La cérémonie s’est déroulée le 17 mars 2026 à Mbankomo. Elle était présidée par madame le Chef de division de la réforme budgétaire, Mme BOUMSONG Sophie, avec la présence remarquée du maire de la commune de Mbankomo, Monsieur Pierre Junior Fouda Fouda et des Organisations de la Société Civile (OSC) partenaires de l’évènement.
La dissémination de la loi de finances à travers sa version citoyenne (budget citoyen) est devenue une tradition au Ministère des Finances. Comme pour les années antérieures, les OSCs partenaires de cette opération, dans le cadre d’un atelier d’échanges, ont reçu leur kit de vulgarisation. Objectif : aller auprès des populations vulgariser le contenu de la loi de finances pour l’exercice 2026. Elles sont au total 17 OSCs, qui devront parcourir le territoire national suivant une démarche méthodologique et une stratégie de vulgarisation bien précise.
La rencontre a aussi servi de cadre pour partager les retours d’expérience de terrain des années précédentes. Ce qui a permis de tirer les leçons et de formuler les recommandations pour une meilleure campagne 2026.
Notons que cette activité s’inscrit en droite ligne de l’application des dispositions de la Loi du 11 juillet 2018 portant Code de Transparence et de Bonne Gouvernance dans la Gestion des Finances Publiques au Cameroun, qui imposent au Gouvernement, la mise sur pied des mécanismes de diffusion de l’information budgétaire et financière auprès du public d’une part, et d’autre part, l’implication de la Société Civile dans sa diffusion et vulgarisation. Allant dans ce sens, le maire de la commune de Mbankomo qui a fortement apprécié et encouragé l’initiative n’a pas manquer de rappeler que « informer le citoyen c’est le respecter ». La politique de transparence impulsée par le Ministre des Finances s’inscrit dans cette logique.
La Journée Internationale des Droits de la Femme (JIF) 2026 a été marquée par un engagement profond et une démarche axée sur le renforcement des acquis et la projection future au sein du Programme 233(Gestion Budgétaire de L’État).
Loin des simples festivités protocolaires, cette édition a vu les femmes de la Direction Générale du Budget (DGB), de la Direction de la Normalisation et de la Comptabilité Matières (DNCM), de la Division de la Prévision (DP) et du Centre National de Développement de l’Informatique (CENADI) unir leurs forces pour imprimer la célébration d’une dimension didactique et constructive, en parfaite adéquation avec le thème central de cette 41e édition : « Droit, Justice, Action : Pour toutes les femmes et filles ». Une conférence-dîner organisée le 7 mars à Yaoundé a servi de pivot à ces réflexions, sous la modération éclairée de Cyrill EDOU Alo’o, Président du Programme, qui a su guider les échanges vers des perspectives concrètes et inspirantes.
Plus qu’une simple commémoration
L’impulsion donnée par le Programme 233, désormais une tradition, vise à transcender la simple commémoration pour s’ancrer dans une démarche de capacitation et de valorisation du personnel féminin. L’objectif fondamental était de doter les femmes du programme d’outils et de compétences nécessaires pour qu’elles puissent non seulement s’épanouir mais aussi démontrer leur capacité à exceller, voire à se surpasser dans l’exercice de leurs fonctions autant que le font leurs homologues masculins. Cet impératif de reconnaissance et de mise en valeur du potentiel et des talents féminins a été au cœur des discussions, soulignant la nécessité d’une approche proactive pour identifier et propulser les femmes aux postes de responsabilité.

La conférence-dîner a exceptionnellement réuni trois profils de femmes aux parcours riches, inspirants et résolument diversifiés, constituant un panel d’exception destiné à stimuler la réflexion et l’échange. Les exposés, déclinés en trois sous-thèmes, ont jeté une lumière particulière sur des enjeux fondamentaux pour les femmes et les filles. Le Dr. Ahanda Tana Martine, Magistrate/Juge et Juge d’Instruction, a brillamment articulé « le rôle de la justice sur les violences faites aux femmes et filles », exposant les mécanismes légaux et les défis persistants dans la lutte contre ces fléaux. Son intervention a rappelé l’importance capitale du système judiciaire pour garantir la sécurité et les droits des femmes. Par la suite, Dr Justine Laure Menguene, médecin/Psychiatre, a abordé la question vitale de « la santé mentale des femmes et des filles : un droit à la justice et à l’action », mettant en exergue le lien indissociable entre bien-être psychologique, accès aux soins et la nécessité d’une justice réparatrice. Enfin, Tchonko Becky Bissong, Journaliste principale, a présenté un exposé sur « l’éducation à l’égalité : un pilier pour la justice et les droits des femmes », soulignant dans quelle mesure une éducation équitable dès le plus jeune âge, constitue la pierre angulaire de l’éradication des stéréotypes et de la promotion d’une société véritablement égalitaire.
