Ministère des Finances du Cameroun

LA DIRECTION GENERALE DU BUDGET

Circulaire relative à la préparation du budget de l’État au titre de l’exercice 2027

Le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, vient de signer la Circulaire relative à la préparation du budget de l’État au titre de l’exercice 2027.

D’une vingtaine de pages, le document présente le contexte macroéconomique, fixe les objectifs prioritaires de l’action publique, les orientations de la politique budgétaire globale, ainsi que les dispositions pratiques pour l’élaboration du budget de l’État au titre de l’exercice 2027.

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Appel à candidatures pour la participation à un programme de formation en ligne sur la transformation numérique

Le Directeur Général du Budget à la connaissance de l’ensemble du personnel de la Direction Générale du Budget qu’un programme de formation en ligne sur la transformation numérique est ouvert aux agents publics, dans le cadre du Projet d’Accélération et de Transformation Numérique au Cameroun (PATNUC), avec l’appui de la Banque Mondiale.

Cette initiative vise à renforcer les capacités des agents publics et à accompagner l’administration camerounaise dans l’appropriation des Outils et méthodes liés à la transformation numérique.

PRÉSENTATION DU PROGRAMME

Le programme de formation porte sur les modules ci-après :

  • Intelligence artificielle et Blockchain;
  • Transformation digitale et relation usager ;
  • Gestion des projets numériques et méthodes agiles ;
  • Conduite du changement’,
  • Archivage et Gestion Électronique des Documents (GED).

La formation est dispensée exclusivement en ligne, à travers une plateforme dédiée.

POUR EN SAVOIR PLUS, TELECHARGER LE COMMUNIQUE

PAGFI 3 : le Plan de Travail Annuel Budgétisé (PTAB) 2026 évalué

Le mercredi 23 septembre 2026 s’est tenu un atelier relatif au suivi de la mise en œuvre du Plan de Travail Annuel Budgétisé (PTAB) 2026 du PAGFI 3 afin d’apprécier le niveau d’exécution physique et financière des activités programmées, d’identifier les écarts constatés, d’analyser les contraintes techniques, administratives, financières et institutionnelles ; ainsi que de définir les mesures correctives nécessaires à l’accélération des activités du second semestre.

À partir des comptes rendus d’activités de ses 2 opérateurs (Programme Supérieur de Spécialisation en Finances Publiques et Expertise France), il a été constaté une mise en œuvre conforme aux attentes et à la planification initiale :

  • Le PSSFP a présenté toutes les activités de sensibilisation, formation et coaching mises en œuvre en vue de déployer la réforme budgétaire et comptable des CTD, tout en maintenant ses activités et son offre de formation sur la sphère État ;
  • Expertise France a mis en exergue un niveau d’exécution des missions conformes aux prévisions avec en 2026 un accent particulier mis sur l’audit et le contrôle internes comptables, les systèmes d’information (SIM_ba et GIDOCEP) et l’amélioration de la tutelle sur les entreprises et établissements publics.
  • L’Unité de Gestion du Projet (UGP) à fait le point sur le niveau de passation des marchés ainsi que sur les aspects liés à la gouvernance du Projet.

Fort de ces constats, le coordonnateur adjoint a pu souligner les efforts accomplis par tous, opérateurs et unité de gestion de projet (UGP) confondus, pour concourir au succès du projet et à son impact sur la réforme des finances publiques.

Enquête sur le Budget Ouvert (EBO) 2025 : le saut qualitatif du Cameroun sur le volet « transparence »

Le rapport 2025 de l’Enquête sur le Budget Ouvert (EBO) vient d’être rendu public. En matière de transparence, le score du Cameroun est passé de 50/100 en 2023 à 58/100 en 2025.

L’EBO évalue tous les deux ans le système de gestion des finances publiques des pays sur la base de trois critères à savoir : la transparence, la participation du public dans le processus budgétaire et le contrôle budgétaire.

En effet, en ce qui concerne la « transparence » qui évalue la disponibilité en ligne, la disponibilité à temps et l’exhaustivité de huit (08) documents budgétaires clés, la moyenne du Cameroun est passée de 50/100 en 2023 à 58/100 en 2025. Cette performance est particulièrement portée par la publication en ligne du « rapport d’audit » produit par la Chambre des Comptes. Le pays occupe la deuxième place en Afrique subsaharienne derrière le Benin (77/100).

