Ministère des Finances du Cameroun

LA DIRECTION GENERALE DU BUDGET

Mouvement Mutualiste au Cameroun : Gouvernance renforcée et enracinement territorial au cœur de la 9e JIM

Le Cameroun a célébré du 27 au 29 avril 2026 la 9ème édition de la Journée d’Information sur la Mutualité (JIM). Un événement placé sous le thème ambitieux « Gouvernance mutualiste et pérennisation des acquis : stratégie de consolidation et enracinement territorial au Cameroun », qui a servi de plateforme pour dévoiler les avancées significatives du secteur. Présidées par Son Excellence Grégoire Owona, Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, ces assises ont servi de plateforme pour dévoiler les avancées du secteur, tout en mettant en exergue la structuration profonde du mouvement mutualiste, la modernisation de sa gouvernance, son rayonnement continental et ses réalisations concrètes.

Au cours de cette édition de la Journée d’Information sur la Mutualité (JIM), le mouvement mutualiste camerounais, animé par la synergie de quatre fédérations clés  a affirmé avec force son rôle d’acteur majeur de la protection sociale et du développement local. Il s’agit de la Fédération Nationale des Mutuelles Sociales du Cameroun, la Fédération Camerounaise des Mutuelles de Personnels, le Fonds Commun de Développement des Mutuelles, et le regroupement des Mutuelles Communales, Villageoises et Familiales. La cérémonie d’ouverture, marquée par une participation active de plusieurs mutuelles, dont la Mutuelle Nationale du Budget (MUNAB), a incarné cette vitalité collective et cet engagement partagé. Ces assises ont spécifiquement célébré la stratégie d’enracinement territorial, qui, malgré quelques lenteurs administratives initiales dans certaines sphères, s’accélère notablement. L’installation progressive d’antennes régionales et départementales garantit une proximité améliorée avec les adhérents et une meilleure compréhension de leurs besoins spécifiques sur l’ensemble du territoire national.

La modernisation de la gouvernance représente un autre pilier stratégique mis en avant lors de la JIM. Les mutuelles et leurs fédérations embrassent résolument l’ère numérique et l’innovation technologique. L’intégration des technologies de l’information et même, dans une perspective avant-gardiste, de l’intelligence artificielle, vise à optimiser la gestion administrative, financière et matérielle. Cette transition technologique positionne le mouvement mutualiste camerounais à l’avant-garde de la gestion moderne, renforçant sa résilience et son efficacité opérationnelle. Cette démarche proactive dans la gouvernance se reflète également sur la scène africaine, où le Cameroun s’illustre par la reconnaissance de ses cadres. L’élection d’Augustin Tiomela au poste de troisième vice-président de l’Union Africaine de la Mutualité (UAM), ainsi que celle d’Aristide Onofino NDamela, président de la commission scientifique de la JIM, comme président de la commission de formation de l’UAM, attestent de l’influence et de la qualité du modèle mutualiste camerounais aux niveaux international et continental.

De la théorie à la concrétisation

Les réalisations récentes des mutuelles camerounaises témoignent à suffisance de leur impact socio-économique. Le Fonds Commun, à travers des projets fonciers et immobiliers ambitieux, démontre une capacité d’investissement palpable. Les mutuelles de retraite complémentaire continuent d’étendre leur couverture dans des secteurs névralgiques tels que les agences, l’énergie, les aéroports, et le port de Kribi. L’inauguration, en août 2025, du complexe hôtelier Concorde International Hotel à Yaoundé,  ouvrage de la Mutuelle Nationale du Trésor, symbolise la montée en puissance et la diversification des activités du secteur. La promotion des activités génératrices de revenus par la vente des gadgets et autres produits de santé apparait également dynamique.

Dans cette lancée, la Mutuelle Nationale du Budget (MUNAB) qui n’est pas à la traîne, mériterait une mention spéciale. Elle s’est distinguée par la mise sur pied du Centre d’Excellence de la Direction Générale du Budget, et d’autres projets en cours relevant de la couverture santé. Ce centre est destiné à assurer un renforcement ciblé des capacités et une mise à niveau constante de l’ensemble du personnel des structures relevant du Programme 233 « Gestion Budgétaire de l’État », garantissant ainsi une maîtrise approfondie et homogène de la gestion budgétaire. Ces avancées multiples soulignent non seulement, la capacité des mutuelles à s’adapter aux défis contemporains et à répondre efficacement aux besoins évolutifs des populations, mais aussi l’engagement profond des mutualistes à consolider leur rôle dans la protection sociale, le développement local durable et inclusif, et à contribuer activement à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable.

Malgré ces succès retentissants, la 9e édition de la JIM a également permis de souligner les défis persistants, notamment dans le domaine du renforcement des capacités et de la mobilisation accrue des ressources financières. Un appel a été lancé en faveur d’une collaboration plus soutenue et stratégique entre les mutuelles, les pouvoirs publics et les partenaires techniques et financiers, afin de démultiplier les effets des actions menées et d’assurer une croissance exponentielle du mouvement.

En clair, la 9e édition de la Journée d’Information sur la Mutualité  au Cameroun s’avère un succès retentissant, révélant la vitalité, l’innovation et la vision stratégique du mouvement mutualiste camerounais. Les mutualistes camerounais sont plus que jamais déterminés à poursuivre leur mission, à consolider leurs acquis et à renforcer leur position de leader sur les scènes africaine et internationale.