Ces moments d’intense savoir et de partage ont permis aux femmes de toutes les composantes du Programme 233 de s’abreuver à la source du savoir, renforçant ainsi leur compréhension et leur engagement envers la promotion de leurs droits. « Il faut qu’on applique la politique des quotas féminins, qu’on recherche les technocrates, qu’on les mette aux commandes et qu’on fouille en insistant vraiment dessus, parce que les femmes ne sont pas seulement là pour applaudir lors des meetings. Il y a beaucoup de femmes compétentes, il y a beaucoup de femmes de valeur mais qui n’ont personne pour les tirer vers le haut », a fermement expliqué le Dr Tana Ahanda, illustrant le besoin criard de mentorat et de mécanismes de soutien pour l’avancement des femmes. Cet appel à l’action résonne profondément, invitant à une réévaluation des structures de promotion professionnelle.
Une célébration riche en activités
La semaine préparatoire à la JIF 2026 a été particulièrement riche et variée. En plus de la conférence-dîner, les « amazones » du Programme 233 ont activement participé aux activités organisées à l’échelle du ministère des finances. Une journée sportive a permis de renforcer la cohésion et le bien-être, tandis qu’une journée traditionnelle, marquée par le concours Miss Minfi, a célébré la beauté et le talent féminins sous une autre facette. Des causeries éducatives, associées à des séances de massage, ont ajouté des moments de détente et de développement personnel, témoignant d’une approche holistique de la célébration. La clôture de cette journée s’est effectuée dans une ambiance festive, avec un dîner marquant et une soirée dansante, rehaussés par la présence d’experts du Fonds Monétaire International ainsi que du personnel masculin de ces administrations. Tous réunis pour célébrer collectivement les femmes épanouies, brillantes qui s’assument et contribuent activement au succès et à l’éthique du Programme 233. Elles réaffirment ainsi l’engagement commun envers l’équité et la justice pour toutes et pour tous.
Com DGB
Il a été présenté par Mohamadou Ousmanou, Directeur des Ressources Humaines du Ministère des Finances au cours d’un atelier de sensibilisation organisé le 5 février 2026, à l’adresse des Contrôleurs Financiers régionaux et autres responsables.
Vulgariser et consolider les acquis, structurer les actions futures et réformer en profondeur la gestion des carrières et des retraites dans le but d’améliorer significativement les conditions des agents publics et des pensionnés, tel était le fil d’Ariane de la session de formation. Une initiative qui s’inscrit dans une démarche plus large de modernisation et d’efficacité des services publics, visant à répondre plus promptement et justement aux attentes des agents publics et des pensionnés.
Cette plateforme d’échange et de clarification, a été marquée par la présentation exhaustive des textes législatifs et réglementaires qui régissent désormais la gestion des pensions. La persistance de certaines complexités a conduit à la publication et à la distribution d’un guide référentiel complet. Ce document précieux compile l’ensemble des informations nécessaires et des procédures détaillées pour une gestion optimale des pensions, agissant comme un outil indispensable pour les gestionnaires des ressources humaines. Il s’agit de réformes répondant à une problématique persistante qui a longtemps obéré le système : les délais de traitement qui retardaient indûment le paiement des pensions. De manière spécifique, une emphase a été mise sur la pré-pension, mécanisme qui, lorsque correctement appliqué, permet une anticipation sereine de la fin de carrière pour les agents concernés. Les procédures relatives au traitement de l’acte de pension, étape primordiale avant le versement des allocations ; l’automatisation du traitement des actes de carrière, dès l’entrée dans la fonction publique jusqu’à la fin de celle-ci, ont été au cœur des discussions. Cette automatisation, rendue possible par la mise en œuvre des systèmes d’information SIGIPES et ANTILOP, a laissé place à l’Application Informatique de Gestion Logique des Effectifs et de la Solde (AIGLES), une véritable révolution. Cette dernière n’est pas une simple évolution, mais une véritable transformation, dont les 14 modules offrent une panoplie d’avantages inédits, promettant de simplifier et d’accélérer les processus.
Une numérisation toujours plus impactantee
Les chiffres présentés par Sophie Nkou Otele, Sous-directrice de la liquidation des droits au MINFOPRA (Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative, dont les services sont étroitement liés à la gestion des carrières centrales), illustrent de manière éloquente l’impact positif de l’application AIGLES depuis sa mise en service le 1er janvier 2025. Les statistiques révèlent que plus de 200 000 agents publics ont bénéficié de leur avancement d’échelon automatique, un gain de temps et de simplicité considérable. Le traitement global de la solde a été optimisé, tandis que plus de 3244 actes de fin de carrière ont été traités efficacement. De même, 1080 actes de déclaration de carrière ont été gérés. L’aspect le plus encourageant est peut-être que plus de la moitié des actes de pension et de liquidation de droits sont déjà paramétrés et fonctionnels au sein de l’application. Sophie Nkou Otele a également souligné que l’application est en passe de concrétiser l’automatisation complète des retraites, une étape qui marquera une révolution dans le parcours des futurs retraités. Bien que ces réalisations soient substantielles, l’application n’a pas, dans l’immédiat, réussi à éradiquer toutes les difficultés rencontrées par les agents.
