Madame le Chef de division de la réforme budgétaire (DREF), madame BOUMSONG Sophie, a ouvert le mercredi 04 Février 2026, l’atelier relatif aux travaux de validation de l’avant-projet de Plan de Travail Annuel de l’Action 5 (Pilotage de la Réforme Budgétaire) du programme 233 (gestion budgétaire de l’Etat) pour le compte de l’exercice 2026.
« Ce n’est pas la hiérarchie qui vient attendre. L’amour du travail, de son pays commence par le respect des heures du travail et de la hiérarchie avant toute sorte de revendication », c’est sur ce ton ferme que la Présidente de séance à accueillit ses collaborateurs. Un rappel de civisme justifié par le non-respect de l’heure de début des travaux par la plupart des collaborateurs. Le ton était donc donné. Le coup de gueule en disait long sur la direction que la patronne de la Division de la réforme budgétaire veut donner à l’année 2026. Après ce moment de rappel à l’ordre, comme elle en a l’habitude, la convivialité autour des travaux s’est rapidement installée en rappelant les objectifs de la rencontre : « Nous sommes ici comme de tradition pour voir ensemble le chemin parcouru en 2025. Ce qui nous permettra de corriger les manquements et de définir nos priorités de 2026 », a-t-elle rappelé.
A cet effet, la référente de l’action 5 du programme 233, madame ALIMA DAHIROU KONE, a présenté l’état de mise en œuvre du PTA 2025 au 31 janvier 2026. Globalement, de cette auto-évaluation, le PTA 2025 de l’action 5 affiche un taux global d’exécution technique de 76,47 %. A la suite de ladite présentation, les travaux se sont poursuivis par l’analyse du projet de Plan de Travail Annuel 2026. Les débats portant prioritairement sur l’identification des activités et tâches à mettre en œuvre.
La mouture du projet de PTA 2026 de l’action 5 qui sortira des présents travaux sera soumise à la validation de Monsieur le Directeur Général du Budget, responsable du Programme 233 (gestion budgétaire de l’Etat), dans le cadre d’un dialogue de gestion dudit Programme annoncé dans les jours à venir.
Afin de disposer et de déposer à temps le projet de loi de finances et ses annexes au Parlement, il est impératif de suivre la mise en œuvre du calendrier budgétaire de l’Etat. En somme, il s’agit de faire une évaluation de sa mise en œuvre aux fins de déceler des probables dysfonctionnements et de suggérer des éventuelles améliorations.
Au cours de l’année 2025, toutes les dix-neuf (19) activités prévues dans le calendrier budgétaire ont été réalisées, soit un taux de réalisation de 100%. Toutefois, seules cinq (05) activités ont été réalisées dans les délais règlementaires, soit un taux de réalisation de 26,3%. Quatorze (14) activités ont été réalisées hors délais réglementaires. Un problème fondamental persiste, à savoir que ces activités accusent des retards considérables, les échéances prévues dans le calendrier budgétaire n’étant pas respectées. Par conséquent, ce mauvais fonctionnement est susceptible d’avoir des répercussions sur l’ensemble du processus d’élaboration du projet de loi de finances, y compris sa présentation au Parlement dans les délais impartis.
En rappel, la loi N°2018/012 du 11 juillet 2018 portant Régime Financier de l’Etat et des autres entités publiques dispose dans son article 55 (2) que « l’élaboration des projets de loi de finances se déroule selon un calendrier et les modalités fixées par voie réglementaire ». En réponse à cette exigence légale ci-dessus évoquée, le Président de la République a signé le décret N0 2019/281 du 31 mai 2019 fixant le calendrier budgétaire de l’Etat.
