Ministère des Finances du Cameroun

LA DIRECTION GENERALE DU BUDGET

3ème session du Comité de Pilotage du Projet d’Appui à la Gouvernance Financière (PAGFI 3)

Le Ministre délégué auprès du Ministre des Finances, son Excellence Yaouba Abdoulaye, a presidé la troisième session du Comité de Pilotage (COPIL) du PAGFI 3, représentant le Ministre des Finances, Son Excellence Louis PAUL MOTAZE, Président dudit du Comité empêché. La cérémonie a eu lieu le mercredi 25 février 2026 au Concord International Hôtel de Yaoundé. Pour la circonstance, outre les membres du Comité, y ont pris part les responsables de l’Agence Françaises de Développement, notamment Monsieur Andrzej ROGULSKI, Responsable d’équipe projets Gouvernance-Afrique centrale au sein de l’AFD actuellement en mission au Cameroun et représentant la Directrice Générale de l’AFD au Cameroun empêchée ainsi que de Madame TSAFACK Berthe, Coordonnatrice du STADE C2D.

Cette rencontre avait deux objectifs principaux à savoir :  faire l’évaluation de la réforme comptable et de la gestion de la trésorerie en cours d’implémentation et procéder à la validation du Plan de Travail Annuel Budgétisé (PTAB) pour l’exercice 2026.

En ce qui concerne l’évaluation de la réforme comptable et de la gestion de la trésorerie, il ressort de la présentation du Directeur de la Comptabilité Publique, Dr BASAHAG Achile Nestor, que la réforme a connu des avancées notables notamment sur les aspects liés à la comptabilité patrimoniale de l’Etat et à l’optimisation de la gestion de la trésorerie de l’Etat avec l’intégration des Systèmes d’information. Toutefois, il est relevé que les efforts devraient se poursuivre et s’intensifier afin de parvenir a une certification avec réserve des comptes de l’Etat d’ici à 2030 dans le but par ailleurs de répondre aux exigences de la juridiction des comptes en matière de la certification des comptes de l’Etat.

Au sujet de la presentation du Plan de Travail Annuel Budgétisé (PTAB) pour l’exercice 2026, les commissaires ont apprécié et félicité la Coordonnatrice du Projet, madame BOUMSONG Sophie pour les résultats satisfaisants enregistrés en 2025 et ont validé sans réserve le PTAB 2026.

Fruit de la coopération entre le Cameroun et la France, le PAGFI 3 accompagne le Gouvernement du Cameroun dans le renforcement de la crédibilité budgétaire, l’amélioration de l’information budgétaire et comptable de l’Etat, des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) et des Etablissements Publics (EP), ainsi que le renforcement de la maîtrise des risques budgétaires liées aux Entreprises et EtablissementsPublics (EEP). /-

Renforcement des capacités : le personnel de la Division de la Réforme Budgétaire à l’école des pratiques diplomatiques

Dans le cadre de son plan de formation continue, le personnel de la Division de la Réforme Budgétaire a bénéficié d’une formation de deux jours sur les « règles diplomatiques et de coopération internationale » en partenariat avec le Ministère des Relations Extérieures (MINREX).

Conformément aux dispositions de l’article 52 du décret N° 2013/066 du 28 février 2013 portant organisation du Ministère des Finances, la Direction Générale du Budget (DGB) à travers la Division de la Réforme Budgétaire est notamment chargée : « du suivi des activités inhérentes à la mise en œuvre des Programmes Economiques avec les Partenaires au Développement ». Cette prérogative statutaire s’exécute par la Cellule du Suivi de la Mise en œuvre du Partenariat en matière des Réformes (Cf. Art: 65 du décret). Par ailleurs, à l’analyse de l’organigramme du MINFI, Il n’existe aucune structure centrale de Coordination des activités inhérentes au partenariat ou à la coopération internationale. De plus, pour les actions de coopération internationale ou de partenariat, le Ministère des Finances ne dispose pas d’outils de référence (Manuel de procédure, Guide, Instructions, plateforme, etc.).

Au regard de ce qui précède et pour bien mener ses missions, la Division de la réforme budgétaire, a jugé essentiel de renforcer les capacités de son personnel sur les « règles diplomatiques et de coopération internationale ». Pour se faire, elle a sollicité l’accompagnement du Ministère des Relations Extérieures afin d’avoir une formation pointue et concrète par les professionnels et les opérationnels du MINREX.

