Le Secrétaire Général du Ministère des Finances, Monsieur Gilbert Didier Edoa, représentant du Ministre des Finances (empêché), a présidé ce 27 Août 2026, en présence du représentant du Ministre de la Décentralisation et du Développement Local (MINDDEVEL) et de la Cheffe adjointe de la Coopération Allemande ; au STAR LAND Hôtel de Yaoundé, la cérémonie de clôture du Programme d’Appui à la Décentralisation et à la Gouvernance Financière (PADGOF).
Le PADGOF qui a bénéficié pendant trois (03) ans des appuis techniques et financiers de la Coopération Allemande à travers la GIZ, avait pour objectif d’accompagner les acteurs de la décentralisation afin qu’ils jouent pleinement leur rôle dans la gouvernance locale axée sur les citoyens et sensible au climat, en tenant compte des besoins spécifiques des femmes, des filles et l’égalité des genres.
Après trois ans de mise en oeuvre, sur les cinq (05) composantes du Programme, les résultats sont palpables. En ce qui concerne la composante (C1) portant sur la gouvernance locale, à date, le Programme a permis à 12,900 personnes dans 14 communes d’avoir accès à l’eau potable grace à la réhabilitation d’une quarantaine de points d’eau. A 45 communes d’améliorer la qualité des informations et services fournies aux populations et qui appliquent progressivement la Norme Camerounaise 1756 relative à la qualité des services au sein des administrations publiques… En matière de participation citoyenne (C2), 400 comités de quartiers et villages ont été mis sur pied dans 23 communes et outillés sur leurs missions. 30 communes ont organisé des espaces de dialogue et de consultation régulières avec les citoyen.ne.s : Journée citoyenne, semaine de redevabilité, plénière des femmes, budget citoyen et un programme de mentorat a été mis en place au bénéfice de 133 femmes leaders politiques en vue des élections municipales 2027. Pour ce qui est de la mobilisation des recettes communales (C3), 28/45 des communes partenaires ont déposé leurs comptes de gestion de l’exercice 2025 au 31 mai 2026, avec 100% des communes partenaires au Nord contre 39% au Littoral. En matière de gestion efficace et transparente des taxes et des budgets (C4), outre la modernisation des applicatifs de la Direction Générale des Impôts (DGI), le PADGOF a permis de former 22 formateurs.trices sur la budgétisation sensible au genre des CTD et aux Magistrats et auditeurs.trices de la Chambre des Comptes d’être capacités en évaluation des politiques publiques, audit sensible au genre et climat, normes ISSAI et INTOSAI et l’IA et de mettre en place la première Académie de leadership féminin en finances publiques. Le système d’Etat Civil qui constituait la cinquième composante (C5) s’est vu booster. En effet, 41.385 citoyen.ne.s sensibilisés sur l’importance des documents d’état civil et l’exercice des droits (18.949 femmes, 14.906 filles, 5.655 personnes déplacées internes, 1.875 personnes en situation de handicap) ; la mise sur pied d’un tableau de bord facilitant le suivi des données d’état civil est utilisé (avec UNICEF &BUNEC). Pour ne citer que ces avancées. Au regard de ces résultats, le Président de séance s’est “féliciter de la convergence des axes d’intervention du PADGOF, avec les priorités du Plan global des réformes de notre système des finances publiques. Toute chose qui est conforme avec l’engagement pris par tous les partenaires techniques et financiers lors des différentes instances de dialogue, d’aligner leurs interventions à la lumière du Plan Global des Réformes de la Gestion des Finances Publiques”, à déclaré Gilbert Didier Edoa.
En perspective, il est prevu le lancement du PADGOF II (septembre 2026 à août 2029, budget de 7,8 millions d’Euros) avec un accent sur la gouvernance locale inclusive.
Née d’une fusion entre le Programme d’Appui au Développement Communal (PRADEC), le Programme d’Appui à la Modernisation des Finances Publiques (PAMFIP) et le Programme d’Appui à la Modernisation de l’Etat Civil (PAMEC), le Programme d’Appui à la Décentralisation et à la Gouvernance Financière (PADGOF) est un Programme de Coopération Technique bilatéral qui s’inscrit dans le secteur « bonne gouvernance, paix et cohésion sociale ». Il s’agit d’un don du Gouvernement Allemand d’un montant de 10 milliards 167 millions 334 milles environ.
Il est placé sous la tutelle du Ministère des Finances (MINFI) et du Ministère de la Décentralisation et du Développement Local (MINDDEVEL) conformément au contrat d’exécution. Le PADGOF est mis en œuvre principalement dans les Régions du Littoral et du Nord sur une période de trois (03) ans allant de septembre 2023 à Août 2026.