En matière de « participation du public » qui examine les possibilités formelles offertes au public pour une participation significative aux différentes étapes du processus budgétaire, le pays recule. La note du Cameroun est passée de 20/100 en 2023 à 9/100 en 2025. Il faut noter que la moyenne mondiale du présent indicateur se situe à 17/100. En Afrique, le Cameroun est troisième derrière le Benin (52/100) et la République Démocratique du Congo (31/100).

En fin, en ce qui concerne le « contrôle budgétaire » qui évalue le rôle que jouent les législatures et les institutions supérieures de contrôle (ISC) dans le processus budgétaire et la mesure dans laquelle elles assurent le contrôle, la moyenne du Cameroun est restée stable à 33/100.

Ces performances sont le fruit des efforts constants déployés par le Cameroun à travers le Ministère des Finances pour appliquer les bonnes pratiques internationales en matière de gestion des finances publiques.

Rappelons que le Gouvernement Camerounais a pris volontairement l’engagement dans le cadre de l’harmonisation des bonnes pratiques en matière de gestion des finances publiques de s’arrimer aux standards internationaux, en adoptant la loi n°2018/011 du 11 juillet 2018 portant Code de Transparence et de Bonne Gouvernance dans la gestion des finances publiques. Dans son article 48, ledit code prévoit « l’obligation d’informer le public via divers canaux nécessaires, afin de rendre accessible l’information budgétaire ». Le Cameroun soumet son système de gestion des finances publiques à l’évaluation de l’International Budget Partnership (IBP) depuis 2008.

Tenue de la Comptabilité-Matières : le Congo-Brazzaville à l’école du Cameroun

En mission d’imprégnation à Yaoundé du 20 au 30 septembre 2026, une délégation congolaise conduite par le Directeur Général des Comptes Publics et du Patrimoine, Saturnin IPODO-NZINGOU, est venue s’inspirer de l’expérience camerounaise en matière de gestion du patrimoine de l’État. Reçue par le Directeur Général du Budget, Cyrill Edou Alo’o, elle a pu mesurer la place centrale de la Comptabilité-matières dans la réforme des finances publiques en zone CEMAC.

Si tous les pays de la CEMAC ont transposé les directives communautaires, leur mise en œuvre reste pourtant inégale. Pour le Congo, où le seul texte encadrant la matière remonte à 1961 et où la pratique a depuis disparu, l’enjeu est de ne pas réinventer la roue et d’éviter les pièges qui font perdre temps et ressources financières. La délégation, composée de Belly Vadim Mongouo Ngonkoli, Grace Dauriane Ngoulou Mouetoua, Dantès Stève Hermann Fourou, De Mongo Thalès Gandzien et Godefroy Ossoa, a été reçue le 22 Septembre 2026 par le DGB, Cyrill Edou Alo’o, également Responsable du Programme 233 « Gestion Budgétaire de l’Etat ». Au cœur des échanges, un exposé sur la place de la Comptabilité-matières dans la réforme.

Pour la partie camerounaise, la Comptabilité-matières n’est pas une annexe technique mais une condition de cohérence de toute la réforme. Sans elle, la Comptabilité générale reste incomplète et le bilan de l’État ne peut être sincère, car la chaîne de la dépense s’arrête au paiement, au lieu de s’achever à la prise en charge effective du bien. L’exposé de la DGB démontre que cette centralité a été consacrée par la CEMAC elle-même. Après le socle initial des six directives du 19 décembre 2011 sur le budget et la comptabilité, la communauté a dû ajouter neuf ans plus tard , ajouter une septième directive. Il s’agit de la directive n°01/20-UEAC-CM-35 du 03 juillet 2020, entièrement dédiée à la Comptabilité des matières, et qui témoigne qu’il ne s’agissait pas d’un ajout de confort mais d’une lacune à combler.

Le modèle camerounais : normaliser, tenir, rapprocher, contrôler

Le dispositif camerounais présenté repose sur quatre fonctions complémentaires : La normalisation, assurée par la Direction de la Normalisation et de la Comptabilité-Matières qui élabore les normes et centralise les comptes ; la tenue, confiée dans chaque administration à des comptables-matières désignés par l’ordonnateur ; le rapprochement contradictoire périodique avec la Comptabilité générale du Trésor ; et enfin le contrôle à posteriori par les corps de contrôle et la juridiction des comptes. Ce qui impose  la nécessité d’un pilote identifié avec une direction dédiée.