A cet effet, la présente formation s’est articulée autour de quatre thématiques centrales à savoir : les généralités sur la diplomatie et la coopération internationale (module 1) ; les liens entre diplomatie et coopération internationale (module 2) ; le protocole et l’organisation des cérémonies (module 3); l’accueil et les préséances en milieu diplomatique (module 4). Ces problématiques ont permis de lever d’une part les équivoques conceptuelles entre les terminologies « diplomatie » et « coopération ». Les activités de la Division de la réforme budgétaire était essentiellement axées sur la coopération. Par ailleurs, les experts formateurs ont saisi cette opportunité pour sensibiliser le personnel et les responsables sur les techniques et les enjeux de la négociation internationale. En sus, outre l’application des bonnes pratiques en matière protocole, d’accueil, de préséance dans l’organisation des missions d’assistance technique et des cérémonies impliquant les Partenaires Techniques et Financiers (PTF), il a été recommandé aux équipes de toujours adopter une posture « républicaine », « patriotique » afin de protéger les « intérêts » et « l’image » du Cameroun face aux partenaires étrangers.

Réflexions autour d’un rapport synthèse des « évaluations nationales et internationales du système de gestion des finances publiques au Cameroun sur la période 2023-2025»

Par l’entremise du Ministère des Finance, le Gouvernement camerounais est en train de travailler dans le sens de produire un rapport synthèse des « évaluations nationales et internationales du système de gestion des finances publiques au Cameroun sur la période 2023-2025 ». Les administrations (MINFI, MINMAP, CONSUPE, Assemblée Nationale, SENAT, Chambre des Comptes, DGTCFM, MINEPAT, MINMIDT, DGB…) et les acteurs de la société civile sensibles aux RFP se sont réunis pour identifier les différents rapports d’évaluations du Système de Gestion des Finances Publiques (SGFP) du Cameroun sur la période sous-revue. 

La gouvernance publique au Cameroun est soumise à un éventail d’évaluations nationales et internationales, dont la portée dépasse largement le seul cadre technique du Système de Gestion des Finances Publiques (SGFP). Ces diagnostics se répartissent en deux grandes catégories : les évaluations macro-fiscales et les évaluations de gouvernance transversale ou sectorielle.

Sur le plan international, on peut citer l’évaluation PEFA (Public Expenditure and Financial Accountability), qui analyse le cycle budgétaire, l’EBO (Enquête sur le Budget Ouvert) axée sur la transparence et la participation, les revues de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI) qui évaluent la soutenabilité budgétaire et l’efficacité de la dépense, les analyses des agences de Notation Souveraine (S&P, Moody’s, Fitch) qui déterminent le risque pays pour ne citer que celles-là. Sur le plan national, outre les contrôles parlementaires, l’on peut citer sans être exhaustif des différents rapports de la chambre des comptes de la cour suprême qui mettent à rude épreuve le SGFP.   D’une manière générale, l’on dénombre à date une vingtaine d’évaluation du SGFP tant sur le plan international que national.

Face à ces multitudes évaluations, il est important de s’interroger sur les recommandations et leur suivi afin de rendre plus performant le SGFP.  A ce titre, il est crucial de porter un regard panoramique et un diagnostic opérationnel et ciblé, permettant d’aligner directement les réformes en cours sur les exigences des différentes recommandations.

A cet effet, l’objectif général du présent rapport synthèse est de proposer une vue d’ensemble ainsi qu’une lecture intégrée des évaluations du Système de Gestion des Finances Publiques du Cameroun afin d’appuyer l’amélioration continue de la gouvernance financière. De manière spécifique, il s’agit de : Présenter de façon structurée les résultats des principales évaluations du SGFP au cours de la période 2023-2025 ; d’identifier les forces, faiblesses et risques du SGFP camerounais ; d’établir in fine la cohérence entre les recommandations issues des évaluations et les réformes effectivement mises en œuvre et d’offrir un document d’aide à la décision pour les autorités publiques et les partenaires au développement. Cette démarche innovante vise à consolider en un document unique l’ensemble des diagnostics réalisés par les principales institutions d’évaluation, offrant ainsi une vision panoramique et cohérente de la performance du SGFP camerounais.

« Tensions de trésorerie » : ces solutions qui viennent de la DGB

Elles ont explicitement été exposées par Sophie Boumsong, le Chef de la Division de la Réforme Budgétaire, le 06 fevrier 2026, à Yaoundé, au cours de la conférence annuelle des responsables des services centraux, déconcentrés et extérieurs du Ministère des Finances.

