Ministère des Finances du Cameroun

LA DIRECTION GENERALE DU BUDGET

Conférence annuelle 2023 du MINFI : Les principaux axes d’intervention de l’exécution du budget présentés aux responsables de structures

Ils ont été spécifiés par M. Louis Paul Motaze , patron de ce département ministériel, au cours des travaux qu’il a présidé et qui ont réunis les responsables des services centraux et déconcentrés , le 03 février au Palais des Congrès de Yaoundé.

Malgré un contexte mondial marqué par de multiples crises, le Cameroun a pu enregistrer des résultats positifs sur le plan économique. Avec un taux de croissance de 3,8% en 2022 contre 3,6% en 2021, le pays a su maitriser l’inflation et garantir entre autres l’accès aux intrants ; « ce qui a permis de poursuivre les activités de production et la réduction de l’insécurité alimentaire ». C’est conscient de cette performance que le ministre des finances a ouvert ces travaux en présence de plusieurs membres du gouvernement, et les collaborateurs, en leurs présentant les principaux chantiers sur lesquels leur département ministériel est attendu en 2023.

La boussole donnée par Louis Paul Motaze aura déjà pour défi de conserver les acquis de 2022 et arrimer le Cameroun aux exigences de la mise en œuvre du Programme Économique et Financier (PEF) appuyé par un accord triennal de Facilité Élargie de Crédit (FEC) et le Mécanisme Élargi de Crédit (MEDC) du Fonds Monétaire International pour la période 2021-2024.  Les orientations données par le Minfi se résument ainsi à la prise des mesures plus audacieuses, qui permettront de remettre le pays sur le sentier d’une croissance forte, soutenue et inclusive tout en opérant une transformation structurelle de l’économie et en renforçant la résilience économique et sociale en cohésion avec la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030(SND30).

Il est question de renforcer la résilience afin de préserver les équilibres budgétaires et poursuivre la mise en œuvre de la politique de développement, véritable facteur de l’émergence à l’horizon 2035. De manière concrète, il faudra poursuivre et accélérer l’ensemble des réformes structurelles relatives à la relance économique et à l’amélioration des conditions de vie des populations. Ce sont notamment :  la mobilisation des recettes budgétaires, la qualité et le processus de la dépense publique, la gestion de la trésorerie, la maîtrise de la gestion de la dette publique, la promotion de la politique d’import-substitution et l’assainissement du climat des affaires.

Selon le ministre des finances, le challenge est de garantir une régulation budgétaire rigoureuse couplée à une politique fiscale adéquate.   « Si, l’objectif de notre politique budgétaire pour la période 2022-2024 reste la poursuite de la consolidation budgétaire en vue d’assurer la soutenabilité à moyen et à long terme des finances publiques et garantir la bonne mise en œuvre de la SND 30 conformément au programme économique et financier conclu avec le FMI, il ne peut se faire sans un renforcement de la régulation budgétaire par tous les acteurs et à tous les niveaux » a souligné Louis Paul Motaze.  Il a d’ailleurs précisé qu’ «   à compter de cet exercice budgétaire, une attention particulière sera accordée à la mobilisation et à la sécurisation de ces ressources dont le recouvrement reste encore en deçà des objectifs et de son potentiel, et pour lesquelles des réformes seront menées pour faire face aux différentes contraintes liées à leur mise en œuvre ».

Des propos qui rentrent en droite ligne avec le contexte économique actuel, quand on sait que l’atteinte des objectifs de la SND30 passe par l’accélération de la mise en œuvre des réformes structurelles ; la réduction de certaines dépenses qui selon le ministre des finances, sont devenues insoutenables ou non appropriées au regard de la conjoncture mondiale.

La performance du programme 034 (gestion budgétaire) pour l’exercice 2022 évaluée autour de 78,24%

Le lundi 23 janvier 2023, s’est ouvert dans la salle de conférences de l’Hôtel UNITED de MBANKOMO, les travaux de l’atelier d’évaluation de la performance du Programme 034 pour l’exercice 2022. Cette évaluation intervient dans la perspective de la conférence annuelle des structures centrales et déconcentrées du MINFI.

