Ministère des Finances du Cameroun

LA DIRECTION GENERALE DU BUDGET

Sécurisation des Recettes Non Fiscales : le ministère des Finances détaille le processus 

Publié le : 25/06/26 7:16 AM

Pour atteindre l’objectif de 400 milliards FCFA de recettes non fiscales en 2026, dont 18 milliards de mesures nouvelles, le ministère des Finances renforce la sécurisation du recouvrement et l’incidence dans le budget de l’Etat. Lors de l’atelier de sensibilisation, de vulgarisation et de sensibilisation des acteurs de la chaîne dans les régions de l’Ouest et du Nord-Ouest, Didier Ndong Nko’o, le Chef de mission, est revenu sur le dispositif qui selon lui, repose sur la formalisation légale des prélèvements, la nomination des Régisseurs, la formation des acteurs et une politique de quote-part pour inciter à la performance.

Le gouvernement maintient le cap des 400 milliards FCFA de recettes non fiscales pour l’exercice 2026. Sur ce montant, 18 milliards proviennent de mesures nouvelles inscrites dans la loi de finances. Tirant les leçons des années précédentes, le Ministère des Finances met en place un processus en plusieurs étapes pour sécuriser ces ressources et éviter les pertes.

Il est question de donner une base légale à tous les prélèvements. « Nous essayons de formaliser toutes les recettes qui sont retrouvées dans les administrations. Ce qu’on fait présentement, c’est de ramener tous ces prélèvements dans la loi de finances pour leur donner l’effet de la loi », explique Didier Ndong Nko’o. L’objectif est de sortir les niches de recettes de l’informel administratif et d’imposer leur traçabilité. Une fois inscrites dans la LF, ces recettes deviennent opposables et leur recouvrement contrôlable.

Le second levier consiste à  lever les blocages humains et procéduraux. L’expérience du MINAT en 2025 est citée en exemple. Des mesures nouvelles avaient été prévues, mais n’ont pas été implémentées parce que « les procédures n’étaient pas maîtrisées » et « les Régisseurs n’étaient pas nommés ». Pour 2026, les nominations ont été effectuées et les acteurs seront formés. Le Ministère des Finances attend désormais un milliard FCFA de ce département. La démarche est la même pour toutes les administrations : « Si les ordonnateurs savent véritablement ce qu’ils doivent faire, si les Régisseurs de recettes et les Contrôleurs financiers sont bien outillés, nous serons optimistes quant à l’atteinte de ces objectifs », précise le représentant du Ministre des Finances.

L’autre astuce consiste à inciter financièrement les acteurs du recouvrement. À cet effet, le Ministère des Finances applique une politique de quote-part. Elle consiste à laisser aux services de recouvrement une partie des moyens générés pour conduire leur mission. Cette mesure vise à « encourager les acteurs en charge du recouvrement de ces recettes » et à les doter des outils nécessaires sur le terrain. L’idée est simple : mieux on recouvre, mieux on est équipé pour recouvrer davantage.

Tous les ministères sont concernés par ce processus. À en croire Didier Ndong Nko’o, le Ministère des Domaines et du Cadastre demeure l’un des principaux pourvoyeurs de recettes non fiscales. Le Ministère de la Formation Professionnelle, rapporte déjà entre 14 et 15 milliards FCFA par an. Le potentiel est donc réel, à condition que chaque administration identifie les ressources dissimulées en son sein et applique les procédures de sécurisation requises.

À travers cette triple approche : formalisation légale, capacitation des acteurs et incitation par le principe de quote-part, le gouvernement entend effectivement atteindre les 400 milliards FCFA attendus en recettes dans le cadre du budget de l’État 2026.

Com DGB