de l’exécution du Plan Global de Réforme des finances publiques comme priorité dans la préparation du budget 2023

Le Président de la République, son Excellence Paul Biya, a signé le 23 août 2022, la Circulaire n°001 relative à la préparation du budget de l’Etat pour l’exercice 2023. Parmi les points essentiels retenus, y figure en bonne place, la poursuite de l’exécution du Plan Global de Réforme des finances publiques.

Une circulaire dense qui s’articule en 80 points fixant les déterminants de l’action publique en 2023 ainsi que certaines dispositions pratiques pour l’élaboration du budget de l’Etat y afférent. C’est en son point 05 que le Président de la République érige les travaux de modernisation de la gestion des finances publiques au rang des priorités de l’exercice budgétaire 2023. En effet, « L’élaboration du budget pour l’exercice 2023 devra poursuivre l’exécution des actions contenues dans le Plan Global de Réforme des finances publiques, afin de renforcer l’usage du budget-programme aussi bien dans son processus de préparation que dans sa présentation, son exécution et son suivi-évaluation ».

En guise de rappel, il faut souligner que le Plan Global de Réforme des Finances Publiques constitue le cadre d’intervention de référence du Gouvernement et même des Partenaires Techniques et Financiers en matière de réforme sur les finances publiques. Construit, depuis 2018, de manière holistique afin de couvrir toutes les fonctions liées à la gestion des finances publiques, ledit plan se structure autour de cinq (05) axes majeurs à savoir : le renforcement des capacités de préparation du budget et amélioration de la budgétisation par programme (AXE 1), le renforcement du civisme fiscal et des capacités de mobilisation des ressources budgétaires (AXE 2), le renforcement des capacités de contrôle et de maîtrise de l’exécution des budgets (AXE 3), le développement des audits et vérifications internes et des contrôles externes (AXE 4) ainsi que la mise en place et renforcement des fonctions d’appui à la gestion des finances publiques (AXE 5).

Sa version actualisée pour la période 2022 – 2023 a été adoptée le 15 décembre 2021 lors de la 10ème session du Comité de Pilotage de la Plateforme de Dialogue sur les Finances Publiques. Sur cette période biennale, le Plan Global de Réforme des Finances Publiques ambitionne atteindre 287 résultats contenus dans ses 27 objectifs stratégiques qui se déclinent en 61 actions et 131 activités. En termes de performance, au mois de juin 2022, l’évaluation a fait état de la réalisation de 107 résultats sur les 185 prévus en 2022, soit un taux de mise en œuvre de 50% environ. A ce titre, pour 2023, les défis restent importants.

D’une manière générale, le Plan Global de Réforme des Finances Publiques est appelé à participer des exigences de la circulaire présidentielle afin que « l’objectif de la politique budgétaire pour l’exercice 2023 reste la poursuite de la consolidation budgétaire en vue d’assurer à l’Etat des marges de manœuvre budgétaires saines à moyen terme, compatibles avec un niveau d’endettement soutenable et garantissant la viabilité financière de son programme de dépenses adossé sur la SND30… ».

TELECHARGER LA CIRCULAIRE POUR LA PREPARATION DU BUDGET 2023

DREF/CSFI/COM

Consultez la circulaire sur la préparation du budget 2023

Le 23 août 2022, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Paul Biya a signé la Circulaire N°001 du 23 août 2022 relative à la préparation du budget de l’Etat pour l’exercice 2023.

Cette circulaire donne les grandes orientations qui doivent guider l’élaboration du projet de loi de finances pour l’exercice 2023, en vue de permettre à notre pays d’atteindre ses objectifs de croissance et de développement inclusif et durable. Elle présente le contexte macroéconomique, fixe les objectifs de l’action publique, les orientations générales de la politique budgétaire, ainsi que les dispositions pratiques pour l’élaboration du budget de l’Etat au titre de l’exercice 2023.

La préparation du budget de l’Etat pour l’exercice 2023, tout en tenant compte contexte macroéconomique mondial et national, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de développement économique, social et culturel de la Nation, sous-tendue par la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30) qui opérationnalise la seconde phase de la Vision 2035. Elle tient également compte de la lutte contre les effets négatifs induits par la guerre en Ukraine sur l’économie nationale et la poursuite du plan de relance économique post-COVID-19, ainsi que des mesures préalables et repères structurels du nouveau Programme économique et financier conclu avec le Fonds Monétaire International (FMI).

