Ministère des Finances du Cameroun

LA DIRECTION GENERALE DU BUDGET

Consultez la circulaire sur la préparation du budget 2023

Le 23 août 2022, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Paul Biya a signé la Circulaire N°001 du 23 août 2022 relative à la préparation du budget de l’Etat pour l’exercice 2023.

Cette circulaire donne les grandes orientations qui doivent guider l’élaboration du projet de loi de finances pour l’exercice 2023, en vue de permettre à notre pays d’atteindre ses objectifs de croissance et de développement inclusif et durable. Elle présente le contexte macroéconomique, fixe les objectifs de l’action publique, les orientations générales de la politique budgétaire, ainsi que les dispositions pratiques pour l’élaboration du budget de l’Etat au titre de l’exercice 2023.

La préparation du budget de l’Etat pour l’exercice 2023, tout en tenant compte contexte macroéconomique mondial et national, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de développement économique, social et culturel de la Nation, sous-tendue par la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30) qui opérationnalise la seconde phase de la Vision 2035. Elle tient également compte de la lutte contre les effets négatifs induits par la guerre en Ukraine sur l’économie nationale et la poursuite du plan de relance économique post-COVID-19, ainsi que des mesures préalables et repères structurels du nouveau Programme économique et financier conclu avec le Fonds Monétaire International (FMI).

De manière spécifique, un accent particulier sera mis globalement sur : (i) la finalisation et la mise en service des grands projets de première génération restants, (ii) la poursuite de la préparation des grands projets de deuxième génération, (iii) le renforcement de la cohésion sociale et du processus de décentralisation, (iv) la poursuite de la mise en œuvre de !’import-substitution, à travers les actions visant l’augmentation de la production locale et la réduction de la dépendance aux importations, (v) la poursuite de la reconstruction des régions affectées par les crises en particulier celles du Nord-Ouest, du Sud-ouest et de l’Extrême Nord et, (vi) le maintien de la veille sécuritaire et sanitaire.

L’élaboration du budget pour l’exercice 2023 devra poursuivre l’exécution des actions contenues dans le Plan Global de Réforme des finances publiques, afin de renforcer l’usage du budget-programme aussi bien dans son processus de préparation que dans sa présentation, son exécution et son évaluation.

Le rapport d’exécution du budget de l’Etat pour l’exercice 2021 est disponible

L’exécution du budget 2021 s’est effectuée dans un contexte marqué par la reprise de l’économie mondiale, et sur le plan national, par la finalisation des préparatifs de la CAN 2021 et la persistance de la crise sociopolitique et sécuritaire. Cette conjoncture a conduit à revoir à la hausse les prévisions de la loi de finances initiale.

RAPPORT EXECUTION BU...

A fin décembre 2021, on note un niveau satisfaisant de mobilisation des ressources (93,7%) ainsi qu’une maitrise de l’exécution globale des charges budgétaires (97,2%) contenues dans la limite prévisionnelle.

Le taux de réalisation des recettes internes est de 100,9% ; celui des emprunts et dons de 80,6%. Les recettes pétrolières ont été recouvrées à hauteur de 482,2 milliards et les recettes non pétrolières pour un montant de 3 015,1 milliards consécutivement à la bonne mobilisation des recettes des impôts et taxes et surtout des recettes douanières. Les recettes non fiscales quant à elles, se sont chiffrées à 171,9 milliards.

S’agissant des dépenses, celles en capital ont représenté 21,7% des ordonnancements, suivie des dépenses de personnel (21,1%) et des biens et services (19,4%). Les dépenses courantes (hors intérêts sur la dette) enregistrent un taux d’exécution de 112,8%, celles en capital un taux de 81,7%.

Globalement, l’exécution du budget 2021 est en amélioration avec la réduction des déficits budgétaires, le respect des critères du nouveau programme économique et financier hormis celui relatif aux interventions directes. Le déficit du solde global est de 624,2 milliards (2,5% du PIB contre 3,6% en 2020) ; celui du solde primaire se situe à 382,6 milliards (1,5% du PIB contre 2,1% en 2020).

Les besoins de financement de l’Etat se sont situés à 1 653,0 milliards ; ils ont été couverts par les prêts projets (404,4 milliards), les émissions de titres publics (819,1 milliards), les appuis budgétaires (203,8 milliards), le financement bancaire (82,3 milliards) et les autres emprunts extérieurs (7,3 milliards).

Des avancées sont observées dans les domaines des marchés publics avec l’amélioration des taux de réception des prestations ; de la décentralisation avec une bonne exécution des ressources transférées aux CTD ; des procédures dérogatoires avec une diminution du volume des régies d’avances et des avances de trésorerie.

Toutefois, des efforts restent à fournir en ce qui concerne les modalités d’exécution des financements extérieurs, le reporting financier et l’exécution des dépenses du CAS COVID.