Face aux professionnels des médias le 24 juillet 2026 à Yaoundé, Cyrill Edou Alo’o, Directeur Général du Budget, a apporté des éclairages cruciaux sur le déploiement de la seconde phase de l’Opération AALFA. Alors que le premier bilan affiche un taux de participation de 34,2 %, le ministère des Finances muscle son dispositif pour enrôler les 119 000 agents publics restants avant l’échéance finale. Entre renforcement des capacités logistiques et lutte contre la fraude documentaire, l’administration fiscale entend assainir durablement le fichier solde de l’État.
L’heure est au bilan, mais surtout à l’action au sein du ministère des Finances (MINFI). Portée par l’ambition de garantir une gestion rigoureuse des deniers publics, l’Opération AALFA, dédiée à la régulation des allocations familiales, franchit une étape décisive. Lors d’un point de presse organisé ce vendredi dans la capitale politique, Cyrill Edou Alo’o, a dressé un état des lieux sans concession. À ce jour, un peu plus de 61 800 agents ont été recensés, représentant environ un tiers de la cible globale. Si ce résultat constitue un socle d’implication réel, il demeure néanmoins « insuffisant » au regard des objectifs de transparence fixés par le gouvernement.
Un dispositif opérationnel densifié_
Pour pallier les lenteurs observées et anticiper l’affluence de dernière minute (un phénomène qui avait marqué la clôture de la première phase avec près de 30 % des dossiers déposés in extremis) le MINFI mise désormais sur une stratégie de proximité et d’efficacité. Le dispositif a été considérablement renforcé : les équipes d’enrôlement ont été étoffées, le nombre de centres de collecte a été multiplié sur l’ensemble du territoire, et la communication a été intensifiée pour toucher les agents jusqu’aux zones les plus reculées.
Cyrill Edou Alo’o a profité de cette tribune pour lancer un appel solennel aux bénéficiaires n’ayant pas encore régularisé leur situation. Il les invite à se rendre dans les sites dédiés dès leur ouverture, munis de l’intégralité des pièces requises. Cette démarche anticipative vise à éviter les engorgements et, surtout, à garantir le maintien sans interruption des versements des allocations familiales.
La traque aux anomalies et la lutte contre la fraude
Le cœur de cette opération réside dans l’authentification des droits. Le DGB a révélé que les premières collectes ont mis en lumière des irrégularités préoccupantes. Parmi les anomalies récurrentes figurent des actes de naissance dépourvus de noms de la mère, des numéros de série absents, des dates de délivrance suspectes ou des incohérences manifestes concernant les centres d’état civil.
« Ces éléments constituent à ce stade de simples signaux d’alerte », a précisé Cyrill Edou Alo’o. Le processus se veut en effet rigoureux mais juste : la phase d’authentification permettra de distinguer l’erreur matérielle de la fraude délibérée. L’objectif affiché n’est pas de sanctionner les agents de bonne foi, mais de protéger les droits réguliers tout en mettant un terme aux paiements injustifiés issus de dossiers fictifs. Il a d’ailleurs été rappelé avec insistance que les pensionnaires ne sont pas concernés par cette procédure, celle-ci ciblant exclusivement les agents publics en activité.
Vers un assainissement global du fichier solde
L’Opération AALFA représente un défi de souveraineté économique. En traquant les « enfants fictifs » et les actes de naissance frauduleux, le gouvernement affiche sa détermination à assainir le fichier public. Malgré les résistances latentes de certains réseaux, la dynamique engagée semble irréversible. Pour le ministère des Finances, la réussite des prochains jours est déterminante. Il ne s’agit pas seulement de chiffres, mais de la moralisation de la dépense publique, assurant que chaque franc versé au titre des prestations familiales bénéficie réellement aux familles qui y ont droit, selon les règles de la légalité républicaine.
Com DGB
Les ateliers portés par la Division de la Préparation du Budget (DPB) ont officiellement pris fin, le 17 juillet 2026, dans la region du Soleil Levant. Ce cycle de sensibilisation marque une étape charnière pour la mobilisation des Recettes Non Fiscales (RNF), un pilier stratégique désormais indispensable pour compenser la volatilité des ressources pétrolières, minières , fiscales et douanières.