Préparation du Budget : La DGB réfléchit sur des méthodes correctives

Diagnostiquer les faiblesses persistantes et définir des stratégies correctives pour  l’exercice 2027, afin d’améliorer  l’efficacité de cette démarche fondamentale pour le développement économique, tel était le principal objectif de la réflexion organisée il ya quelques semaines à Ebolowa, sous la conduite de la Division de la Préparation du Budget.

Le processus de préparation du budget de l’État de l’année 2026 a révélé des défis importants qui nécessitent une attention immédiate. Les retards dans le déroulement des activités, l’insuffisance des délais alloués aux ministères sectoriels pour soumettre leurs contributions, la faiblesse constatée dans la qualité et la disponibilité des documents budgétaires, et le dysfonctionnement du système informatique PROBMIS sont autant de maux qui continuent de fragiliser la robustesse et l’efficacité de cette procédure vitale. Face à ce constat, la Direction Générale du Budget en collaboration avec d’autres entités du Ministère des Finances (MINFI), ainsi que d’autres administrations, a organisé  un atelier bilan des activités de préparation du budget 2026, à l’effet d’améliorer l’efficacité des activités liées à cet exercice et d’assurer une diligence exemplaire pour la consolidation du processus de préparation du budget 2027.

Consciente des enjeux, la DGB a estimé qu’il était utile, voire urgent de procéder à un examen rétrospectif et critique de la manière dont le processus budgétaire précédent a été mené. Il s’agisssait non seulement, de questionner de manière approfondie le niveau de respect du calendrier budgétaire préétabli, mais aussi, d’analyser le rôle et la responsabilité de chaque acteur impliqué dans la chaîne de préparation, tout en évaluant  les modalités d’organisation des différentes activités et en testant  la robustesse des outils déployés en 2026 dans le cadre de la préparation du budget de l’État. L’objectif final de cette démarche était d’identifier avec précision les faiblesses structurelles et les facteurs d’inefficacité qui ont entravé la bonne marche du processus, dans l’optique claire et ferme d’une amélioration substantielle de la préparation du projet de budget pour l’exercice 2027. Un exercice qui se devait d’apporter des informations pertinentes, fondées sur des analyses rigoureuses, pour permettre de juger le niveau d’efficacité de l’exécution des activités de préparation du budget de l’État pour l’année 2026, de documenter de manière exhaustive les leçons tirées de cette expérience, et enfin, de proposer des mesures correctives tangibles et applicables pour optimiser le processus d’élaboration du budget de l’exercice à venir.

Les assises, conduites par Mirabeau Abe, Chef de Cellule des Études et des Normes Budgétaires à la Division de la Réforme Budgétaire (DREF) au sein du MINFI, et Cyrille Effila Dzemena, Chef de Cellule des Services des Infrastructures, de la Production et du Commerce à la Direction de la Programmation Budgétaire (DPB) du MINFI, ont bénéficié de la participation active et engagée de représentants de plusieurs structures gouvernementales. Le MINFI était représenté par la DGB, la Direction Générale des Impôts (DGI) et la Direction Générale des Douanes (DGD). Le Ministère de la Planification de l’Économie, de la Programmation et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT) était également présent par l’intermédiaire de ses Directions Générales de l’Économie, de la Planification et de la Programmation (DGEPIP) et de la Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique (DGPAT).

Quelques pistes de solutions

Les travaux portaient sur une série de 12 exposés techniques relativement à divers aspects du processus budgétaire. Ces présentations ont permis de dégager des recommandations majeures, dont la mise en œuvre a été confiée aux administrations sectorielles concernées. Parmi ces recommandations clés, plusieurs points méritent d’être soulignés :

– Premièrement, il est préconisé d’organiser une séance de travail approfondie entre les structures techniques et les différentes hiérarchies ministérielles, afin d’améliorer de manière significative le contenu du Document de Programmation Économique et Budgétaire (DPEB). – Deuxièmement, la proposition de mettre en place un comité interministériel dédié au DPEB, indépendant, chargé de son élaboration et garant de sa qualité et de sa cohérence, a été retenue pour renforcer la gouvernance de ce document stratégique.

– Troisièmement, il est demandé de rédiger des notes explicatives à l’attention des hiérarchies respectives (DGB et DGEPIP) pour leur présenter de manière détaillée les difficultés rencontrées par les structures sous leur responsabilité dans le respect du calendrier budgétaire. Une autre recommandation porte sur la formulation de propositions de dates butoirs précises que les structures en charge de la préparation du budget devront impérativement respecter, ceci dans le but de réduire les retards par rapport aux délais réglementaires établis.