De manière spécifique, un accent particulier sera mis globalement sur : (i) la finalisation et la mise en service des grands projets de première génération restants, (ii) la poursuite de la préparation des grands projets de deuxième génération, (iii) le renforcement de la cohésion sociale et du processus de décentralisation, (iv) la poursuite de la mise en œuvre de !’import-substitution, à travers les actions visant l’augmentation de la production locale et la réduction de la dépendance aux importations, (v) la poursuite de la reconstruction des régions affectées par les crises en particulier celles du Nord-Ouest, du Sud-ouest et de l’Extrême Nord et, (vi) le maintien de la veille sécuritaire et sanitaire.

L’élaboration du budget pour l’exercice 2023 devra poursuivre l’exécution des actions contenues dans le Plan Global de Réforme des finances publiques, afin de renforcer l’usage du budget-programme aussi bien dans son processus de préparation que dans sa présentation, son exécution et son évaluation.

Le rapport d’exécution du budget de l’Etat pour l’exercice 2021 est disponible

L’exécution du budget 2021 s’est effectuée dans un contexte marqué par la reprise de l’économie mondiale, et sur le plan national, par la finalisation des préparatifs de la CAN 2021 et la persistance de la crise sociopolitique et sécuritaire. Cette conjoncture a conduit à revoir à la hausse les prévisions de la loi de finances initiale.

RAPPORT EXECUTION BU...

A fin décembre 2021, on note un niveau satisfaisant de mobilisation des ressources (93,7%) ainsi qu’une maitrise de l’exécution globale des charges budgétaires (97,2%) contenues dans la limite prévisionnelle.

Le taux de réalisation des recettes internes est de 100,9% ; celui des emprunts et dons de 80,6%. Les recettes pétrolières ont été recouvrées à hauteur de 482,2 milliards et les recettes non pétrolières pour un montant de 3 015,1 milliards consécutivement à la bonne mobilisation des recettes des impôts et taxes et surtout des recettes douanières. Les recettes non fiscales quant à elles, se sont chiffrées à 171,9 milliards.

S’agissant des dépenses, celles en capital ont représenté 21,7% des ordonnancements, suivie des dépenses de personnel (21,1%) et des biens et services (19,4%). Les dépenses courantes (hors intérêts sur la dette) enregistrent un taux d’exécution de 112,8%, celles en capital un taux de 81,7%.

Globalement, l’exécution du budget 2021 est en amélioration avec la réduction des déficits budgétaires, le respect des critères du nouveau programme économique et financier hormis celui relatif aux interventions directes. Le déficit du solde global est de 624,2 milliards (2,5% du PIB contre 3,6% en 2020) ; celui du solde primaire se situe à 382,6 milliards (1,5% du PIB contre 2,1% en 2020).

Les besoins de financement de l’Etat se sont situés à 1 653,0 milliards ; ils ont été couverts par les prêts projets (404,4 milliards), les émissions de titres publics (819,1 milliards), les appuis budgétaires (203,8 milliards), le financement bancaire (82,3 milliards) et les autres emprunts extérieurs (7,3 milliards).

Des avancées sont observées dans les domaines des marchés publics avec l’amélioration des taux de réception des prestations ; de la décentralisation avec une bonne exécution des ressources transférées aux CTD ; des procédures dérogatoires avec une diminution du volume des régies d’avances et des avances de trésorerie.

Toutefois, des efforts restent à fournir en ce qui concerne les modalités d’exécution des financements extérieurs, le reporting financier et l’exécution des dépenses du CAS COVID.

Le rapport citoyen des dépenses publiques sociales 2021 en gestation

Le 11 août 2022, s’est tenu dans la salle de conférences de l’Hôtel MANSEL de Yaoundé, l’atelier de validation technique du rapport citoyen des dépenses publiques sociales 2021.

Cette cérémonie était co-présidée par Mme. Faisal MAYA, Représentante des Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) au Cameroun et M. Pierre NGUETSE, Chef de Cellule d’Elaboration de la Stratégie Nationale de Développement à la Divion de la Prospective et de la Planification Stratégique (DPPPS) du Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT). Y ont pris part outre les responsables de l’UNICEF, du Ministère des Finances, du MINEPAT et du Secrétariat Technique de coordination du projet Sustainable Developpement Goal Funds (SDG), les représentants du MINSANTE, MINEFOP, MINTSS, MINJEC, MINAS, MINEE, MINPROFF, MINESUP, MINCOM, MINDDEVEL et de l’INS. Les représentants de la société civile et des élus locaux, notamment ceux des Maires de Yaoundé 1er, 2e, 3e , 4e et 5e , ainsi que des représentants des autres partenaires techniques et financiers à savoir ONUFEMME, la Banque Mondiale, le PNUD et la GIZ ont également assisté à cette activité.

