Yaoundé, a abrité le 26 mai 2026, une rencontre réunissant les responsables chargés des questions financières et comptables des entreprises publiques camerounaises. Sous la coordination de Judith Clairence Menguele épse Bodo, Chef de la Division des Participations et des Contributions de la Direction Générale du Budget (DGB), représentant le Ministre des Finances, cet événement visait à évaluer les avancées de mise en œuvre des recommandations issues des travaux de la rencontre précédente et à faire le point sur l’état d’avancement de la clôture des comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2025.
Cette rencontre s’inscrit dans une démarche continue visant à professionnaliser et à fiabiliser la gestion financière des entreprises où l’État détient une participation significative, avec comme objectif ultime, de consolider la transparence, la crédibilité et la qualité de l’information financière produite par les entités publiques, piliers essentiels de la performance économique et de la confiance institutionnelle. Il s’agit également de garantir que ces entreprises ne se contentent pas de respecter les exigences réglementaires, mais qu’elles s’approprient pleinement les bonnes pratiques en matière de production et de diffusion de l’information financière. Cette phase de suivi-évaluation témoigne de la volonté des pouvoirs publics de suivre de près la progression des entreprises publiques dans l’atteinte d’objectifs cruciaux visant leur pérennité et celle de l’économie nationale.
Au cœur des discussions, l’appréciation objective du niveau de mise en œuvre des recommandations formulées lors de la précédente édition de ces rencontres, qui s’était tenue le 7 avril 2026. Ici, l’accent avait été mis sur l’importance capitale pour les responsables financiers et comptables de produire une information financière et comptable d’une fiabilité irréprochable. La nécessité de transmettre cette information à la tutelle financière compétente et de la publier dans les délais légaux avait été fermement soulignée, dans un souci de transparence et de reddition de comptes. L’on attend de ces nouvelles assises un bilan concret de l’impact de ces sensibilisations.
Concernant l’évaluation de l’état d’avancement des travaux de clôture des comptes de l’exercice clos au 31 décembre 2025, il s’agit d’une étape fondamentale car elle précède immédiatement les échéances légales de publication des résultats financiers pour chaque entreprise publique. Une clôture effective et rigoureuse est la condition sine qua non pour pouvoir ensuite diffuser des informations financières validées, permettant ainsi aux différentes parties prenantes, externes et internes, de disposer d’une image fidèle de la santé financière de ces entités.
Des avancées globalement positives
Judith Clairence Menguele épse Bodo, dans son allocution de circonstance, a partagé une première impression globalement positive. Elle a précisé que les 15 entreprises initialement sélectionnées ont « presque toutes déjà leurs états financiers produits ». De même, pour un certain nombre d’entre elles, les sessions des conseils d’administration nécessaires à la validation de ces états ont déjà eu lieu et d’autres sont prévues pour se tenir dans les délais. Ce constat encourageant, induit que le suivi rapproché dont bénéficient les entreprises publiques porte ses fruits, ce qui leur permet d’avancer et de progresser significativement.
Cette dynamique permet de s’aligner véritablement sur la trajectoire de la production des états financiers audités dans les délais impartis et de leur publication sur les plateformes dédiées. Mme Menguele épse Bodo a exprimé sa confiance quant à l’atteinte des objectifs fixés pour le 30 juin, date à laquelle un « nombre acceptable d’entreprises » devraient avoir procédé à la clôture de leurs comptes et à la publication de leurs états financiers sur leurs propres sites web ou sur celui du ministère des Finances. Cette échéance est cruciale pour assurer la mise à jour régulière des informations financières. Cependant il faut préciser que la liste prioritaire des 15 entreprises attendues par le Partenaire financier a été réajustée au cours des travaux, portant le nombre total de 15 à 21.
La nécessité pour chaque entreprise de rendre compte de sa performance financière
L’importance de la publication des états financiers certifiés et audités ne saurait être sous-estimée. Pour des institutions financières, des partenaires techniques et financiers de l’État, et même pour les administrés, ces documents constituent une source d’information essentielle. La crédibilité d’une entreprise, qu’elle soit publique ou privée, repose en grande partie sur sa capacité à rendre compte de sa performance financière de manière transparente et régulière. Une entreprise qui omet de publier ses états financiers, projette une image peu sérieuse et peu professionnelle d’elle tant aux yeux des partenaires que du public.
Au-delà de la simple exigence de crédibilité, la publication des états financiers est un outil fondamental pour l’aide à la décision, particulièrement dans le contexte de la gestion du portefeuille des entreprises publiques. L’État, en tant qu’actionnaire, doit être en mesure de prendre des décisions éclairées et rapides pour accompagner efficacement ces entreprises. Si les informations financières ne sont pas disponibles en temps voulu ou si leur qualité est médiocre, il devient difficile, voire impossible, de prendre des décisions appropriées qui favorisent le maintien d’une dynamique positive, l’adaptation aux évolutions du marché et la recherche constante de la performance.
Dans un environnement économique mondialisé et de plus en plus compétitif, les entreprises publiques doivent impérativement renforcer leur gouvernance financière. La transparence et la rigueur dans la production et la publication de leurs comptes ne sont plus une option, mais une nécessité pour asseoir leur légitimité, maintenir la confiance des investisseurs et partenaires, et surtout, assurer une gestion efficiente qui serve les intérêts nationaux. C’est donc une étape importante dans cette quête d’excellence opérationnelle et de responsabilité financière pour l’ensemble du secteur des Entreprises Publiques au Cameroun.