Par ailleurs, la décision de mettre en place un comité restreint composé de Messieurs Ngakoumda, Siewe Fohopa, Nkou et Manga Ndi a été prise. Ce comité aura pour mission d’approfondir la réflexion sur les problématiques relatives aux insuffisances du DPEB et de la Circulaire budgétaire, afin de proposer des solutions concrètes et innovantes. L’intégration des charges récurrentes dans les cadres du Tableau des Opérations Financières de l’État (TOFE) et du Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CBMT) a également été abordée, soulignant la nécessité d’une meilleure prévision. L’évaluation des nouvelles orientations stratégiques inscrites dans le DPEB constituera une étape essentielle, tout comme la tenue d’une concertation spécifique pour évaluer la question de l’actualisation des Cadres de Dépenses à Moyen Terme (CDMT) finaux. Il sera également nécessaire de convier les membres du Groupe thématique dédié à l’optimisation du système PROBMIS aux travaux de l’Atelier Bilan afin de faire un point précis sur l’accompagnement de ce système informatique au cours des différentes étapes de préparation du budget et de discuter des pistes d’amélioration. Enfin, dans un souci d’efficacité et de suivi, il a été décidé de relancer toutes les structures concernées, les conviant à la mise en œuvre des recommandations qui relèvent de leurs responsabilités respectives, marquant ainsi une volonté ferme d’aller de l’avant et de transformer les diagnostics en actions concrètes pour un budget 2027 plus performant. Cette démarche collaborative et rigoureuse témoigne d’un engagement renouvelé envers la rationalisation des finances publiques et l’efficacité de la gouvernance économique.

Com DGB

Le conflit iranien et l’économie camerounaise

Dans la matinée du samedi 28 février 2026, les Etats-Unis et Israël ont lancé une attaque majeure contre la République Islamique d’Iran. S’en est suivi une riposte iranienne qui a ciblé non seulement le territoire israélien mais également les pays abritant les bases américaines dans la région (Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït, l’Irak…) provocant un risque accru d’embrasement régional. L’impact économique du conflit sera principalement lié à sa durée, mais le risque d’une crise internationale sévère se profile.

Le conflit russo-ukrainien a mis en évidence la fragilité des pays de la CEMAC face à de tels chocs. En effet, cette guerre n’a pas épargné la région, tout comme le reste du continent. En particulier, le Cameroun a été durement affecté, notamment par les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales et la flambée des prix internationaux des produits énergétiques.

Dans ce document de travail, la Division de la Prévision du Ministère des Finances essaie d’évaluer les implications d’un conflit prolongé sur l’économie de la sous-région CEMAC, et en particulier sur celle du Cameroun.

Ce document s’articule autour:
(i) du focus sur la région touchée par le conflit ;
(ii) des effets d’un conflit prolongé sur l’économie mondiale ; et
(iii) l’impact sur l’économie de la CEMAC et de celle du Cameroun.

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Guide de l’Investisseur

Cette brochure, destinée aux investisseurs, a pour but de présenter les atouts du Cameroun en termes de stabilité, d’amélioration de l’environnement des affaires et d’incitations fiscales adossées à un cadre juridique mieux adapté. Elle fournit les modalités pratiques pour obtenir les facilités prévues dans les guichets investisseurs.

En effet, avec un taux de croissance qui reprend son envol (estimé à 4,5% en 2018), l’économie camerounaise pourrait atteindre un taux de 6% en 2023. Selon les récentes prévisions du FMI, la relance de la croissance se matérialise par la politique des grands travaux d’infrastructures (ports, ponts, autoroutes, barrages hydroélectriques…). Au plan conjoncturel, la remontée progressive des cours du pétrole vient conforter la résilience de l’économie camerounaise, qui a su résister aux multiples chocs économiques et politico-sécuritaires…

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Production et publication des états financiers : les entreprises publiques à l’école de la légalité et du timing

Sensibiliser les responsables des Entreprises Publiques quant à l’impérieuse nécessité de produire l’information financière fiable, sincère, régulière ; la transmettre dans les délais légaux à la tutelle financière tout en la publiant dans le site web de l’entreprise, tel est l’essence   de la rencontre entre le ministère des finances et les responsables en charge des questions financières et comptables au sein des Entreprises Publiques. Les travaux présidés par Judith C.  Menguele épse Bodo, Chef de division des Participations et des Contributions de la DGB, se sont tenus ce jour à Yaoundé.

Cette démarche s’inscrit dans un contexte national marqué par l’implémentation totale de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), où une gestion transparente des comptes publics est une condition sine qua non pour la bonne préparation et l’exécution du budget de l’État. Malheureusement, le constat est sans appel : les états financiers des entreprises publiques accusent des retards significatifs tant dans leur certification que dans leur publication, compromettant ainsi la célérité requise par les textes.

En 2025, par exemple, 23 Entreprises publiques seulement sur une quarantaine ont réussi à produire et publier leurs états financiers conformément à la date limite du 30 juin, fixée chaque année. Cela représente un taux de transmission alarmant estimé à seulement 30%, selon le ministère des finances. Ces défaillances répétées exposent les Entreprises Publiques à des risques majeurs, parmi lesquels la prise de décisions erronées basées sur des données obsolètes ou incomplètes, une perte criarde de crédibilité auprès des différents partenaires économiques et financiers, et des difficultés d’accès aux financements nécessaires à leur essor. Cette situation ne manque d’ailleurs pas d’affecter la capacité de l’État à mobiliser des ressources impactantees pour le développement économique.