Au troisième trimestre 2025, l’activité économique mondiale se déroule dans un contexte marqué par : (i) la persistance des conflits au Moyen-Orient et en Ukraine ; (ii) les effets des politiques commerciales des Etats-Unis et ; (iii) l’essor des investissements liés à l’intelligence artificielle. Dans le groupe des pays avancés, et selon l’OCDE, la croissance est estimée à 0,0%, après 0,1% au trimestre précédent, avec cependant des disparités entre les pays. Aux Etats-Unis, la croissance est de 1,1% après 0,9%, résultant d’une bonne tenue de la consommation et d’un un léger recul des investissements. Dans la zone euro, la croissance s’accélère à 0,2% après 0,1%. Cette accélération s’observe notamment : (i) en France (+0,5% après +0,3%) ; et (ii) au Portugal (+0,8% après 0,7%). Par contre, l’on enregistre une décélération en Espagne (de 0,7% à 0,6%) ; et une croissance nulle en Allemagne (0,0% après -0,2%) et en Italie (0,0% après -0,1%). Dans les autres pays du groupe, la croissance est estimée à : (i) 0,1% après 0,3% au Royaume-Uni ; (ii) 0,1% après -0,4% au Canada ; (iii) 0,4% après 0,6% au Japon. Dans les pays émergents et pays en développement, la croissance s’accélère en Chine (+1,1% après +1,0%) et en Inde (+2,0% après +1,8%). Elle décélère au Brésil (+0,1% après +0,3%), en Indonésie (+1,2% après +1,3%), en Turquie (+1,1% après +1,6%) et en Afrique du Sud (+0,5% après +0,9%).
Sur l’ensemble de l’année 2025 et selon les perspectives économiques du FMI (Octobre 2025), la croissance mondiale devait passer de 3,3% en 2024 à 3,2% en 2025 et 3,1% en 2026. Ce léger ralentissement serait dû à la baisse de la demande mondiale et la poursuite des politiques monétaires restrictives. Parallèlement, l’inflation mondiale poursuit sa décélération, passant de 5,7% en 2024 à 4,2% en 2025, puis à 3,7% en 2026, avec notamment la baisse des prix de l’énergie et la normalisation des chaînes d’approvisionnement.
C’est à la faveur de la tenue, le 21 janvier 2026, au Palais des Congrès de Yaoundé, d’un atelier présidé par Mme Sophie Boumsong, Représentante personnelle du Directeur Général du Budget (DGB). Cet événement calqué sur la poursuite d’une meilleure gouvernance budgétaire a rassemblé les acteurs majeurs de la chaîne d’exécution du budget de l’État et des autres entités publiques.
Il vise à renforcer la compréhension et l’application des nouvelles dispositions, dans un esprit de rigueur et de discipline budgétaires, afin d’assurer une gestion efficiente des ressources publiques et atteindre les objectifs de développement national.
L’atelier s’est révélé être une plateforme nécessaire pour édifier les participants sur les réformes introduites par la nouvelle législation budgétaire et ses instruments d’application. Au-delà de la simple présentation des textes, l’objectif primordial était de doter les gestionnaires publics des outils et documents nécessaires incluant la Loi de Finances, la Circulaire d’Exécution du Budget, le Journal des Projets, et divers autres textes législatifs et réglementaires, pour une exécution optimale du budget de l’État et des entités sous tutelle. Ceci est particulièrement pertinent dans un contexte où la transparence, la célérité dans le traitement des dossiers et le respect des procédures sont plus que jamais des impératifs pour le bon fonctionnement de l’administration et la confiance des citoyens dans la gestion de la chose publique.
Structuré autour de cinq exposés thématiques, les travaux ont minutieusement déroulé les réformes initiées par le gouvernement camerounais dans plusieurs domaines clés : la gouvernance budgétaire elle-même, les politiques fiscales et douanières, la comptabilité publique, ainsi que la contractualisation publique. Une attention particulière a été portée à l’assurance de la mise en ligne effective du budget de l’État pour l’exercice 2026 dans les dispositifs informatiques dédiés à l’exécution budgétaire. Il s’agissait également de garantir la parfaite édition des autorisations de dépense au niveau des Contrôles Financiers Régionaux, une étape fondamentale pour la fluidité des engagements financiers. La distribution des documents nécessaires à l’exécution, notamment la Loi de Finances, la Circulaire d’Exécution du Budget et ses annexes, le Journal des Projets, a complété cette démarche proactive. L’atelier a par ailleurs, servi de cadre pour vérifier et assurer l’effectivité des nouvelles fonctionnalités de l’application PROBMIS dans les régions, un outil technologique indispensable pour une gestion budgétaire moderne et efficiente.