Appel à un effort collectif
Dans son allocution, Mohamadou Ousmanou a rappelé la place et le rôle capital de la Direction des Ressources Humaines du MINFI, dans la mise en œuvre de la politique de gestion des RH à l’échelle du ministère. « Le présent atelier nous offre l’heureuse occasion d’apprécier l’important rôle qui est le nôtre dans la mise en œuvre de la politique de gestion des RH au MINFI», a-t-il déclaré. Il a souligné que cette démarche s’inscrit au cœur même de la réforme sur la déconcentration, dont les passerelles d’échange visent à consolider les acquis et mieux structurer les actions futures, en matière de politique de gestion des pensions et des liquidations des droits au Ministère des Finances. Le Directeur a clairement manifesté une volonté de rupture avec les anciennes pratiques : « Nous veillerons cette fois, à ce que plus rien ne soit comme avant. Le suivi de vos actions sera davantage renforcé et le résultat évalué à une échéance qui sera déterminée au fil du temps »
Mohamadou Ousmanou a tenu à clarifier la portée de ces propos, les présentant non pas comme une menace, mais plutôt, comme une ferme volonté d’améliorer la condition des pensionnés, l’ayant droit dont la pension reste le seul revenu de substitution avec un effet de liquidation qui malheureusement, mettait des années à être effectué. Il a reconnu que le MINFI n’en était pas toujours le seul responsable, et a appelé à un effort collectif pour réduire significativement, les délais de traitement. Cet espace d’échanges a ainsi permis d’insister sur l’urgence d’informer et sensibiliser le personnel des structures compétentes sur la liquidation des droits et des pensions, en s’appuyant sur les guides explicatifs remis aux participants.
Le Directeur des RH a rappelé les fondements juridiques de cette dynamique de réforme, en citant le décret 2012-079 du 12 mars 2012, qui a consacré la réforme sur la déconcentration de la gestion de personnel de l’État et de la solde. Ce décret a institué chaque intervenant de la chaîne RH, comme un acteur essentiel de la politique de Gestion des Ressources Humaines (GRH). « Sachons le garder à l’esprit que, la DRH structure centrale, n’en assure que la coordination dont vous êtes chacun des relais dans vos structures respectives. Tout échec est commun à tous, au même titre que toute réussite », a-t-il conclu, soulignant ainsi la responsabilité partagée et l’esprit de corps attendus de tous. La formation s’est ainsi positionnée comme un jalon essentiel dans la transformation des pratiques RH du MINFI, ouvrant la voie à une gestion des pensions et des liquidations de droits plus efficace, transparente et humaine.
Cette interpellation du ministre des finances lors de la cérémonie d’inauguration officielle de cette académie, le Ministre des Finances, adressée aux auditeurs présents, rappelle que leur assiduité n’est pas une option, mais un devoir professionnel, sous peine de sanctions disciplinaires .
Cette nouvelle structure vise à renforcer les capacités et à homogénéiser les compétences du personnel pour une maîtrise approfondie des arcanes budgétaires, un investissement stratégique de l’État pour accroître l’efficacité de l’administration publique.
Le Centre d’Excellence de la Direction Générale du Budget a officiellement ouvert ses portes le 27 février 2025, marquant une étape significative dans la modernisation de la gestion des finances publiques au Cameroun. L’inauguration de cet incubateur, conçu pour assurer un renforcement ciblé des capacités du personnel, a été placée sous le signe d’une exigence renouvelée de professionnalisme et d’excellence. Le Ministre des Finances, Louis Paul Motaze, n’a pas manqué de souligner l’importance cruciale de cet outil et a adressé un message particulièrement clair et direct aux premiers auditeurs admis dans ce programme.
« Je vous invite donc à saisir pleinement cette opportunité en faisant preuve d’une discipline irréprochable, d’une assiduité constante et d’une réelle curiosité intellectuelle. Être auditeur au sein de ce Centre n’est pas un simple statut, mais une responsabilité. Cela implique le respect strict des règles établies, la ponctualité, un travail personnel régulier et une participation active aux enseignements dispensés », a déclaré le Ministre Motaze, soulignant d’emblée les attentes élevées placées dans les bénéficiaires de cette formation.

Le rappel à l’ordre a ensuite été plus explicite, dénonçant une tendance à la négligence observée chez certains. « Il m’a été rapporté que certains auditeurs ne respectaient pas pleinement leurs obligations d’assiduité et de ponctualité. Je tiens à rappeler avec fermeté que votre présence aux cours, une fois sélectionnés, n’est ni optionnelle ni symbolique : elle constitue une obligation professionnelle dont le non-respect est susceptible d’entraîner des sanctions disciplinaires dans le cadre de votre carrière », a-t-il martelé. Cette déclaration vise à ancrer la culture de la responsabilité et de l’engagement au sein des cadres formés par le Centre. Le Ministre a rappelé que « La sélection dont vous avez bénéficié est le fruit d’un investissement conséquent de l’État et traduit la confiance placée en chacun de vous. Votre engagement personnel conditionne non seulement votre progression individuelle, mais aussi la crédibilité et la réussite du Centre d’Excellence lui-même ».