Reflet fidèle de la qualité de la gestion budgétaire, de la discipline collective des acteurs et de l’efficacité du pilotage infra-annuel des finances publiques, la Trésorerie de l’État fait face à un ensemble de difficultés à l’origine des « tensions de trésorerie » souvent mentionnées. Si son amélioration passe par une discipline budgétaire mieux programmée, davantage engagée, régulée, coordonnée et mieux payée, la vulgarisation de toutes ces procédures reste prioritaire. C’est conscient de cette réalité que la Direction Générale du Budget , à travers, le Chef de Division de la Réforme Budgétaire, a saisi l’occasion, pour présenter les différentes réformes engagées pour permettre au Cameroun de disposer d’une trésorerie calquée sur le modèle de la modernisation telle que voulue par la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030(SND30).

Des constats récents montrent que les tensions de trésorerie ne sauraient être durablement résolues par des ajustements ponctuels ou par une gestion de court terme. Elles appellent  une transformation plus profonde des pratiques, fondée sur une requalification du rôle de la gestion budgétaire dans le pilotage financier de l’État. Avec le cadre normatif renouvelé, la gestion budgétaire est appelée à jouer un rôle central dans l’anticipation des flux, la discipline de l’exécution et la sécurisation de la trésorerie. 

Mettre l’accent sur le pilotage du budget

Face à ces réalités, la Direction Générale du Budget propose un ensemble de réformes enracinées sur quatre facteurs clés notamment : le pilotage du budget comme condition de la trésorerie future ; la valorisation de  l’articulation PPM, PE, PT, ainsi que du  Comité de Trésorerie et de régulation budgétaire comme instruments centraux de discipline financière ;  le renforcement du  mécanisme des AE/CP dans la gestion des investissements publics et la consolidation de la réforme des chapitres communs à travers une mise en œuvre rigoureuse des dotations.

Relativement au pilotage du budget comme condition de la trésorerie future, il s’agit d’assurer  une gestion rigoureuse de la fin d’exercice budgétaire, laquelle dépend elle-même d’un véritable pilotage budgétaire en infra annuel par une coordination permanente entre les services de la DGB, de la DGTCFM, de la DGI, de la DGD, de la CAA, du MINEPAT. Une action qui commande, la situation hebdomadaire de l’exécution du budget produit ; l’arrêt semestriel du budget ; le rapprochement mensuel des situations d’exécution du budget et de la balance des comptes, ainsi que la production du TABORD et des rapports trimestriels du budget à bonne date. Des pratiques dont la réussite est conditionnée par des systèmes d’information budgétaire et comptable robustes, exhaustifs, totalement interconnectés et administrés de manière efficiente.

S’agissant de la valorisation de l’articulation PPM, PE, PT, ainsi que du Comité de Trésorerie et de régulation budgétaire comme instruments centraux de discipline financière, il est question d’actualiser les plans d’engagement pour fluidifier la trésorerie, tout en faisant de véritables instruments opposables, conditionnant la prise d’engagements à une évaluation préalable de leur soutenabilité dans le nouveau cadre de gestion budgétaire. Ce qui suppose une articulation étroite entre les plans de passation de marchés, les plans d’engagement, les plans de trésorerie et les travaux du Comité de Trésorerie et de Régulation Budgétaire.

Sur le volet du renforcement du mécanisme des AE/CP dans la gestion des investissements publics, Sophie Boumsong a évoqué les principes posés par la loi 11 juillet 2018 portant régime financier de l’État et des autres entités publiques. Ce sont notamment :  la dualité des autorisations d’engagement et des crédits de paiement, chacune des catégories répondant à un besoin spécifique, et faisant l’objet d’une fixation limitative par les lois de finances ; la limitation de la durée de vie dès l’année d’ouverture, sans extension ; l’égalité en budgétisation des AE et des CP sauf pour l’investissement ; la possibilité de report de Crédits de paiement.  

Sur la consolidation de la réforme des chapitres communs à travers une mise en œuvre rigoureuse des dotations, il est annoncé la transition des chapitres communs vers les dotations pour dépenses accidentelles et imprévisibles, dès cet exercice 2026. Le Chef de division de la Réforme précise qu’en clarifiant les responsabilités des gestionnaires et en encadrant strictement les conditions d’utilisation des crédits, la réforme des dotations vise à restaurer la prévisibilité de l’exécution budgétaire et à réduire les dépenses non maturées.