Apprendre pour mieux implémenter

Le chef de la délégation congolaise a justifié cette démarche d’apprentissage par les exigences nouvelles de la Comptabilité patrimoniale. Il a expliqué que, la production du Compte Général de l’État, dont le compte du patrimoine doit être certifié par la Cour des comptes, exige des éléments probants sur la gestion du patrimoine matériel et immatériel. Or, a-t-il reconnu, l’expérience congolaise en la matière est à bâtir, l’ancien cadre juridique ayant été abandonné. C’est pourquoi le choix du Cameroun s’est imposé, son expérience ayant paru forte et inspirante, notamment sur la structuration des textes, l’organisation du réseau des Comptables-matières, la définition de leurs responsabilités et les synergies entre la DGB, le Trésor, la Cour des comptes et le Parlement.

Comme l’a conclu l’exposé camerounais, la comptabilité des matières n’est pas le dernier chapitre de la réforme : elle en est la condition de cohérence. Si les six directives de 2011 ont organisé la circulation de l’argent public, la septième organise la traçabilité de ce que cet argent devient, en terme de patrimoine.

Com DGB

NOTE DE CONJONCTURE ECONOMIQUE DU PREMIER TRIMESTRE 2026

L’enquête de conjoncture du Ministère des Finances au titre du premier trimestre 2026 fait ressortir une régression de 2,3% du chiffre d’affaires global des entreprises par rapport au trimestre précédent. Ce recul est tiré par les baisses de 7,2% du chiffre d’affaires du secteur tertiaire et 3,0% de celui du secteur secondaire. A contrario, le chiffre d’affaires du secteur primaire progresse de 14,3%. Au terme de l’année 2026, la croissance est projetée à 3,5% comme en 2025. Les prix à la consommation finale des ménages baissent de 0,5% par rapport au quatrième trimestre 2025.

Ce recul est principalement lié à la diminution de 1,7% du niveau des prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées ». Les autres prix des fonctions de consommation étant restés quasi stables.

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Apurement des Comptes Matières : la DNCM booste la performance des acteurs de la chaîne de gestion

La Direction de la Normalisation et de la Comptabilité-Matières a validé le nouveau Guide de l’Apureur des Comptes, autour des travaux qui ont duré du 02 au 03 septembre 2026. Fruit d’un atelier stratégique de concertation, cet outil de référence vise à harmoniser les pratiques, sécuriser la mission des agents et aligner le Cameroun aux standards de la CEMAC relativement à la modernisation des finances publiques.

Engagée dans un contexte de modernisation accélérée des finances publiques, la DNCM a réuni les acteurs de la chaîne de la Comptabilité des Matières à l’effet de travailler à l’élaboration et à la validation du Guide de l’Apureur des Comptes, sous la présidence de son Directeur, Désiré Kongo Elanga. Loin d’être une simple rencontre technique, ces assises marquent une grande avancée pour la gouvernance des ressources de l’État et traduisent la volonté de doter les agents d’instruments performants, pour répondre aux exigences des réformes en cours et améliorer l’expertise de cette Direction au sein du Programme 233, Gestion Budgétaire de l’État.

En ouverture des travaux, Désiré Kongo Elanga a rappelé que l’apurement des comptes constitue un levier fondamental par lequel l’État exerce son droit de regard sur la gestion des ordonnateurs. Cette mission technique et délicate, est au cœur de la transparence budgétaire et de la protection du patrimoine public. Pour le DNCM, l’enjeu est de sortir de l’approximation et de l’inertie qui pouvaient freiner les services d’apurement, faute d’un référentiel clair. En effet, l’absence de règles partagées exposait les agents à deux écueils majeurs : la réticence à agir par crainte de mal faire ou des discordances dans le traitement des comptes, et la formulation des sanctions, fragilisant ainsi la portée juridique et technique de leurs décisions.

C’est pour combler ce vide que la DNCM a engagé un processus profond d’élaboration du nouveau guide. Cette démarche s’inscrit directement dans la mise en œuvre de la réforme des finances publiques et répond aux prescriptions de la directive de la CEMAC portant sur l’harmonisation des techniques de Comptabilité-Matières. L’objectif est de fournir aux apureurs une sécurité méthodologique et un cadre unique, afin que chaque contrôle, chaque visa, chaque lettre de retour repose sur des bases solides et uniformes sur l’ensemble du territoire national. Le Guide intègre désormais des fiches pratiques, des logigrammes de procédure et des modèles types destinés à standardiser les livrables. Il précise aussi les délais de traitement, les responsabilités à chaque étape et les mécanismes de traçabilité numérique, afin de réduire les risques d’erreurs et de contentieux.