L’initiative de créer un tel centre émane d’un constat stratégique : la Direction Générale du Budget accueille en son sein une diversité de profils professionnels aux parcours et métiers variés. Si cette hétérogénéité est intrinsèquement une source de richesse et de diversité de perspectives, elle présente également un défi en termes de cohérence de compétences et d’uniformité des pratiques. Le Directeur Général du Budget, Cyrill Edou Alo’o, a également pris la parole pour contextualiser la création de cette structure. Il a souligné combien le chemin vers une expertise reconnue en matière budgétaire requiert traditionnellement de longues années de pratique (souvent plus de huit ans) ponctuées d’un apprentissage continu, d’une bonne base théorique et d’un engagement personnel conséquent. Face à ce constat, la mise sur pied d’un Centre d’Excellence s’est imposée comme une nécessité pour accélérer et optimiser cette courbe d’apprentissage, offrant ainsi une voie plus directe vers une maîtrise opérationnelle.
Cordonné par Flore Goma,Sous Directeur des Affaires Genérale de la DGB, cet outil a été conçu pour offrir une immersion formative intensive, permettant au personnel d’acquérir une base budgétaire solide en un temps considérablement réduit, en quelques mois seulement, là où plusieurs années étaient auparavant nécessaires. L’ambition est de pouvoir raccourcir drastiquement le délai d’imprégnation et de parfaire les compétences, conduisant ainsi à une meilleure efficacité opérationnelle. C’est une innovation administrative majeure qui vise à moderniser l’appareil public en formant des cadres plus agiles et compétents. Elle répond à un besoin fondamental de formation continue pour les agents de l’État, leur permettant de renforcer leurs compétences et de s’ajuster aux évolutions institutionnelles, techniques et réglementaires constantes.
La création du centre intervient dans un contexte de défis économiques, sociaux et financiers accrus. Dans ce paysage complexe, l’État a plus que jamais besoin de cadres capables d’anticiper les crises, de maîtriser les outils modernes de gestion publique et de proposer des solutions innovantes pour assurer la stabilité et la prospérité économique. Le Centre d’Excellence s’inscrit dans cette logique en dotant le personnel des compétences nécessaires pour naviguer et réussir dans un environnement de plus en plus exigeant. La formation proposée est intégrée et transversale, couvrant l’ensemble des domaines clés des finances publiques. Cela inclut la gestion de la trésorerie, la gestion de la dette, le pilotage global des finances publiques, ainsi que les nouvelles approches en matière de prévision et d’analyse budgétaire.
L’objectif ultime est de former des acteurs capables d’anticiper les risques financiers, d’identifier les potentielles failles et dérives, et surtout, de proposer des solutions innovantes et efficaces. Ces cadres devront être à même d’accompagner activement et de manière éclairée les réformes en cours dans le secteur public, assurant ainsi une mise en œuvre fluide et une optimisation des politiques gouvernementales. L’importance de cette initiative est renforcée par la prise de conscience croissante que la formation continue n’est plus un luxe, mais une nécessité absolue pour la pertinence et l’avenir professionnel des agents de l’État. Le Centre d’Excellence est ainsi présenté comme un outil de professionnalisation essentiel, destiné à élever le niveau global de compétence au sein de la DGB, renforçant ainsi sa capacité à servir le pays avec la plus grande efficacité et rigueur.
Com DGB
Le Ministre délégué auprès du Ministre des Finances, son Excellence Yaouba Abdoulaye, a presidé la troisième session du Comité de Pilotage (COPIL) du PAGFI 3, représentant le Ministre des Finances, Son Excellence Louis PAUL MOTAZE, Président dudit du Comité empêché. La cérémonie a eu lieu le mercredi 25 février 2026 au Concord International Hôtel de Yaoundé. Pour la circonstance, outre les membres du Comité, y ont pris part les responsables de l’Agence Françaises de Développement, notamment Monsieur Andrzej ROGULSKI, Responsable d’équipe projets Gouvernance-Afrique centrale au sein de l’AFD actuellement en mission au Cameroun et représentant la Directrice Générale de l’AFD au Cameroun empêchée ainsi que de Madame TSAFACK Berthe, Coordonnatrice du STADE C2D.
Cette rencontre avait deux objectifs principaux à savoir : faire l’évaluation de la réforme comptable et de la gestion de la trésorerie en cours d’implémentation et procéder à la validation du Plan de Travail Annuel Budgétisé (PTAB) pour l’exercice 2026.
En ce qui concerne l’évaluation de la réforme comptable et de la gestion de la trésorerie, il ressort de la présentation du Directeur de la Comptabilité Publique, Dr BASAHAG Achile Nestor, que la réforme a connu des avancées notables notamment sur les aspects liés à la comptabilité patrimoniale de l’Etat et à l’optimisation de la gestion de la trésorerie de l’Etat avec l’intégration des Systèmes d’information. Toutefois, il est relevé que les efforts devraient se poursuivre et s’intensifier afin de parvenir a une certification avec réserve des comptes de l’Etat d’ici à 2030 dans le but par ailleurs de répondre aux exigences de la juridiction des comptes en matière de la certification des comptes de l’Etat.