L’édition 2026 de la conférence de ces acteurs de la chaîne budgétaire, a placé sous les feux des projecteurs leur rôle crucial. Sous la coordination de madame Augusta Njock Arrey épse Tabenyang, Chef de Division du Contrôle Budgétaire, de l’Audit et de la Qualité de la Dépense de la DGB, les travaux ont exploré, sur deux jours, des enjeux fondamentaux axés sur le thème : « Le Contrôleur financier face à la sincérité et la soutenabilité budgétaires ». Cette rencontre stratégique visait à outiller ces professionnels pour mieux appréhender les défis actuels et futurs de la gestion des finances publiques.
L’objectif principal de cette session était de renforcer les compétences des Contrôleurs financiers afin qu’ils puissent assurer un suivi plus efficace des réformes budgétaires engagées par l’État et améliorer leur accompagnement auprès des ordonnateurs dans l’exécution rigoureuse des dépenses publiques. Au-delà de la simple conformité, l’ambition est de positionner le Contrôleur financier comme un véritable partenaire stratégique, garant de la bonne santé financière de l’État.
Une préparation substantielle a ainsi été dispensée pour préparer les participants à l’implémentation de la réforme sur le contrôle interne budgétaire ainsi qu’au contrôle financier renouvelé. Ces avancées législatives et organisationnelles redéfinissent les contours de la gouvernance financière, plaçant la transparence, la soutenabilité et la qualité de la dépense au premier plan, conformément aux dispositions de la loi portant Code de Transparence et de Bonne Gouvernance et du Régime financier de l’État et des autres Entités publiques. Les échanges ont également permis de faire un état des lieux des difficultés qui entravent l’exécution budgétaire des différentes structures, ainsi qu’une évaluation du réseau des Contrôleurs financiers nouvellement mis en place.
Pour garantir une efficacité optimale des travaux, le programme a été structuré autour de deux exposés majeurs. Le premier, spécialement dédié à la « Réforme des finances publiques », a été magistralement présenté par Monsieur Dooh Ekoko, Chef de Cellule de la Coordination des Opérations Budgétaires à la DCOB. Cet exposé a offert un éclairage essentiel sur les mutations profondes qui transforment le paysage de la gestion publique, soulignant la nécessité d’une adaptation constante des pratiques professionnelles.
La nouvelle gestion publique consacrée par la législation actuelle met un accent particulier sur la transparence des processus, la soutenabilité des engagements financiers sur le moyen et long terme, l’amélioration de la qualité des dépenses publiques, et la production d’informations financières fiables et sincères. Dans cette optique, le Contrôleur financier émerge comme un acteur central, dont l’intervention influence positivement les phases en amont (planification, autorisation) comme en aval (exécution, contrôle, reporting) du cycle budgétaire.
« Les observations faites, sont des données importantes qui permettront d’optimiser le système d’information en conséquence et d’améliorer les outils méthodologiques en cours de finalisation », a indiqué Madame Augusta Njock Arrey épse Tabenyang, soulignant ainsi l’importance de l’analyse des données pour l’amélioration continue des processus. Cette démarche proactive vise à transformer les données brutes en informations exploitables pour une prise de décision éclairée.
Au-delà des discussions stratégiques, la conférence a également dédié une attention particulière à la procédure d’enregistrement en ligne de la commande publique, un domaine où la digitalisation offre des avantages significatifs en termes de rapidité, de transparence et de traçabilité. Présentée par des équipes de la Direction Générale des Impôts (DGI), cette session pratique a démontré la simplicité et la procédure, décomposée en étapes claires, pour l’enregistrement des marchés publics, lettres de commande publiques et bons de commande.
Focus sur l’enregistrement en ligne de la commande publique
La gestion dématérialisée de la commande publique est désormais une réalité, facilitant les échanges et sécurisant les transactions. Pour accompagner les utilisateurs, les équipes de la DGI ont détaillé le processus d’enregistrement en ligne, qui se déroule en plusieurs phases clés, à savoir :
Connexion à la plateforme
Les utilisateurs sont invités à se rendre sur la plateforme dédiée (l’adresse spécifique n’étant pas disponible dans le texte source, il s’agit d’une indication générale). Une fois sur le site, il faut cliquer sur « Se connecter ». La saisie des identifiants (nom d’utilisateur et mot de passe) est requise. Pour les nouveaux utilisateurs ou pour une première connexion, un formulaire d’inscription s’affichera, demandant d’insérer des informations exactes et complètes.
Effectuer un enregistrement
Après avoir accédé à l’espace personnel, l’utilisateur doit cliquer sur l’option « Effectuer un enregistrement ». Il lui sera ensuite demandé de sélectionner le type d’acte concerné parmi les options proposées : marché public, lettre de commande publique ou bon de commande. Suite à cette sélection, cliquer sur « Commencer la déclaration » permet de renseigner toutes les informations relatives à l’acte, telles que les parties prenantes, les montants, les descriptions, etc.
Liquider et téléverser les documents
Une fois les initiales informations enregistrées et après une première vérification, l’utilisateur clique sur « Liquider ». Cette étape prépare la soumission des pièces justificatives. Ensuite, le système invite à « Téléverser les documents requis ». Il est impératif de s’assurer que tous les documents joints sont lisibles, complets et conformes aux exigences. Après le téléversement, il faut cliquer sur « Suivant » pour passer à l’étape suivante.
Vérification et Paiement
Cette phase est cruciale. Les utilisateurs doivent vérifier attentivement toutes les informations saisies et les documents téléversés pour éviter toute erreur. Une fois la vérification effectuée, il faut cocher la case d’engagement sur l’honneur, attestant de l’exactitude des informations, et cliquer sur « Enregistrer et terminer ». La dernière action consiste à procéder au paiement des droits d’enregistrement, en utilisant les moyens de paiement mis à disposition sur la plateforme.
Suivi du dossier
La plateforme offre la possibilité de suivre l’évolution de chaque demande. Depuis le menu « Mes enregistrements », l’utilisateur peut accéder à la liste de ses démarches. En sélectionnant la demande concernée et en cliquant sur « Afficher », il obtient un aperçu détaillé de son statut.