Dans son allocution de circonstance, Sophie Boumsong a souligné la responsabilité collective qui incombe à tous les acteurs de l’exécution du budget au niveau central. « Il y a lieu de rappeler que l’exécution du budget se fait principalement au niveau central. A cet effet, je voudrais nous inviter, nous les acteurs de l’exécution du budget au niveau central, à prendre chacun conscience de la responsabilité qui est la nôtre dans l’atteinte des objectifs de développement de notre pays », a-t-elle insisté. Elle a ensuite détaillé le rôle crucial des ordonnateurs et des maîtres d’ouvrage, dont les représentants étaient présents. En tant que point de départ de la dépense publique, leur responsabilité est d’assurer un démarrage rapide de l’exécution budgétaire. Cela implique l’accréditation des responsables, le lancement diligent des procédures d’appel d’offres, la préparation rigoureuse des dossiers de consultation, le lancement et l’attribution des marchés, l’engagement des dépenses correspondantes, et le suivi de l’exécution des travaux ou prestations jusqu’à leur achèvement. « Il est attendu de vous le lancement de manière diligente, des procédures de tous les marchés qui sont de votre compétence, de manière à donner aux opérateurs économiques l’opportunité de soumissionner et de réaliser lesdites prestations dans les délais impartis et conformément aux cahiers de charges prédéfinis », a-t-elle rappelé, insistant sur l’importance de donner vie aux projets dans le respect des cahiers des charges.
La représentante du Directeur Général du Budget a également adressé un message fort aux services des Ministères des Finances, de l’Économie et des Marchés Publics. Elle les a qualifiés de « cœur de la vie budgétaire et financière de notre pays », soulignant leur rôle de dépositaires des règles de gestion, garants du respect des procédures et accompagnateurs des différents acteurs. L’efficience de l’exécution budgétaire dépend en grande partie de leur maîtrise des outils de gestion financière et de la célérité avec laquelle ils traitent les dossiers soumis. « Vous devez donc mettre en place tous les mécanismes qui s’imposent afin de fluidifier le traitement des dossiers », a-t-elle exhorté, tout en leur demandant d’être des conseillers avisés pour les ordonnateurs, dans le respect des règles éthiques et déontologiques. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement technique du ministère des Finances en collaboration avec le MINEPAT et le MINMAP, aux autres administrations, témoigne de l’engagement conjoint des différentes structures étatiques pour une gestion budgétaire performante, une condition sine qua non à la réalisation des ambitions de développement du Cameroun pour les années à venir.
com.DGB
La Mutuelle Nationale du Budget (MUNAB) aborde l’année 2026 avec une enveloppe budgétaire de près de 400 millions de FCFA, marquant une réduction significative de 45% par rapport à l’exercice précédent. Cette réorientation financière, validée lors de la 2ème session du Conseil d’Administration tenue le 9 janvier 2026 et présidée par Judith Clairance Menguele, épouse Bodo, s’articule autour de cinq piliers stratégiques visant à consolider l’idéal d’une « mutuelle newlook » et à renforcer son autonomie financière. L’objectif principal est de bâtir une organisation plus forte et durable, davantage soutenue par les cotisations de ses adhérents.
L’année 2026 est conçue comme une période de consolidation, de réajustement et de relance. Au cœur des actions, figurent l’exécution effective des contrats d’assurance, un renforcement accru de la communication pour une meilleure visibilité et implication des mutualistes, ainsi que le lancement d’investissements structurants qui façonnent l’avenir de la MUNAB. Ce plan de travail ambitieux mais réaliste repose sur les principes de solidarité, de rigueur de gestion et d’une vision à long terme, nécessitant l’engagement collectif, la discipline et le sens des responsabilités de chaque mutualiste.