En clair, ces différentes réformes offrent une opportunité décisive et obligent le Cameroun à passer d’une trésorerie subie à une trésorerie pilotée, fondée sur l’anticipation, la coordination et la responsabilité. L’efficacité de ce nouveau cadre dépendra avant tout de son appropriation par les acteurs ; et de la volonté de le mettre véritablement en œuvre : « c’est à ce prix que la trésorerie pourra pleinement jouer son rôle de stabilisateur financier, de garant de la continuité de l’action publique et de vecteur de crédibilité de la gouvernance budgétaire », a précisé Sophie Boumsong.

Com.DGB

Conférence Annuelle du Ministère des Finances: Transformation et adaptation pour dompter les défis de 2026

Ces maîtres mots ont été martelés par le Ministre des Finances, Louis Paul Motaze, le 6 février 2026, dans son discours d’ouverture de la conférence annuelle des responsables des services centraux, déconcentrés et extérieurs de son département ministériel. Réunissant ces acteurs clés sous le thème « Gestion optimale de la trésorerie de l’État : enjeux, défis et perspectives », cette rencontre a tablé sur des stratégies susceptibles de permettre au Cameroun de faire face au contexte économique mondial, en perpétuelle mutation et aux impératifs de développement national.

Les réflexions de cette conférence se sont inscrites dans la continuité de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement à l’horizon 2030. Dans cette optique, et considérant le budget de l’État pour l’exercice 2026, arrêté à un montant conséquent de 8 816,4 milliards de FCFA, la mission de la trésorerie publique devient  plus cruciale que jamais. Il s’agit d’assurer une injection fluide, régulière et précisément ciblée des ressources financières vers les projets structurants. Une  fluidité et une pertinence qui s’avèrent  indispensables pour soutenir durablement la croissance économique et le développement social.

Louis Paul Motaze a souligné la clarté de l’enjeu fondamental pour 2026 : «… Faire en sorte que chaque franc CFA mobilisé soit utilisé avec célérité, efficacité et transparence, au service des priorités nationales et à l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens ». Cette exhortation souligne la responsabilité collective qui incombe à tous les agents du Ministère des Finances, qui doivent faire de la discipline budgétaire un principe d’efficacité. La performance de la trésorerie publique n’est pas une responsabilité isolée ; elle est le socle de la stabilité sociale, un facteur déterminant et incitatif pour booster la confiance des investisseurs et un levier essentiel pour la transformation structurelle de l’économie.

Face aux mutations rapides et aux incertitudes croissantes, le Minfi  a mis l’accent sur la nécessité d’un dialogue constructif et d’une réflexion collective. Ce qui implique un échange , une confrontation  des pratiques et un enfrichement des approches, sans éluder les contraintes et les difficultés opérationnelles, qui peuvent parfois entraver l’efficacité de l’action publique. Il a cependant précisé que ce contexte d’incertitudes recèle également des opportunités significatives. À cet égard, l’adaptation au changement et l’innovation sont appelées à devenir des moteurs de progrès, notamment à travers l’accélération de la transformation numérique, la transition énergétique, le renforcement de l’intégration régionale et l’émergence de nouveaux instruments de financement qui viennent diversifier et sécuriser les ressources.

Pour le Ministère des Finances, l’heure est donc à une démarche résolue d’introspection et de créativité dans les modes de fonctionnement internes. L’objectif est de mieux anticiper l’avenir et d’aborder l’incertitude avec un maximum de lucidité et de sérénité. Dans cette perspective, il est impératif de poser les bonnes questions pour identifier et résoudre les difficultés rencontrées, afin de surmonter les défis cruciaux qui se dessinent à l’horizon, tout en capitalisant sur les acquis déjà réalisés.

La mise en œuvre des directives émanant du Chef de l’État, exigera plus que jamais des ressources financières conséquentes. Leur mobilisation et leur mise à disposition effective incombent plus que par le passé, au Ministère des Finances qui voit ainsi ses responsabilités accrues. L’atteinte des objectifs nationaux dépendra en grande partie de sa capacité à mobiliser les fonds nécessaires et à gérer la trésorerie de l’État de manière optimale.

Face à la persistance des tensions sur les finances publiques, la volatilité des ressources budgétaires, l’accroissement des charges incompressibles, et les exigences sans cesse croissantes en matière de continuité et de qualité du service public, le ministre pense que la gestion de la trésorerie de l’État s’impose aujourd’hui comme un levier stratégique majeur. Elle est la clé de voûte de la soutenabilité budgétaire et de la stabilité macroéconomique. L’État, acteur incontournable de la vie économique de la nation, trouve dans sa trésorerie le souffle même de son action publique.