Téléchargement des documents
Une fois le processus validé et traité, plusieurs documents sont disponibles au téléchargement : l’avis d’imposition, l’accusé de paiement et la quittance de paiement. Si l’attestation d’enregistrement n’apparaît pas encore, cela signifie que la demande est toujours en cours de traitement par les services compétents.
Si une demande est rejetée ou si des informations complémentaires sont requises, l’utilisateur doit se rendre dans l’onglet « Documents relatif à l’acte ». Il y trouvera les indications nécessaires pour mettre à jour ou compléter les pièces concernées, avant de soumettre à nouveau les documents demandés. Un processus itératif qui garantit la complétude et l’exactitude du dossier.
L’enregistrement en ligne de la commande publique se révèle ainsi être un processus simple et rapide lorsqu’il est suivi méthodiquement. Cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique de modernisation de l’administration et de facilitation des affaires, renforçant la confiance des acteurs économiques dans la gestion des procédures publiques.
Com DGB
Dans un contexte de réformes visant à moderniser la gestion des finances publiques, la Direction Générale du Budget (DGB) a réaffirmé avec insistance l’impératif d’une éthique et d’une déontologie irréprochables au sein de ses services. Ce message fort a été délivré par Augusta Njock Arrey épse Tabenyang, Chef de Division du Contrôle Budgétaire, de l’Audit et de la Qualité de la Dépense (DCOB), lors de la conférence annuelle des Contrôleurs financiers tenue le 12 mai 2026 à Yaoundé. Présidant la cérémonie au nom du Directeur Général du Budget, elle a dressé un état des lieux, soulignant les avancées, mais surtout les défis et les attentes futures pour garantir l’intégrité et l’efficacité de la fonction.
Ce rendez-vous annuel, qui témoigne de la volonté du Ministre des Finances de préparer activement les acteurs aux mutations profondes attendues avec la réforme sur le contrôle interne budgétaire et le contrôle financier renouvelé, représente une plateforme essentielle dans l’exécution du budget. Il offre une occasion unique pour faire le bilan des difficultés qui entravent l’exécution budgétaire dans les structures d’affectation des Contrôleurs financiers. Parallèlement, il permet d’évaluer la performance et la structuration du réseau des Contrôleurs financiers, un pilier essentiel de la gouvernance du pays.

C’est pour marquer l’importance de leur rôle, que la DCOB a centré son intervention sur l’éthique et la déontologie, ainsi que la performance des services. Concernant la performance, elle a présenté le nouveau cadre logique du Programme 233, intitulé « Gestion Budgétaire de l’État », qui couvre la période 2025-2027. Ce cadre a été élaboré de telle sorte que tous les indicateurs de performance soient logés au niveau du Programme, facilitant ainsi un suivi plus précis et une évaluation plus pertinente. Parmi ces indicateurs, deux sont particulièrement pertinents et directement liés aux activités quotidiennes des contrôleurs financiers. Il s’agit, d’une part, de l’examen rigoureux de l’exécution des dépenses, notamment celles effectuées par procédure dérogatoire, et d’autre part, de l’optimisation des délais moyens de traitement des dossiers. Pour alimenter ces indicateurs, une obligation a été mise en place : les contrôleurs financiers doivent semestriellement, et non plus annuellement, procéder à une évaluation détaillée des dépenses et des délais mentionnés ci-dessus, en les intégrant systématiquement dans leurs rapports d’activité trimestriels. Un canevas spécifique pour faciliter cette tâche ainsi qu’un modèle rédactionnel seront prochainement mis à leur disposition pour harmoniser les pratiques et garantir la qualité des données collectées.
Cependant, au-delà des indicateurs et des procédures, un aspect fondamental de la fonction a été soulevé avec une vigueur particulière : la production et la transmission des rapports d’activité. Il est apparu, à maintes reprises, que l’exigence de remonter ces informations essentielles n’est pas toujours respectée, notamment par certains contrôleurs financiers affectés au sein des ministères. Malgré de multiples notes de relance et des interpellations, cette négligence persiste. Le Chef de division du contrôle , de l’audit et de la qualité de la dépense a souligné le manque de perception quant à l’importance capitale de cette remontée de l’information budgétaire. Ces rapports sont indispensables pour éclairer la prise de décision au plus haut niveau, que ce soit pour les instances de régulation comme le Comité Interministériel d’Exécution Budgétaire (CIEP), pour les sessions parlementaires où la reddition de comptes est primordiale, ou encore pour l’anticipation et la gestion d’éventuels conflits budgétaires. Plus grave encore, cette défaillance dans le suivi et le reporting impacte directement l’atteinte des objectifs de performance des différents ministères et, par extension, du programme budgétaire national.
Relever les défis complexes de la gestion budgétaire moderne
Dans le prolongement de ces constats, l’oratrice a abordé les manquements observés dans le comportement professionnel de certains contrôleurs financiers. L’on note, en effet, des cas d’indisponibilité fréquente à leur poste de travail, un manque de franche collaboration avec les administrations de tutelle, et, plus préoccupant encore, des atteintes manifestes à l’éthique et à la déontologie propre à la fonction publique et au métier. Ces comportements, loin de valoriser la noblesse de la fonction occupée, tendent à dégrader l’image du corps des contrôleurs financiers et à créer un climat défavorable à l’atteinte des objectifs assignés aux administrations auxquelles ils sont rattachés.