Satisfécit ! C’est le sentiment que l’on a relevé à l’issu des travaux d’évaluation de la performance du programme 034 pilotée par le Directeur Général du Budget, M. Cyrill EDOU ALO’O. Placée sous la présidence de Madame GOMA Flore, Sous-Directeur des Affaires Générales de la Direction Générale du Budget (SDAG/DGB) représentante du Directeur Général du Budget,  cette assise a connu la participation du Contrôleur de Gestion (CG), M. Mbida Joachim. Par ailleurs, y ont pris part, les membres du réseau des référents du Programme 034 et certaines structures ressources.

Dans son propos liminaire, la Présidente de séance a rappelé l’enjeu des travaux de l’atelier, qui était de « faire une évaluation, de la réalisation des activités inscrites dans le PTA 2022 du Programme 034 », a martelé Madame GOMA Flore.

La cheville ouvrière des travaux, en la personne du Contrôleur de Gestion a par la suite présenté la méthodologie scientifique et rigoureuse qui a été adoptée pour évaluer de façon objective avec indicateur chiffrés la performance du programme 034. L’architecture globale des travaux a reposé sur une série d’exposés jalonnés par des échanges afin de garantir une interaction efficace entre les participants. Il faut noter que le programme 034 est composé de 08 actions pour 95 activités et 439 tâches.

Comment promouvoir la transparence des finances publiques par le contrôle et l’audit ?

C’est pour répondre à cette problématique qu’il s’est ouvert, à l’hôtel Star Land à Bastos, la quatrième (4ème) édition du Séminaire régional sur la transparence budgétaire en Afrique francophone subsaharienne.

La cérémonie d’ouverture s’est tenue, ce mercredi 25 janvier 2023, sous la présidence de son Excellence, Monsieur le Ministre des Finances, Louis PAUL MOTAZE, accompagné du Chef de la Délégation de l’Union Européenne, Monsieur Philippe van Damme ainsi que de la représentante du Président de la Chambre des Comptes, Madame FOFUNG Justine NABUM.

Un séminaire de trop ? Loin s’en faut ! Les organisateurs estiment que la problématique de la transparence budgétaire s’est suffisamment imposée comme <<… un enjeu majeur de gouvernance financière publique à la suite des différentes crises économiques qui se sont succédé au cours des 20 dernières années et de leurs impacts sur les finances publiques des pays… >> qu’il serait malsain de penser que le conclave qui démarre ce jour dans la capitale camerounaise ne vaut pas son pesant d’or.

Dans son discours d’ouverture, Son Excellence Louis PAUL MOTAZE a rappelé, fort opportunément, la place importante de la redevabilité dans la gestion des finances publiques. « Le contrôle et l’audit des dépenses publiques constituent un enjeu majeur pour assurer la fiabilité des informations, permettre aux citoyens, au Parlement et à tout autre acteur de la reddition des comptes d’exiger une gestion adéquate des ressources publiques ». Pour mieux assurer ce contrôle, martèle le MINFI, « la publication d’informations budgétaires et financières fiables apparait essentielle, particulièrement en ce qui concerne les passifs susceptibles d’affecter durablement la soutenabilité des finances publiques et de compromettre la mise en œuvre des politiques publiques futures ».

Un ARGUMENTAIRE qui sera appuyé par Madame CIGDEM Aslan, Cheffe de division du Département des finances publiques du FMI. « L’administration publique doit être tenue responsable de la manière dont elle gère les ressources publiques qui sont le bien commun de tous les citoyens », a –t-elle indiqué. C’est l’une des raisons qui explique le choix de la thématique de cette quatrième édition axée sur le contrôle et l’audit.

Ce faisant, le séminaire s’intéresse également à la gouvernance de ces audits/contrôles, aux conditions nécessaires à leur conduite efficiente, notamment à leur indépendance et aux suites réservées à leurs recommandations.

Avec l’appui de l’Union Européenne et sous l’égide du Fonds Monétaire International (FMI), ce séminaire vise à « échanger sur des thématiques centrales de la gestion des finances publiques et constitue un forum de discussion pour relever les faiblesses persistantes en matière de transparence budgétaire ; partager les solutions et les bonnes expériences mises en œuvre par les pays ; et engager un dialogue avec des acteurs externes comme par exemple, la société civile, les donateurs, les Ong, afin d’appuyer les efforts engagés ». 