Perspectives d’une meilleure gestion de la trésorerie

Pour donner une traduction opérationnelle à cette ambition collective, la conférence s’est articulée autour de trois exposés majeurs, conçus comme des séquences complémentaires, visant à décortiquer les enjeux, analyser les défis et explorer les perspectives de la gestion de la trésorerie publique, afin d’assurer un avenir financier solide et prospère pour le pays.

Le premier exposé, portant sur l’ « État des lieux des finances publiques au Cameroun », a dressé un panorama exhaustif, objectif et prospectif de la situation actuelle. Il visait à identifier avec précision les  marges de manœuvre, les vulnérabilités tant structurelles que conjoncturelles, ainsi que les leviers stratégiques essentiels pour renforcer la résilience de la trésorerie de l’État face aux chocs internes et externes. Un véritable  diagnostic indispensable sur lequel le MINFI bâtira ses  stratégies futures.

La seconde présentation a porté sur les « Réformes budgétaires et contribution à l’amélioration de la gestion de la trésorerie ». Cet exposé s’est appesanti sur  les réformes structurelles et institutionnelles engagées dans la modernisation de la  gestion des finances publiques. Il a également exploré  le lien d’interdépendance  entre la gestion budgétaire et la gestion de la trésorerie, en examinant les zones de fragilité et les contraintes actuelles des processus. D’un autre côté, il a  démontré comment ces réformes, menées de concert et avec une bonne coordination entre tous les acteurs, visent à améliorer la prévisibilité des flux financiers, à réduire les délais de traitement des engagements et des paiements, et à faire un alignement optimal entre la planification budgétaire, les priorités de la SND30, les budgets sectoriels et les plans de trésorerie pour une meilleure performance globale.

Le troisième exposé a présenté  de manière approfondie et systémique la problématique de la « Crise de liquidités : raisons et solutions ». il a analysé  les causes profondes des tensions de trésorerie actuelles, qu’elles soient structurelles (dépendance aux recettes, rigidité de la dépense, fragmentation des circuits financiers) ou conjoncturelles (retards de décaissement extérieur, chocs exogènes, fluctuations des marchés). L’accent a été mis sur leur impact socio-économique, et budgétaire, relativement au  paiement des fournisseurs, la continuité du service public, et le climat de confiance avec le secteur privé. En clair, cet  exposé a proposé  un ensemble de leviers stratégiques et opérationnels concrets afin de juguler  progressivement les tensions de trésorerie.

Com DGB

Action 5 du Programme 233 : maintenir le cap des réformes sur les finances publiques en 2026

Madame le Chef de division de la réforme budgétaire (DREF), madame BOUMSONG Sophie, a ouvert le mercredi 04 Février 2026, l’atelier relatif aux travaux de validation de l’avant-projet de Plan de Travail Annuel de l’Action 5 (Pilotage de la Réforme Budgétaire) du programme 233 (gestion budgétaire de l’Etat) pour le compte de l’exercice 2026.

« Ce n’est pas la hiérarchie qui vient attendre. L’amour du travail, de son pays commence par le respect des heures du travail et de la hiérarchie avant toute sorte de revendication », c’est sur ce ton ferme que la Présidente de séance à accueillit ses collaborateurs. Un rappel de civisme justifié par le non-respect de l’heure de début des travaux par la plupart des collaborateurs. Le ton était donc donné. Le coup de gueule en disait long sur la direction que la patronne de la Division de la réforme budgétaire veut donner à l’année 2026. Après ce moment de rappel à l’ordre, comme elle en a l’habitude, la convivialité autour des travaux s’est rapidement installée en rappelant les objectifs de la rencontre : « Nous sommes ici comme de tradition pour voir ensemble le chemin parcouru en 2025. Ce qui nous permettra de corriger les manquements et de définir nos priorités de 2026 », a-t-elle rappelé.

A cet effet, la référente de l’action 5 du programme 233, madame ALIMA DAHIROU KONE, a présenté l’état de mise en œuvre du PTA 2025 au 31 janvier 2026. Globalement, de cette auto-évaluation, le PTA 2025 de l’action 5 affiche un taux global d’exécution technique de 76,47 %. A la suite de ladite présentation, les travaux se sont poursuivis par l’analyse du projet de Plan de Travail Annuel 2026. Les débats portant prioritairement sur l’identification des activités et tâches à mettre en œuvre.

