Ministère des Finances du Cameroun

LA DIRECTION GENERALE DU BUDGET

Sincérité et Soutenabilité budgétaires : les Contrôleurs financiers à l’école des bonnes pratiques

Publié le : 4/06/26 9:27 AM

L’édition 2026 de la conférence de ces acteurs de la chaîne budgétaire, a placé sous les feux des projecteurs leur rôle crucial. Sous la coordination de madame Augusta Njock Arrey épse Tabenyang, Chef de Division du Contrôle Budgétaire, de l’Audit et de la Qualité de la Dépense de la DGB, les travaux ont exploré, sur deux jours, des enjeux fondamentaux axés sur le thème : « Le Contrôleur financier face à la sincérité et la soutenabilité budgétaires ». Cette rencontre stratégique visait à outiller ces professionnels pour mieux appréhender les défis actuels et futurs de la gestion des finances publiques.

L’objectif principal de cette session était de renforcer les compétences des Contrôleurs financiers afin qu’ils puissent assurer un suivi plus efficace des réformes budgétaires engagées par l’État et améliorer leur accompagnement auprès des ordonnateurs dans l’exécution rigoureuse des dépenses publiques. Au-delà de la simple conformité, l’ambition est de positionner le Contrôleur financier comme un véritable partenaire stratégique, garant de la bonne santé financière de l’État.

Une préparation substantielle a ainsi été dispensée pour préparer les participants à l’implémentation de la réforme sur le contrôle interne budgétaire ainsi qu’au contrôle financier renouvelé. Ces avancées législatives et organisationnelles redéfinissent les contours de la gouvernance financière, plaçant la transparence, la soutenabilité et la qualité de la dépense au premier plan, conformément aux dispositions de la loi portant Code de Transparence et de Bonne Gouvernance et du Régime financier de l’État et des autres Entités publiques. Les échanges ont également permis de faire un état des lieux des difficultés qui entravent l’exécution budgétaire des différentes structures, ainsi qu’une évaluation du réseau des Contrôleurs financiers nouvellement mis en place.

Pour garantir une efficacité optimale des travaux, le programme a été structuré autour de deux exposés majeurs. Le premier, spécialement dédié à la « Réforme des finances publiques », a été magistralement présenté par Monsieur Dooh Ekoko, Chef de Cellule  de la Coordination des Opérations Budgétaires à la DCOB. Cet exposé a offert un éclairage essentiel sur les mutations profondes qui transforment le paysage de la gestion publique, soulignant la nécessité d’une adaptation constante des pratiques professionnelles.

La nouvelle gestion publique consacrée par la législation actuelle met un accent particulier sur la transparence des processus, la soutenabilité des engagements financiers sur le moyen et long terme, l’amélioration de la qualité des dépenses publiques, et la production d’informations financières fiables et sincères. Dans cette optique, le Contrôleur financier émerge comme un acteur central, dont l’intervention influence positivement les phases en amont (planification, autorisation) comme en aval (exécution, contrôle, reporting) du cycle budgétaire.

« Les observations faites, sont des données importantes qui permettront d’optimiser le système d’information en conséquence et d’améliorer les outils méthodologiques en cours de finalisation », a indiqué Madame Augusta Njock Arrey épse Tabenyang, soulignant ainsi l’importance de l’analyse des données pour l’amélioration continue des processus. Cette démarche proactive vise à transformer les données brutes en informations exploitables pour une prise de décision éclairée.

Au-delà des discussions stratégiques, la conférence a également dédié une attention particulière à la procédure d’enregistrement en ligne de la commande publique, un domaine où la digitalisation offre des avantages significatifs en termes de rapidité, de transparence et de traçabilité. Présentée par des équipes de la Direction Générale des Impôts (DGI), cette session pratique a démontré la simplicité et la procédure, décomposée en étapes claires, pour l’enregistrement des marchés publics, lettres de commande publiques et bons de commande.

Focus sur l’enregistrement en ligne de la commande publique

La gestion dématérialisée de la commande publique est désormais une réalité, facilitant les échanges et sécurisant les transactions. Pour accompagner les utilisateurs, les équipes de la DGI ont détaillé le processus d’enregistrement en ligne, qui se déroule en plusieurs phases clés, à savoir :

Connexion à la plateforme

Les utilisateurs sont invités à se rendre sur la plateforme dédiée (l’adresse spécifique n’étant pas disponible dans le texte source, il s’agit d’une indication générale). Une fois sur le site, il faut cliquer sur « Se connecter ». La saisie des identifiants (nom d’utilisateur et mot de passe) est requise. Pour les nouveaux utilisateurs ou pour une première connexion, un formulaire d’inscription s’affichera, demandant d’insérer des informations exactes et complètes.

Effectuer un enregistrement

Après avoir accédé à l’espace personnel, l’utilisateur doit cliquer sur l’option « Effectuer un enregistrement ». Il lui sera ensuite demandé de sélectionner le type d’acte concerné parmi les options proposées : marché public, lettre de commande publique ou bon de commande. Suite à cette sélection, cliquer sur « Commencer la déclaration » permet de renseigner toutes les informations relatives à l’acte, telles que les parties prenantes, les montants, les descriptions, etc.

Liquider et téléverser les documents

Une fois les initiales informations enregistrées et après une première vérification, l’utilisateur clique sur « Liquider ». Cette étape prépare la soumission des pièces justificatives. Ensuite, le système invite à « Téléverser les documents requis ». Il est impératif de s’assurer que tous les documents joints sont lisibles, complets et conformes aux exigences. Après le téléversement, il faut cliquer sur « Suivant » pour passer à l’étape suivante.

Vérification et Paiement

Cette phase est cruciale. Les utilisateurs doivent vérifier attentivement toutes les informations saisies et les documents téléversés pour éviter toute erreur. Une fois la vérification effectuée, il faut cocher la case d’engagement sur l’honneur, attestant de l’exactitude des informations, et cliquer sur « Enregistrer et terminer ». La dernière action consiste à procéder au paiement des droits d’enregistrement, en utilisant les moyens de paiement mis à disposition sur la plateforme.

Suivi du dossier

La plateforme offre la possibilité de suivre l’évolution de chaque demande. Depuis le menu « Mes enregistrements », l’utilisateur peut accéder à la liste de ses démarches. En sélectionnant la demande concernée et en cliquant sur « Afficher », il obtient un aperçu détaillé de son statut.

Téléchargement des documents

Une fois le processus validé et traité, plusieurs documents sont disponibles au téléchargement : l’avis d’imposition, l’accusé de paiement et la quittance de paiement. Si l’attestation d’enregistrement n’apparaît pas encore, cela signifie que la demande est toujours en cours de traitement par les services compétents.

Si une demande est rejetée ou si des informations complémentaires sont requises, l’utilisateur doit se rendre dans l’onglet « Documents relatif à l’acte ». Il y trouvera les indications nécessaires pour mettre à jour ou compléter les pièces concernées, avant de soumettre à nouveau les documents demandés. Un processus itératif qui garantit la complétude et l’exactitude du dossier.

L’enregistrement en ligne de la commande publique se révèle ainsi être un processus simple et rapide lorsqu’il est suivi méthodiquement. Cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique de modernisation de l’administration et de facilitation des affaires, renforçant la confiance des acteurs économiques dans la gestion des procédures publiques.

Com DGB