Selon Flore GOMA, Directrice du Comité National de Gestion, Le dispositif budgétaire est réparti stratégiquement sur cinq composantes fondamentales. La première, consacrée à l’« Administration et le pilotage » a pour rôle de consolider la gouvernance de la mutuelle, assurant la mise à jour régulière des fichiers des membres, la tenue des sessions statutaires du Conseil d’administration, l’installation effective des comités régionaux de gestion et la coordination des activités du comité national. Cette dimension est essentielle pour garantir le bon fonctionnement institutionnel et administratif de la MUNAB.
La deuxième composante, dédiée à l’« Information et la communication », vise à maintenir l’application de gestion et le site web opérationnels, tout en intensifiant les actions de communication. L’objectif est d’améliorer la visibilité de la MUNAB, de renforcer la diffusion de l’information auprès des mutualistes et de consolider le sentiment d’appartenance. Une communication transparente et accessible renforce le lien de confiance et la cohésion au sein de la communauté mutualiste.
La troisième composante, la « Gestion budgétaire et financière constitue un volet crucial pour le renforcement de la transparence et la crédibilité financière de la mutuelle. Il englobe l’élaboration du budget prévisionnel pour 2027, la production des états financiers, la formalisation des procédures comptables et la codification des comptes. La signature d’une convention de collaboration avec FIDEV, l’optimisation des activités génératrices de revenus et un suivi rigoureux de l’exécution des contrats d’assurance font également partie des priorités.
Au cœur de la mission mutualiste, la « Sécurité sociale et le divertissement », concentrent la part la plus substantielle du budget. Une allocation majeure destinée au paiement des allocations mutualistes, à la mise en œuvre effective de l’assurance maladie et de l’assurance accident individuel. Elle permettra également la création d’un groupe d’animation et l’organisation d’une excursion pour les mutualistes, renforçant ainsi la solidarité et le bien-être au sein de la mutuelle.
La cinquième composante, axée sur les « Infrastructures », s’inscrit dans l’optique d’un développement à long terme. Les fonds alloués ici, serviront à finaliser la procédure d’acquisition d’un terrain, à réaliser les études techniques nécessaires à la construction d’une clinique et à signer les conventions de partenariat en vue de l’édification de cette structure médicale et du futur siège de la MUNAB. Ces projets d’envergure sont porteurs d’avenir pour le développement de la mutuelle.
Le plan d’action 2026 de la MUNAB, bien que marqué par une réduction budgétaire non négligeable, témoigne d’une stratégie claire axée sur l’optimisation des ressources, la consolidation des acquis et la projection vers un avenir durable. La réussite de ce plan dépendra de l’engagement collectif et de la discipline de chaque membre, pour bâtir ensemble une mutuelle résiliente et performante, capable de mieux servir ses adhérents dans la durée.
Com DGB
Mené par Augusta N. Tabenyang Epse Arrey, le Chef de Division du Contrôle Budgétaire de l’Audit et de la Qualité de la Dépense de la Direction Générale du Budget , cet exercice s’est déroulé le 13 janvier 2025, à Ngaounderé, lors de la cérémonie solennelle de lancement du budget de l’Etat.
Estimé à un montant de 8816,4 milliards FCFA, le budget 2026 se positionne non seulement dans la continuité des efforts précédents, mais surtout dans une logique d’amélioration qualitative et d’accélération de la marche du pays vers son émergence. L’élaboration de cette loi de finances s’inscrit dans un environnement économique complexe, nécessitant des réformes structurelles pour relever les défis nationaux. Les innovations présentées visent à optimiser la mobilisation des ressources, renforcer la gouvernance budgétaire et piloter la performance de l’économie nationale.
S’agissant de la fiscalité, l’accent est mis sur la mobilisation optimale des recettes internes non pétrolières. L’objectif est de renforcer l’autonomie financière de l’État tout en préservant la soutenabilité de l’activité économique. La stratégie adoptée vise à éviter toute distorsion économique qui pourrait nuire au développement et à la compétitivité des entreprises, assurant ainsi un équilibre délicat entre exigences budgétaires et dynamisme économique. Cette approche proactive est essentielle pour consolider les bases d’une croissance endogène et résiliente.