Ces assises de haut niveau, regroupent les autorités de dix-neuf (19) pays francophones subsahariens issues des juridictions des comptes, des inspections générales d’Etat, des inspections générales de finances, des directions générales du Trésor et de la comptabilité publique, des directions générales du budget, du Parlement et de la société civile. La richesse des thématiques abordées ce premier jour augure de la qualité et l’engouement de la suite des travaux.

DREF/COM

Exécution  du budget 2023 :  Lancement effectif dans les 10 régions

Les activités placées sous la supervision du ministre des finances,  se sont simultanément  déroulées dans l’étendue du territoire, les 16 et 17 janvier 2023.

L’enveloppe budgétaire de l’Etat du Cameroun pour le compte de l’année 2023, s’élève  à un montant global  de 6345, 1 milliards FCFA, contre 6080,4 milliards en 2022. Soit une  augmentation de 264,7 milliards en valeur absolue et 4,4% en valeur relative.  A l’image  de la cérémonie officielle présidée par  Louis Paul Motaze à Douala dans la région du littoral, le lancement du budget dans les 9 autres régions,  a eu lieu  au cours   des cérémonies   présidées par les différents gouverneurs.

Dans la région de l’Ouest, les travaux  présidés par   Awa Fonka Augustine, se sont tenus en présence de  Armand Mbiena, Représentant Personnel du ministre, par ailleurs, Chef de Division de la Préparation du Budget/DGB/Minfi.

Dans la région de l’Ouest

La région du soleil levant a bénéficié de la présence du Chef de Division des prévisions Budgétaires, Gabriel Ngakoumda,  qui pour la circonstance, représentait le ministre des finances  aux  travaux présidés par le  Gouverneur de la région de l’Est Grégoire Mvongo.

Dans la Région du Sud

Le Directeur de la Normalisation de la Comptabilité Matières,  Nkongo Elanga, était le représentant de Louis Paul Motaze dans le Sud, où il a assisté aux  travaux tenus sous l’égide  du patron de la région Felix Nguele Nguele.

Kildadi Taguieke Boukar , le gouverneur de la région de l’Adamaoua a présidé les activités liées au lancement dans sa circonscription. C’était en  présence du représentant du ministre des finances Etoundi Aboah Tite Emmanuel,  Chef de Division de l’informatique/DGB/Minfi.

Adamaoua

Sous l’œil vigilent de Donatus Ndi Taboh et  de tout le personnel des services déconcentrés,  Adolphe Lele Lafrique a conduit les travaux  dans la région du Nord-Ouest, 

Naseri Paul Bea,  a quant à lui diligenté  les travaux dans la région du Centre,  sous les yeux  attentifs  et éclairés  de Clairence Menguele le Chef de Division des Contributions et des Participations. 

Nord-Ouest

Rappelons que l’exécution du budget en 2023, sera orientée entre autres autour de l’amélioration de la compétitivité et de la productivité de l’économie ; la lutte contre l’inflation, la préservation des couches sociales contre la vie chère, la poursuite de la mise en œuvre de la Couverture Santé Universelle, ainsi que la veille sanitaire dans le cadre de la lutte contre les épidémies et les pandémies ; le renforcement du processus de paix dans les zones en crises et la décentralisation etc.

Lancement du budget  dans les services déconcentrés du littoral : Les équipes de la DGB au four et au moulin

Les troupes conduites par Cyrill Edou Alo’o étaient de la suite du ministre des Finances.

Participant aux  travaux de  lancement officiel de l’exercice  budgétaire   pour le compte de l’année  2023, les responsables  de   la Direction Générale du Budget, ont été à la suite   du ministre des finances,  Louis Paul Motaze,  au cours des 14 étapes qui ont jonché son  parcours le 17 janvier 2023 à Douala.

Le  Directeur Général du Budget, Cyrill Edou Alo’o et ses collaborateurs ont suivi avec beaucoup d’attention, les présentations portant sur les actions menées par les services déconcentrés du Littoral. Ces derniers ont  par ailleurs saisi l’occasion à eux offerte,  pour présenter au ministre des finances,  les nouveaux locaux du contrôle financier du littoral 1 avec en prime, une  salle d’informatique  flambante  neuve.