Au sujet de la presentation du Plan de Travail Annuel Budgétisé (PTAB) pour l’exercice 2026, les commissaires ont apprécié et félicité la Coordonnatrice du Projet, madame BOUMSONG Sophie pour les résultats satisfaisants enregistrés en 2025 et ont validé sans réserve le PTAB 2026.
Fruit de la coopération entre le Cameroun et la France, le PAGFI 3 accompagne le Gouvernement du Cameroun dans le renforcement de la crédibilité budgétaire, l’amélioration de l’information budgétaire et comptable de l’Etat, des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) et des Etablissements Publics (EP), ainsi que le renforcement de la maîtrise des risques budgétaires liées aux Entreprises et EtablissementsPublics (EEP). /-
Dans le cadre de son plan de formation continue, le personnel de la Division de la Réforme Budgétaire a bénéficié d’une formation de deux jours sur les « règles diplomatiques et de coopération internationale » en partenariat avec le Ministère des Relations Extérieures (MINREX).
Conformément aux dispositions de l’article 52 du décret N° 2013/066 du 28 février 2013 portant organisation du Ministère des Finances, la Direction Générale du Budget (DGB) à travers la Division de la Réforme Budgétaire est notamment chargée : « du suivi des activités inhérentes à la mise en œuvre des Programmes Economiques avec les Partenaires au Développement ». Cette prérogative statutaire s’exécute par la Cellule du Suivi de la Mise en œuvre du Partenariat en matière des Réformes (Cf. Art: 65 du décret). Par ailleurs, à l’analyse de l’organigramme du MINFI, Il n’existe aucune structure centrale de Coordination des activités inhérentes au partenariat ou à la coopération internationale. De plus, pour les actions de coopération internationale ou de partenariat, le Ministère des Finances ne dispose pas d’outils de référence (Manuel de procédure, Guide, Instructions, plateforme, etc.).
Au regard de ce qui précède et pour bien mener ses missions, la Division de la réforme budgétaire, a jugé essentiel de renforcer les capacités de son personnel sur les « règles diplomatiques et de coopération internationale ». Pour se faire, elle a sollicité l’accompagnement du Ministère des Relations Extérieures afin d’avoir une formation pointue et concrète par les professionnels et les opérationnels du MINREX.
A cet effet, la présente formation s’est articulée autour de quatre thématiques centrales à savoir : les généralités sur la diplomatie et la coopération internationale (module 1) ; les liens entre diplomatie et coopération internationale (module 2) ; le protocole et l’organisation des cérémonies (module 3); l’accueil et les préséances en milieu diplomatique (module 4). Ces problématiques ont permis de lever d’une part les équivoques conceptuelles entre les terminologies « diplomatie » et « coopération ». Les activités de la Division de la réforme budgétaire était essentiellement axées sur la coopération. Par ailleurs, les experts formateurs ont saisi cette opportunité pour sensibiliser le personnel et les responsables sur les techniques et les enjeux de la négociation internationale. En sus, outre l’application des bonnes pratiques en matière protocole, d’accueil, de préséance dans l’organisation des missions d’assistance technique et des cérémonies impliquant les Partenaires Techniques et Financiers (PTF), il a été recommandé aux équipes de toujours adopter une posture « républicaine », « patriotique » afin de protéger les « intérêts » et « l’image » du Cameroun face aux partenaires étrangers.
Par l’entremise du Ministère des Finance, le Gouvernement camerounais est en train de travailler dans le sens de produire un rapport synthèse des « évaluations nationales et internationales du système de gestion des finances publiques au Cameroun sur la période 2023-2025 ». Les administrations (MINFI, MINMAP, CONSUPE, Assemblée Nationale, SENAT, Chambre des Comptes, DGTCFM, MINEPAT, MINMIDT, DGB…) et les acteurs de la société civile sensibles aux RFP se sont réunis pour identifier les différents rapports d’évaluations du Système de Gestion des Finances Publiques (SGFP) du Cameroun sur la période sous-revue.
La gouvernance publique au Cameroun est soumise à un éventail d’évaluations nationales et internationales, dont la portée dépasse largement le seul cadre technique du Système de Gestion des Finances Publiques (SGFP). Ces diagnostics se répartissent en deux grandes catégories : les évaluations macro-fiscales et les évaluations de gouvernance transversale ou sectorielle.
Sur le plan international, on peut citer l’évaluation PEFA (Public Expenditure and Financial Accountability), qui analyse le cycle budgétaire, l’EBO (Enquête sur le Budget Ouvert) axée sur la transparence et la participation, les revues de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI) qui évaluent la soutenabilité budgétaire et l’efficacité de la dépense, les analyses des agences de Notation Souveraine (S&P, Moody’s, Fitch) qui déterminent le risque pays pour ne citer que celles-là. Sur le plan national, outre les contrôles parlementaires, l’on peut citer sans être exhaustif des différents rapports de la chambre des comptes de la cour suprême qui mettent à rude épreuve le SGFP. D’une manière générale, l’on dénombre à date une vingtaine d’évaluation du SGFP tant sur le plan international que national.