En ce qui concerne les recettes non fiscales, la Loi de Finances 2026 introduit une démarche de normalisation, de sécurisation et de renforcement du suivi de leur collecte. L’une des pierres angulaires de cette réforme est la digitalisation accrue des processus. Ce déploiement technologique vise à améliorer l’efficacité, la transparence et la traçabilité de la collecte, réduisant ainsi les pertes potentielles et maximisant les ressources disponibles pour l’investissement public.
Sur le plan de la forme, la circulaire budgétaire 2026 et ses annexes adoptent une structuration nouvelle, organisée autour de trois grands axes. Cette refonte vise à offrir une vision plus claire et plus structurée des orientations et des mécanismes budgétaires. Ces trois points sont les suivants :
Des mesures de politique budgétaire: ce volet couvre l’ensemble des mesures fiscales, douanières, relatives aux recettes non fiscales, ainsi que les mesures garantissant la soutenabilité des dépenses publiques. Il détaille les orientations stratégiques qui guideront les actions gouvernementales dans l’allocation des ressources.
Quant aux mesures d’exécution, de pilotage et de reporting du Budget, elles se concentrent sur les mécanismes opérationnels de mise en œuvre du budget. Elles abordent l’exécution effective des dépenses et des recettes, le pilotage de la performance des programmes budgétaires, et les dispositifs de reporting pour assurer une gestion réactive et transparente.
Le suivi et le contrôle de l’exécution traite du contrôle et de la supervision. Il englobe le suivi de l’exécution du budget de l’État et des dotations, l’évaluation de la performance des autres entités publiques, et le contrôle général de l’exécution budgétaire, garantissant ainsi le respect des prévisions et l’atteinte des objectifs.
Innovations concrètes pour une gestion et exécution budgétaire optimale
La Loi de Finances 2026 se distingue par une série de mesures concrètes visant à moderniser et à rendre plus efficiente la gestion des finances publiques. En plus de l’application intégrale du Décret de 2019 portant Nomenclature Budgétaire de l’État (Assure une classification homogène et une meilleure comparabilité des données budgétaires), la loi de finances est marquée par la Gestion des Autorisations Budgétaires dans le cadre des Dotations, avec notamment, lasuppression des chapitres communs pour introduire des dotations spécifiques pour dépenses accidentelles et imprévisibles. Quatre types de dotations sont désormais établis : pour les institutions constitutionnelles, pour les dépenses accidentelles et imprévisibles, pour les cas de défaut de remboursement et garanties, et les dotations spéciales (dettes publiques, pensions, prestations sociales). Une réforme notable induit que les institutions constitutionnelles ne sont plus soumises à la définition d’un cadre de performance lié au budget, leur conférant une plus grande autonomie dans leurs missions fondamentales.
Pour la Promotion des Jeunes et des Femmes, il est prévu la création d’un Fonds Spécial d’un montant de 50 milliards FCFA destiné au soutien à l’autonomisation économique des femmes et à la promotion de l’emploi jeune, démontrant ainsi un engagement fort envers l’inclusion sociale et économique.
Pour la Clarification des Modalités de Gestion des Frais de Justice, et conformément à l’instruction interministérielle du 06 octobre 2023, les frais de justice sont désormais distingués entre frais urgents et non urgents (émoluments). Une autorisation de dépenses plafonnée est mise en place pour garantir une gestion rigoureuse. La loi apporte des clarifications, notamment pour les frais de justice liés aux juridictions pénales spéciales, militaires, et aux chambres spécialisées, inscrits au budget.