« C’est un constat partagé, celui que cette production n’est pas toujours faite dans les délais et que les comptes produits présentent parfois de légères lacunes », a souligné Judith C. Menguele, qui précise : « nous avons estimé qu’il était primordial d’instaurer un dialogue fin et ouvert avec les responsables financiers des entreprises, afin de toucher du doigt les difficultés auxquelles ils sont confrontés dans le processus de production et de publication des états financiers. Une raison majeure qui a motivé cette rencontre, c’est que des appuis budgétaires sont directement liés à cette publication. Particulièrement pour le compte de cette année, un défaut de publication des états financiers par les entreprises privera l’État d’une ressource dont il a réellement besoin pour assurer le financement des activités économiques ». Cette déclaration met en lumière une double problématique : une question de conformité réglementaire et un enjeu majeur pour les finances publiques et la politique économique du pays.

La responsabilité des directeurs financiers comptables

Les travaux de cette journée avaient pour objectifs spécifiques de permettre aux participants de comprendre pleinement les exigences réglementaires en vigueur, d’identifier sans complaisance les faiblesses actuelles du système, de proposer des pistes concrètes pour améliorer la production et la fiabilité des comptes, et in fine, de renforcer la transparence et la gouvernance au sein des entreprises publiques. Il est rappelé que les responsables financiers et comptables des Entreprises Publiques sont en première ligne ; ils sont les producteurs techniques de l’information financière, les garants de la qualité des comptes et jouent un rôle d’interface essentiel entre la Direction Générale, les commissaires aux comptes et le ministère des finances. Leur mission est d’assurer la tenue régulière de la comptabilité, de produire des comptes qui se veulent réguliers, sincères et fidèles, et de garantir la qualité, la traçabilité et la conformité des données aux normes en vigueur.

Conscient de ces enjeux, le MINFI entend inverser la tendance actuelle. La stratégie adoptée s’articule autour d’un suivi plus efficace des Entreprises Publiques, de l’amélioration de l’élaboration des documents budgétaires, d’un renforcement du suivi du portefeuille de l’État, et de la mobilisation accrue des appuis budgétaires auprès des Partenaires Techniques et Financiers. Ces actions visent à créer un environnement propice au respect des obligations financières.

Au cours de cette session, les participants ont été édifiés sur le cadre réglementaire régissant la production de l’information financière par les Entreprises Publiques, sur les enjeux cruciaux liés à cette information, ainsi que sur le rôle décisif du responsable comptable et financier au sein d’une Entreprise Publique. Un point d’attention particulier a été mis sur l’élaboration d’un chronogramme prévisionnel en vue de la publication de l’information financière pour l’exercice clos au 31 décembre 2025, dont la date limite est fixée au 30 juin 2026. Les discussions ont également mis en lumière le besoin d’une meilleure synergie et d’une anticipation accrue.

Trois priorités immédiates ont émergé des recommandations formulées à l’issue des travaux, destinées à impulser une dynamique de changement dans ce secteur. Il a notamment été décidé d’anticiper la clôture comptable afin de disposer de plus de temps pour les contrôles et les ajustements nécessaires. Deuxièmement, le renforcement de la collaboration avec les Commissaires aux comptes est jugé essentiel pour une certification de qualité et dans les délais. Enfin, la mise en place d’un calendrier strict et réaliste en interne, au sein de chaque entreprise, est une condition préalable pour maîtriser le rythme de production des comptes. A ces 3 recommandations s’ajoute la mise en place d’un cadre de travail susceptible de permettre au ministère des finances de procéder à la publication des états financiers des Entreprises Publiques sur son site web. Quatre axes   stratégiques, qui s’ils sont adoptés et validés, devraient permettre d’améliorer la performance de cette catégorie d’entreprises en matière de reporting financier, renforçant ainsi la gouvernance et la confiance dans la gestion des ressources publiques nationales.

Com DGB

Rapport de capitalisation des missions d’assistance technique dans le domaine des finances publiques en 2025

Madame le chef de division de la réforme budgétaire, madame BOUMSONG Sophie, a présidé le 25 mars 2026, un atelier portant sur la validation du rapport de capitalisation des missions d’assistance technique menée par les Partenaires Techniques et Financiers intervenant dans le domaine des finances publiques pour l’exercice 2025. Cette rencontre a permis aux différentes parties prenantes, bénéficiaires desdites assistances techniques, de passer en revue les différentes recommandations issues des rapports de mission afin de mieux coordonner et piloter leur mise en œuvre pour un système de gestion de finances publiques performant.

De manière concrète, cette rencontre avait pour objectifs de : présenter les résultats des missions d’assistance technique réalisées en 2025 ; identifier les principales réalisations, forces et difficultés ; tirer les enseignements clés ; formuler des recommandations opérationnelles et structurantes et de renforcer la coordination entre les parties prenantes (MINFI, administrations bénéficiaires, PTF). La finalité visée étant de passer d’une logique d’appui technique à une logique de performance et d’impact, en mettant l’accent sur la coordination, l’appropriation et la mise en œuvre effective des réformes.

En 2025, dans le secteur des finances publiques, le Cameroun a reçu une vingtaine de missions d’assistance technique sur diverses thématiques à l’instar de : la fonction macro-budgétaire et Risques budgétaires ; l’exécution budgétaire et Contrôle Financier ; la trésorerie et Comptabilité Publique ; la gouvernance des Systèmes d’Information ; l’appui à la mise en œuvre des réformes budgétaire et comptable au niveau des CTD ; l’appui à la mise en œuvre des réformes budgétaire et comptable au niveau des EEP etc.