Dans son mot introductif, la Présidente de séance a indiqué que l’atelier visait à valider techniquement le rapport citoyen des dépenses publiques sociales par le Secrétariat technique de Coordination du SDG en présence des responsables du MINFI, MINEPAT, des administrations sectorielles, des partenaires techniques et financiers et de la société civile.

Cet atelier d’une demi-journée a permis de rappeler à l’assistance la méthodologie et la démarche d’élaboration du rapport et de le présenter dans sa forme et son fond et de faire des observations avant son adoption. Il sera donc question d’intégrer les recommandations formulées au cours dudit atelier avant de transmettre ce rapport pour validation par la hiérarchie.

Une Circulaire relative à l’intégration et à l’évaluation de la Budgétisation Sensible au Genre dans le budget de l’Etat vient d’être signée

Le Ministre de Finances a signé le 02 août 2022 la Circulaire N0000023/C/MINFI relative à l’intégration et à l’évaluation de la Budgétisation Sensible au Genre dans le budget de l’Etat. Cette Circulaire adressée aux ordonnateurs principaux, secondaires et aux responsables de projets, programmes et assimilés décline de façon opérationnelle les hautes instructions du Président de la République relatives à la budgétisation sensible au Genre, notamment celles contenues dans les circulaires annuelles relatives à la préparation du budget de l’Etat. Elle a pour objet de fixer les modalités de prise en compte de l’égalité des sexes dans le budget de l’Etat. De manière spécifique, elle indique les modalités suivant lesquelles les besoins, aspirations, intérêts différenciés des hommes et des femmes, des filles et des garçons sont intégrés dans le processus budgétaire.

Il faut rappeler que la Budgétisation Sensible au Genre (BSG) est le processus d’évaluation des implications de toute action planifiée, sur les femmes et les hommes, les filles et les garçons. C’est l’intégration d’une perspective genre dans le cycle budgétaire par les processus spécifiques et les outils analytiques afin de promouvoir les politiques publiques sensibles au genre.

La budgétisation sensible au genre doit être cohérente avec les objectifs de développement nationaux et avec les objectifs de développement durable relatifs à l’égalité entre les sexes. Elle est étroitement liée à la démarche de performance et de gestion axée sur les résultats et se traduit dans les programmes et actions, à travers la définition des objectifs, indicateurs genres sensibles, le long de la Chaine PPBS

Budget 2023 : les priorités du Gouvernement

Elles ont été présentées par le Ministre des Finances (MINFI), Louis PAUL MOTAZE, au cours du séminaire de lancement des activités de préparation du budget de l’Etat au compte de l’exercice 2023, qui s’est ouvert le mardi 19 juillet 2022 à Yaoundé à l’Hôtel Hilton.

La préparation du budget de l’Etat au compte de l’exercice 2023 est donc lancée. Pour ce faire, le Ministre des Finances, Louis PAUL MOTAZE, a prescrit le cap à suivre aux différentes administrations et instances de préparation du budget. Pour le MINFI, les choix stratégiques et opérationnels devront rester alignés aux nouveaux cadres stratégiques de performance des programmes du Gouvernement, récemment examinés et adoptés lors de la dernière édition du Comité Interministériel d’Examen des Programmes (CIEP). En effet, « les ressources budgétaires devront davantage être orientées dès 2023, à la mise en œuvre des grands plans et projets prévus et déclinés dans le Programme d’Impulsion Initiale pour la transformation structurelle de l’économie», a indiqué le Louis PAUL MOTAZE. Concrètement, pour 2023, le gouvernement devra relever d’importants défis qui sont entre autres de : Maintenir une attention à la hauteur des besoins, en direction de tous les foyers de crises sécuritaires à travers le pays, afin de ramener la paix dans les zones concernées et favoriser leur reconstruction ; Poursuivre l’apurement de l’importante dette salariale due principalement aux enseignements ; Mettre à la disposition des secteurs de production et des infrastructures des moyens nécessaires à l’implémentation des actions relatives à l’import-substitution, afin d’accroitre rapidement l’offre interne en produits de grande consommation. Par ailleurs, dans cette même dynamique, il sera question de finaliser les grands projets portuaires, routiers, autoroutes et énergétiques à travers le pays et les mettre en service. Pour porter ces ambitieux projets et la vision du pays, le capital humain n’est pas en reste. Par conséquent, le gouvernement compte poursuivre la mise en place des nouvelles universités d’Etat afin de renforcer le capital humain à même de contribuer à l’émergence d’une véritable industrie. Sans oublier de poursuivre les actions relatives à la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle, destinée à réduire la fracture qui existe dans la prise en charge sanitaire des différentes couches de la population. Enfin, il sera question de renforcer et d’approfondir le processus de la décentralisation, à travers l’opérationnalisation des régions.