En plus de la clarification sur le cautionnement, qui apporte des précisions pour fluidifier les opérations économiques, 2026 sera marqué par, des modalités de prise en charge financière des agents davantage clarifiées pour offrir plus de prévisibilité ; une authentification du Certificat de Non Exclusion(une mesure visant à sécuriser les transactions et les candidatures) ; des Modalités d’Exécution des Dépenses par Déblocages de Fonds( pour apporter des précisions pour une meilleure fluidité des décaissements) ; l’optimisation des modalités d’acquisition des produits pharmaceutiques et biomédicaux ; le renforcement des mécanismes pour maximiser le recouvrement et la Comptabilisation des Recettes non Fiscales ; la sécurisation des ressources pour les Dépenses Sensibles Genre.
Globalement, la Loi de Finances 2026 s’annonce comme un instrument de transformation pour l’atteinte de l’émergence. Par ses réformes structurelles et ses mesures ciblées, elle ambitionne de doter le pays des ressources et des outils nécessaires pour un développement économique durable et inclusif.
Com DGB
Objet de présentation officielle lors de la cérémonie nationale de lancement dans la région de l’Adamaoua, les chiffres clés du Budget de l’État pour l’exercice 2026 sont contenus dans une enveloppe budgétaire, élevée à 8816,4 milliards de francs CFA en recettes et en dépenses. Une enveloppe qui connait une progression significative par rapport à l’exercice précédent, témoignant ainsi d’une ambition renouvelée pour le développement économique et social du pays. Elle vise à soutenir les infrastructures productives, renforcer les secteurs sociaux vitaux comme l’éducation et la santé, tout en assurant une gestion rigoureuse des finances publiques, ainsi que la maîtrise de la dette.
Le Budget de l’État pour l’exercice 2026, tel que présenté par le Ministre des Finances, Louis Paul Motaze, lors de la cérémonie de lancement officiel tenue le 13 janvier 2026, est scindée en deux composantes principales : le budget général, qui consomme la majeure partie avec 8683,9 milliards, et le budget des 13 comptes d’affectation spéciale (CAS), doté de 132,5 milliards. Les chiffres clés révèlent une augmentation substantielle de 1080,5 milliards par rapport à la loi de finances rectificative de 2025. Cette hausse s’explique par une augmentation de 1014,9 milliards du budget général et de 65,6 milliards de FCFA pour les budgets des CAS, signalant ainsi une dynamique d’expansion significative des ressources allouées aux dépenses publiques.
Sur le plan des ressources, les entrées propres de l’État sont projetées à 5687 milliards de FCFA. Parmi celles-ci, les recettes pétrolières et gazières contribuent à hauteur de 532,7 milliards. Les recettes fiscales constituent une autre source majeure, avec 3446,2 milliards attendus des impôts et taxes. Les recettes douanières devraient générer 1243,2 milliards de FCFA. Les recettes non-fiscales sont estimées à 400 milliards, tandis que les dons, un élément de financement extérieur, sont prévus à 73,8 milliards de FCFA. Le recours à l’emprunt reste une composante significative du financement, avec un montant global de 2996,8 milliards de FCFA. Ces chiffres dessinent un panorama des moyens financiers mobilisés pour soutenir les ambitions gouvernementales.
Au chapitre des dépenses, le budget général, hors remboursement du principal de la dette, atteindra 6210,5 milliards de FCFA. Le Budget d’Investissement Public (BIP) pour 2026 est particulièrement remarquable, s’élevant à 2031,15 milliards de FCFA. Ce montant conséquent témoigne de la priorité accordée à l’investissement dans les infrastructures et le développement.
Des allocations significatives sont également prévues pour les dépenses de personnel, qui s’élèvent à 1626,2 milliards de FCFA. La gestion de la dette publique représente un poste de dépense important, avec des intérêts à payer estimés à 532,5 milliards de FCFA. Le remboursement du principal de la dette publique est programmé à 1890,6 milliards, dont 1041,6 milliards destinés à la dette intérieure. Ce volume de remboursements souligne la volonté de maîtriser le stock de la dette.
