Publié le : 29/01/26 1:48 PM
Au troisième trimestre 2025, l’activité économique mondiale se déroule dans un contexte marqué par : (i) la persistance des conflits au Moyen-Orient et en Ukraine ; (ii) les effets des politiques commerciales des Etats-Unis et ; (iii) l’essor des investissements liés à l’intelligence artificielle. Dans le groupe des pays avancés, et selon l’OCDE, la croissance est estimée à 0,0%, après 0,1% au trimestre précédent, avec cependant des disparités entre les pays. Aux Etats-Unis, la croissance est de 1,1% après 0,9%, résultant d’une bonne tenue de la consommation et d’un un léger recul des investissements. Dans la zone euro, la croissance s’accélère à 0,2% après 0,1%. Cette accélération s’observe notamment : (i) en France (+0,5% après +0,3%) ; et (ii) au Portugal (+0,8% après 0,7%). Par contre, l’on enregistre une décélération en Espagne (de 0,7% à 0,6%) ; et une croissance nulle en Allemagne (0,0% après -0,2%) et en Italie (0,0% après -0,1%). Dans les autres pays du groupe, la croissance est estimée à : (i) 0,1% après 0,3% au Royaume-Uni ; (ii) 0,1% après -0,4% au Canada ; (iii) 0,4% après 0,6% au Japon. Dans les pays émergents et pays en développement, la croissance s’accélère en Chine (+1,1% après +1,0%) et en Inde (+2,0% après +1,8%). Elle décélère au Brésil (+0,1% après +0,3%), en Indonésie (+1,2% après +1,3%), en Turquie (+1,1% après +1,6%) et en Afrique du Sud (+0,5% après +0,9%).
Sur l’ensemble de l’année 2025 et selon les perspectives économiques du FMI (Octobre 2025), la croissance mondiale devait passer de 3,3% en 2024 à 3,2% en 2025 et 3,1% en 2026. Ce léger ralentissement serait dû à la baisse de la demande mondiale et la poursuite des politiques monétaires restrictives. Parallèlement, l’inflation mondiale poursuit sa décélération, passant de 5,7% en 2024 à 4,2% en 2025, puis à 3,7% en 2026, avec notamment la baisse des prix de l’énergie et la normalisation des chaînes d’approvisionnement.