Pour rappel, les RNF ne sont pas des options accessoires. Il s’agit de prélèvements obligatoires liés aux services rendus par l’État, émis par les ordonnateurs et recouvrés par les Comptables publics. Malgré un recensement de 1156 types de recettes lors de l’audit de 2019, seuls 600 sont actuellement exploités. Cette déperdition, causée par une maîtrise inégale des procédures et une vulgarisation insuffisante, est au cœur des nouveaux objectifs de la Loi de Finances 2026.
La dynamique est en marche :
– 2024 : 232 milliards de FCFA collectés.
– 2025 : 354 milliards de FCFA collectés.
– 2026 : 400 milliards de FCFA ciblés, avec 67 milliards déjà sécurisés en fin mars.
Ces résultats exigent une gestion plus stricte, qui engage une redéfinition du rôle des Contrôleurs financiers. Ce rôle ne se résume plus à la seule vérification des dépenses, mais aussi désormais, à l’interviention des CF dans la régulation des recettes. Cette implication transversale vise à identifier de nouvelles niches, là où des activités de l’État étaient auparavant ignorées ou mal documentées.
Les points sur les i
Comme l’ensemble des Gouverneurs des autres régions, le Gouverneur de la région de l’Est a été formel lors de la clôture des travaux : « Plusieurs activités de l’État n’étaient pas budgétisées ou étaient mal collectées jusqu’ici ». Son intervention a rappelé aux acteurs présents l’impératif de rigueur. Le non-respect des procédures et des plans de recouvrement inadaptés ne seront plus tolérés. L’objectif est clair : transformer les dispositifs théoriques en rentrées effectives avant la fin de l’exercice budgétaire 2026.
Ces ateliers fournissent les outils nécessaires pour appliquer les 18 milliards de FCFA de nouvelles mesures prévues dans la Loi de Finances 2026. Il revient désormais aux administrations sectorielles d’appliquer ces procédures pour atteindre la cible des 400 milliards.
TELECHARGER LES ETATS FINANCIERS DE LA SODEPA AU 31 DECEMBRE 2025
Le Directeur Général du Budget, Monsieur Cyrill EDOU ALO’O, a ouvert ce 16 juillet 2026, au Concord International Hôtel de Yaoundé, en lieu et place du Ministre des Finances empêché, la quatrième édition du Forum d’échanges entre le Ministère des Finances et les Organisations de la Société Civile.
Place sous le thème « Efficacité et efficience des finances publiques au Cameroun au regard des priorités stratégiques nationales : Femmes, Jeunes, Climat et Energie », cette rencontre, qui est devenue un rendez-vous traditionnel entre le Ministère des Finances et les Organisations de la Société Civile intervenant dans le champ des finances publiques s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions du Code de Transparence et de Bonne Gouvernance dans la Gestion des Finances Publiques au Cameroun.
Outre les acteurs de la société civile, les participants qui viennent des administrations directement concernées par la thématique centrale et les partenaires techniques et financiers ont échangé sur quatre sous thématiques à savoir : Femme : Suivi de l’efficacité et de l’efficience de la BSG (Exposé 1), Jeunesse : Financer la jeunesse au Cameroun : rendre les incitations fiscales et les mécanismes de garantie réellement efficaces » (2), Climat : Budgétisation sensible au climat : État des lieux au niveau central — Cameroun (3) et Energie : The Challenges of an Effective and Efficient Post-2025 Energy Transition in Cameroon (4).
A travers cette problématique, cette Edition entend mener une analyse citoyenne en vue de promouvoir une gestion des finances publiques qui améliore l’autonomisation de la femme, l’insertion socio-économique des jeunes, la prise en compte des aléas climatiques et la résilience énergétique.
Sous la conduite de la Division des réformes budgétaires du Ministère des Finances, les travaux de la septième (7ème) session du réseau interministériel des Coordonnateurs du Contrôle de Gestion se sont tenus ce 14 juillet 2026 à Mbankomo. La rencontre a réuni autour de la table une quarantaine de coordonnateurs du Contrôle de Gestion des administrations publiques.
La rencontre qui a été présidée par madame BOUMSONG Sophie, Chef de la Division de la Réforme Budgétaire, était placée sous le thème : « Les plans d’engagement comme outil de pilotage de l’exécution budgétaire : enjeux d’appropriation, de coordination et de vulgarisation à travers les Massive Open Online Course (MOOC) ».