La mouture du projet de PTA 2026 de l’action 5 qui sortira des présents travaux sera soumise à la validation de Monsieur le Directeur Général du Budget, responsable du Programme 233 (gestion budgétaire de l’Etat), dans le cadre d’un dialogue de gestion dudit Programme annoncé dans les jours à venir.

RAPPORT ANNUEL DE SUIVI DU CALENDRIER BUDGETAIRE POUR LE COMPTE DE L’EXERCICE 2025

Afin de disposer et de déposer à temps le projet de loi de finances et ses annexes au Parlement, il est impératif de suivre la mise en œuvre du calendrier budgétaire de l’Etat. En somme, il s’agit de faire une évaluation de sa mise en œuvre aux fins de déceler des probables dysfonctionnements et de suggérer des éventuelles améliorations.

Au cours de l’année 2025, toutes les dix-neuf (19) activités prévues dans le calendrier budgétaire ont été réalisées, soit un taux de réalisation de 100%. Toutefois, seules cinq (05) activités ont été réalisées dans les délais règlementaires, soit un taux de réalisation de 26,3%. Quatorze (14) activités ont été réalisées hors délais réglementaires. Un problème fondamental persiste, à savoir que ces activités accusent des retards considérables, les échéances prévues dans le calendrier budgétaire n’étant pas respectées. Par conséquent, ce mauvais fonctionnement est susceptible d’avoir des répercussions sur l’ensemble du processus d’élaboration du projet de loi de finances, y compris sa présentation au Parlement dans les délais impartis.

En rappel, la loi N°2018/012 du 11 juillet 2018 portant Régime Financier de l’Etat et des autres entités publiques dispose dans son article 55 (2) que « l’élaboration des projets de loi de finances se déroule selon un calendrier et les modalités fixées par voie réglementaire ». En réponse à cette exigence légale ci-dessus évoquée, le Président de la République a signé le décret N0 2019/281 du 31 mai 2019 fixant le calendrier budgétaire de l’Etat.

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NOTE DE CONJONCTURE ECONOMIQUE DU TROISIEME TRIMESTRE 2025

Au troisième trimestre 2025, l’activité économique mondiale se déroule dans un contexte marqué par : (i) la persistance des conflits au Moyen-Orient et en Ukraine ; (ii) les effets des politiques commerciales des Etats-Unis et ; (iii) l’essor des investissements liés à l’intelligence artificielle. Dans le groupe des pays avancés, et selon l’OCDE, la croissance est estimée à 0,0%, après 0,1% au trimestre précédent, avec cependant des disparités entre les pays. Aux Etats-Unis, la croissance est de 1,1% après 0,9%, résultant d’une bonne tenue de la consommation et d’un un léger recul des investissements. Dans la zone euro, la croissance s’accélère à 0,2% après 0,1%. Cette accélération s’observe notamment : (i) en France (+0,5% après +0,3%) ; et (ii) au Portugal (+0,8% après 0,7%). Par contre, l’on enregistre une décélération en Espagne (de 0,7% à 0,6%) ; et une croissance nulle en Allemagne (0,0% après -0,2%) et en Italie (0,0% après -0,1%). Dans les autres pays du groupe, la croissance est estimée à : (i) 0,1% après 0,3% au Royaume-Uni ; (ii) 0,1% après -0,4% au Canada ; (iii) 0,4% après 0,6% au Japon. Dans les pays émergents et pays en développement, la croissance s’accélère en Chine (+1,1% après +1,0%) et en Inde (+2,0% après +1,8%). Elle décélère au Brésil (+0,1% après +0,3%), en Indonésie (+1,2% après +1,3%), en Turquie (+1,1% après +1,6%) et en Afrique du Sud (+0,5% après +0,9%).

Sur l’ensemble de l’année 2025 et selon les perspectives économiques du FMI (Octobre 2025), la croissance mondiale devait passer de 3,3% en 2024 à 3,2% en 2025 et 3,1% en 2026. Ce léger ralentissement serait dû à la baisse de la demande mondiale et la poursuite des politiques monétaires restrictives. Parallèlement, l’inflation mondiale poursuit sa décélération, passant de 5,7% en 2024 à 4,2% en 2025, puis à 3,7% en 2026, avec notamment la baisse des prix de l’énergie et la normalisation des chaînes d’approvisionnement.