Face à ces constats, Augusta Tabenyang a lancé un appel clair et sans équivoque à l’ensemble des contrôleurs financiers. « Mesdames et messieurs les contrôleurs financiers, je vous invite à faire preuve de plus de discipline, d’assiduité et à cultiver le dialogue, non seulement au sein de vos circonscriptions respectives, mais aussi et surtout dans le cadre du réseau professionnel mis en place », a-t-elle exhorté. Elle a rappelé la vision ambitieuse du Ministre des Finances, qui, lors des conférences annuelles des services centraux et déconcentrés en 2026, a exprimé sa vision d’une nouvelle génération de contrôleurs financiers : des professionnels « smart », c’est-à-dire à la fois intelligents, réactifs, compétents et intègres, capables de relever les défis complexes de la gestion budgétaire moderne et d’incarner les valeurs d’exemplarité attendues de la haute administration publique.
Com DGB
Le Cameroun a célébré du 27 au 29 avril 2026 la 9ème édition de la Journée d’Information sur la Mutualité (JIM). Un événement placé sous le thème ambitieux « Gouvernance mutualiste et pérennisation des acquis : stratégie de consolidation et enracinement territorial au Cameroun », qui a servi de plateforme pour dévoiler les avancées significatives du secteur. Présidées par Son Excellence Grégoire Owona, Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, ces assises ont servi de plateforme pour dévoiler les avancées du secteur, tout en mettant en exergue la structuration profonde du mouvement mutualiste, la modernisation de sa gouvernance, son rayonnement continental et ses réalisations concrètes.
Au cours de cette édition de la Journée d’Information sur la Mutualité (JIM), le mouvement mutualiste camerounais, animé par la synergie de quatre fédérations clés a affirmé avec force son rôle d’acteur majeur de la protection sociale et du développement local. Il s’agit de la Fédération Nationale des Mutuelles Sociales du Cameroun, la Fédération Camerounaise des Mutuelles de Personnels, le Fonds Commun de Développement des Mutuelles, et le regroupement des Mutuelles Communales, Villageoises et Familiales. La cérémonie d’ouverture, marquée par une participation active de plusieurs mutuelles, dont la Mutuelle Nationale du Budget (MUNAB), a incarné cette vitalité collective et cet engagement partagé. Ces assises ont spécifiquement célébré la stratégie d’enracinement territorial, qui, malgré quelques lenteurs administratives initiales dans certaines sphères, s’accélère notablement. L’installation progressive d’antennes régionales et départementales garantit une proximité améliorée avec les adhérents et une meilleure compréhension de leurs besoins spécifiques sur l’ensemble du territoire national.

La modernisation de la gouvernance représente un autre pilier stratégique mis en avant lors de la JIM. Les mutuelles et leurs fédérations embrassent résolument l’ère numérique et l’innovation technologique. L’intégration des technologies de l’information et même, dans une perspective avant-gardiste, de l’intelligence artificielle, vise à optimiser la gestion administrative, financière et matérielle. Cette transition technologique positionne le mouvement mutualiste camerounais à l’avant-garde de la gestion moderne, renforçant sa résilience et son efficacité opérationnelle. Cette démarche proactive dans la gouvernance se reflète également sur la scène africaine, où le Cameroun s’illustre par la reconnaissance de ses cadres. L’élection d’Augustin Tiomela au poste de troisième vice-président de l’Union Africaine de la Mutualité (UAM), ainsi que celle d’Aristide Onofino NDamela, président de la commission scientifique de la JIM, comme président de la commission de formation de l’UAM, attestent de l’influence et de la qualité du modèle mutualiste camerounais aux niveaux international et continental.
De la théorie à la concrétisation
Les réalisations récentes des mutuelles camerounaises témoignent à suffisance de leur impact socio-économique. Le Fonds Commun, à travers des projets fonciers et immobiliers ambitieux, démontre une capacité d’investissement palpable. Les mutuelles de retraite complémentaire continuent d’étendre leur couverture dans des secteurs névralgiques tels que les agences, l’énergie, les aéroports, et le port de Kribi. L’inauguration, en août 2025, du complexe hôtelier Concorde International Hotel à Yaoundé, ouvrage de la Mutuelle Nationale du Trésor, symbolise la montée en puissance et la diversification des activités du secteur. La promotion des activités génératrices de revenus par la vente des gadgets et autres produits de santé apparait également dynamique.
Dans cette lancée, la Mutuelle Nationale du Budget (MUNAB) qui n’est pas à la traîne, mériterait une mention spéciale. Elle s’est distinguée par la mise sur pied du Centre d’Excellence de la Direction Générale du Budget, et d’autres projets en cours relevant de la couverture santé. Ce centre est destiné à assurer un renforcement ciblé des capacités et une mise à niveau constante de l’ensemble du personnel des structures relevant du Programme 233 « Gestion Budgétaire de l’État », garantissant ainsi une maîtrise approfondie et homogène de la gestion budgétaire. Ces avancées multiples soulignent non seulement, la capacité des mutuelles à s’adapter aux défis contemporains et à répondre efficacement aux besoins évolutifs des populations, mais aussi l’engagement profond des mutualistes à consolider leur rôle dans la protection sociale, le développement local durable et inclusif, et à contribuer activement à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable.
Malgré ces succès retentissants, la 9e édition de la JIM a également permis de souligner les défis persistants, notamment dans le domaine du renforcement des capacités et de la mobilisation accrue des ressources financières. Un appel a été lancé en faveur d’une collaboration plus soutenue et stratégique entre les mutuelles, les pouvoirs publics et les partenaires techniques et financiers, afin de démultiplier les effets des actions menées et d’assurer une croissance exponentielle du mouvement.
En clair, la 9e édition de la Journée d’Information sur la Mutualité au Cameroun s’avère un succès retentissant, révélant la vitalité, l’innovation et la vision stratégique du mouvement mutualiste camerounais. Les mutualistes camerounais sont plus que jamais déterminés à poursuivre leur mission, à consolider leurs acquis et à renforcer leur position de leader sur les scènes africaine et internationale.