De manière concrète, la délégation conduite par Louis Paul Motaze a tour à tour  visité, le Centre Régional des Impôt du Littoral Extérieur (Bonaberi) ; le Contrôle Financier Régional du Littoral I ; le  Contrôle Financier Départemental du Wouri + Service Régional des Affaires Monétaires Assurances et la  Trésorerie Générale de Douala.  

La descente s’est poursuivie par les services de la Recette des Finances du Wouri ; le  Centre Régional des Impôts  du Littoral I ; le nouveau site du  Centre des Impôts des Moyennes Entreprises de  Bonandjo (CIME) ;  le Guichet unique ; le Centre Régional des Impôt du Littoral 2,  le CIME AKWA 1 et celui de AKWA 2.

Le cortège a achevé sa descente  par  les services  du Secteur Douane Littoral 2 ; la  Division de l’informatique de la Direction Générale des Douanes (DGD 4) ;  le Secteur Douane Littoral 1 et le Fret du côté de l’aéroport.

Réflexions autour des résultats de l’Enquête sur le Budget Ouvert (EBO)

C’est dans le cadre de l’atelier de présentation des résultats 2021 de l’Enquête sur le Budget Ouvert (EBO) pour le Cameroun couplé à l’examen de suivi des recommandations de l’atelier africain sur le cadre national de financement intégré qui s’est ouvert ce 19 janvier 2023 à l’hôtel Djeuga Palace de Yaoundé et s’achèvera le 20 janvier.

Améliorer le score du Cameroun dans les différentes évaluations de son système de Gestion des Finances Publiques. Tel est le but des travaux de réflexion qui ont été ouverts ce matin par Mme BOUMSONG Sophie, Chef de Division de la Réforme Budgétaire. En présence du représentant de la Chambre Des Comptes (CDC), du représentant de l’Unicef, des responsables des différentes administrations directement impliquées dans la préparation et le suivi du budget de l’Etat et de la Société Civile, l’objectif  de cette rencontre est « d’appuyer le renforcement de la stratégie nationale sur la transparence budgétaire », a rappelé la Présidente de séance dans son propos introductif.

C’est à ce titre que le Gouvernement procède à travers certaines institutions de notation à des évaluations régulières de son système de gestion des finances publiques. Dans cette dynamique, les résultats de la dernière évaluation de l’International Budget Partnership (IBP) sur les Budgets Ouverts ont été publiés en 2022. L’EBO évalue le système de gestion des finances publiques sur la base de trois critères à savoir : la transparence, la participation du public et le contrôle budgétaire. Pour cette huitième édition de son rapport, le score du Cameroun, bien qu’en deçà de la moyenne de 50/100 a connu une progression globale de 06 points.

En effet, en ce qui concerne la transparence budgétaire, le Cameroun à enregistré un score de 34/100. Ce critère évalue la disponibilité en ligne, la disponibilité à temps et l’exhaustivité de huit documents budgétaires clés. En 2019, ce score était de 28/100. Ladite performance du pays se justifie par la publication en ligne notamment du Budget Citoyen et l’augmentation des informations fournies dans le projet de budget de l’exécutif.

En matière de participation du Public, le score est resté stable comparativement à 2019 avec une note de 11/100. Il s’agit ici d’évaluer les possibilités offertes au public pour une participation significative aux différentes étapes du processus budgétaire. Dans ce registre, le Cameroun a institué des délibérations pré-budgétaires lors de la formulation du budget, ainsi que des comités de suivi nationaux, régionaux, divisionnaires et communaux lors de son exécution.

Enfin, en ce qui concerne le contrôle budgétaire, le pays enregistre une moyenne de 33/100. Le rapport relève que « le pouvoir législatif et l’institution supérieure de contrôle des finances publiques du Cameroun exercent ensemble un contrôle faible au cours du processus budgétaire ».