Le choix de cette thématique n’est pas hasardeux : « notre pays traverse une période difficile dans sa gestion budgétaire. L’un des piliers sur lesquels les administrations peuvent s’appuyer pour atténuer les effets des tensions de trésorerie est la bonne implémentation des plans d’engagement », a rappelé la présidente de séance. En effet, les plans d’engagement occupent une place importante dans le pilotage de l’exécution budgétaire. Ils permettent d’organiser dans le temps l’utilisation des crédits ouverts, de rapprocher la programmation des activités des possibilités réelles d’exécution, d’anticiper les procédures nécessaires à la réalisation des actions prévues et de mieux suivre le rythme des engagements au cours de l’exercice. « Bien exploités, ils constituent un instrument de maîtrise de la dépense, de prévention des retards d’exécution et d’amélioration de la qualité du suivi budgétaire », a renchérit la présidente de séance.

Toutefois, dans la pratique administrative, les plans d’engagement demeurent encore insuffisamment appropriés par certains acteurs. Ils sont parfois perçus comme une formalité de programmation budgétaire ou comme un document relevant exclusivement des services financiers, alors qu’ils devraient constituer un outil partagé entre les responsables de programmes, les responsables d’actions, les services en charge de la planification, les services financiers et les contrôle de gestion. Cette perception limite leur utilisation comme instrument d’analyse, de suivi des écarts et d’aide à la décision.
A ce titre, le Réseau interministériel des Coordonnateurs du Contrôle de Gestion constitue un cadre approprié pour traiter de la question des plans d’engagement. Pour y parvenir, le partage entre pairs, la mutualisation des expériences, la diffusion des bonnes pratiques et l’harmonisation progressive des méthodes de travail entre administrations ; ont permis aux participants d’échanger sur les points clés des plans d’engagement à savoir : Plans d’engagement et pilotage de l’exécution budgétaire ; Articulation entre les plans d’engagement et les plans de passation des marchés ; Articulation entre les plans d’engagement et les plans de trésorerie. Afin d’assurer un accompagnement permanent et pointu sur la question, le Ministère des Finances à travers la division de la réforme budgétaire, a produit un Massive Online Open Course (MOOC) sur les Plans d’engagement. Ladite formation est entièrement gratuite et mise en ligne sur le site www.rfp.cm au profit des acteurs concernés.
Cette rencontre a donc permis aux coordonnateurs du contrôle de gestion d’échanger sur les difficultés rencontrées dans l’utilisation des plans d’engagement, de comparer les pratiques développées dans leurs administrations respectives et d’identifier les conditions d’une meilleure exploitation de cet outil dans le pilotage budgétaire.
La session s’est terminée sur une note de satisfaction générale avec des engagements des coordonnateurs du contrôle de gestion des administrations publiques d’améliorer et d’optimiser le pilotage par la performance au sein de leurs administrations respectives.
Audèlà des chiffres, pour mesurer l’impact des Appuis Budgétaires Sectoriels (ABS) du 3ème C2D pour la période 2017-2025sur les populations bénéficiaires, le Ministère des Finances à travers le Secrétariat Technique du Comité de Pilotage des ABS a réalisé un film documentaire de terrain dans les zones ciblées (septentrion, Est, Sud et Littoral). Le présent film documentaire, d’une durée de 26 minutes à permis de toucher du doigt les réalités de terrain, de recueillir les témoignages, de confronter les chiffres aux réalisations… En somme de mesurer l’impact de la politique publique.
Après neuf (09) ans de mise en œuvre des programmes ABS au Cameroun, il était temps de faire un arrêt majeur pour évaluer le chemin parcouru. En effet, dans le cadre de l’effort supplémentaire d’annulation bilatérale des créances françaises d’aide publique au développement, au travers des Contrats de Désendettement et de Développement (C2D), le Cameroun et la France ont signé, le 30 juin 2016, un 3e Contrat d’une valeur de 611 M€ (≈ 400 Md FCFA) couvrant la période 2017-2025. Le contrat a réservé 185,5 M€ (≈ 121 Md FCFA) à une enveloppe d’Appuis Budgétaires Sectoriels (ABS) devant se décliner sous la forme de concours triennaux successifs (2017-2019, 2020-2022 et 2023-2025), destinés à soutenir les politiques de développement durable et de croissance du Cameroun.
Les triennats d’appuis budgétaires qui s’achèvent avaient donc pour objectif global de soutenir les politiques de développement durable et de croissance du Cameroun. Cet objectif global a ciblé quatre politiques publiques à savoir : (i) l’amélioration de la santé maternelle et néonatale ; (ii) l’amélioration de l’offre et la qualité éducative ; (iii) la protection sociale à travers l’extension des mécanismes de Filets Sociaux ; et (iv) l’appui à la relance économique pour l’accélération de la croissance.