Pour garantir un suivi optimal de ces appuis techniques, le Ministre des Finances a instauré depuis l’année 2023 l’élaboration d’un rapport annuel de capitalisation et de suivi des missions d’assistance technique assorti d’une matrice de nouvelles réformes à mettre en œuvre dans une logique d’amélioration continue.

En effet, le rapport annuel de capitalisation des missions d’assistance technique constitue un outil stratégique d’analyse et de documentation des contributions des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) à la réforme et à la modernisation des finances publiques au Cameroun. Par cette initiative, les autorités nationales, avec le soutien des PTF, manifestent leur détermination à optimiser la gouvernance financière et à aligner les pratiques locales sur les standards internationaux. Ce document met en lumière les enseignements clés tirés des missions d’assistance technique réalisées durant l’année, en soulignant les bonnes pratiques identifiées et les recommandations formulées pour améliorer le processus de mise en œuvre des réformes. Structuré autour des principales interventions des PTF avec un ancrage sur le plan stratégique de la gestion des finances publiques, le rapport offre une vision consolidée des acquis, tout en proposant des solutions concrètes et durables pour relever les défis persistants. Il vise ainsi à servir de guide pour les futures actions de réforme, dans une dynamique de collaboration accrue entre les différents acteurs nationaux et internationaux.  L’édition de 2025 est la troisième du genre.

Appuis Budgétaires Sectoriels (ABS) du 3ème C2D pour la période 2017-2025 : faits et chiffres

Le Ministère des Finances entouré des administrations parties prenantes (MINSANTE, MINEDUB,  MINEPAT à travers l’ex-BMN et le PFS, le STADE C2D) des Appuis Budgétaires Sectoriels (ABS) du 3ème C2D pour la période 2017-2025 ainsi que l’Agence Française de Développement, Partenaire Technique et Financier (PTF) dudit mécanisme ont tenu un atelier de consolidation des résultats obtenus et des leçons apprises dans le cadre des Appuis Budgétaires Sectoriels du 3e C2D au titre des triennats 2017-2019 ; 2020-2022 et 2023-2025. L’objectif général de cette rencontre était de consolider l’ensemble des résultats obtenus au terme des opérations d’Appuis Budgétaires Sectoriels du 3e C2D réalisées de 2017 à 2025.

Après neuf (09) ans de mise en œuvre des programmes ABS au Cameroun, il était temps de faire un arrêt majeur pour évaluer le chemin parcouru. En effet, dans le cadre de l’effort supplémentaire d’annulation bilatérale des créances françaises d’aide publique au développement, au travers des Contrats de Désendettement et de Développement (C2D), le Cameroun et la France ont signé, le 30 juin 2016, un 3e Contrat d’une valeur de 611 M€ (≈ 400 Md FCFA) couvrant la période 2017-2025. Le contrat a réservé 185,5 M€ (≈ 121 Md FCFA) à une enveloppe d’Appuis Budgétaires Sectoriels (ABS) devant se décliner sous la forme de concours triennaux successifs (2017-2019, 2020-2022 et 2023-2025), destinés à soutenir les politiques de développement durable et de croissance du Cameroun.

Les triennats d’appuis budgétaires qui s’achèvent avaient donc pour objectif global de soutenir les politiques de développement durable et de croissance du Cameroun. Cet objectif global a ciblé quatre politiques publiques à savoir : (i) l’amélioration de la santé maternelle et néonatale ; (ii) l’amélioration de l’offre et la qualité éducative ; (iii) la protection sociale à travers l’extension des mécanismes de Filets Sociaux ; et (iv) l’appui à la relance économique pour l’accélération de la croissance.

Les principales administrations censées porter la réalisation de ces politiques publiques étaient, le Ministère de la Santé Publique, le Ministère de l’Education de Base, le Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire à travers le Projet Filets Sociaux et le Bureau de Mise à Niveau des entreprises. A l’issu de ces neuf ans de mise en œuvre des ABS, quels ont été les résultats obtenus et quelles sont les perspectives ?

Résultas

En termes de réalisations au MINSANTE entre 2017 et 2025, on a plus de 450 000 femmes qui ont bénéficiés des prestations au titre du chèque santé, plus de 650 000 chèques santé vendus et plus de 10 milliards de Francs remboursés aux FOSA du septentrion. A cela s’ajoutent près de 900 personnels de santé par an en moyenne, exerçant dans les zones rurales d’accès difficile, qui ont bénéficié d’une prime de fidélisation d’une enveloppe globale d’environ 1,3 milliards de Francs CFA au cours de la période 2020-2022. Par ailleurs, plus de 15 logements d’astreintes ont été construits, et les capacités de collecte et de conservation des poches de sang se sont accrues entre 2016 et 2022. Au regard de ces différentes réalisations, on peut dire avec un minimum de certitude que la santé maternelle et néonatale s’est améliorée entre 2017 et 2025.