Diagnostiquer les faiblesses persistantes et définir des stratégies correctives pour l’exercice 2027, afin d’améliorer l’efficacité de cette démarche fondamentale pour le développement économique, tel était le principal objectif de la réflexion organisée il ya quelques semaines à Ebolowa, sous la conduite de la Division de la Préparation du Budget.
Le processus de préparation du budget de l’État de l’année 2026 a révélé des défis importants qui nécessitent une attention immédiate. Les retards dans le déroulement des activités, l’insuffisance des délais alloués aux ministères sectoriels pour soumettre leurs contributions, la faiblesse constatée dans la qualité et la disponibilité des documents budgétaires, et le dysfonctionnement du système informatique PROBMIS sont autant de maux qui continuent de fragiliser la robustesse et l’efficacité de cette procédure vitale. Face à ce constat, la Direction Générale du Budget en collaboration avec d’autres entités du Ministère des Finances (MINFI), ainsi que d’autres administrations, a organisé un atelier bilan des activités de préparation du budget 2026, à l’effet d’améliorer l’efficacité des activités liées à cet exercice et d’assurer une diligence exemplaire pour la consolidation du processus de préparation du budget 2027.
Consciente des enjeux, la DGB a estimé qu’il était utile, voire urgent de procéder à un examen rétrospectif et critique de la manière dont le processus budgétaire précédent a été mené. Il s’agisssait non seulement, de questionner de manière approfondie le niveau de respect du calendrier budgétaire préétabli, mais aussi, d’analyser le rôle et la responsabilité de chaque acteur impliqué dans la chaîne de préparation, tout en évaluant les modalités d’organisation des différentes activités et en testant la robustesse des outils déployés en 2026 dans le cadre de la préparation du budget de l’État. L’objectif final de cette démarche était d’identifier avec précision les faiblesses structurelles et les facteurs d’inefficacité qui ont entravé la bonne marche du processus, dans l’optique claire et ferme d’une amélioration substantielle de la préparation du projet de budget pour l’exercice 2027. Un exercice qui se devait d’apporter des informations pertinentes, fondées sur des analyses rigoureuses, pour permettre de juger le niveau d’efficacité de l’exécution des activités de préparation du budget de l’État pour l’année 2026, de documenter de manière exhaustive les leçons tirées de cette expérience, et enfin, de proposer des mesures correctives tangibles et applicables pour optimiser le processus d’élaboration du budget de l’exercice à venir.
Les assises, conduites par Mirabeau Abe, Chef de Cellule des Études et des Normes Budgétaires à la Division de la Réforme Budgétaire (DREF) au sein du MINFI, et Cyrille Effila Dzemena, Chef de Cellule des Services des Infrastructures, de la Production et du Commerce à la Direction de la Programmation Budgétaire (DPB) du MINFI, ont bénéficié de la participation active et engagée de représentants de plusieurs structures gouvernementales. Le MINFI était représenté par la DGB, la Direction Générale des Impôts (DGI) et la Direction Générale des Douanes (DGD). Le Ministère de la Planification de l’Économie, de la Programmation et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT) était également présent par l’intermédiaire de ses Directions Générales de l’Économie, de la Planification et de la Programmation (DGEPIP) et de la Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique (DGPAT).
Quelques pistes de solutions
Les travaux portaient sur une série de 12 exposés techniques relativement à divers aspects du processus budgétaire. Ces présentations ont permis de dégager des recommandations majeures, dont la mise en œuvre a été confiée aux administrations sectorielles concernées. Parmi ces recommandations clés, plusieurs points méritent d’être soulignés :
– Premièrement, il est préconisé d’organiser une séance de travail approfondie entre les structures techniques et les différentes hiérarchies ministérielles, afin d’améliorer de manière significative le contenu du Document de Programmation Économique et Budgétaire (DPEB). – Deuxièmement, la proposition de mettre en place un comité interministériel dédié au DPEB, indépendant, chargé de son élaboration et garant de sa qualité et de sa cohérence, a été retenue pour renforcer la gouvernance de ce document stratégique.
– Troisièmement, il est demandé de rédiger des notes explicatives à l’attention des hiérarchies respectives (DGB et DGEPIP) pour leur présenter de manière détaillée les difficultés rencontrées par les structures sous leur responsabilité dans le respect du calendrier budgétaire. Une autre recommandation porte sur la formulation de propositions de dates butoirs précises que les structures en charge de la préparation du budget devront impérativement respecter, ceci dans le but de réduire les retards par rapport aux délais réglementaires établis.
Par ailleurs, la décision de mettre en place un comité restreint composé de Messieurs Ngakoumda, Siewe Fohopa, Nkou et Manga Ndi a été prise. Ce comité aura pour mission d’approfondir la réflexion sur les problématiques relatives aux insuffisances du DPEB et de la Circulaire budgétaire, afin de proposer des solutions concrètes et innovantes. L’intégration des charges récurrentes dans les cadres du Tableau des Opérations Financières de l’État (TOFE) et du Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CBMT) a également été abordée, soulignant la nécessité d’une meilleure prévision. L’évaluation des nouvelles orientations stratégiques inscrites dans le DPEB constituera une étape essentielle, tout comme la tenue d’une concertation spécifique pour évaluer la question de l’actualisation des Cadres de Dépenses à Moyen Terme (CDMT) finaux. Il sera également nécessaire de convier les membres du Groupe thématique dédié à l’optimisation du système PROBMIS aux travaux de l’Atelier Bilan afin de faire un point précis sur l’accompagnement de ce système informatique au cours des différentes étapes de préparation du budget et de discuter des pistes d’amélioration. Enfin, dans un souci d’efficacité et de suivi, il a été décidé de relancer toutes les structures concernées, les conviant à la mise en œuvre des recommandations qui relèvent de leurs responsabilités respectives, marquant ainsi une volonté ferme d’aller de l’avant et de transformer les diagnostics en actions concrètes pour un budget 2027 plus performant. Cette démarche collaborative et rigoureuse témoigne d’un engagement renouvelé envers la rationalisation des finances publiques et l’efficacité de la gouvernance économique.