Face à ces multitudes évaluations, il est important de s’interroger sur les recommandations et leur suivi afin de rendre plus performant le SGFP. A ce titre, il est crucial de porter un regard panoramique et un diagnostic opérationnel et ciblé, permettant d’aligner directement les réformes en cours sur les exigences des différentes recommandations.
A cet effet, l’objectif général du présent rapport synthèse est de proposer une vue d’ensemble ainsi qu’une lecture intégrée des évaluations du Système de Gestion des Finances Publiques du Cameroun afin d’appuyer l’amélioration continue de la gouvernance financière. De manière spécifique, il s’agit de : Présenter de façon structurée les résultats des principales évaluations du SGFP au cours de la période 2023-2025 ; d’identifier les forces, faiblesses et risques du SGFP camerounais ; d’établir in fine la cohérence entre les recommandations issues des évaluations et les réformes effectivement mises en œuvre et d’offrir un document d’aide à la décision pour les autorités publiques et les partenaires au développement. Cette démarche innovante vise à consolider en un document unique l’ensemble des diagnostics réalisés par les principales institutions d’évaluation, offrant ainsi une vision panoramique et cohérente de la performance du SGFP camerounais.
Elles ont explicitement été exposées par Sophie Boumsong, le Chef de la Division de la Réforme Budgétaire, le 06 fevrier 2026, à Yaoundé, au cours de la conférence annuelle des responsables des services centraux, déconcentrés et extérieurs du Ministère des Finances.
Reflet fidèle de la qualité de la gestion budgétaire, de la discipline collective des acteurs et de l’efficacité du pilotage infra-annuel des finances publiques, la Trésorerie de l’État fait face à un ensemble de difficultés à l’origine des « tensions de trésorerie » souvent mentionnées. Si son amélioration passe par une discipline budgétaire mieux programmée, davantage engagée, régulée, coordonnée et mieux payée, la vulgarisation de toutes ces procédures reste prioritaire. C’est conscient de cette réalité que la Direction Générale du Budget , à travers, le Chef de Division de la Réforme Budgétaire, a saisi l’occasion, pour présenter les différentes réformes engagées pour permettre au Cameroun de disposer d’une trésorerie calquée sur le modèle de la modernisation telle que voulue par la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030(SND30).
Des constats récents montrent que les tensions de trésorerie ne sauraient être durablement résolues par des ajustements ponctuels ou par une gestion de court terme. Elles appellent une transformation plus profonde des pratiques, fondée sur une requalification du rôle de la gestion budgétaire dans le pilotage financier de l’État. Avec le cadre normatif renouvelé, la gestion budgétaire est appelée à jouer un rôle central dans l’anticipation des flux, la discipline de l’exécution et la sécurisation de la trésorerie.
Mettre l’accent sur le pilotage du budget
Face à ces réalités, la Direction Générale du Budget propose un ensemble de réformes enracinées sur quatre facteurs clés notamment : le pilotage du budget comme condition de la trésorerie future ; la valorisation de l’articulation PPM, PE, PT, ainsi que du Comité de Trésorerie et de régulation budgétaire comme instruments centraux de discipline financière ; le renforcement du mécanisme des AE/CP dans la gestion des investissements publics et la consolidation de la réforme des chapitres communs à travers une mise en œuvre rigoureuse des dotations.
Relativement au pilotage du budget comme condition de la trésorerie future, il s’agit d’assurer une gestion rigoureuse de la fin d’exercice budgétaire, laquelle dépend elle-même d’un véritable pilotage budgétaire en infra annuel par une coordination permanente entre les services de la DGB, de la DGTCFM, de la DGI, de la DGD, de la CAA, du MINEPAT. Une action qui commande, la situation hebdomadaire de l’exécution du budget produit ; l’arrêt semestriel du budget ; le rapprochement mensuel des situations d’exécution du budget et de la balance des comptes, ainsi que la production du TABORD et des rapports trimestriels du budget à bonne date. Des pratiques dont la réussite est conditionnée par des systèmes d’information budgétaire et comptable robustes, exhaustifs, totalement interconnectés et administrés de manière efficiente.
S’agissant de la valorisation de l’articulation PPM, PE, PT, ainsi que du Comité de Trésorerie et de régulation budgétaire comme instruments centraux de discipline financière, il est question d’actualiser les plans d’engagement pour fluidifier la trésorerie, tout en faisant de véritables instruments opposables, conditionnant la prise d’engagements à une évaluation préalable de leur soutenabilité dans le nouveau cadre de gestion budgétaire. Ce qui suppose une articulation étroite entre les plans de passation de marchés, les plans d’engagement, les plans de trésorerie et les travaux du Comité de Trésorerie et de Régulation Budgétaire.