Au regard de tous ces défis, il sera donc important de « préparer un budget qui finance des projets porteurs de croissance et permettant de rattraper rapidement le sentier de croissance programmé dans la SND30 et de progresser vers les objectifs de la première phase de la stratégie nationale », a-t-il martelé. A ce titre, afin de contribuer plus efficacement à la réussite de cette politique, appelée à devenir une véritable cause nationale « une cohésion et une complémentarité bénéfique devrait ainsi s’établir entre toutes les structures et entités publiques, afin de réaliser des économies de ressources et obtenir rapidement des résultats significatifs », a prescrit le MINFI.

Risque budgétaire

Le Ministre des Finances n’a pas manqué l’opportunité de rappeler que la préparation du budget de l’Etat au titre de l’exercice 2023 se déroule dans un contexte socioéconomique et budgétaire « morose ». Cette situation est principalement caractérisée par les restrictions commerciales imposées par la pandémie du COVID-19 et la crise ukrainienne. Des facteurs exogènes qui ont dégradé et bouleversé l’économie mondiale. Ces évènements impactent négativement la mobilisation des recettes internes, du fait de la hausse du niveau général des prix. Une situation qui alourdit la facture de l’Etat destinée à la prise en charge de la subvention du carburant, à cause du renchérissement du cours du pétrole qu’elle entraine au niveau international. « Dans ce contexte, préparer un budget 2023 à la hauteur des enjeux économiques et financiers du Gouvernement exigera de tous les acteurs une rationalisation de leurs choix et une juste évaluation de la dépense, sur la base d’une bonne identification de ses déterminants », a prescrit le Louis Paul MOTAZE.

Le FMI accompagne le Cameroun sur « l’identification, le suivi et gestion des risques budgétaires »

Après deux semaines de concertation avec les autorités et administrations camerounaises directement impliquées dans l’élaboration du budget de l’Etat, les équipes du FMI ont tenu un atelier de renforcement des capacités qui s’est ouvert le lundi 18 juillet 2022 à travers son Centre régional de Développement des Capacités pour l’Afrique Centrale (AFRITAC Centre) pour capitaliser sur les résultats des échanges engendrés afin de munir le pays du premier rapport annuel sur les risques budgétaires au Cameroun.

Ces assises étaient placées sous la présidence de Madame BOUMSONG Sophie, Chef de Division de la Réforme Budgétaire, en lieu et place du Directeur Général du Budget (DGB). A l’ouverture des travaux, la Présidente de séance, a rappelé l’objectif principal de la tenue de cette assise. « Cette mission a pour objectif d’accompagner les autorités camerounaises à renforcer leur capacité à identifier, quantifier et gérer les risques budgétaires », a martelé Madame BOUMSONG Sophie. La finalité de ces travaux étant de permettre au Cameroun « d’élaborer à partir de cette année, l’annexe portant sur les risques budgétaires, conformément à la Loi portant Régime Financier de l’État et des Autres Entités Publiques », a-t-elle poursuivi.

De son côté, dans son propos liminaire, Monsieur Pilippe EGOUME, Directeur AFRITAC Centre, par ailleurs Chef de la délégation AFRITAC Centre/FMI, au nom du Centre Régional de Développement des Capacités du Fonds Monétaire International pour l’Afrique Centrale, a indiqué que cet atelier vise à « présenter et discuter des méthodologies pour identifier, suivre et atténuer les risques budgétaires , partager les pratiques et l’expérience camerounaise en matière de suivi et de gestion des risques budgétaires, examiner les conditions pour assurer une meilleure prise en compte des risques budgétaires dans la documentation budgétaire, et de discuter comment AFRITAC Centre peut contribuer à renforcer les dispositifs du Cameroun dans ce domaine ». D’une manière générale, il s’agit d’un cadre d’échanges sur les meilleures pratiques en matière d’identification, de classification, de quantification et de gestion des risques budgétaires.

La formation est dispensée à l’attention des administrations fortement concernées par les principaux chocs économiques, sociaux, sanitaires, sécuritaires,…pouvant engendrer des risques budgétaires. Il s’agit notamment : des  représentants du Ministère des Marchés Publics (MINMAP), de la Direction Générale du Budget (DGB),  de la Direction Générale du Trésor et de la Coopération Financière et Monétaire (DGTCFM), de la Direction Générale des Impôts (DGI), de la Division de la Prévision (DP), de la Division des Affaires Juridiques du MINFI, de la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA) et de la Commission Technique de Réhabilitation des Entreprises Publiques (CTR). Les travaux devront aboutir sur l’adoption d’un draft du premier rapport annuel sur les risques budgétaires au Cameroun.