Com DGB
Dans la matinée du samedi 28 février 2026, les Etats-Unis et Israël ont lancé une attaque majeure contre la République Islamique d’Iran. S’en est suivi une riposte iranienne qui a ciblé non seulement le territoire israélien mais également les pays abritant les bases américaines dans la région (Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït, l’Irak…) provocant un risque accru d’embrasement régional. L’impact économique du conflit sera principalement lié à sa durée, mais le risque d’une crise internationale sévère se profile.
Le conflit russo-ukrainien a mis en évidence la fragilité des pays de la CEMAC face à de tels chocs. En effet, cette guerre n’a pas épargné la région, tout comme le reste du continent. En particulier, le Cameroun a été durement affecté, notamment par les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales et la flambée des prix internationaux des produits énergétiques.
Dans ce document de travail, la Division de la Prévision du Ministère des Finances essaie d’évaluer les implications d’un conflit prolongé sur l’économie de la sous-région CEMAC, et en particulier sur celle du Cameroun.
Ce document s’articule autour:
(i) du focus sur la région touchée par le conflit ;
(ii) des effets d’un conflit prolongé sur l’économie mondiale ; et
(iii) l’impact sur l’économie de la CEMAC et de celle du Cameroun.
Cette brochure, destinée aux investisseurs, a pour but de présenter les atouts du Cameroun en termes de stabilité, d’amélioration de l’environnement des affaires et d’incitations fiscales adossées à un cadre juridique mieux adapté. Elle fournit les modalités pratiques pour obtenir les facilités prévues dans les guichets investisseurs.
En effet, avec un taux de croissance qui reprend son envol (estimé à 4,5% en 2018), l’économie camerounaise pourrait atteindre un taux de 6% en 2023. Selon les récentes prévisions du FMI, la relance de la croissance se matérialise par la politique des grands travaux d’infrastructures (ports, ponts, autoroutes, barrages hydroélectriques…). Au plan conjoncturel, la remontée progressive des cours du pétrole vient conforter la résilience de l’économie camerounaise, qui a su résister aux multiples chocs économiques et politico-sécuritaires…
Sensibiliser les responsables des Entreprises Publiques quant à l’impérieuse nécessité de produire l’information financière fiable, sincère, régulière ; la transmettre dans les délais légaux à la tutelle financière tout en la publiant dans le site web de l’entreprise, tel est l’essence de la rencontre entre le ministère des finances et les responsables en charge des questions financières et comptables au sein des Entreprises Publiques. Les travaux présidés par Judith C. Menguele épse Bodo, Chef de division des Participations et des Contributions de la DGB, se sont tenus ce jour à Yaoundé.
Cette démarche s’inscrit dans un contexte national marqué par l’implémentation totale de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), où une gestion transparente des comptes publics est une condition sine qua non pour la bonne préparation et l’exécution du budget de l’État. Malheureusement, le constat est sans appel : les états financiers des entreprises publiques accusent des retards significatifs tant dans leur certification que dans leur publication, compromettant ainsi la célérité requise par les textes.
En 2025, par exemple, 23 Entreprises publiques seulement sur une quarantaine ont réussi à produire et publier leurs états financiers conformément à la date limite du 30 juin, fixée chaque année. Cela représente un taux de transmission alarmant estimé à seulement 30%, selon le ministère des finances. Ces défaillances répétées exposent les Entreprises Publiques à des risques majeurs, parmi lesquels la prise de décisions erronées basées sur des données obsolètes ou incomplètes, une perte criarde de crédibilité auprès des différents partenaires économiques et financiers, et des difficultés d’accès aux financements nécessaires à leur essor. Cette situation ne manque d’ailleurs pas d’affecter la capacité de l’État à mobiliser des ressources impactantees pour le développement économique.
« C’est un constat partagé, celui que cette production n’est pas toujours faite dans les délais et que les comptes produits présentent parfois de légères lacunes », a souligné Judith C. Menguele, qui précise : « nous avons estimé qu’il était primordial d’instaurer un dialogue fin et ouvert avec les responsables financiers des entreprises, afin de toucher du doigt les difficultés auxquelles ils sont confrontés dans le processus de production et de publication des états financiers. Une raison majeure qui a motivé cette rencontre, c’est que des appuis budgétaires sont directement liés à cette publication. Particulièrement pour le compte de cette année, un défaut de publication des états financiers par les entreprises privera l’État d’une ressource dont il a réellement besoin pour assurer le financement des activités économiques ». Cette déclaration met en lumière une double problématique : une question de conformité réglementaire et un enjeu majeur pour les finances publiques et la politique économique du pays.
La responsabilité des directeurs financiers comptables
Les travaux de cette journée avaient pour objectifs spécifiques de permettre aux participants de comprendre pleinement les exigences réglementaires en vigueur, d’identifier sans complaisance les faiblesses actuelles du système, de proposer des pistes concrètes pour améliorer la production et la fiabilité des comptes, et in fine, de renforcer la transparence et la gouvernance au sein des entreprises publiques. Il est rappelé que les responsables financiers et comptables des Entreprises Publiques sont en première ligne ; ils sont les producteurs techniques de l’information financière, les garants de la qualité des comptes et jouent un rôle d’interface essentiel entre la Direction Générale, les commissaires aux comptes et le ministère des finances. Leur mission est d’assurer la tenue régulière de la comptabilité, de produire des comptes qui se veulent réguliers, sincères et fidèles, et de garantir la qualité, la traçabilité et la conformité des données aux normes en vigueur.