Sur le volet du renforcement du mécanisme des AE/CP dans la gestion des investissements publics, Sophie Boumsong a évoqué les principes posés par la loi 11 juillet 2018 portant régime financier de l’État et des autres entités publiques. Ce sont notamment : la dualité des autorisations d’engagement et des crédits de paiement, chacune des catégories répondant à un besoin spécifique, et faisant l’objet d’une fixation limitative par les lois de finances ; la limitation de la durée de vie dès l’année d’ouverture, sans extension ; l’égalité en budgétisation des AE et des CP sauf pour l’investissement ; la possibilité de report de Crédits de paiement.
Sur la consolidation de la réforme des chapitres communs à travers une mise en œuvre rigoureuse des dotations, il est annoncé la transition des chapitres communs vers les dotations pour dépenses accidentelles et imprévisibles, dès cet exercice 2026. Le Chef de division de la Réforme précise qu’en clarifiant les responsabilités des gestionnaires et en encadrant strictement les conditions d’utilisation des crédits, la réforme des dotations vise à restaurer la prévisibilité de l’exécution budgétaire et à réduire les dépenses non maturées.
En clair, ces différentes réformes offrent une opportunité décisive et obligent le Cameroun à passer d’une trésorerie subie à une trésorerie pilotée, fondée sur l’anticipation, la coordination et la responsabilité. L’efficacité de ce nouveau cadre dépendra avant tout de son appropriation par les acteurs ; et de la volonté de le mettre véritablement en œuvre : « c’est à ce prix que la trésorerie pourra pleinement jouer son rôle de stabilisateur financier, de garant de la continuité de l’action publique et de vecteur de crédibilité de la gouvernance budgétaire », a précisé Sophie Boumsong.
Com.DGB
Ces maîtres mots ont été martelés par le Ministre des Finances, Louis Paul Motaze, le 6 février 2026, dans son discours d’ouverture de la conférence annuelle des responsables des services centraux, déconcentrés et extérieurs de son département ministériel. Réunissant ces acteurs clés sous le thème « Gestion optimale de la trésorerie de l’État : enjeux, défis et perspectives », cette rencontre a tablé sur des stratégies susceptibles de permettre au Cameroun de faire face au contexte économique mondial, en perpétuelle mutation et aux impératifs de développement national.
Les réflexions de cette conférence se sont inscrites dans la continuité de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement à l’horizon 2030. Dans cette optique, et considérant le budget de l’État pour l’exercice 2026, arrêté à un montant conséquent de 8 816,4 milliards de FCFA, la mission de la trésorerie publique devient plus cruciale que jamais. Il s’agit d’assurer une injection fluide, régulière et précisément ciblée des ressources financières vers les projets structurants. Une fluidité et une pertinence qui s’avèrent indispensables pour soutenir durablement la croissance économique et le développement social.
Louis Paul Motaze a souligné la clarté de l’enjeu fondamental pour 2026 : «… Faire en sorte que chaque franc CFA mobilisé soit utilisé avec célérité, efficacité et transparence, au service des priorités nationales et à l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens ». Cette exhortation souligne la responsabilité collective qui incombe à tous les agents du Ministère des Finances, qui doivent faire de la discipline budgétaire un principe d’efficacité. La performance de la trésorerie publique n’est pas une responsabilité isolée ; elle est le socle de la stabilité sociale, un facteur déterminant et incitatif pour booster la confiance des investisseurs et un levier essentiel pour la transformation structurelle de l’économie.
Face aux mutations rapides et aux incertitudes croissantes, le Minfi a mis l’accent sur la nécessité d’un dialogue constructif et d’une réflexion collective. Ce qui implique un échange , une confrontation des pratiques et un enfrichement des approches, sans éluder les contraintes et les difficultés opérationnelles, qui peuvent parfois entraver l’efficacité de l’action publique. Il a cependant précisé que ce contexte d’incertitudes recèle également des opportunités significatives. À cet égard, l’adaptation au changement et l’innovation sont appelées à devenir des moteurs de progrès, notamment à travers l’accélération de la transformation numérique, la transition énergétique, le renforcement de l’intégration régionale et l’émergence de nouveaux instruments de financement qui viennent diversifier et sécuriser les ressources.
Pour le Ministère des Finances, l’heure est donc à une démarche résolue d’introspection et de créativité dans les modes de fonctionnement internes. L’objectif est de mieux anticiper l’avenir et d’aborder l’incertitude avec un maximum de lucidité et de sérénité. Dans cette perspective, il est impératif de poser les bonnes questions pour identifier et résoudre les difficultés rencontrées, afin de surmonter les défis cruciaux qui se dessinent à l’horizon, tout en capitalisant sur les acquis déjà réalisés.
La mise en œuvre des directives émanant du Chef de l’État, exigera plus que jamais des ressources financières conséquentes. Leur mobilisation et leur mise à disposition effective incombent plus que par le passé, au Ministère des Finances qui voit ainsi ses responsabilités accrues. L’atteinte des objectifs nationaux dépendra en grande partie de sa capacité à mobiliser les fonds nécessaires et à gérer la trésorerie de l’État de manière optimale.