Les résolutions du présent atelier devront donc permettre au Cameroun « d’améliorer ses actions dans le sens de la transparence dans la gestion budgétaire » afin de « permettre aux citoyens d’avoir une idée claire sur le budget, sa conception, sa mise en œuvre et son suivi-évaluation » a martelé Mme BOUMSOMNG Sophie. Par ailleurs, il sera question d’établir la cartographie des forces, faiblesses, opportunités et contraintes du système de gestion des finances publiques du Cameroun.

Pour y parvenir, pendant les deux jours des travaux, les échanges seront nourris autour de la « pratique de la transparence dans la gestion des finances publiques au Cameroun », « la présentation du Cadre National de Financement Intégré » ; « la présentation des principales conclusions et recommandations de l’atelier Africain sur le Cadre National de Financement Intégré » et « l’utilisation et le renseignement des outils de diffusion des données budgétaires ».

Dans le cadre de l’harmonisation des bonnes pratiques en matière de finances publiques, le Gouvernement a marqué sa volonté de s’arrimer aux standards internationaux en la matière, en adoptant la loi n°2018/011 du 11 juillet 2018 portant Code de Transparence et de Bonne Gouvernance dans la gestion des finances publiques au Cameroun. Ledit code note « l’obligation d’informer le public via divers canaux nécessaires, afin de rendre accessible l’information budgétaire ». Le Cameroun fait partie des 120 pays dans le monde ayant souscrit de soumettre la gestion de son système de finance publique à l’Enquête sur le Budget Ouvert (EBO).

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Le « budget citoyen » 2023 disponible

Il s’agit en clair de la version simplifiée de la loi de finances pour l’exercice 2023. Conçu pour le grand public, dans un langage dénué de toute technicité dans les deux langues officielles (français et en anglais), le document est disponible et téléchargeable sur le site web de la Direction Générale du Budget. La présente parution met en exergue les données et informations utiles pour la détermination du budget de l’Etat, les ressources et charges, ainsi que certaines dépenses qui habituellement font l’objet d’un intérêt particulier de la part des populations.

Dans sa structuration, le Budget citoyen 2023 s’articule autour : 1) des hypothèses économiques retenues pour l’élaboration du budget ; 2) du déroulement du processus budgétaire ; 3) du recouvrement des recettes ; 4) des priorités des allocations et des dépenses ; 5) des mesures nouvelles ; 6) des grands projets d’investissement ; 7) de la décentralisation ; et 8) de la budgétisation sensible au genre.

« Dans le cadre de la mise en œuvre des réformes de la gestion des finances publiques, le gouvernement a pris l’engagement d’asseoir la gestion des politiques publiques sur des principes de transparence, de performance et de renforcement de la qualité des services publics », explique le Ministre des Finances, Louis PAUL MOTAZE, dans l’avant-propos de ce pamphlet de 48 pages.

Depuis 2019, le Gouvernement a pris l’engagement de publier chaque année le budget citoyen. Cette publication permet de garantir, à un public non initié, (aux citoyens), l’accès à l’information budgétaire consacré par les dispositions de la loi N°2018/011 du 11 juillet 2018 portant code de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques au Cameroun.

En général, dans sa philosophie et en adéquation à la circulaire (N°001 du 23 Août 2022) relative à la préparation du Budget de l’Etat pour l’exercice 2023, le budget de l’Etat est élaboré pour permettre de poursuivre la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30) du Gouvernement. Il s’agit en occurrence de l’amélioration des conditions de vie des populations, du bon fonctionnement des services de l’Etat, de la réduction des inégalités entre les hommes et les femmes (questions de genre), de même que l’amélioration de l’environnement des affaires, permettant ainsi au secteur privé de se développer et de créer des emplois.

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Le MINFI fixe le cap pour l’exécution, le suivi et le contrôle de l’exécution de la loi de finances 2023

C’est dans une circulaire signée  le 30 Décembre 2022 que le Ministre des Finances (MINFI), son Excellence Louis PAUL MOTAZE, donne les grandes orientations sur l’exécution de la loi de finances au compte de l’exercice budgétaire 2023.