Les principales administrations censées porter la réalisation de ces politiques publiques étaient, le Ministère de la Santé Publique, le Ministère de l’Education de Base, le Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire à travers le Projet Filets Sociaux et le Bureau de Mise à Niveau des entreprises. A l’issu de ces neuf ans de mise en œuvre des ABS, quels ont été les résultats obtenus ? comment le dispositif de pilotage à fonctionner ? Comment cette politique publique à impacter la vie des population ? Réponses dans le documentaire à visualité sur toutes les plateformes digitales de la Direction Générale du Budget.
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Au quatrième trimestre 2025, la situation extérieure du Cameroun s’améliore sensiblement par rapport au troisième trimestre 2025. Le déficit du compte courant se réduit, passant de 614,8 milliards au troisième trimestre à 381,6 milliards au quatrième trimestre, sous l’effet conjugué de l’amélioration de la balance des services, de la diminution des sorties nettes de revenus primaires et de la progression des revenus secondaires. En revanche, le déficit des biens demeure élevé en raison du dynamisme des importations, qui continue de dépasser celui des exportations.
Le compte financier enregistre une progression des entrées nettes de capitaux, principalement sous l’effet des investissements directs et des financements extérieurs mobilisés par les administrations publiques.
Ces évolutions ont permis de dégager un excédent global de 146,3 milliards, après un déficit de 509,1 milliards enregistré au trimestre précédent.
Au quatrième trimestre 2025, la Position extérieure globale (PEG) continue de se détériorer. Elle se dégrade de 342,6 milliards, passant de -10 969,0 milliards au troisième trimestre 2025 à -11 311,6 milliards au quatrième trimestre 2025, sous l’effet d’une progression plus rapide des engagements extérieurs que des actifs détenus sur le reste du monde.
Le cadre juridique des finances publiques au Cameroun, profondément rénové par les lois du 11 juillet 2018 portant respectivement Régime financier de l’État et des autres entités publiques, et Code de transparence et de bonne gouvernance, a enrichi le processus de formulation des lois de finances d’une séquence démocratique et managériale majeure : le Débat d’Orientation Budgétaire (DOB). Aux termes de l’article 11 de la loi portant Régime financier, le Gouvernement est tenu de transmettre au Parlement, avant le 1er juillet de chaque année, les documents de cadrage à moyen terme, adossés à un rapport sur la situation macroéconomique et à un état d’exécution du budget de l’exercice en cours, en vue de l’organisation d’une discussion publique sans vote.
Le Débat d’Orientation Budgétaire consacre ainsi l’intervention en amont du Pouvoir législatif dans la trajectoire financière de la Nation. Il offre aux parlementaires l’opportunité d’évaluer la pertinence et le réalisme des hypothèses macroéconomiques sous-jacentes au projet de budget en préparation, tout en formulant des avis circonstanciés sur les choix stratégiques du Gouvernement. Ce mécanisme renforce la transparence publique et permet de veiller de concert à la soutenabilité de la dette, à la maîtrise des déficits et, in fine, à la préservation des grands équilibres macroéconomiques fondamentaux.
Dans un souci de cohérence méthodologique, de lisibilité et de rationalisation éditoriale, le Gouvernement a choisi de consolider le Cadre Budgétaire à Moyen Terme (CBMT), les Cadres de Dépenses à Moyen Terme (CDMT) sectoriels ainsi que les rapports d’exécution et de conjoncture au sein d’un instrument unique : le Document de Programmation Économique et Budgétaire à Moyen Terme (DPEB).
Le présent document, qui couvre la période 2027-2029, formalise les orientations budgétaires concourant à la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30). Il s’inscrit dans le cadre de la septième session du DOB, jalonnant la préparation du projet de Loi de Finances Initiale pour l’exercice 2027, dont il fixe les contours généraux, les cibles de recettes et les plafonds d’enveloppes de charges.
En 2026, cet exercice de programmation se déroule dans un environnement international et sous régional complexe, marqué par de vives incertitudes géopolitiques et la persistance de tensions inflationnistes. Face à ces vents contraires, le Gouvernement réaffirme sa ferme détermination à préserver la résilience de l’économie nationale. L’action publique restera orientée vers l’accélération des réformes structurelles de la SND30, l’intensification de la politique d’import substitution et la consolidation des acquis du Programme Économique et Financier (PEF) mené de concert avec les partenaires techniques et financiers, au premier rang desquels le Fonds Monétaire International (FMI).
Approuvé en Conseil de Cabinet conformément aux dispositions réglementaires fixant le calendrier budgétaire de l’État, le DPEB 2027-2029 s’articule autour de quatre (4) chapitres complémentaires :
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