Publié le : 8/01/26 8:27 AM
Améliorer les aptitudes des chauffeurs de la structure était au cœur des travaux d’une journée dédiée à la conduite responsable, tenue le 22 décembre 2025 à Mbankomo. La rencontre, présidée par Flore Goma, Sous-Directrice des Affaires Générales et représentante personnelle du Directeur Général du Budget, visait à doter ce corps professionnel d’outils et des savoir-faire essentiels pour garantir sécurité, efficacité, discrétion et professionnalisme dans l’exercice de leur fonction.
Sous le thème « Conduite Responsable : Sécurité et Performance », cette session de formation s’est articulée autour d’un objectif précis : celui de poser les bases d’une conduite irréprochable, synonyme de sécurité, d’efficacité, mais aussi de discrétion et d’une parfaite maîtrise du protocole et des situations d’urgence. Il fallait élever le niveau de professionnalisme des chauffeurs et renforcer leur rôle en tant que maillons essentiels de l’institution.

Les travaux se sont déroulés en deux modules distincts, conçus pour couvrir un large spectre des compétences requises. Le premier module, axé sur l’ « Éthique professionnelle et étiquette des dirigeants », a invité les participants à une profonde réflexion sur leur rôle et leur posture. Il a permis de décortiquer des notions aussi cruciales que la mentalité de dirigeant, l’identité éthique, la conduite responsable, la communication adéquate avec les hauts responsables, l’importance capitale de la discrétion, la loyauté indéfectible et la représentation de l’image institutionnelle. Un point fort de ce module a été la remise en question de la perception traditionnelle du chauffeur d’élite. Il a été clairement établi qu’un pilote d’élite ne se définit pas uniquement par son habileté mécanique au volant, mais surtout par son comportement, sa sérénité et son efficacité lorsqu’il est sous pression. Le chauffeur de direction est avant tout un professionnel de confiance, un observateur silencieux, un ambassadeur de l’autorité et de l’institution, et un garant essentiel de la dignité, de la sécurité et de la réputation de ceux qu’il transporte. L’identité éthique, a-t-on souligné, se révèle dans l’attitude adoptée même à l’abri des regards. En matière de conduite responsable, l’expert a mis l’accent sur le comportement global qui transcende la simple action de conduire. Cela englobe une apparence physique professionnelle et soignée, une neutralité dans la communication, la capacité à rester calme face aux aléas, et l’abstention de toute discussion de tout ordre, ainsi que le refus de la fatigue ou de l’influence de substances. La ponctualité, la discipline, une préparation minutieuse incluant l’inspection du véhicule, la répétition mentale de l’itinéraire et la prévision de plans de secours, sont autant d’éléments déterminants. La prise de décision éthique a été mise en avant, rappelant que la sécurité doit toujours primer sur la vitesse, que le protocole prime sur la commodité, et que la discipline doit être privilégiée à toute forme de familiarité. Ces principes visent à assurer une prestation de service exemplaire et sans faille.
Le second module a plongé les participants dans le système SMITH portant sur la conduite défensive. L’objectif était de développer des habitudes de conduite reproductibles, observables et mesurables, destinées à réduire drastiquement le risque d’accidents. L’accent a été mis sur l’analyse approfondie des « cinq clés Smith », qui constituent le socle de cette approche. Ce sont notamment : voir loin, avoir une vue d’ensemble, bouger les yeux constamment, se réserver une échappatoire, et s’assurer d’être vu par les autres usagers. Ces éléments, qui fonctionnent de concert, permettent de gérer efficacement la visibilité dans l’espace et le temps.
L’expert a détaillé les indicateurs clés de pratique standard pour une conduite défensive optimale. Il s’agit entre autres, d’assurer une visibilité vers l’avant et dans les rétroviseurs (y compris la marche arrière) d’au moins 15 secondes, de maintenir une distance de suivi d’au minimum 4 secondes, distance à augmenter en fonction de la vitesse, des conditions météorologiques (pluie), de la nuit ou de la présence de charges lourdes. La numérisation par miroir, c’est-à-dire le balayage régulier de l’environnement via les rétroviseurs, doit être effectuée toutes les 5 à 8 secondes, tandis que la fixation oculaire ne devrait pas excéder 2 secondes, afin de maintenir une conscience situationnelle constante.
Dans son allocution de circonstance, la présidente de séance, Flore Goma, a souligné l’importance de cette formation inscrite dans le plan de développement professionnel 2025 de la DGB. Elle a réaffirmé l’engagement fort du Directeur Général du Budget, Cyrill Edou Alo’o et de ses collaborateurs à garantir l’excellence dans le travail accompli quotidiennement par les chauffeurs, et a exprimé l’espoir que ces assises contribuent significativement à l’atteinte de résultats toujours plus responsables et performants au sein du désormais Programme 233 (Gestion Budgétaire de l’Etat).
Cette formation qui a allié, excellence éthique et techniques de conduite avancées, constitue une grande avancée pour la DGB qui poursuit sereinement sa marche vers l’optimisation de la sécurité et de la performance de ses services de représentation, confirmant ainsi son souci permanent de professionnaliser ses équipes pour mieux servir l’État et ses citoyens.
Com DGB