En ce qui concerne le MINEDUB, comme réalisations nous avons plus de 3500 salles de classe construites et équipées en tables-bancs et plus de 500 logements d’astreintes construits. A cela, se greffent plus de 2000 enseignants par an en moyenne, affectés dans les zones d’accès difficile, qui ont bénéficié d’une prime de fidélisation à leurs postes de travail pour un montant global d’environ 3,6 milliards de Francs CFA. Dans le même temps, plus de 10 000 enseignants ont été recrutés et plus de 22 000 formés sur les acquis scolaires. Des faits qui attestent l’amélioration de l’offre et la qualité éducative au Cameroun et plus particulièrement dans les zones d’éducation prioritaire entre 2017 et 2025.

Pour ce qui est de l’extension des mécanismes de filets sociaux, 499 636 nouveaux ménages ont été touchés entre 2020 et 2025, soit 132 500 ayant bénéficiés des TMO, 263 636 des TMU et 103 500 des THIMO. Au terme du triennat 2020-2022, avec une extension au 31 décembre 2025, la protection des ménages pauvres et vulnérables à travers l’extension des mécanismes de Filets Sociaux s’est considérablement accrue.

Enfin, parlant du BMN, la mise à niveau a été vulgarisée auprès des autorités administratives, des cadres et chefs d’entreprises, des journalistes etc. A cela s’ajoutent 334 appuis intermédiaires, qui ont débouché sur des plans de mise à niveau. Pour finir, le BMN a distribué près de 300 millions de Francs CFA aux entreprises au titre de prime à l’investissement. S’il est vrai que les résultats attendus au terme du triennat ont été atteints, il reste difficile d’évaluer leur contribution à la relance économique pour l’accélération de la croissance.

Mesurer l’impact à travers un film documentaire

Audèlà des chiffres, pour mesurer l’impact sur les populations bénéficiaires, le Ministère des Finances à travers le secrétariat technique du Comité de pilotage des ABS  a réalisé un film documentaire de terrain dans les zones ciblées. Le présent film documentaire, d’une durée de 26 minutes à permis de toucher du doigt les réalités de terrain, de recueillir les témoignages, de confronter les chiffres aux réalisations… En somme de mesurer l’impact de la politique publique. La diffusion de ce film documentaire pourrait intervenir dans les semaines à venir.

Perpectives

Un ABS biennal a été mis en place au titre de la période 2026-2027. Ce dernier est orienté vers le MINSANTE et le MINEDUB. Son financement est issu du reliquat du concours CCM 1577 01 U qui s’élève à une enveloppe de 23,435 millions d’euros (15,3 Mds F CFA). Ainsi, le MINSANTE et le MINEDUB bénéficieront respectivement d’une enveloppe de 12,435 millions (8,1 Mds F CFA) et 11 millions d’euros (7,2 Mds F CFA) sur la période 2026-2027.

Lancement de la campagne nationale de vulgarisation du budget citoyen 2026

La cérémonie s’est déroulée le 17 mars 2026 à Mbankomo. Elle était présidée par madame le Chef de division de la réforme budgétaire, Mme BOUMSONG Sophie, avec la présence remarquée du maire de la commune de Mbankomo, Monsieur Pierre Junior Fouda Fouda et des Organisations de la Société Civile (OSC) partenaires de l’évènement.

La dissémination de la loi de finances à travers sa version citoyenne (budget citoyen) est devenue une tradition au Ministère des Finances. Comme pour les années antérieures, les OSCs partenaires de cette opération, dans le cadre d’un atelier d’échanges, ont reçu leur kit de vulgarisation. Objectif : aller auprès des populations vulgariser le contenu de la loi de finances pour l’exercice 2026. Elles sont au total 17 OSCs, qui devront parcourir le territoire national suivant une démarche méthodologique et une stratégie de vulgarisation bien précise.

La rencontre a aussi servi de cadre pour partager les retours d’expérience de terrain des années précédentes. Ce qui a permis de tirer les leçons et de formuler les recommandations pour une meilleure campagne 2026.

Notons que cette activité s’inscrit en droite ligne de l’application des dispositions de la Loi du 11 juillet 2018 portant Code de Transparence et de Bonne Gouvernance dans la Gestion des Finances Publiques au Cameroun, qui imposent au Gouvernement, la mise sur pied des mécanismes de diffusion de l’information budgétaire et financière auprès du public d’une part, et d’autre part, l’implication de la Société Civile dans sa diffusion et vulgarisation. Allant dans ce sens, le maire de la commune de Mbankomo qui a fortement apprécié et encouragé l’initiative n’a pas manquer de rappeler que « informer le citoyen c’est le respecter ». La politique de transparence impulsée par le Ministre des Finances s’inscrit dans cette logique.

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JIF 2026 : Les amazones du Programme 233 consolident le caractère éthique de la célébration

La Journée Internationale des Droits de la Femme (JIF) 2026 a été marquée par un engagement profond et une démarche axée sur le renforcement des acquis et la projection future au sein du Programme 233(Gestion Budgétaire de L’État).