Par ailleurs, le budget 2026 met un accent particulier sur le développement de secteurs sociaux et économiques stratégiques. Quoique des chiffres globaux soient déjà présentés, le détail des allocations sectorielle dévoile des orientations claires. Ainsi, 1339,5 milliards de FCFA sont destinés à l’acquisition d’infrastructures productives et d’équipements collectifs, renforçant ainsi le potentiel économique du pays. L’éducation et la santé, piliers du développement humain, reçoivent des financements substantiels avec respectivement 1107,5 milliards de FCFA pour l’éducation et 391,3 milliards pour le secteur de la santé publique. Les Affaires Sociales et l’Emploi ne sont pas en reste, bénéficiant de 77,8 milliards de FCFA. De plus, une enveloppe de 50 milliards de FCFA est spécifiquement allouée au soutien à l’autonomisation des femmes et à la promotion de l’emploi des jeunes, démontrant un engagement envers des politiques inclusives.
En matière de gouvernance locale et de développement territorial, la décentralisation se voit attribuer une part importante du budget avec 1162,2 milliards de FCFA. Cette allocation enregistre une hausse par rapport à l’année 2025, confirmant l’importance accordée au transfert de compétences et de ressources vers les collectivités territoriales pour un développement plus équilibré et adapté aux réalités locales.
Enfin, malgré l’ampleur des dépenses engagées pour soutenir la croissance et le bien-être social, le déficit budgétaire est projeté à 631 milliards de FCFA. Ce déficit sera financé par les emprunts et autres ressources disponibles, dans une démarche de gestion continue de l’équilibre budgétaire. Le budget 2026 se présente ainsi comme un instrument au service d’une vision de développement ambitieuse, visant à structurer l’économie camerounaise et à améliorer la qualité de vie de ses citoyens.
Com DGB
Au 3ᵉ trimestre 2025, la Balance Des Paiements (BDP) du Cameroun se dégrade avec un déficit courant de 639,2 milliards de FCFA. Cette évolution s’explique par la détérioration des services et des revenus primaires, malgré une réduction du déficit biens liée à la baisse des importations.
Les exportations de biens reculent, traduisant une compétitivité encore fragile. Les revenus secondaires(transferts) demeurent positifs mais insuffisants pour compenser les sorties nettes de devises. Le compte financieraffiche un faible excédent, essentiellement porté par les IDE.
Le solde globaldevient fortement déficitaire (-509,1 milliards de FCFA). Ce déficit est financé principalement par une baisse des réserves de change.
Au 3ᵉ trimestre 2025, la Position Extérieure Globale (PEG) du Cameroun s’établit à -10 543,7 milliards de FCFA, en nette dégradation par rapport au déficit de 10 090,5 milliards enregistré au deuxième trimestre 2025.
Cette évolution traduit une accumulation des engagements extérieurs, principalement sous forme de prêts et emprunts publics et d’investissements directs étrangers.
La position en investissements de portefeuille demeure excédentaire mais reste marginale.
Les avoirs de réserve, en baisse sur le trimestre, jouent un rôle d’amortisseur limité.
TELECHARGER LA BALANCE DE PAIEMENT ET LA POSITION EXTERIEURE GLOBALE
L’économie nationale reste marquée par la hausse du coût des intrants agricoles, la dégradation des voies de sortie des marchandises des plantations et des voies de distribution, ainsi que les effets de l’augmentation des prix du carburant à la pompe. De l’enquête de conjoncture réalisée par le Ministère des Finances, il ressort qu’au deuxième trimestre 2025 et par rapport au trimestre précédent, les entreprises enregistrent globalement une baisse du chiffre d’affaires des entreprises (-6,5%), de la masse salariale (-2,8%) et des effectifs (-1,6%).
Sur les six premiers mois de l’année 2025 et en glissement annuel, le chiffre d’affaires global des entreprises croît de 6,2%. Par secteur d’activités, le chiffre d’affaires augmente de 2,8% dans le primaire, 12,4% dans le secondaire et 3,0% dans le tertiaire. Sur l’ensemble de l’année 2025, les chefs d’entreprises indiquent que le chiffre d’affaires progresserait de 7,6% par rapport à 2024.