Conscient de ces enjeux, le MINFI entend inverser la tendance actuelle. La stratégie adoptée s’articule autour d’un suivi plus efficace des Entreprises Publiques, de l’amélioration de l’élaboration des documents budgétaires, d’un renforcement du suivi du portefeuille de l’État, et de la mobilisation accrue des appuis budgétaires auprès des Partenaires Techniques et Financiers. Ces actions visent à créer un environnement propice au respect des obligations financières.
Au cours de cette session, les participants ont été édifiés sur le cadre réglementaire régissant la production de l’information financière par les Entreprises Publiques, sur les enjeux cruciaux liés à cette information, ainsi que sur le rôle décisif du responsable comptable et financier au sein d’une Entreprise Publique. Un point d’attention particulier a été mis sur l’élaboration d’un chronogramme prévisionnel en vue de la publication de l’information financière pour l’exercice clos au 31 décembre 2025, dont la date limite est fixée au 30 juin 2026. Les discussions ont également mis en lumière le besoin d’une meilleure synergie et d’une anticipation accrue.
Trois priorités immédiates ont émergé des recommandations formulées à l’issue des travaux, destinées à impulser une dynamique de changement dans ce secteur. Il a notamment été décidé d’anticiper la clôture comptable afin de disposer de plus de temps pour les contrôles et les ajustements nécessaires. Deuxièmement, le renforcement de la collaboration avec les Commissaires aux comptes est jugé essentiel pour une certification de qualité et dans les délais. Enfin, la mise en place d’un calendrier strict et réaliste en interne, au sein de chaque entreprise, est une condition préalable pour maîtriser le rythme de production des comptes. A ces 3 recommandations s’ajoute la mise en place d’un cadre de travail susceptible de permettre au ministère des finances de procéder à la publication des états financiers des Entreprises Publiques sur son site web. Quatre axes stratégiques, qui s’ils sont adoptés et validés, devraient permettre d’améliorer la performance de cette catégorie d’entreprises en matière de reporting financier, renforçant ainsi la gouvernance et la confiance dans la gestion des ressources publiques nationales.
Com DGB
Madame le chef de division de la réforme budgétaire, madame BOUMSONG Sophie, a présidé le 25 mars 2026, un atelier portant sur la validation du rapport de capitalisation des missions d’assistance technique menée par les Partenaires Techniques et Financiers intervenant dans le domaine des finances publiques pour l’exercice 2025. Cette rencontre a permis aux différentes parties prenantes, bénéficiaires desdites assistances techniques, de passer en revue les différentes recommandations issues des rapports de mission afin de mieux coordonner et piloter leur mise en œuvre pour un système de gestion de finances publiques performant.
De manière concrète, cette rencontre avait pour objectifs de : présenter les résultats des missions d’assistance technique réalisées en 2025 ; identifier les principales réalisations, forces et difficultés ; tirer les enseignements clés ; formuler des recommandations opérationnelles et structurantes et de renforcer la coordination entre les parties prenantes (MINFI, administrations bénéficiaires, PTF). La finalité visée étant de passer d’une logique d’appui technique à une logique de performance et d’impact, en mettant l’accent sur la coordination, l’appropriation et la mise en œuvre effective des réformes.
En 2025, dans le secteur des finances publiques, le Cameroun a reçu une vingtaine de missions d’assistance technique sur diverses thématiques à l’instar de : la fonction macro-budgétaire et Risques budgétaires ; l’exécution budgétaire et Contrôle Financier ; la trésorerie et Comptabilité Publique ; la gouvernance des Systèmes d’Information ; l’appui à la mise en œuvre des réformes budgétaire et comptable au niveau des CTD ; l’appui à la mise en œuvre des réformes budgétaire et comptable au niveau des EEP etc.
Pour garantir un suivi optimal de ces appuis techniques, le Ministre des Finances a instauré depuis l’année 2023 l’élaboration d’un rapport annuel de capitalisation et de suivi des missions d’assistance technique assorti d’une matrice de nouvelles réformes à mettre en œuvre dans une logique d’amélioration continue.
En effet, le rapport annuel de capitalisation des missions d’assistance technique constitue un outil stratégique d’analyse et de documentation des contributions des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) à la réforme et à la modernisation des finances publiques au Cameroun. Par cette initiative, les autorités nationales, avec le soutien des PTF, manifestent leur détermination à optimiser la gouvernance financière et à aligner les pratiques locales sur les standards internationaux. Ce document met en lumière les enseignements clés tirés des missions d’assistance technique réalisées durant l’année, en soulignant les bonnes pratiques identifiées et les recommandations formulées pour améliorer le processus de mise en œuvre des réformes. Structuré autour des principales interventions des PTF avec un ancrage sur le plan stratégique de la gestion des finances publiques, le rapport offre une vision consolidée des acquis, tout en proposant des solutions concrètes et durables pour relever les défis persistants. Il vise ainsi à servir de guide pour les futures actions de réforme, dans une dynamique de collaboration accrue entre les différents acteurs nationaux et internationaux. L’édition de 2025 est la troisième du genre.
Le Ministère des Finances entouré des administrations parties prenantes (MINSANTE, MINEDUB, MINEPAT à travers l’ex-BMN et le PFS, le STADE C2D) des Appuis Budgétaires Sectoriels (ABS) du 3ème C2D pour la période 2017-2025 ainsi que l’Agence Française de Développement, Partenaire Technique et Financier (PTF) dudit mécanisme ont tenu un atelier de consolidation des résultats obtenus et des leçons apprises dans le cadre des Appuis Budgétaires Sectoriels du 3e C2D au titre des triennats 2017-2019 ; 2020-2022 et 2023-2025. L’objectif général de cette rencontre était de consolider l’ensemble des résultats obtenus au terme des opérations d’Appuis Budgétaires Sectoriels du 3e C2D réalisées de 2017 à 2025.