Loin des simples festivités protocolaires, cette édition a vu les femmes de la Direction Générale du Budget (DGB), de la Direction de la Normalisation et de la Comptabilité Matières (DNCM), de la Division de la Prévision (DP) et du Centre National de Développement de l’Informatique (CENADI) unir leurs forces pour imprimer la célébration d’une dimension didactique et constructive, en parfaite adéquation avec le thème central de cette 41e édition : « Droit, Justice, Action : Pour toutes les femmes et filles ». Une conférence-dîner organisée le 7 mars à Yaoundé a servi de pivot à ces réflexions, sous la modération éclairée de Cyrill EDOU Alo’o, Président du Programme, qui a su guider les échanges vers des perspectives concrètes et inspirantes.

Plus qu’une simple commémoration

L’impulsion donnée par le Programme 233, désormais une tradition, vise à transcender la simple commémoration pour s’ancrer dans une démarche de capacitation et de valorisation du personnel féminin. L’objectif fondamental était de doter les femmes du programme d’outils et de compétences nécessaires pour qu’elles puissent non seulement s’épanouir mais aussi démontrer leur capacité à exceller, voire à se surpasser dans l’exercice de leurs fonctions autant que le font leurs homologues masculins. Cet impératif de reconnaissance et de mise en valeur du potentiel et des talents féminins a été au cœur des discussions, soulignant la nécessité d’une approche proactive pour identifier et propulser les femmes aux postes de responsabilité.

La conférence-dîner a exceptionnellement réuni trois profils de femmes aux parcours riches, inspirants et résolument diversifiés, constituant un panel d’exception destiné à stimuler la réflexion et l’échange. Les exposés, déclinés en trois sous-thèmes, ont jeté une lumière particulière sur des enjeux fondamentaux pour les femmes et les filles. Le Dr. Ahanda Tana Martine, Magistrate/Juge et Juge d’Instruction, a brillamment articulé « le rôle de la justice sur les violences faites aux femmes et filles », exposant les mécanismes légaux et les défis persistants dans la lutte contre ces fléaux. Son intervention a rappelé l’importance capitale du système judiciaire pour garantir la sécurité et les droits des femmes. Par la suite, Dr Justine Laure Menguene, médecin/Psychiatre, a abordé la question vitale de « la santé mentale des femmes et des filles : un droit à la justice et à l’action », mettant en exergue le lien indissociable entre bien-être psychologique, accès aux soins et la nécessité d’une justice réparatrice. Enfin, Tchonko Becky Bissong, Journaliste principale, a présenté un exposé sur « l’éducation à l’égalité : un pilier pour la justice et les droits des femmes », soulignant dans quelle mesure une éducation équitable dès le plus jeune âge, constitue la pierre angulaire de l’éradication des stéréotypes et de la promotion d’une société véritablement égalitaire.

Ces moments d’intense savoir et de partage ont permis aux femmes de toutes les composantes du Programme 233 de s’abreuver à la source du savoir, renforçant ainsi leur compréhension et leur engagement envers la promotion de leurs droits. « Il faut qu’on applique la politique des quotas féminins, qu’on recherche les technocrates, qu’on les mette aux commandes et qu’on fouille en insistant vraiment dessus, parce que les femmes ne sont pas seulement là pour applaudir lors des meetings. Il y a beaucoup de femmes compétentes, il y a beaucoup de femmes de valeur mais qui n’ont personne pour les tirer vers le haut », a fermement expliqué le Dr Tana Ahanda, illustrant le besoin criard de mentorat et de mécanismes de soutien pour l’avancement des femmes. Cet appel à l’action résonne profondément, invitant à une réévaluation des structures de promotion professionnelle.

Une célébration riche en activités

La semaine préparatoire à la JIF 2026 a été particulièrement riche et variée. En plus de la conférence-dîner, les « amazones » du Programme 233 ont activement participé aux activités organisées à l’échelle du ministère des finances. Une journée sportive a permis de renforcer la cohésion et le bien-être, tandis qu’une journée traditionnelle, marquée par le concours Miss Minfi, a célébré la beauté et le talent féminins sous une autre facette. Des causeries éducatives, associées à des séances de massage, ont ajouté des moments de détente et de développement personnel, témoignant d’une approche holistique de la célébration. La clôture de cette journée s’est effectuée dans une ambiance festive, avec un dîner marquant et une soirée dansante, rehaussés par la présence d’experts du Fonds Monétaire International ainsi que du personnel masculin de ces administrations. Tous réunis pour célébrer collectivement les femmes épanouies, brillantes qui s’assument et contribuent activement au succès et à l’éthique du Programme 233. Elles réaffirment ainsi l’engagement commun envers l’équité et la justice pour toutes et pour tous.

Com DGB

Gestion des Pensions et des Liquidations des Droits : Un Guide référentiel pour les bonnes pratiques disponible

Il a été présenté par Mohamadou Ousmanou, Directeur des Ressources Humaines du Ministère des Finances au cours d’un atelier de sensibilisation organisé le 5 février 2026, à l’adresse des Contrôleurs Financiers régionaux et autres responsables.

Vulgariser et consolider les acquis, structurer les actions futures et réformer en profondeur la gestion des carrières et des retraites dans le but d’améliorer significativement les conditions des agents publics et des pensionnés, tel était le fil d’Ariane de la session de formation. Une initiative qui s’inscrit dans une démarche plus large de modernisation et d’efficacité des services publics, visant à répondre plus promptement et justement aux attentes des agents publics et des pensionnés.