S’agissant du PIB, la croissance réelle est estimée à 3,9% en 2025. Cette progression traduit la résilience du secteur non pétrolier, principal moteur de la croissance, dont le rythme d’expansion se maintiendrait à 4,2% en 2025, comme en 2024. À l’inverse, le secteur pétrolier continuerait de peser sur la dynamique globale, avec une contraction attendue de 4,9% en 2025, après une baisse de 9,7% en 2024, sous l’effet du déclin de la production d’hydrocarbures.
Secteur primaire
Au deuxième trimestre 2025, le secteur primaire enregistre une baisse de 6,8% du chiffre d’affaires par rapport au trimestre précédent. Au premier semestre 2025 et en glissement annuel, le chiffre d’affaires du secteur progresse de 2,8%, en lien avec la bonne tenue de l’activité dans les filières banane, caoutchouc et cacao. Au terme de l’année 2025, le chiffre d’affaires du secteur primaire serait en hausse de 5,7% par rapport à 2024. Dans ce secteur, la masse salariale progresserait de 3,1% et les effectifs de 2,4%. La croissance réelle du secteur primaire est projetée à 4,1% en 2025 après 3,6% en 2024.
Consolider la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030, à travers la transformation structurelle de l’économie, en renforçant sa résilience face aux chocs internes et externes, ainsi qu’en assurant une croissance inclusive, créatrice d’emplois et de richesses durables ; telle est la boussole poursuivie par les 8 816, 4 milliards FCFA alloués pour le budget 2026. En présidant la cérémonie solennelle de lancement du budget, le Ministre des Finances est revenus sur les principaux défis à relever.
Faire du Cameroun un pays développé reste et demeure le fil d’ariane des actions du gouvernement qui n’entend pas déroger à la règle en 2026. Si la consolidation de la situation de la finance publique, la mise en œuvre efficace des priorités fixées par le Président de la République et la mobilisation optimale des recettes internes non pétrolières dans le respect de la soutenabilité de l’activité économique, sont les axes majeurs de l’action gouvernementale, une emphase devra être mise sur des volets précis.
D’après les indications du Minfi, sur le plan sécuritaire, il sera question de poursuivre dans ce contexte post-électoral, le maintien de la veille tant au niveau des frontières qu’au niveau des agglomérations. Au plan économique, le budget 2026, devra non seulement, mettre en œuvre le Programme d’Impulsion Initiale (P2I) et accélérer la mise en œuvre du Plan Intégré d’Import-Substitution Agropastoral et Halieutique (PIISAH) ; mais aussi renforcer l’offre énergétique et les capacités de transport et de distribution de l’énergie électrique, tout en rétablissant l’équilibre financier du secteur de l’électricité, notamment à travers le rachat des actions d’ACTIS à ENEO. Une emphase sera mise sur le développement des infrastructures de transport et de désenclavement des bassins de production y compris la réhabilitation des voiries urbaines ; la poursuite de la reconstruction des régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord; et la lutte contre les changements climatiques.
Au plan social, le combat sera d’intensifier la formation technique et professionnelle ; poursuivre la veille sanitaire pour se prémunir contre les épidémies et les pandémies; de relever le plateau technique des structures hospitalières; d’accroitre l’offre d’infrastructures scolaires au niveau local; de préserver le pouvoir d’achat des ménages vulnérables; d’intensifier le Projet Filets Sociaux, de promouvoir les approches à haute intensité de main d’œuvre (HIMO) notamment en faveur des femmes et des jeunes; et de poursuivre la mise en œuvre des engagements contenus dans la Politique Nationale Genre.
En matière de gouvernance, l’action sera à l’accélération du processus de décentralisation à travers l’implémentation de la loi sur la fiscalité locale; la poursuite de l’apurement de la dette intérieure de l’État ainsi que la réforme de la gestion des finances publiques.
En 2026, le gouvernement entend donc poursuivre la reprise économique observée ces dernières années, tout en renforçant l’investissement public productif et en préservant les équilibres macroéconomiques et budgétaires. Il entend par ailleurs poursuivre les efforts de soutien au pouvoir d’achat des ménages et de protection des couches sociales les plus vulnérables.
Com. DGB