La synthèse des travaux a essentiellement porté sur l’analyse point par point du projet de Guide ; des exposés sur l’apurement de la comptabilité mensuelle, présenté comme un levier essentiel de la transparence au quotidien, et sur l’articulation du compte de gestion matières, dont l’optimisation est déterminante pour la fiabilité des données. Un module pratique a également été consacré à la rédaction des lettres-retour, ainsi qu’aux aspects introductifs et aux annexes du document. Cette approche pédagogique avait pour but de garantir que chaque acteur reparte avec une maîtrise totale du nouvel outil et puisse l’opérationnaliser immédiatement sur le terrain. Les échanges ont également mis en lumière la nécessité d’un renforcement des capacités. La DNCM a annoncé le déploiement d’un plan de formation continue à l’échelle des 10 régions, adossé au nouveau Guide. L’idée est de créer un réseau d’apureurs référents dans chaque département ministériel et dans les collectivités territoriales décentralisées, pour assurer une diffusion rapide des bonnes pratiques et un appui de proximité. La digitalisation a occupé une place centrale dans les discussions. Les participants ont plaidé pour l’interconnexion progressive des outils de gestion des matières avec la plateforme budgétaire de l’État, afin de permettre un suivi en temps réel et de limiter les ruptures d’information entre ordonnateurs et comptables.

Au terme des échanges, le nouveau « look » du Guide de l’apureur a été officiellement validé. Désormais, la chaîne de la Comptabilité des Matières dispose d’un référentiel conforme aux exigences de la réforme, conçu pour améliorer la performance individuelle et collective des agents. Comme l’a souligné Désiré Kongo Elanga, il s’agit de poursuivre avec détermination les efforts pour atteindre le cap fixé par les plus hautes autorités : une gestion publique plus rigoureuse, plus transparente et pleinement arrimée aux standards internationaux. Avec ce Guide validé, le Cameroun se dote d’un instrument concret pour accélérer la reddition des comptes et consolider la confiance des citoyens et des partenaires techniques et financiers dans la gestion des finances publics.

Com DGB

Coopération Cameroun-Allemagne : résultats et perspectives du PADGOF

Le Secrétaire Général du Ministère des Finances, Monsieur Gilbert Didier Edoa,  représentant du Ministre des Finances (empêché), a présidé ce 27 Août 2026, en présence du représentant du Ministre de la Décentralisation et du Développement Local (MINDDEVEL) et de la Cheffe adjointe de la Coopération Allemande ; au STAR LAND Hôtel de Yaoundé, la cérémonie de clôture du Programme d’Appui à la Décentralisation et à la Gouvernance Financière (PADGOF).

Le PADGOF qui a bénéficié pendant trois (03) ans des appuis techniques et financiers de la Coopération Allemande à travers la GIZ, avait pour objectif d’accompagner les acteurs de la décentralisation afin qu’ils jouent pleinement leur rôle dans la gouvernance locale axée sur les citoyens et sensible au climat, en tenant compte des besoins spécifiques des femmes, des filles et l’égalité des genres.  