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Loi de Finances et Circulaire d’Exécution 2026 : La DGB engagée pour la vulgarisation des innovations pour une meilleure gouvernance Budgétaire

C’est à la faveur de la tenue, le 21 janvier 2026, au Palais des Congrès de Yaoundé, d’un atelier présidé par Mme Sophie Boumsong, Représentante personnelle du Directeur Général du Budget (DGB). Cet événement calqué sur la poursuite d’une meilleure gouvernance budgétaire a rassemblé les acteurs majeurs de la chaîne d’exécution du budget de l’État et des autres entités publiques.

Il   vise à renforcer la compréhension et l’application des nouvelles dispositions, dans un esprit de rigueur et de discipline budgétaires, afin d’assurer une gestion efficiente des ressources publiques et atteindre les objectifs de développement national.

L’atelier s’est révélé être une plateforme nécessaire pour édifier les participants sur les réformes introduites par la nouvelle législation budgétaire et ses instruments d’application. Au-delà de la simple présentation des textes, l’objectif primordial était de doter les gestionnaires publics des outils et documents nécessaires incluant la Loi de Finances, la Circulaire d’Exécution du Budget, le Journal des Projets, et divers autres textes législatifs et réglementaires, pour une exécution optimale du budget de l’État et des entités sous tutelle. Ceci est particulièrement pertinent dans un contexte où la transparence, la célérité dans le traitement des dossiers et le respect des procédures sont plus que jamais des impératifs pour le bon fonctionnement de l’administration et la confiance des citoyens dans la gestion de la chose publique.

Structuré autour de cinq exposés thématiques, les travaux ont minutieusement déroulé les réformes initiées par le gouvernement camerounais dans plusieurs domaines clés : la gouvernance budgétaire elle-même, les politiques fiscales et douanières, la comptabilité publique, ainsi que la contractualisation publique. Une attention particulière a été portée à l’assurance de la mise en ligne effective du budget de l’État pour l’exercice 2026 dans les dispositifs informatiques dédiés à l’exécution budgétaire. Il s’agissait également de garantir la parfaite édition des autorisations de dépense au niveau des Contrôles Financiers Régionaux, une étape fondamentale pour la fluidité des engagements financiers. La distribution des documents nécessaires à l’exécution, notamment la Loi de Finances, la Circulaire d’Exécution du Budget et ses annexes, le Journal des Projets, a complété cette démarche proactive. L’atelier a par ailleurs, servi de cadre pour vérifier et assurer l’effectivité des nouvelles fonctionnalités de l’application PROBMIS dans les régions, un outil technologique indispensable pour une gestion budgétaire moderne et efficiente.

Dans son allocution de circonstance, Sophie Boumsong a souligné la responsabilité collective qui incombe à tous les acteurs de l’exécution du budget au niveau central. « Il y a lieu de rappeler que l’exécution du budget se fait principalement au niveau central. A cet effet, je voudrais nous inviter, nous les acteurs de l’exécution du budget au niveau central, à prendre chacun conscience de la responsabilité qui est la nôtre dans l’atteinte des objectifs de développement de notre pays », a-t-elle insisté. Elle a ensuite détaillé le rôle crucial des ordonnateurs et des maîtres d’ouvrage, dont les représentants étaient présents. En tant que point de départ de la dépense publique, leur responsabilité est d’assurer un démarrage rapide de l’exécution budgétaire. Cela implique l’accréditation des responsables, le lancement diligent des procédures d’appel d’offres, la préparation rigoureuse des dossiers de consultation, le lancement et l’attribution des marchés, l’engagement des dépenses correspondantes, et le suivi de l’exécution des travaux ou prestations jusqu’à leur achèvement. « Il est attendu de vous le lancement de manière diligente, des procédures de tous les marchés qui sont de votre compétence, de manière à donner aux opérateurs économiques l’opportunité de soumissionner et de réaliser lesdites prestations dans les délais impartis et conformément aux cahiers de charges prédéfinis », a-t-elle rappelé, insistant sur l’importance de donner vie aux projets dans le respect des cahiers des charges.

La représentante du Directeur Général du Budget a également adressé un message fort aux services des Ministères des Finances, de l’Économie et des Marchés Publics. Elle les a qualifiés de « cœur de la vie budgétaire et financière de notre pays », soulignant leur rôle de dépositaires des règles de gestion, garants du respect des procédures et accompagnateurs des différents acteurs. L’efficience de l’exécution budgétaire dépend en grande partie de leur maîtrise des outils de gestion financière et de la célérité avec laquelle ils traitent les dossiers soumis. « Vous devez donc mettre en place tous les mécanismes qui s’imposent afin de fluidifier le traitement des dossiers », a-t-elle exhorté, tout en leur demandant d’être des conseillers avisés pour les ordonnateurs, dans le respect des règles éthiques et déontologiques. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement technique du ministère des Finances en collaboration avec le MINEPAT et le MINMAP, aux autres administrations, témoigne de l’engagement conjoint des différentes structures étatiques pour une gestion budgétaire performante, une condition sine qua non à la réalisation des ambitions de développement du Cameroun pour les années à venir.