Cette plateforme d’échange et de clarification, a été marquée par la présentation exhaustive des textes législatifs et réglementaires qui régissent désormais la gestion des pensions. La persistance de certaines complexités a conduit à la publication et à la distribution d’un guide référentiel complet. Ce document précieux compile l’ensemble des informations nécessaires et des procédures détaillées pour une gestion optimale des pensions, agissant comme un outil indispensable pour les gestionnaires des ressources humaines. Il s’agit de réformes répondant à une problématique persistante qui a longtemps obéré le système : les délais de traitement qui retardaient indûment le paiement des pensions. De manière spécifique, une emphase a été mise sur la pré-pension, mécanisme qui, lorsque correctement appliqué, permet une anticipation sereine de la fin de carrière pour les agents concernés. Les procédures relatives au traitement de l’acte de pension, étape primordiale avant le versement des allocations ; l’automatisation du traitement des actes de carrière, dès l’entrée dans la fonction publique jusqu’à la fin de celle-ci, ont été au cœur des discussions. Cette automatisation, rendue possible par la mise en œuvre des systèmes d’information SIGIPES et ANTILOP, a laissé place à l’Application Informatique de Gestion Logique des Effectifs et de la Solde (AIGLES), une véritable révolution. Cette dernière n’est pas une simple évolution, mais une véritable transformation, dont les 14 modules offrent une panoplie d’avantages inédits, promettant de simplifier et d’accélérer les processus.

Une numérisation toujours plus impactantee

Les chiffres présentés par Sophie Nkou Otele, Sous-directrice de la liquidation des droits au MINFOPRA (Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative, dont les services sont étroitement liés à la gestion des carrières centrales), illustrent de manière éloquente l’impact positif de l’application AIGLES depuis sa mise en service le 1er janvier 2025. Les statistiques révèlent que plus de 200 000 agents publics ont bénéficié de leur avancement d’échelon automatique, un gain de temps et de simplicité considérable. Le traitement global de la solde a été optimisé, tandis que plus de 3244 actes de fin de carrière ont été traités efficacement. De même, 1080 actes de déclaration de carrière ont été gérés. L’aspect le plus encourageant est peut-être que plus de la moitié des actes de pension et de liquidation de droits sont déjà paramétrés et fonctionnels au sein de l’application. Sophie Nkou Otele a également souligné que l’application est en passe de concrétiser l’automatisation complète des retraites, une étape qui marquera une révolution dans le parcours des futurs retraités. Bien que ces réalisations soient substantielles, l’application n’a pas, dans l’immédiat, réussi à éradiquer toutes les difficultés rencontrées par les agents.

Appel à un effort collectif

Dans son allocution, Mohamadou Ousmanou a rappelé la place et le rôle  capital de la Direction des Ressources Humaines du MINFI, dans la mise en œuvre de la politique de gestion des RH à l’échelle du ministère. « Le présent atelier nous offre l’heureuse occasion d’apprécier l’important rôle qui est le nôtre dans la mise en œuvre de la politique de gestion des RH au MINFI», a-t-il déclaré. Il a souligné que cette démarche s’inscrit au cœur même de la réforme sur la déconcentration, dont les passerelles d’échange visent à consolider les acquis et mieux structurer les actions futures, en matière de politique de gestion des pensions et des liquidations des droits au Ministère des Finances. Le Directeur a clairement manifesté une volonté de rupture avec les anciennes pratiques : « Nous veillerons cette fois, à ce que plus rien ne soit comme avant. Le suivi de vos actions sera davantage renforcé et le résultat évalué à une échéance qui sera déterminée au fil du temps »

Mohamadou Ousmanou a tenu à clarifier la portée de ces propos, les présentant non pas comme une menace, mais plutôt, comme une ferme volonté d’améliorer la condition des pensionnés, l’ayant droit dont la pension reste le seul revenu de substitution avec un effet de liquidation qui malheureusement, mettait des années à être effectué. Il a reconnu que le MINFI n’en était pas toujours le seul responsable, et a appelé à un effort collectif pour réduire significativement, les délais de traitement. Cet espace d’échanges a ainsi permis d’insister sur l’urgence d’informer et sensibiliser le personnel des structures compétentes sur la liquidation des droits et des pensions, en s’appuyant sur les guides explicatifs remis aux participants.

Le Directeur des RH a rappelé les fondements juridiques de cette dynamique de réforme, en citant le décret 2012-079 du 12 mars 2012, qui a consacré la réforme sur la déconcentration de la gestion de personnel de l’État et de la solde. Ce décret a institué chaque intervenant de la chaîne RH, comme un acteur essentiel de la politique de Gestion des Ressources Humaines (GRH). « Sachons le garder à l’esprit que, la DRH structure centrale, n’en assure que la coordination dont vous êtes chacun des relais dans vos structures respectives. Tout échec est commun à tous, au même titre que toute réussite », a-t-il conclu, soulignant ainsi la responsabilité partagée et l’esprit de corps attendus de tous. La formation s’est ainsi positionnée comme un jalon essentiel dans la transformation des pratiques RH du MINFI, ouvrant la voie à une gestion des pensions et des liquidations de droits plus efficace, transparente et humaine.