Après trois ans de mise en oeuvre, sur les cinq (05) composantes du Programme, les résultats sont palpables. En ce qui concerne la composante (C1) portant sur la gouvernance locale, à date, le Programme a permis à 12,900 personnes dans 14 communes d’avoir accès à l’eau potable grace à la réhabilitation d’une quarantaine de points d’eau.  A 45 communes d’améliorer la qualité des informations et services fournies aux populations et qui appliquent progressivement la Norme Camerounaise 1756 relative à la qualité des services au sein des administrations publiques… En matière de participation citoyenne (C2), 400 comités de quartiers et villages ont été mis sur pied dans 23 communes et outillés sur leurs missions. 30 communes ont organisé des espaces de dialogue et de consultation régulières avec les citoyen.ne.s : Journée citoyenne, semaine de redevabilité, plénière des femmes, budget citoyen et un programme de mentorat a été mis en place au bénéfice de 133 femmes leaders politiques en vue des élections municipales 2027. Pour ce qui est de la mobilisation des recettes communales (C3), 28/45 des communes partenaires ont déposé leurs comptes de gestion de l’exercice 2025 au 31 mai 2026, avec 100% des communes partenaires au Nord contre 39% au Littoral. En matière de gestion efficace et transparente des taxes et des budgets (C4), outre la modernisation des applicatifs de la Direction Générale des Impôts (DGI), le PADGOF a permis de former  22 formateurs.trices sur la budgétisation sensible au genre des CTD et aux Magistrats et auditeurs.trices de la Chambre des Comptes d’être capacités en évaluation des politiques publiques, audit sensible au genre et climat, normes ISSAI et INTOSAI et l’IA et de mettre en place la première Académie de leadership féminin en finances publiques. Le système d’Etat Civil qui constituait la cinquième composante (C5) s’est vu booster. En effet, 41.385 citoyen.ne.s sensibilisés sur l’importance des documents d’état civil et l’exercice des droits (18.949 femmes, 14.906 filles, 5.655 personnes déplacées internes, 1.875 personnes en situation de handicap) ; la mise sur pied d’un tableau de bord facilitant le suivi des données d’état civil est utilisé (avec UNICEF &BUNEC). Pour ne citer que ces avancées. Au regard de ces résultats, le Président de séance s’est  “féliciter de la convergence des axes d’intervention du PADGOF, avec les priorités du Plan global des réformes de notre système des finances publiques. Toute chose qui est conforme avec l’engagement pris par tous les partenaires techniques et financiers lors des différentes instances de dialogue, d’aligner leurs interventions à la lumière du Plan Global des Réformes de la Gestion des Finances Publiques”, à déclaré Gilbert Didier Edoa.

En perspective, il est prevu le lancement du PADGOF II (septembre 2026 à août 2029, budget de 7,8 millions d’Euros) avec un accent sur la gouvernance locale inclusive.

Née d’une fusion entre le Programme d’Appui au Développement Communal (PRADEC), le Programme d’Appui à la Modernisation des Finances Publiques (PAMFIP) et le Programme d’Appui à la Modernisation de l’Etat Civil (PAMEC), le Programme d’Appui à la Décentralisation et à la Gouvernance Financière (PADGOF) est un Programme de Coopération Technique bilatéral qui s’inscrit dans le secteur « bonne gouvernance, paix et cohésion sociale ». Il s’agit d’un don du Gouvernement Allemand d’un montant de 10 milliards 167 millions 334 milles environ.

Il est placé sous la tutelle du Ministère des Finances (MINFI) et du Ministère de la Décentralisation et du Développement Local (MINDDEVEL) conformément au contrat d’exécution.  Le PADGOF est mis en œuvre principalement dans les Régions du Littoral et du Nord sur une période de trois (03) ans allant de septembre 2023 à Août 2026.

Régulation des allocations familiales : les enjeux de la Phase 2 de l’Opération AALFA dévoilés

Face aux professionnels des médias le 24 juillet 2026 à Yaoundé, Cyrill Edou Alo’o, Directeur Général du Budget, a apporté des éclairages cruciaux sur le déploiement de la seconde phase de l’Opération AALFA. Alors que le premier bilan affiche un taux de participation de 34,2 %, le ministère des Finances muscle son dispositif pour enrôler les 119 000 agents publics restants avant l’échéance finale. Entre renforcement des capacités logistiques et lutte contre la fraude documentaire, l’administration fiscale entend assainir durablement le fichier solde de l’État.

L’heure est au bilan, mais surtout à l’action au sein du ministère des Finances (MINFI). Portée par l’ambition de garantir une gestion rigoureuse des deniers publics, l’Opération AALFA, dédiée à la régulation des allocations familiales, franchit une étape décisive. Lors d’un point de presse organisé ce vendredi dans la capitale politique,  Cyrill Edou Alo’o, a dressé un état des lieux sans concession. À ce jour, un peu plus de 61 800 agents ont été recensés, représentant environ un tiers de la cible globale. Si ce résultat constitue un socle d’implication réel, il demeure néanmoins « insuffisant » au regard des objectifs de transparence fixés par le gouvernement.

Un dispositif opérationnel densifié_

Pour pallier les lenteurs observées et anticiper l’affluence de dernière minute (un phénomène qui avait marqué la clôture de la première phase avec près de 30 % des dossiers déposés in extremis) le MINFI mise désormais sur une stratégie de proximité et d’efficacité. Le dispositif a été considérablement renforcé : les équipes d’enrôlement ont été étoffées, le nombre de centres de collecte a été multiplié sur l’ensemble du territoire, et la communication a été intensifiée pour toucher les agents jusqu’aux zones les plus reculées.

