Publié le : 15/01/26 9:41 AM
La capitale de la Région de l’Adamaoua, a été choisie pour abriter la cérémonie du lancement officiel du budget de l’État et des autres entités publiques pour l’exercice 2026. Ce choix stratégique, loin d’être fortuit, s’inscrit dans la vision présidentielle de promotion d’un développement harmonieux et équilibré à travers toutes les régions du Cameroun, reconnaissant ainsi leur rôle et contribution uniques à l’édification d’une nation émergente.
Région de transition et véritable carrefour entre le Nord et le Sud du pays, l’Adamaoua est un espace privilégié de brassage humain et culturel. Elle joue un rôle économique stratégique majeur et constitue un pilier fondamental de la souveraineté alimentaire nationale, grâce à son potentiel agro-pastoral reconnu bien au-delà des frontières camerounaises. Selon le Ministre des Finances, la sélection de l’Adamaoua pour le lancement du budget 2026 et certainement d’une autre région l’année prochaine, témoigne de l’engagement constant du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, à garantir que chaque région bénéficie de sa juste place et de son rôle dans la construction du Cameroun de demain. C’est une démarche qui vise à ancrer le développement à la base, en reconnaissant et en valorisant les spécificités régionales comme vecteurs d’une croissance économique partagée et d’une stabilité sociale renforcée.
L’enveloppe budgétaire globale pour l’exercice 2026 s’élève à 8 816,4 milliards FCFA, marquant une augmentation de 1 080,5 milliards FCFA par rapport au budget de 2025 (7 735,9 milliards FCFA). Cette progression de 14,0% illustre la volonté de l’État de renforcer ses capacités d’action et de mettre en œuvre les politiques publiques nécessaires à l’atteinte des objectifs de développement national. Pour la Région de l’Adamaoua, une enveloppe substantielle de 41,2 milliards de FCFA est allouée. Cette somme, répartie entre les gestions centrale, déconcentrée et décentralisée, est conçue pour offrir des marges de manœuvre considérables aux acteurs locaux. Elle permettra de soutenir de manière ciblée l’amélioration du désenclavement des bassins de production agro-pastorale, le renforcement des infrastructures de marchés à bétail, l’optimisation de l’accès à l’eau et à l’électricité en milieu rural, ainsi que l’encouragement des initiatives locales de transformation des produits.
La mise en œuvre de cette enveloppe est pensée pour avoir un impact direct et tangible sur le développement de la région. Parmi les projets structurants à réaliser figurent notamment : le bitumage de la Route Nationale N°6, du tronçon Banyo-Mayo, Darle-Bankim ; le bitumage de la route Ngatt-Likok et ses aménagements connexes ; ainsi que le bitumage de la route Ngaoundéré-Paro. Ces infrastructures routières sont cruciales pour faciliter la circulation des biens et des personnes, réduire les coûts de transport et améliorer la compétitivité des productions locales. En outre, des actions spécifiques de désenclavement des zones de production, particulièrement dans les zones forestières à travers des routes telles que Blinjiba, Kaladji, Malingara et Békasiki, sont prévues. Le secteur de l’éducation bénéficiera également de ce budget, avec la construction, l’extension, l’équipement et l’entretien des lycées et collèges de la région, renforçant ainsi l’offre éducative. Dans le domaine de l’élevage, un secteur clé pour l’Adamaoua, l’acquisition de kits d’insémination artificielle à la Station Zootechnique de Wakwa et la construction de forages pastoraux viendront soutenir l’amélioration génétique et l’abreuvement du cheptel.
Dans son propos de circonstance, le Ministre des Finances, Louis Paul Motaze, s’est particulièrement félicité des performances remarquables enregistrées ces dernières années en matière de réalisation des Projets d’Investissement Public dans la région de l’Adamaoua. Il a souligné le dynamisme et le professionnalisme des acteurs locaux, dont les taux de réalisation physique ont atteint des niveaux très appréciables, souvent supérieurs à 90% (atteignant 97% en 2023 et 93% en 2024). Les évaluations préliminaires pour 2025, avec un taux de 87% au 30 novembre, anticipent des résultats finaux constants, témoignant d’une gestion rigoureuse et d’une capacité d’exécution solide. Ces succès, dans un contexte sécuritaire parfois délicat, ont été attribués à la maturité dont ont fait preuve les autorités locales notamment, le Gouverneur, le Président de l’Exécutif Régional, ainsi que l’ensemble des autorités administratives, municipales, religieuses et traditionnelles. Des performances saluées par le Minfi et qui augurent des lendemains favorables pour la mise en œuvre réussie du budget 2026 dans la région.
Com. DGB