De prime à bord, le MINFI rappelle le contexte dans lequel la loi de finances pour l’exercice 2023 intervient. En effet, au plan national, il est prioritairement question de poursuivre la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30) et du Programme Economique et Financier conclu avec le Fonds Monétaire International (FMI) en juillet 2021. De plus, une attention sera portée sur la finalisation et la mise en service des grands projets de première génération restants et la poursuite de la préparation de ceux de deuxième génération. Ceci sans oublier la fragilité de la cohésion sociale qui doit être consolidée à travers le processus de décentralisation, la poursuite de la politique de l’import-substitution et la construction des régions affectées par les crises sécuritaires en particulier celles du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême Nord.

Après ce rappel du contexte sur le plan national, le pays subi les externalités négatives des troubles sur le plan international impactant fortement l’exécution de son budget. Il s’agit notamment de la crise russo-ukrainienne qui ; entraine les fluctuations constantes du cours du pétrole et des chocs sur les prix de l’énergie et des denrées alimentaires, « accentuant ainsi la pression sur les finances publiques ».

A ce titre, « la loi de finances 2023 vise à réduire le déficit budgétaire de 0,8 point de pourcentage, en le portant de 1,9% du PIB en 2022 à 1,1% en 2023. Dans cette perspective, l’objectif demeure la maîtrise du taux d’endettement à 45% du PIB retenu pour la période 2021-2023, en dessous du seuil de 70% du PIB fixé par la CEMAC », prescrit le MINFI. Pour y parvenir, la cohérence entre le rythme des dépenses et la collecte des recettes devra être de mise, à travers la planification et l’anticipation des dépenses.

Le Ministre des Finances interpelle donc au premier chef, les responsables des administrations publiques, les dirigeants d’Entreprises et Etablissements Publics (EEP), les Chefs des Exécutifs des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD), les responsables des projets, programmes et assimilés, les responsables des organes de contrôle, de « mobiliser les agents placés sous leur autorité autour des enjeux, des défis et des objectifs cohérents à l’exécution efficace et harmonieuse des budgets publics au titre de l’exercice 2023 ».

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Une nouvelle évaluation du système de gestion des Finances Publiques du Cameroun selon la méthodologie PEFA en gestation

5 ans après la 2ème édition, les principaux acteurs de la Gestion des Finances Publiques se réunissent pour comprendre la nouvelle méthodologie.

C’est à l’hôtel United de Mbankomo que s’est tenu les 19 et 20 décembre 2022, l’atelier d’appropriation des indicateurs du nouveau cadre d’évaluation PEFA de 2016.

En effet, en prélude à la conduite de la 3ème évaluation PEFA au Cameroun, les représentants du MINFI, MINEPAT, MINEPDED, MINFOPRA, MINPROFF, MINDDEVEL, MINMAP, CAA ; CARPA, CTR, la Société Civile, l’Assemblée Nationale, la Chambre des comptes, et du Contrôle Supérieur de l’Etat ont été sensibilisés sur les indicateurs PEFA par une équipe d’experts mobilisée avec l’appui technique de la Délégation de l’Union Européenne.

Madame BOUMSONG Sophie, Chef de Division de la Réforme Budgétaire et présidente de séance des travaux, précisera d’ailleurs que le principal objectif est « d’asseoir les compréhensions des parties prenantes pour une maîtrise optimale de ce qui est attendu d’elles ». L’innovation majeure de cette méthodologie rénovée de l’évaluation réside dans l’avènement de nouveaux indicateurs sensibles au climat et au genre.

Pour rappel, le PEFA est un cadre de mesure de la performance des systèmes de gestion des finances publiques d’un État ou d’une CTD conformément aux standards internationaux. Il permet donc d’établir une cartographie des forces et faiblesses des dispositifs opérationnels de gestion des finances publiques en vue de servir de boussole au Gouvernement dans la priorisation des actions de réforme à mener.

In fine, les travaux d’appropriation des indicateurs PEFA de 2016 ont permis de passer en revue les 31 indicateurs déclinés en 94 composantes. Sur cette base, la documentation nécessaire a été identifiée ainsi que les administrations pourvoyeuses. Rendez-vous est pris pour février 2023 pour le début de l’évaluation proprement dite.