Cyrill Edou Alo’o a profité de cette tribune pour lancer un appel solennel aux bénéficiaires n’ayant pas encore régularisé leur situation. Il les invite à se rendre dans les sites dédiés dès leur ouverture, munis de l’intégralité des pièces requises. Cette démarche anticipative vise à éviter les engorgements et, surtout, à garantir le maintien sans interruption des versements des allocations familiales.

La traque aux anomalies et la lutte contre la fraude

Le cœur de cette opération réside dans l’authentification des droits. Le DGB a révélé que les premières collectes ont mis en lumière des irrégularités préoccupantes. Parmi les anomalies récurrentes figurent des actes de naissance dépourvus de noms de la mère, des numéros de série absents, des dates de délivrance suspectes ou des incohérences manifestes concernant les centres d’état civil.

« Ces éléments constituent à ce stade de simples signaux d’alerte », a précisé Cyrill Edou Alo’o. Le processus se veut en effet rigoureux mais juste : la phase d’authentification permettra de distinguer l’erreur matérielle de la fraude délibérée. L’objectif affiché n’est pas de sanctionner les agents de bonne foi, mais de protéger les droits réguliers tout en mettant un terme aux paiements injustifiés issus de dossiers fictifs. Il a d’ailleurs été rappelé avec insistance que les pensionnaires ne sont pas concernés par cette procédure, celle-ci ciblant exclusivement les agents publics en activité.

Vers un assainissement global du fichier solde

L’Opération AALFA représente un défi de souveraineté économique. En traquant les « enfants fictifs » et les actes de naissance frauduleux, le gouvernement affiche sa détermination à assainir le fichier public. Malgré les résistances latentes de certains réseaux, la dynamique engagée semble irréversible. Pour le ministère des Finances, la réussite des prochains jours est déterminante. Il ne s’agit pas seulement de chiffres, mais de la moralisation de la dépense publique, assurant que chaque franc versé au titre des prestations familiales bénéficie réellement aux familles qui y ont droit, selon les règles de la légalité républicaine.

Com DGB

Réformes sur la collecte des RNF: les lampions des séminaires de sensibilisation et de vulgarisation s’éteignent à l’Est

Les ateliers portés par  la Division de la Préparation du Budget (DPB) ont officiellement pris fin, le 17 juillet 2026, dans la region du Soleil Levant. Ce cycle de sensibilisation marque une étape charnière pour la mobilisation des Recettes Non Fiscales (RNF), un pilier stratégique désormais indispensable pour compenser la volatilité des ressources  pétrolières, minières , fiscales et douanières.

Pour rappel, les RNF ne sont pas des options accessoires. Il s’agit de prélèvements obligatoires liés aux services rendus par l’État, émis par les ordonnateurs et recouvrés par les Comptables publics. Malgré un recensement de 1156 types de recettes lors de l’audit de 2019, seuls 600 sont actuellement exploités. Cette déperdition, causée par une maîtrise inégale des procédures et une vulgarisation insuffisante, est au cœur des nouveaux objectifs de la Loi de Finances 2026.

La dynamique est en marche :

– 2024 : 232 milliards de FCFA collectés.

– 2025 : 354 milliards de FCFA collectés.

– 2026 : 400 milliards de FCFA ciblés, avec 67 milliards déjà sécurisés en fin mars.

Ces résultats exigent une gestion plus stricte, qui engage une redéfinition du rôle des Contrôleurs financiers. Ce rôle ne se résume plus à la seule vérification des dépenses, mais aussi désormais, à l’interviention des CF dans la régulation des recettes. Cette implication transversale vise à identifier de nouvelles niches, là où des activités de l’État étaient auparavant ignorées ou mal documentées.

 Les points sur les i

Comme l’ensemble des Gouverneurs des  autres régions, le Gouverneur de la région de l’Est a été formel lors de la clôture des travaux : « Plusieurs activités de l’État n’étaient pas budgétisées ou étaient mal collectées jusqu’ici ». Son intervention a rappelé aux acteurs présents l’impératif de rigueur. Le non-respect des procédures et des plans de recouvrement inadaptés ne seront plus tolérés. L’objectif est clair : transformer les dispositifs théoriques en rentrées effectives avant la fin de l’exercice budgétaire 2026.

Ces ateliers fournissent les outils nécessaires pour appliquer les 18 milliards de FCFA de nouvelles mesures prévues dans la Loi de Finances 2026. Il revient désormais aux administrations sectorielles d’appliquer ces procédures pour atteindre la cible des 400 milliards.