Publié le : 21/01/26 9:58 AM
Objet de présentation officielle lors de la cérémonie nationale de lancement dans la région de l’Adamaoua, les chiffres clés du Budget de l’État pour l’exercice 2026 sont contenus dans une enveloppe budgétaire, élevée à 8816,4 milliards de francs CFA en recettes et en dépenses. Une enveloppe qui connait une progression significative par rapport à l’exercice précédent, témoignant ainsi d’une ambition renouvelée pour le développement économique et social du pays. Elle vise à soutenir les infrastructures productives, renforcer les secteurs sociaux vitaux comme l’éducation et la santé, tout en assurant une gestion rigoureuse des finances publiques, ainsi que la maîtrise de la dette.
Le Budget de l’État pour l’exercice 2026, tel que présenté par le Ministre des Finances, Louis Paul Motaze, lors de la cérémonie de lancement officiel tenue le 13 janvier 2026, est scindée en deux composantes principales : le budget général, qui consomme la majeure partie avec 8683,9 milliards, et le budget des 13 comptes d’affectation spéciale (CAS), doté de 132,5 milliards. Les chiffres clés révèlent une augmentation substantielle de 1080,5 milliards par rapport à la loi de finances rectificative de 2025. Cette hausse s’explique par une augmentation de 1014,9 milliards du budget général et de 65,6 milliards de FCFA pour les budgets des CAS, signalant ainsi une dynamique d’expansion significative des ressources allouées aux dépenses publiques.
Sur le plan des ressources, les entrées propres de l’État sont projetées à 5687 milliards de FCFA. Parmi celles-ci, les recettes pétrolières et gazières contribuent à hauteur de 532,7 milliards. Les recettes fiscales constituent une autre source majeure, avec 3446,2 milliards attendus des impôts et taxes. Les recettes douanières devraient générer 1243,2 milliards de FCFA. Les recettes non-fiscales sont estimées à 400 milliards, tandis que les dons, un élément de financement extérieur, sont prévus à 73,8 milliards de FCFA. Le recours à l’emprunt reste une composante significative du financement, avec un montant global de 2996,8 milliards de FCFA. Ces chiffres dessinent un panorama des moyens financiers mobilisés pour soutenir les ambitions gouvernementales.
Au chapitre des dépenses, le budget général, hors remboursement du principal de la dette, atteindra 6210,5 milliards de FCFA. Le Budget d’Investissement Public (BIP) pour 2026 est particulièrement remarquable, s’élevant à 2031,15 milliards de FCFA. Ce montant conséquent témoigne de la priorité accordée à l’investissement dans les infrastructures et le développement.
Des allocations significatives sont également prévues pour les dépenses de personnel, qui s’élèvent à 1626,2 milliards de FCFA. La gestion de la dette publique représente un poste de dépense important, avec des intérêts à payer estimés à 532,5 milliards de FCFA. Le remboursement du principal de la dette publique est programmé à 1890,6 milliards, dont 1041,6 milliards destinés à la dette intérieure. Ce volume de remboursements souligne la volonté de maîtriser le stock de la dette.
Par ailleurs, le budget 2026 met un accent particulier sur le développement de secteurs sociaux et économiques stratégiques. Quoique des chiffres globaux soient déjà présentés, le détail des allocations sectorielle dévoile des orientations claires. Ainsi, 1339,5 milliards de FCFA sont destinés à l’acquisition d’infrastructures productives et d’équipements collectifs, renforçant ainsi le potentiel économique du pays. L’éducation et la santé, piliers du développement humain, reçoivent des financements substantiels avec respectivement 1107,5 milliards de FCFA pour l’éducation et 391,3 milliards pour le secteur de la santé publique. Les Affaires Sociales et l’Emploi ne sont pas en reste, bénéficiant de 77,8 milliards de FCFA. De plus, une enveloppe de 50 milliards de FCFA est spécifiquement allouée au soutien à l’autonomisation des femmes et à la promotion de l’emploi des jeunes, démontrant un engagement envers des politiques inclusives.
En matière de gouvernance locale et de développement territorial, la décentralisation se voit attribuer une part importante du budget avec 1162,2 milliards de FCFA. Cette allocation enregistre une hausse par rapport à l’année 2025, confirmant l’importance accordée au transfert de compétences et de ressources vers les collectivités territoriales pour un développement plus équilibré et adapté aux réalités locales.
Enfin, malgré l’ampleur des dépenses engagées pour soutenir la croissance et le bien-être social, le déficit budgétaire est projeté à 631 milliards de FCFA. Ce déficit sera financé par les emprunts et autres ressources disponibles, dans une démarche de gestion continue de l’équilibre budgétaire. Le budget 2026 se présente ainsi comme un instrument au service d’une vision de développement ambitieuse, visant à structurer l’économie camerounaise et à améliorer la qualité de vie de ses citoyens.
Com DGB