 com.DGB

Mutuelle Nationale du Budget : une vision stratégique axée sur la consolidation des acquis en 2026

La Mutuelle Nationale du Budget (MUNAB) aborde l’année 2026 avec une enveloppe budgétaire de près de 400 millions de FCFA, marquant une réduction significative de 45% par rapport à l’exercice précédent. Cette réorientation financière, validée lors de la 2ème session du Conseil d’Administration tenue le 9 janvier 2026 et présidée par Judith Clairance Menguele, épouse Bodo, s’articule autour de cinq piliers stratégiques visant à consolider l’idéal d’une « mutuelle newlook » et à renforcer son autonomie financière. L’objectif principal est de bâtir une organisation plus forte et durable, davantage soutenue par les cotisations de ses adhérents.

L’année 2026 est conçue comme une période de consolidation, de réajustement et de relance. Au cœur des actions, figurent l’exécution effective des contrats d’assurance, un renforcement accru de la communication pour une meilleure visibilité et implication des mutualistes, ainsi que le lancement d’investissements structurants qui façonnent l’avenir de la MUNAB. Ce plan de travail ambitieux mais réaliste repose sur les principes de solidarité, de rigueur de gestion et d’une vision à long terme, nécessitant l’engagement collectif, la discipline et le sens des responsabilités de chaque mutualiste.

Selon Flore GOMA, Directrice du Comité National de Gestion, Le dispositif budgétaire est réparti stratégiquement sur cinq composantes fondamentales. La première, consacrée à l’« Administration et le pilotage » a pour rôle de consolider la gouvernance de la mutuelle, assurant la mise à jour régulière des fichiers des membres, la tenue des sessions statutaires du Conseil d’administration, l’installation effective des comités régionaux de gestion et la coordination des activités du comité national. Cette dimension est essentielle pour garantir le bon fonctionnement institutionnel et administratif de la MUNAB.

La deuxième composante, dédiée à l’« Information et la communication », vise à maintenir l’application de gestion et le site web opérationnels, tout en intensifiant les actions de communication. L’objectif est d’améliorer la visibilité de la MUNAB, de renforcer la diffusion de l’information auprès des mutualistes et de consolider le sentiment d’appartenance. Une communication transparente et accessible renforce le lien de confiance et la cohésion au sein de la communauté mutualiste.

La troisième composante, la « Gestion budgétaire et financière constitue un volet  crucial pour le renforcement de la transparence et  la crédibilité financière de la mutuelle. Il englobe l’élaboration du budget prévisionnel pour 2027, la production des états financiers, la formalisation des procédures comptables et la codification des comptes. La signature d’une convention de collaboration avec FIDEV, l’optimisation des activités génératrices de revenus et un suivi rigoureux de l’exécution des contrats d’assurance font également partie des priorités.

Au cœur de la mission mutualiste, la « Sécurité sociale et le divertissement », concentrent la part la plus substantielle du budget. Une allocation majeure  destinée au paiement des allocations mutualistes, à la mise en œuvre effective de l’assurance maladie et de l’assurance accident individuel. Elle permettra également la création d’un groupe d’animation et l’organisation d’une excursion pour les mutualistes, renforçant ainsi la solidarité et le bien-être au sein de la mutuelle.

La cinquième composante, axée sur les « Infrastructures », s’inscrit dans l’optique d’un développement à long terme. Les fonds alloués ici, serviront à finaliser la procédure d’acquisition d’un terrain, à réaliser les études techniques nécessaires à la construction d’une clinique et à signer les conventions de partenariat en vue de l’édification de cette structure médicale et du futur siège de la MUNAB. Ces projets d’envergure sont porteurs d’avenir pour le développement de la mutuelle.

Le plan d’action 2026 de la MUNAB, bien que marqué par une réduction budgétaire non négligeable, témoigne d’une stratégie claire axée sur l’optimisation des ressources, la consolidation des acquis et la projection vers un avenir durable. La réussite de ce plan dépendra de l’engagement collectif et de la discipline de chaque membre, pour bâtir ensemble une mutuelle résiliente et performante, capable de mieux servir ses adhérents dans la durée.

Com DGB