Après neuf (09) ans de mise en œuvre des programmes ABS au Cameroun, il était temps de faire un arrêt majeur pour évaluer le chemin parcouru. En effet, dans le cadre de l’effort supplémentaire d’annulation bilatérale des créances françaises d’aide publique au développement, au travers des Contrats de Désendettement et de Développement (C2D), le Cameroun et la France ont signé, le 30 juin 2016, un 3e Contrat d’une valeur de 611 M€ (≈ 400 Md FCFA) couvrant la période 2017-2025. Le contrat a réservé 185,5 M€ (≈ 121 Md FCFA) à une enveloppe d’Appuis Budgétaires Sectoriels (ABS) devant se décliner sous la forme de concours triennaux successifs (2017-2019, 2020-2022 et 2023-2025), destinés à soutenir les politiques de développement durable et de croissance du Cameroun.
Les triennats d’appuis budgétaires qui s’achèvent avaient donc pour objectif global de soutenir les politiques de développement durable et de croissance du Cameroun. Cet objectif global a ciblé quatre politiques publiques à savoir : (i) l’amélioration de la santé maternelle et néonatale ; (ii) l’amélioration de l’offre et la qualité éducative ; (iii) la protection sociale à travers l’extension des mécanismes de Filets Sociaux ; et (iv) l’appui à la relance économique pour l’accélération de la croissance.
Les principales administrations censées porter la réalisation de ces politiques publiques étaient, le Ministère de la Santé Publique, le Ministère de l’Education de Base, le Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire à travers le Projet Filets Sociaux et le Bureau de Mise à Niveau des entreprises. A l’issu de ces neuf ans de mise en œuvre des ABS, quels ont été les résultats obtenus et quelles sont les perspectives ?
Résultas
En termes de réalisations au MINSANTE entre 2017 et 2025, on a plus de 450 000 femmes qui ont bénéficiés des prestations au titre du chèque santé, plus de 650 000 chèques santé vendus et plus de 10 milliards de Francs remboursés aux FOSA du septentrion. A cela s’ajoutent près de 900 personnels de santé par an en moyenne, exerçant dans les zones rurales d’accès difficile, qui ont bénéficié d’une prime de fidélisation d’une enveloppe globale d’environ 1,3 milliards de Francs CFA au cours de la période 2020-2022. Par ailleurs, plus de 15 logements d’astreintes ont été construits, et les capacités de collecte et de conservation des poches de sang se sont accrues entre 2016 et 2022. Au regard de ces différentes réalisations, on peut dire avec un minimum de certitude que la santé maternelle et néonatale s’est améliorée entre 2017 et 2025.
En ce qui concerne le MINEDUB, comme réalisations nous avons plus de 3500 salles de classe construites et équipées en tables-bancs et plus de 500 logements d’astreintes construits. A cela, se greffent plus de 2000 enseignants par an en moyenne, affectés dans les zones d’accès difficile, qui ont bénéficié d’une prime de fidélisation à leurs postes de travail pour un montant global d’environ 3,6 milliards de Francs CFA. Dans le même temps, plus de 10 000 enseignants ont été recrutés et plus de 22 000 formés sur les acquis scolaires. Des faits qui attestent l’amélioration de l’offre et la qualité éducative au Cameroun et plus particulièrement dans les zones d’éducation prioritaire entre 2017 et 2025.
Pour ce qui est de l’extension des mécanismes de filets sociaux, 499 636 nouveaux ménages ont été touchés entre 2020 et 2025, soit 132 500 ayant bénéficiés des TMO, 263 636 des TMU et 103 500 des THIMO. Au terme du triennat 2020-2022, avec une extension au 31 décembre 2025, la protection des ménages pauvres et vulnérables à travers l’extension des mécanismes de Filets Sociaux s’est considérablement accrue.
Enfin, parlant du BMN, la mise à niveau a été vulgarisée auprès des autorités administratives, des cadres et chefs d’entreprises, des journalistes etc. A cela s’ajoutent 334 appuis intermédiaires, qui ont débouché sur des plans de mise à niveau. Pour finir, le BMN a distribué près de 300 millions de Francs CFA aux entreprises au titre de prime à l’investissement. S’il est vrai que les résultats attendus au terme du triennat ont été atteints, il reste difficile d’évaluer leur contribution à la relance économique pour l’accélération de la croissance.
Mesurer l’impact à travers un film documentaire
Audèlà des chiffres, pour mesurer l’impact sur les populations bénéficiaires, le Ministère des Finances à travers le secrétariat technique du Comité de pilotage des ABS a réalisé un film documentaire de terrain dans les zones ciblées. Le présent film documentaire, d’une durée de 26 minutes à permis de toucher du doigt les réalités de terrain, de recueillir les témoignages, de confronter les chiffres aux réalisations… En somme de mesurer l’impact de la politique publique. La diffusion de ce film documentaire pourrait intervenir dans les semaines à venir.
Perpectives
Un ABS biennal a été mis en place au titre de la période 2026-2027. Ce dernier est orienté vers le MINSANTE et le MINEDUB. Son financement est issu du reliquat du concours CCM 1577 01 U qui s’élève à une enveloppe de 23,435 millions d’euros (15,3 Mds F CFA). Ainsi, le MINSANTE et le MINEDUB bénéficieront respectivement d’une enveloppe de 12,435 millions (8,1 Mds F CFA) et 11 millions d’euros (7,2 Mds F CFA) sur la période 2026-2027.