Face à la persistance des tensions sur les finances publiques, la volatilité des ressources budgétaires, l’accroissement des charges incompressibles, et les exigences sans cesse croissantes en matière de continuité et de qualité du service public, le ministre pense que la gestion de la trésorerie de l’État s’impose aujourd’hui comme un levier stratégique majeur. Elle est la clé de voûte de la soutenabilité budgétaire et de la stabilité macroéconomique. L’État, acteur incontournable de la vie économique de la nation, trouve dans sa trésorerie le souffle même de son action publique.
Perspectives d’une meilleure gestion de la trésorerie
Pour donner une traduction opérationnelle à cette ambition collective, la conférence s’est articulée autour de trois exposés majeurs, conçus comme des séquences complémentaires, visant à décortiquer les enjeux, analyser les défis et explorer les perspectives de la gestion de la trésorerie publique, afin d’assurer un avenir financier solide et prospère pour le pays.
Le premier exposé, portant sur l’ « État des lieux des finances publiques au Cameroun », a dressé un panorama exhaustif, objectif et prospectif de la situation actuelle. Il visait à identifier avec précision les marges de manœuvre, les vulnérabilités tant structurelles que conjoncturelles, ainsi que les leviers stratégiques essentiels pour renforcer la résilience de la trésorerie de l’État face aux chocs internes et externes. Un véritable diagnostic indispensable sur lequel le MINFI bâtira ses stratégies futures.
La seconde présentation a porté sur les « Réformes budgétaires et contribution à l’amélioration de la gestion de la trésorerie ». Cet exposé s’est appesanti sur les réformes structurelles et institutionnelles engagées dans la modernisation de la gestion des finances publiques. Il a également exploré le lien d’interdépendance entre la gestion budgétaire et la gestion de la trésorerie, en examinant les zones de fragilité et les contraintes actuelles des processus. D’un autre côté, il a démontré comment ces réformes, menées de concert et avec une bonne coordination entre tous les acteurs, visent à améliorer la prévisibilité des flux financiers, à réduire les délais de traitement des engagements et des paiements, et à faire un alignement optimal entre la planification budgétaire, les priorités de la SND30, les budgets sectoriels et les plans de trésorerie pour une meilleure performance globale.
Le troisième exposé a présenté de manière approfondie et systémique la problématique de la « Crise de liquidités : raisons et solutions ». il a analysé les causes profondes des tensions de trésorerie actuelles, qu’elles soient structurelles (dépendance aux recettes, rigidité de la dépense, fragmentation des circuits financiers) ou conjoncturelles (retards de décaissement extérieur, chocs exogènes, fluctuations des marchés). L’accent a été mis sur leur impact socio-économique, et budgétaire, relativement au paiement des fournisseurs, la continuité du service public, et le climat de confiance avec le secteur privé. En clair, cet exposé a proposé un ensemble de leviers stratégiques et opérationnels concrets afin de juguler progressivement les tensions de trésorerie.
Com DGB
Madame le Chef de division de la réforme budgétaire (DREF), madame BOUMSONG Sophie, a ouvert le mercredi 04 Février 2026, l’atelier relatif aux travaux de validation de l’avant-projet de Plan de Travail Annuel de l’Action 5 (Pilotage de la Réforme Budgétaire) du programme 233 (gestion budgétaire de l’Etat) pour le compte de l’exercice 2026.
« Ce n’est pas la hiérarchie qui vient attendre. L’amour du travail, de son pays commence par le respect des heures du travail et de la hiérarchie avant toute sorte de revendication », c’est sur ce ton ferme que la Présidente de séance à accueillit ses collaborateurs. Un rappel de civisme justifié par le non-respect de l’heure de début des travaux par la plupart des collaborateurs. Le ton était donc donné. Le coup de gueule en disait long sur la direction que la patronne de la Division de la réforme budgétaire veut donner à l’année 2026. Après ce moment de rappel à l’ordre, comme elle en a l’habitude, la convivialité autour des travaux s’est rapidement installée en rappelant les objectifs de la rencontre : « Nous sommes ici comme de tradition pour voir ensemble le chemin parcouru en 2025. Ce qui nous permettra de corriger les manquements et de définir nos priorités de 2026 », a-t-elle rappelé.
A cet effet, la référente de l’action 5 du programme 233, madame ALIMA DAHIROU KONE, a présenté l’état de mise en œuvre du PTA 2025 au 31 janvier 2026. Globalement, de cette auto-évaluation, le PTA 2025 de l’action 5 affiche un taux global d’exécution technique de 76,47 %. A la suite de ladite présentation, les travaux se sont poursuivis par l’analyse du projet de Plan de Travail Annuel 2026. Les débats portant prioritairement sur l’identification des activités et tâches à mettre en œuvre.
La mouture du projet de PTA 2026 de l’action 5 qui sortira des présents travaux sera soumise à la validation de Monsieur le Directeur Général du Budget, responsable du Programme 233 (gestion budgétaire de l’Etat), dans le cadre d’un dialogue de gestion dudit Programme annoncé dans les jours à venir.