Réformes des finances publiques en 2022 : les acteurs évaluent les performances

La douzième (12ème ) session du Comité de pilotage de la plateforme de dialogue sur les finances publiques s’est tenue le jeudi 15 décembre 2022, à l’hôtel Hilton de Yaoundé. Les travaux étaient présidés par Monsieur YAOUBA ABDOULAYE, Ministre délégué auprès du Ministre des Finances empêché.

Les acteurs de la plateforme de dialogue sur les finances publiques se sont réunis pour évaluer la première année de la mise en œuvre du Plan Global de Réformes de la Gestion des Finances Publiques actualisé couvrant les années 2022 et 2023. Les travaux ont porté sur 03 axes majeurs après la phase protocolaire consacrée aux discours des officiels (Allocution d’ouverture par le MINDEL/MINFI et allocution du Représentant des Partenaires Techniques et Financiers). Il était principalement question de faire un état des lieux de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la 11ème session du Comité tenue le 22 juin 2022 ; Faire le bilan du Plan Opérationnel 2022 du Plan Global des Réformes de la Gestion des Finances Publiques Actualisé et une présentation du Compte Unique du Trésor rénové.

En ce qui concerne le bilan 2022, il ressort du rapport du Plan Opérationnel Annuel (POA) 2022 qu’à fin 2022, la réalisation de 20 des 32 chantiers structurants présente une dynamique rassurante (au moins 50% de taux d’opérationnalisation) par rapport aux résultats attendus.  Au regard de cette performance, le Président de séance Monsieur YAOUBA ABDOULAYE, Ministre délégué auprès du Ministre des Finances a relevé que « les réformes relatives aux finances publiques inscrites dans les matrices d’appui budgétaire ont été intégrées dans le Plan global de réformes de la gestion des finances publiques aux côtés d’autres réformes tendant à doter le Cameroun d’un système de Gestion des Finances Publiques (GFP) transparent, performant et conforme aux standards internationaux ». Allant dans le même sens, Monsieur Philippe VAN DAMME, Ambassadeur et Chef de délégation de l’Union Européenne au Cameroun, prenant la parole en qualité de chef de file des Partenaires Techniques et Financiers (PTFs) a « salué l’engagement de toutes les structures de mise en œuvre, et surtout la Division des Réformes pour les efforts de coordination, d’animation et de suivi déployés au quotidien, sans relâche ».

En matière de transparence dans la gestion de ses finances publiques,  Philippe VAN DAMME, reconnaît que l’enquête sur le « budget ouvert » de 2021 a pu mettre en exergue des avancées quant au processus de transparence budgétaire avec une notation passant de 28 à 34 sur 100. « Cette amélioration est notable mais il reste encore une marge importante de progression », a-t-il martelé. En effet, le Gouvernement fait davantage preuve d’ouverture et de transparence en matière de gestion des finances publiques. La disponibilité de l’information « s’améliore sensiblement » a noté monsieur YAOUBA ABDOULAYE.

Constat fait, les acteurs de la plateforme  notent certaines contraintes à la mise en œuvre des réformes. Au rang desquelles : le difficile arrimage de l’outil informatique aux standards internationaux ; des écueils dans la remontée de l’information ; un renforcement de capacités plus affiné à l’endroit des personnels pour les réformes plus complexes s’avère nécessaire pour ne citer que ces exemples.

En perspective, pour 2023, dernière année de mise en œuvre du Plan Global Actualisé, les acteurs se sont engagés à doubler d’efforts pour atteindre les objectifs escomptés. « Une nouvelle évaluation du système de gestion de finances publiques devrait permettre de mieux apprécier la pertinence des interventions ainsi que les gaps qui restent à combler. Le troisième PEFA National prévu en février 2023 se positionne ainsi comme une rampe de lancement d’un programme de réformes à venir beaucoup plus consensuel, réaliste et tirant les leçons du passé », a martelé Madame BOUMSONG Sophie, Chef de la Division de la Réforme budgétaire. Par ailleurs, après une phase pilote de la gestion du Compte Unique du Trésor, un calendrier de mise en œuvre a été présenté pour un lancement effectif dès janvier 2023. L’opération qui devrait se faire de façon graduelle tenant compte des complexités techniques de l’opération ; va s’étendre sur trois (03) ans jusqu’n 2025.

DREF/CSFI/COM